• Genève, jeudi 23.09.21, 22h45: bouchons

    Je le sais depuis longtemps, chaque société à ses nuisibles. Dans le cas présent, c'est à la tête de l'Etat.

    Il y a quelques jours, vers 23 heures, je cherchais le nom d'une rue que je ne connaissais pas à Genève. L'application qui s'ouvra me la montra, et bien que je n'en eusse pas besoin, l'état du trafic en ville. Je fus surpris, à cette heure-là, du nombre de voies mentionnées en couleur orange et rouge, signes de surcharge. Je pensai même à une erreur.

    Ce soir, devant aller à l'aéroport, je pris ma voiture vers 22:45. Je tombais sur un boulevard des Philosophes à l'arrêt, un rond-point de Plainpalais également, et des feux paralysants. Les gens étaient nerveux, des klaxons s'entendaient.

    Il est vrai que si vous avez des feux qui sont programmés pour laisser passer trois voitures, vous êtes à cran sur qui tarderait à démarrer, généralement en extase sur son téléphone. Bonjour la tranquillité des voisins, déjà mise à mal là-bas par des groupes de mendiants dont vous aurez certainement réalisé la provenance, et qui semblent toujours plus s'expliquer que dialoguer.

    J'ai déjà eu l'occasion de constater la dévastation de la circulation via les esplanades cyclables en plein boulevards (des Tranchées) ou avenues (du Mail), et ailleurs, et la puante désynchronisation des feux. Mais à cet endroit, jusque là, cela allait. Il y peu, ces gens ont reprogrammé le carrefour Helvétique / Bastions ou tout allait bien et, ce soir aussi, il y avait des bouchons.

    Je me suis déjà exprimé sur le sujet, et ne lâcherai pas. Ce que réalise le petit conseiller d'Etat Dal Busco Serge est détestable. Une formation d'ingénieur pour cela ? Laissez-moi rire. Je préfère alors la formation d'un technicien de surface.

    Avec lui la vie serait plus belle à vivre.

  • Je déteste Lausanne

    Ce titre était initialement une réponse à l'émission "52 minutes" de la RTS où les deux protagonistes de service se permirent, voici 3 semaines, de balancer sur le service public et à une heure de grande écoute, avec un faux sourire, qu'ils "détestaient Genève".

    Nous avons déjà parlé ici de cet "humour" vaudois horriblement lourd, provincial et récurrent anti-Genève, n'y revenons pas. Entre cela et l'envoi en campagne vaudoise du TJ, la RTS fait tout pour qu'à la prochaine votation sur la redevance à ces 200 petits francs, Genève soit des cantons qui l'acceptent le plus vivement.

    J'eus donc l'intention de leur répondre en leur balançant quelques considérations à mon tour. On me cherche, on me trouve. Toutefois, la difficulté à intercaler l'écriture d'un billet dans mes journées leur a donné une chance. Qui s'envole à l'instant, vu les dernières nouvelles.

    Il va de soi que Lausanne se la pète. On y a construit une petite ligne de train entre Renens et Lausanne, à voie unique et en plein air, et l'on décida par la grâce des cieux de l'appeler "métro" ! On y fit ensuite une autre ligne, certes jolie et qui peut mériter l'appellation métro en y cherchant bien. Mais où l'on s'y dandine généralement à 30kh., vitesse dont nous allons justement reparler.

    Elle se la pète aussi pas mal avec son aérodrome. Lui aussi pompeusement appelé, tenez-vous bien pour qui ne saurait pas, "Lausanne-Airport". Les champs aux alentours en frissonnent.

    Enfin, elle se la pète décidément avec son EPFL. Belle école certes, mais qui porte le nom de Lausanne avec les fonds massifs de la Confédération. Comme celle de Zurich par ailleurs. En somme, le dernier ménage du haut des Grisons donne quelques francs pour elles. Je demande ici pour la première fois qu'un jour, enfin, ces écoles soient renommées en Romande et Alémanique.

    Tout cela, pour moi, était déjà assez pour ne pas vraiment aimer cette ville. Il faut y rajouter la décision qui vient de tomber : la mise à 30kh. de toute la ville la nuit ! Nous avons parlé des extrémistes rouges-verts qui sévissent à Genève (et leur sbire PDC), mais ils sévissent ailleurs aussi. Il va falloir que Genève - son peuple - sorte ses muscles pour que ces fichues limitations ne viennent pas plus embourber la situation ici.

    Par la grâce cumulée de saltimbanques vaudois et des édiles rouges-vert vifs de leur chef-lieu, plus question de ne point aimer, je déteste Lausanne.

    Désormais c'est clair.