• En avant la musique !

    Les électeurs de la Ville de Genève ont donc refusé la Cité de la musique. Plus exactement, le Plan localisé de quartier, nous y reviendrons.

    Les motifs de refus se sont cumulés. L'insupportable choc pour certains de gauche extrémiste qu'un mécène offre des centaines de millions. Des musiciens qui n'aiment pas la musique d'autres musiciens. Les inévitables intégristes écolos pour qui abattre des arbres est un crime. Ne leur dites jamais que là où ils habitent, certainement une fois, il y avait des arbres...ils tomberaient comme des souches. Et enfin, ceux pour qui la musique ne représente rien. Ils en ont le droit, mais ce sont de pauvres êtres.

    Le résultat est là. Toutefois, cette Cité de la musique, elle doit se faire. Car ce vote était plus une consultation qu'autre chose. En effet, dans notre ordre juridique genevois, c'est le Conseil d'Etat qui décide des constructions, respectivement le Grand conseil. Ce qui peut même être attaqué par référendum. Mais ce serait les habitants de tout le canton qui décideraient. Cela ne veut pas dire que le oui l'emporterait, loin de là, mais il est parfaitement logique pour un projet de cette envergure que tout notre cher canton ait son mot à dire.

    Vu l'importance des enjeux, vu le projet enfin à bout touchant, vu aussi le vote très serré, et enfin vu le caractère surtout consultatif du vote, je demande que le Conseil d'Etat passe outre, comme il l'a fait légalement pour des bâtisses ailleurs. Je sais que la sensibilité extrémiste verte y très représentée (nous avons vu les dégâts occasionnés à la circulation et sur les nerfs des Genevois), mais il reste un espoir. Et en avant la musique !

    La Cité en a tant besoin.

     

  • Question subsidiaire : Voulez-vous diminuer de 20cts la taxe sur l'essence ?

    Sans plus de véritable capacité vu l'heure, je veux cependant poster ces lignes avant le résultat des votes de demain.

    Nous aurons une foule de sujets, une loi sur le terrorisme, des initiatives nous faisant croire que l'eau en Suisse serait mauvaise, une Genève encore plus musicale ou qui se replierait, et également ces nouvelles taxes, encore et toujours, sur l'essence.

    Je me souviens de la première fois que l'on vota sur cela. Ce fut un oui. Le peuple suisse a cette chance inestimable que l'on nous envie loin à la ronde de pouvoir, parfois, augmenter ses propres impôts...

    Nous verrons bien ce vers quoi ce fameux peuple se dirige. Ces temps, il vote tragiquement à gauche. Personnellement, je souhaite ardemment qu'il renvoie Greta décidément pas gratos, et ses soutiens, à leurs études.

    Protéger la planète, oui. Mais imaginer un seul instant que les taxes que nous subirions vont avoir une quelconque diminution sur la pollution d'un pays qui contribue pour 0,1% des émissions mondiales, c'est de l'idéologie puante, ou d'une idiotie crasse. 

    Avant le résultat de demain, et afin que se déplacer ne devienne pas exclusivement réservé aux riches (un peu comme sur la photo parue dans la presse genevoise de plusieurs personnes publiques en faveur des taxes, totalisant à elles dix certainement 3 millions de revenus annuels), je lance mon idée que j'aurais rêvé en question subsidiaire mais qui pourrait fort bien être, une fois, un objectif : une diminution de 20 centimes sur le litre d'essence. 

    Ou de 30 centimes, si par malheur demain ça passait.

     

  • Que le Président se casse les dents !

    Il y a des choses que l'on ne décide pas. Elles vous tombent dessus sans que vous ne puissiez rien faire.

    C'est le cas pour lui, le nouveau président du Conseil d'Etat genevois depuis ce jour. Nous avons déjà parlé de ce personnage qui a la terrible responsabilité d'avoir bousillé autant la circulation, l'économie, que les nerfs des Genevois. La population ne l'a jamais porté à ce poste et jamais, au grand jamais, ne le ferait. Mais il a été nommé Président. La loi des tournus suisses est passée par là. Rien d'autre.

    C'est le cas aussi pour nous, pauvres citoyens genevois. Nous devons avoir cet officiel pour représentant. À peine pouvons-nous nous consoler par le fait qu'il ne sera en poste, dans le pire des cas, qu'une année. Nous l'avons échappé belle, il n'y a pas si longtemps, c'eût pu être rien moins que cinq interminables années.

    Dans les félicitations d'usage, je sais qu'il y en a de parfaitement hypocrites. Une bonne partie de la population, une partie de la députation, ne l'aiment pas, voire l'abhorrent. Je veux absolument rajouter mon nom à cette liste, pour toujours. Et de voeux, aucun.

    Sinon qu'il s'y casse les dents.