Ne pas se taire

  • Genève, jeudi 23.09.21, 22h45: bouchons

    Je le sais depuis longtemps, chaque société à ses nuisibles. Dans le cas présent, c'est à la tête de l'Etat.

    Il y a quelques jours, vers 23 heures, je cherchais le nom d'une rue que je ne connaissais pas à Genève. L'application qui s'ouvra me la montra, et bien que je n'en eusse pas besoin, l'état du trafic en ville. Je fus surpris, à cette heure-là, du nombre de voies mentionnées en couleur orange et rouge, signes de surcharge. Je pensai même à une erreur.

    Ce soir, devant aller à l'aéroport, je pris ma voiture vers 22:45. Je tombais sur un boulevard des Philosophes à l'arrêt, un rond-point de Plainpalais également, et des feux paralysants. Les gens étaient nerveux, des klaxons s'entendaient.

    Il est vrai que si vous avez des feux qui sont programmés pour laisser passer trois voitures, vous êtes à cran sur qui tarderait à démarrer, généralement en extase sur son téléphone. Bonjour la tranquillité des voisins, déjà mise à mal là-bas par des groupes de mendiants dont vous aurez certainement réalisé la provenance, et qui semblent toujours plus s'expliquer que dialoguer.

    J'ai déjà eu l'occasion de constater la dévastation de la circulation via les esplanades cyclables en plein boulevards (des Tranchées) ou avenues (du Mail), et ailleurs, et la puante désynchronisation des feux. Mais à cet endroit, jusque là, cela allait. Il y peu, ces gens ont reprogrammé le carrefour Helvétique / Bastions ou tout allait bien et, ce soir aussi, il y avait des bouchons.

    Je me suis déjà exprimé sur le sujet, et ne lâcherai pas. Ce que réalise le petit conseiller d'Etat Dal Busco Serge est détestable. Une formation d'ingénieur pour cela ? Laissez-moi rire. Je préfère alors la formation d'un technicien de surface.

    Avec lui la vie serait plus belle à vivre.

  • Je déteste Lausanne

    Ce titre était initialement une réponse à l'émission "52 minutes" de la RTS où les deux protagonistes de service se permirent, voici 3 semaines, de balancer sur le service public et à une heure de grande écoute, avec un faux sourire, qu'ils "détestaient Genève".

    Nous avons déjà parlé ici de cet "humour" vaudois horriblement lourd, provincial et récurrent anti-Genève, n'y revenons pas. Entre cela et l'envoi en campagne vaudoise du TJ, la RTS fait tout pour qu'à la prochaine votation sur la redevance à ces 200 petits francs, Genève soit des cantons qui l'acceptent le plus vivement.

    J'eus donc l'intention de leur répondre en leur balançant quelques considérations à mon tour. On me cherche, on me trouve. Toutefois, la difficulté à intercaler l'écriture d'un billet dans mes journées leur a donné une chance. Qui s'envole à l'instant, vu les dernières nouvelles.

    Il va de soi que Lausanne se la pète. On y a construit une petite ligne de train entre Renens et Lausanne, à voie unique et en plein air, et l'on décida par la grâce des cieux de l'appeler "métro" ! On y fit ensuite une autre ligne, certes jolie et qui peut mériter l'appellation métro en y cherchant bien. Mais où l'on s'y dandine généralement à 30kh., vitesse dont nous allons justement reparler.

    Elle se la pète aussi pas mal avec son aérodrome. Lui aussi pompeusement appelé, tenez-vous bien pour qui ne saurait pas, "Lausanne-Airport". Les champs aux alentours en frissonnent.

    Enfin, elle se la pète décidément avec son EPFL. Belle école certes, mais qui porte le nom de Lausanne avec les fonds massifs de la Confédération. Comme celle de Zurich par ailleurs. En somme, le dernier ménage du haut des Grisons donne quelques francs pour elles. Je demande ici pour la première fois qu'un jour, enfin, ces écoles soient renommées en Romande et Alémanique.

    Tout cela, pour moi, était déjà assez pour ne pas vraiment aimer cette ville. Il faut y rajouter la décision qui vient de tomber : la mise à 30kh. de toute la ville la nuit ! Nous avons parlé des extrémistes rouges-verts qui sévissent à Genève (et leur sbire PDC), mais ils sévissent ailleurs aussi. Il va falloir que Genève - son peuple - sorte ses muscles pour que ces fichues limitations ne viennent pas plus embourber la situation ici.

    Par la grâce cumulée de saltimbanques vaudois et des édiles rouges-vert vifs de leur chef-lieu, plus question de ne point aimer, je déteste Lausanne.

    Désormais c'est clair.

  • En avant la musique !

    Les électeurs de la Ville de Genève ont donc refusé la Cité de la musique. Plus exactement, le Plan localisé de quartier, nous y reviendrons.

    Les motifs de refus se sont cumulés. L'insupportable choc pour certains de gauche extrémiste qu'un mécène offre des centaines de millions. Des musiciens qui n'aiment pas la musique d'autres musiciens. Les inévitables intégristes écolos pour qui abattre des arbres est un crime. Ne leur dites jamais que là où ils habitent, certainement une fois, il y avait des arbres...ils tomberaient comme des souches. Et enfin, ceux pour qui la musique ne représente rien. Ils en ont le droit, mais ce sont de pauvres êtres.

    Le résultat est là. Toutefois, cette Cité de la musique, elle doit se faire. Car ce vote était plus une consultation qu'autre chose. En effet, dans notre ordre juridique genevois, c'est le Conseil d'Etat qui décide des constructions, respectivement le Grand conseil. Ce qui peut même être attaqué par référendum. Mais ce serait les habitants de tout le canton qui décideraient. Cela ne veut pas dire que le oui l'emporterait, loin de là, mais il est parfaitement logique pour un projet de cette envergure que tout notre cher canton ait son mot à dire.

    Vu l'importance des enjeux, vu le projet enfin à bout touchant, vu aussi le vote très serré, et enfin vu le caractère surtout consultatif du vote, je demande que le Conseil d'Etat passe outre, comme il l'a fait légalement pour des bâtisses ailleurs. Je sais que la sensibilité extrémiste verte y très représentée (nous avons vu les dégâts occasionnés à la circulation et sur les nerfs des Genevois), mais il reste un espoir. Et en avant la musique !

    La Cité en a tant besoin.

     

  • Question subsidiaire : Voulez-vous diminuer de 20cts la taxe sur l'essence ?

    Sans plus de véritable capacité vu l'heure, je veux cependant poster ces lignes avant le résultat des votes de demain.

    Nous aurons une foule de sujets, une loi sur le terrorisme, des initiatives nous faisant croire que l'eau en Suisse serait mauvaise, une Genève encore plus musicale ou qui se replierait, et également ces nouvelles taxes, encore et toujours, sur l'essence.

    Je me souviens de la première fois que l'on vota sur cela. Ce fut un oui. Le peuple suisse a cette chance inestimable que l'on nous envie loin à la ronde de pouvoir, parfois, augmenter ses propres impôts...

    Nous verrons bien ce vers quoi ce fameux peuple se dirige. Ces temps, il vote tragiquement à gauche. Personnellement, je souhaite ardemment qu'il renvoie Greta décidément pas gratos, et ses soutiens, à leurs études.

    Protéger la planète, oui. Mais imaginer un seul instant que les taxes que nous subirions vont avoir une quelconque diminution sur la pollution d'un pays qui contribue pour 0,1% des émissions mondiales, c'est de l'idéologie puante, ou d'une idiotie crasse. 

    Avant le résultat de demain, et afin que se déplacer ne devienne pas exclusivement réservé aux riches (un peu comme sur la photo parue dans la presse genevoise de plusieurs personnes publiques en faveur des taxes, totalisant à elles dix certainement 3 millions de revenus annuels), je lance mon idée que j'aurais rêvé en question subsidiaire mais qui pourrait fort bien être, une fois, un objectif : une diminution de 20 centimes sur le litre d'essence. 

    Ou de 30 centimes, si par malheur demain ça passait.

     

  • Que le Président se casse les dents !

    Il y a des choses que l'on ne décide pas. Elles vous tombent dessus sans que vous ne puissiez rien faire.

    C'est le cas pour lui, le nouveau président du Conseil d'Etat genevois depuis ce jour. Nous avons déjà parlé de ce personnage qui a la terrible responsabilité d'avoir bousillé autant la circulation, l'économie, que les nerfs des Genevois. La population ne l'a jamais porté à ce poste et jamais, au grand jamais, ne le ferait. Mais il a été nommé Président. La loi des tournus suisses est passée par là. Rien d'autre.

    C'est le cas aussi pour nous, pauvres citoyens genevois. Nous devons avoir cet officiel pour représentant. À peine pouvons-nous nous consoler par le fait qu'il ne sera en poste, dans le pire des cas, qu'une année. Nous l'avons échappé belle, il n'y a pas si longtemps, c'eût pu être rien moins que cinq interminables années.

    Dans les félicitations d'usage, je sais qu'il y en a de parfaitement hypocrites. Une bonne partie de la population, une partie de la députation, ne l'aiment pas, voire l'abhorrent. Je veux absolument rajouter mon nom à cette liste, pour toujours. Et de voeux, aucun.

    Sinon qu'il s'y casse les dents.

  • Les obscurantistes de la lumière

    À Genève, nous avons des intégristes. Nous le savons maintenant, et en avons parlé à maintes reprises dans ce blog. Leurs pensées, leurs actions. Il faut en rajouter une, en déclarant que j'en fais désormais mon combat personnel.

    Après avoir dévasté une partie de la circulation routière avec la bénédiction d'un petit conseiller d'État PDC et pire, validée par ses pairs, ils nous ont répété l'ingrate expérience allégoriquement intitulée "La nuit est belle".

    Non que ce ne soit pas beau, une nuit étoilée. Cette observation extatique emplie d'interrogations, je l'ai vécue des dizaines de fois dans ma vie. Mais lorsque l'endroit, les circonstances et l'envie s'y prêtaient. Pas lorsque l'on nous l'impose, en ville ! Je me souviens de la première où, sortant du travail tard, je me frayais un chemin, rendant immensément grâce aux enseignes des lumineux commerçants qui ne les éteignirent point. Et où je vis, dans un coin de Plainpalais, une dame trébucher sur un trottoir, et tomber. L'ambiance n'était pas au beau.

    Ils nous en rajoutent une bonne dans leur argumentaire, c'est l'observation de la faune qui leur plait tant. Celle dont une immense majorité de gens n'ont strictement rien à faire. Ce sont les mêmes qui vous imposent le loup et l'ours alors qu'il a fallu tant de temps pour s'en débarrasser. En clair, les écolos urbains qui veulent ces bêtes, mais chez les autres.

    Il fallait le voir, l'un des responsables de cette fumisterie, s'exprimer sur les ondes télévisuelles. Même s'il plut ce soir-là et qu'il ne put voir aucune étoile, quel moment de bonheur il venait de vivre, seul dans le noir d'une ville !

    Bien entendu, la presse est alignée-couverte. C'est joli, les petites bêtes dormiraient une nuit dans l'année mieux que les autres, les étoiles, et sans doute les femmes pour lesquelles cette presse a tant d'estime épicène se sentiront-elles infiniment plus en sécurité dans la torpeur d'une ville noire, plutôt que dans une jolie ville éclairée.

    Mesdames et Messieurs qui ne supportez plus cela, je vous invite à réagir, à lutter. Ne laissez plus rien passer, luttez pour vos libertés. Un peu comme ces automobilistes qui n'ont bien souvent plus le choix que d'aller où les obscurs ingénieurs ont décidé, lorsque la rue est encore ouverte, et d'arriver où ils souhaitent en bifurquant où ce n'est déjà plus permis. Comme pour la circulation, nous en sommes à la légitime défense. Luttez pour la civilisation, la lumière. Aidez-moi, seul je n'y arriverai pas.

    Et à quand les Lumières à Genève ?

  • 50'000,- par mois pour nous pourrir la vie

    Il y a des choses auxquelles mieux vaut ne pas penser. Mais si par malheur vous y pensez une fois, vous n'êtes plus la même personne.

    Je suis tombé sur une interview du directeur de l'Office cantonal des Transports de Genève, David Favre (RTS). Celui qui a dévasté une partie du réseau routier à Genève voici bientôt une année pour le plus lourd, et depuis belle lurette pour le reste, c'est lui. La désynchronisation des feux, c'est lui aussi. La consultation pour le 30km partout, en oubliant le vote qui balaya l'initiative à 80% c'est lui, encore.

    Tout cela, avec la bénédiction de notre futur (et espérons très prochain) berger larzacien*, le petit conseiller d'Etat Dal Busco Serge. Habituellement, un conseiller d'Etat peut se nommer avec son nom seul. Mais puisque récemment, une personne que j'ai rencontrée et qui portait son nom, l'un des pires aujourd'hui à Genève, s'empressa de souligner qu'elle n'avait rien à voir avec lui (alors qu'elle ne connaissait en rien mes colères), il faut préciser le prénom, par égard pour les autres porteurs du patronyme.

    À la question du journaliste qui était plutôt une assertion "les réactions ont été très forte au début, cela s'est bien calmé hein?", le fonctionnaire part dans un de ses raisonnements d'ingénieurs dont il aura le secret. Un peu comme les ingénieurs qui nous défendent l'indéfendable, à la Weibel par exemple. Qui, pire, vous censure sur son blog lorsque vous apportez des arguments n'allant pas dans son sens.

    Qu'eût-il fallu lui répondre, au journaliste ? Que les automobilistes sont absolument dégoûtés. Qu'ils usent leurs nerfs. Que certains roulent avec une hargne dingue sur ces aménagements qui, je le répète, sont tous plus monstrueux et imbéciles les uns que les autres. D'autres, même majoritairement piétons comme moi, rêvent d'une contre-attaque. Puisse-t-elle être puissante.

    Mais la chose à laquelle mieux ne vaut pas penser, c'est que ce petit conseiller d'Etat, affublé de son cantonal d'ingénieur, plus la conseillère administrative de la Ville chargée de la mobilité, tragiquement verte elle aussi (et infâmement surreprésentés dans son Conseil), eh bien, ce dévastateur trio gagnera quelque 50'000,- par mois. Votre argent, le mien. Ne faites pas le calcul à l'année, cela vous fera trop de mal. Tout ça pour nous pourrir la vie. La lutte contre les Verts et leur sbire bouchonneur doit devenir une priorité.

    C'en est devenu la mienne.

     

    * J'emprunte cette allégorie sur un excellent billet de Pascal Décaillet que je vous recommande :

    Petites annonces - Liberté (tdg.ch)

  • Le péril Vert grâce à l'Orange amer

    C'était à prévoir. La candidate verte a été élue. Je débarque, quitte à glacer l'ambiance. Ici, on ne fait pas copain-copain avec qui que ce soit, ici on préfère même ne pas être aimé, mais on parle franchement.

    Non que je ne me remette point de la non-élection de Pierre Maudet. C'était un risque connu, que lui en premier prenait. Non que je reproche à la gauche d'avoir voté très à gauche, pour partie en tout cas. Non, mais j'en veux terriblement aux deux partis qui ont ouvert une voie royale à une Verte de plus dans ce Conseil d'Etat qui n'en manque pas, où ils sont désormais terriblement et scandaleusement surreprésentés, comme à la Ville. C'est démocratique oui, mais révoltant.

    Le premier est orange, le PDC. Ils ont jugé bien de débarquer au deuxième tour. Coucou c'est nous ! Certainement avec une divine espérance de gagner, du moins en façade. De l'autre côté, c'est moins rose. Sa présidente Bachmann déboule donc dans l'arène en commettant les mêmes ravages que son petit conseiller d'État Dal Busco a commis sur la circulation et les nerfs des genevois, en ouvrant la voie verte à Fischer. Après la Ville, un petit renvoi d'ascenseur ?

    Le deuxième est aussi vert, mais bien moins Vert, c'est l'UDC. Avec le candidat qui a une intelligence certaine, n'étaient ces attaques répétitives contre Genève et l'envie folle de ne plus faire respecter les consignes fédérales par les policiers genevois concernant les bistrots. Lui, l'homme de droite qui se plait à toujours exagérer sur l'image de Genève, et qui violerait d'entrée de jeu les règles. Et qui scandait que la droite la plus bête du monde était ici. Peut-être oui, mais lui inclus. Car il a aussi permis Fischer. Ainsi va l'humain.

    À eux deux, ils ont empêché la réélection de Pierre Maudet. Et donc fait entrer Fischer. Ils portent une terrible responsabilité. Heureusement et à priori, nous n'en aurons que pour deux ans. Cela ne va toutefois pas aller de soi, il va falloir lutter. Les Verts ne représentent qu'une quinzaine de pourcent des gens, mais presque 50% au Conseil d'Etat. Cela devient le deuxième problème le plus important de Genève, après les ravages économiques et sociétaux du Covid. 

    Vert de colère, je suis.

  • Maudet au Conseil fédéral !

    Je m'en veux. Je terminais la lecture du petit livre Quarantaine de Pierre Maudet hier samedi soir vers minuit, qui confortait mon opinion sur lui. J'aurais dû avoir la force d'écrire ces lignes à ce moment-là, c'eût été plus franc avant les résultats, mais la fatigue me gagna. Je le fais ce dimanche à la place d'une pause déjeuner, ça m'apprendra.

    Sur ce blog, vous avez le point de vue d'un citoyen. Non d'un vieux briscard de la politique. Eh bien je l'affirme, nous nous sommes bien rendus compte que c'était plutôt une cavalcade, presque une cabale. Certes, il a commis des erreurs, il a menti. Venez me dire qu'aucun conseiller d'État ou autre n'aurait menti, et vous saurez ce qu'est un franc éclat de rire. Vous voulez savoir ce que j'en pense moi, du voyage à Abu-Dhabi ? De sa condamnation pour le vague délit de "Acception d'un avantage" ? À quelques heures près, c'est Sarkozy qui lui, prenait trois ans, dont un ferme.

    Certes, sa tête dépassait, de beaucoup. Mais il a aussi, surtout, eu contre lui des gens et une presse qui étaient tout de même plus fouille-merde que les autres. Qui avaient quelque part une dent contre lui, une rancoeur. Peut-être même, à juste titre. Je lui ai donc apporté mon soutien, alors qu'en circonstances normales mon vote eût été vers une autre personne.

    J'éprouve toutefois des sentiments partagés. Une certaine honte, et des craintes. Une honte de ce qu'a fait le Conseil d'Etat, qui a rétabli les exécutions publiques à Genève le 28 octobre dernier, sur la base d'un rapport qui, étonnamment, a été annulé pour le premier et se fait attendre pour le second, alors qu'il est entre les mains d'un...ancien juge fédéral.

    Des craintes, parce que Pierre Maudet a des chances de l'emporter au deuxième tour. Quelle sera alors la dynamique de l'ensemble ? Mais peut-être sommes-nous déjà à un point où de toute façon, plus rien ne peut sauver le Conseil d'Etat actuel, le pire de l'histoire récente de Genève, et qu'un ultime sursaut pétrit de honte pourrait finalement poindre.

    Cependant, je pense depuis quelque temps, et j'en ai parlé ici ou là déjà, que Pierre Maudet mérite désormais bel et bien le Conseil fédéral. Ce qu'a subi cet homme jusque là, aucun lobby ou gouvernement ne devrait arriver à le lui faire subir.  Et si c'était le cas, il résisterait. Genève sait proposer à Berne de fortes têtes, un peu plus que d'autres. Une chose est sûre, ici ou là-bas, il n'aura plus droit à l'erreur.

    Je prends le pari que cela arrivera un jour.

  • Hymne au Salon

    Nous sommes début mars. Le printemps arrive, et la bise est là. Elle, elle ne nous a pas fait faux bon. Mais il manque quelque chose...

    Durant toutes les années de mon existence, dès ce premier jeudi de mars, et même depuis les jours auparavant, notre ville sortait fièrement de l'hiver. Des gens de toute la Suisse, du monde entier venaient. Les hôtels, les restaurants, les bars, les clubs étaient pleins. La Rade, pleine de monde, tous les jours. Le Jet d'eau un peu courbé et les drapeaux claquant sous la bise, mais jamais aussi fiers.

    Les trains bondés arrivaient dès 8 ou 9 heures le matin jusque vers 11 heures, et repartaient itou dès la fin d'après-midi. Parfois même, des trains spéciaux. Nous parlons là de centaines de milliers de personnes, pas moins. Le trafic en ville devenait plus dense aussi, il faut le dire. Le ou la présidente du pays venait traditionnellement. Parfois avec enthousiasme, parfois moins, laissons-leur ce droit. Mais ils venaient. Pour le Salon de l'auto. Notre Salon, la plus grande manifestation de Suisse.

    Cette année, rien de tout cela. L'année passée, non plus. Il n'est point la peine de faire un dessin, ce virus a tout fichu en l'air. L'an passé, lorsque la décision tomba, je fus terriblement remué, mais réussis néanmoins à la comprendre. Avec ce qui commençait à nous tomber dessus, il était préférable dans n'importe quelle ville du monde d'annuler ces gros évènements. À plus forte raison dans la ville abritant l'OMS. D'autres ont suivi ce triste sort, partout, voitures ou pas.

    Bien entendu, des gens se sont réjouis de cette disparition subite. Pensez donc ! L'automobile, l'une des plus grandes révolutions des temps modernes et, en tout cas, la plus grande révolution des déplacements individuels...forcément que cela ne peut plaire à tout le monde. Il fallait voir les têtes et les réponses négatives des candidats (de gauche) au Conseil d'État lors du débat sur Léman Bleu, lorsqu'on leur demanda s'il fallait sauver le Salon. Pitoyables, ces gens.

    Bien sûr, et bien trop, la voiture pollue. Nous aurions dû prendre des mesures avant, rester raisonnables. Ne pas faire des caisses de deux tonnes pour madame ou monsieur. Mais la voiture, hormis un petit nombre d'intégristes, au pire on l'utilise juste, au mieux on l'adore. C'est mon cas, sans même aller au Salon, au risque de surprendre. C'est tout le reste, qui me manque. Férocement. 

    Mais puisqu'il semble qu'en ce début de fin de pandémie il y ait de bonnes nouvelles, que notre Salon serait sauvé, ne cachons pas nos espoirs. Si ce n'est pour la voiture, que ce soit pour notre renommée, les centaines de millions de retombées, les centaines de milliers de visiteurs, et les centaines d'emplois temporaires. Par les temps qui courent, si cela ne vous va toujours pas, pardonnez-moi mais vous êtes proprement irresponsables.

    Comme ces candidats au Conseil d'État.

     

     

  • Le Léman Express a même... de l'avance !

    Voici un moment que nous ne nous sommes revus. Un citoyen qui réapparaît, comme ça, sans crier gare, au gré des évènements, des joies, des colères, voire même du vent...

    Non que les sujets manqueraient. Au contraire. Cette période catastrophique que nous vivons, les actions insensées de ceux qui nous gouvernent (je compte revenir sur cela), le fait aussi - il faut le dire - que les blogs de la TDG ne soient plus classés par popularité, ne favorisent pas.

    Mais c'est bien le vent qui me pousse à écrire quelques lignes aujourd'hui. Celui que vous ressentez à l'approche d'une rame. Une rame de notre Léman express, dont vous sentez la puissance dans le tunnel déjà, une petite minute avant qu'il n'arrive sur votre quai, joliment fier. Qui m'aura lu, sait à quel point je me suis battu pour lui. Maintenant qu'il a célébré sa première année d'existence dans un cumul de circonstances absolument dingues, presque irréelles, je le dis encore plus fort : je l'aime.

    Depuis le jour de l'inauguration, je l'ai probablement pris une bonne centaine de fois. À l'exception d'une suppression de train, et quelques insignifiantes minutes de retard, je n'ai rien subi. J'ai même apprécié, souvent, cette ponctualité qui fait partir le convoi au moment où l'aiguille des Mondaines bascule sans hésiter sur la minute suivante. Je ne suis absolument pas à une minute près, pauvre de vous si vous l'êtes, mais cette ponctualité est néanmoins belle.

    Il est toutefois arrivé quelque chose de très étonnant... C'était hier, mardi 9 février à 10h25. J'attendais un convoi sur le quai de la halte de Genève-Champel à 10:30. Sur le quai d'en face, la rame était annoncée pour un départ à 10:28. Le convoi y est arrivé bien en avance et est parti à...10:26. Plus ou moins au même moment, arrivait celui sur mon quai qui, une fois les voyageurs descendus et montés, est parti à... 10:28. Départ tous deux avec deux minutes d'avance, donc.

    Ce n'est pas grave, nous sommes bien d'accord. Et personne n'arrivait en courant pour attraper le train de 10:28 parti à 10:26, ni pour celui de 10:30 parti à 10:28. Certes, il y a forcément moins de monde à cause de la période et cela raccourcit le besoin de temps aux arrêts, mais les rames sont toujours bien remplies. Si c'est l'envie de jouer au métro sans horaires, le côté métro est pleinement réussi. Cependant, des trains qui partent en avance, ce n'est pas joli-joli.

    Mais moi je lui pardonne, c'est sûr.

     

  • Quand K.K.S. écrase S.K.

    Ainsi donc, un camp de migrants sur l'île de Lesbos est en état d'émeute, à nouveau. La population locale a dépassé toutes les limites du supportable, comme celle des petites îles italiennes. Voire, de toute la Grèce et d'Italie.

    Les destructeurs d'identité du Continent européen que sont la chancelière allemande et le président français actuels, ont clamé leur traditionnelle et inévitable rengaine de "solidarité".

    Leur deux pays, comme le nôtre, sont méconnaissables. La violence y devient folle, l'insécurité galopante. Les coups de couteaux qui avaient été généralement sortis du continent, y reviennent vitesse grand V. Le vivre-ensemble est bousillé depuis longtemps, comme chez nous. Il suffit d'ouvrir les yeux en marchant dehors, en particulier la nuit, pour se rendre compte de ce que nous avons, nous aussi et à cause de nos gouvernements, sur notre territoire.

    Hormis les deux maléfiques dirigeants précités, il se trouve qu'en Suisse, aussi, certains sont inévitablement apparus pour aller clamer leur belle "solidarité". Parmi eux, les villes suisses follement tenues par la gauche depuis longtemps. Sami Kanaan en tête. Au demeurant compétent, intelligent, mais fondamentalement imprégné par cette tendance à la solidarité destructrice. Il appelait, avec ses autres collègues impétrants, à faire venir encore et toujours plus de ces gens.

    Mais arriva un moment de bonheur. Oh, il n'a pas duré bien longtemps, mais fut puissant. La Conseillère fédérale en charge de l'immigration Karin Keller-Sutter, connue pour ses positions dures, leur a rappelé à toutes et tous, bien gentiment et avec le sourire, que la politique migratoire était de compétence fédérale. Point. Même si le gouvernement a dit qu'il accueillerait quelques dizaines de mineurs non-accompagnés, sur lesquels nous allons tomber nuitamment prochainement, (nous, pas le gouvernement avec ses gardes du corps), ce sera infiniment moins que ce que ces villes suisses de gauche auraient quémandé, heureusement. Mais cette Dame ne sera pas là éternellement, malheureusement. 

    Il ne fallait pas manquer une si belle occasion de la saluer.

  • Dal Busco trace ses routes. Il va m'y trouver.

    Ainsi que je l'ai annoncé, j'avais la ferme intention de monter en puissance contre ce conseiller. À la suite de l'interview qu'il a donnée au journal de Léman Bleu, il précipite l'affaire.

    Hormis ce qu'il a commis et dont nous avons parlé, il faut y rajouter que ce personnage est incompétent, de mauvaise foi et un menteur. Résumons.

    Pendant la période Covid, il a validé la condamnation de la voie d'urgence qui arrive aux HUG pour les ambulances, dont les sirènes font tant de ravages sur la santé par là-bas. En fermant la rue qui mène aux Urgences pour les voitures. Résultat : il a mis, là aussi, le chaos dans le quartier. Vous avez bien lu, la finalité était une voie d'urgence condamnée. Incompétence. Et la grande mode maintenant, c'est les boulevards à 30kh. Il valide, bien entendu. Stupidité.

    Puis, de manière dictatoriale, il a fait peindre des esplanades cyclables sur nombre d'avenues et boulevards de notre ville. Les personnes parlant encore de "pistes" cyclables devraient arrêter de se ridiculiser. Résultat, sortie de pandémie, les gens groggy se font briser les nerfs sur les routes. À Genève, nous avons des politiciens véritablement contre nous.

    Arrive ensuite cette interview où il vient nous dire, comme font tous les anti-voitures primaires, "que les autres villes font de même", et patati et patata. Eh bien non. En Suisse, seule Lausanne qui vote terriblement à gauche, a fait des aménagements similaires. Mais là-bas, personne n'est assez imbécile pour faire des esplanades de 5 ou 10 mètres de large comme ici. Et ailleurs dans le monde, non plus.

    Mal à l'aise et courroucé, il rappelle son diplôme d'ingénieur (sic...) et critique les "500'000 ingénieurs à Genève", et s'entête dans sa propre bêtise : il vient fanfaronner d'une augmentation de...15% des déplacement cyclistes. C'est comme passer de 10'000 à 11'500. Fichtre ! Et de rajouter qu'il ne ferait qu'appliquer la LMCE(*). Allez dire aux Genevois qu'ils ont voté pour diminuer les voiries routières de 50%. Mieux, faites-les revoter ! Mais alors, protégez vos joues, monsieur le conseiller.

    De plus, initialement annoncées provisoires, ça ne le sera plus. Il a juste voulu nous amadouer, un peu comme l'enveloppe des 10'000,- hein ? Menteur !

    Comme semble-t-il, ni la raison ni sa raison ne vont l'arrêter, il faut stopper ce personnage, et il y a des solutions. Puisque le Grand Conseil ne va pas non plus arriver à renverser la vapeur, PDC oblige, s'offrent à nous plusieurs solutions :

    - Une initiative d'abolition de l'IN 144. Puisqu'elle avait été acceptée par les poils, avec la situation actuelle, l'on peut d'ores et déjà espérer 55% de oui, voire bien plus, surtout que les électeurs de la Ville de Genève qui votent pourtant aussi terriblement à gauche, balayèrent les rues piétonnes. Que bien entendu les intégristes au pouvoir nous installent malgré tout les unes après les autres.

    - Une initiative exigeant le retour à la situation ante la bonne excuse Covid. Il ne faudrait pas avoir peur, les 17'000 parafes soutenant ces aménagements sont un plafond de verre. Il doit y avoir au moins 200'000 automobilistes à Genève qui pestent, fussent-ils, comme moi, surtout piétons.

    - Une initiative de destitution du personnage lui-même, avec mention dans le texte "au prochain dimanche électoral". En se postant au milieu des bouchons par lui créés pour la faire signer, nous pourrions le sortir avant la fin de l'année.

    Cela fait longtemps que l'envie d'intervenir sur les points que je ne supporte plus me démange. Commencer maintenant semble pertinent, si ce désastre n'est pas renversé. Le fait de poster ce billet tardivement dans une nuit de dimanche à lundi, alors que tôt demain le travail m'attend, pourrait bien démontrer ma détermination. Et si c'est pour faire tomber ce conseiller d'Etat qui semble être le pire de l'histoire récente de Genève, encore mieux.

    Et il tracera sa route.

     

    * "Loi pour une mobilité cohérente et équilibrée"

  • Le fascisme vert est à Genève

    Non, mesdames et messieurs aimables lecteurs, ce titre n'est pas un appât. Nous devons absolument en prendre conscience, le fascisme vert est à Genève.

    Certes, il n'a pas sorti les armes. L'occasion de rappeler que c'est avant tout une idéologie, de celles toutefois où les armes pointent leurs canons avec un certain empressement. Avec une forte exclusion de l'Autre.

    Cela a commencé avec l'hystérie, la haine, des végétariens du plus mauvais acabit. Souvenez-vous, les manifestations, les caillassages de boucheries. Des millénaires que l'animal mange l'animal, mais soudainement, ça devrait s'arrêter. Qu'ils aillent se poster devant l'eau transparente d'une rivière montagneuse canadienne, voir les ours attraper et couper en deux les fiers saumons ayant la malchance de passer par là ! Qu'ils aillent en savane voir ce qu'il s'y passe ! Ou plus simplement, que quelqu'un les informe que chaque seconde des milliards d'insectes, poissons et autres animaux sont avalés par d'autres ! Cela devrait réfréner leurs incommensurables convictions.

    Certes, ils n'officiaient pas officiellement sous la bannière des Verts, mais personne ne m'enlèvera de la tête qu'une immense partie d'entre eux en provient, le trio écolo-végétaro-homo étant si courant. Mais il y a pire. Sans même que ce soient ces derniers, plusieurs personnes ont déclaré que par respect pour l'environnement, il ne fallait pas...faire des enfants ! Ils en sont là.

    Nous avons d'autres exemples encore. C'était lors du Grand conseil genevois. Une députée verte s'emporta, fit un discours de rejet de qui ne pensait pas comme eux d'une violence telle, qu'elle me fit stopper net mes activités. Son nom doit être cité sans la moindre hésitation, afin que l'abcès crève et que, soit les électrices et électeurs se ravisent à la prochaine élection, soit nous pouvons d'ores et déjà nous préparer au pire. Je suis en train de le rechercher et l'ajouterai. *

    Puis, eh oui ce n'est pas fini, arriva l'action incroyable du conseiller Dal Busco. Qui fit peindre de nuit et sans concertation des esplanades cyclables sur nos avenues, toutes plus débiles les unes que les autres. La Rafle du Vel'd'Été. Cette action, là aussi, rejetant avec une telle virulence une grande partie de la population, tend vers le fascisme vert.

    Prenons tous bien conscience de cet état de fait. Défendons-nous. Tout en respectant la nature, n'arrêtons jamais de leur rappeler que même dans le meilleur des cas, 80% des gens n'ont jamais voté Vert. Quant au personnage précédemment cité, je vais rapidement revenir sur lui.

    Soyez-en sûr.

     

    * Grâce à l'aimable information d'un commentateur sur le fil de discussion ci-dessous, je suis dispensé de devoir regarder une séance entière de Grand conseil en streaming pour retrouver son terrible numéro. Il s'agit de la députée Paloma Tschudi.

  • Le duo fossoyeur de Genève

    A Genève, il peut y avoir de très bons politiciens ou politiciennes. Mais il peut aussi y avoir les pires du pays. Désormais, je ne laisse plus rien passer (et vous invite à faire de même), en voilà deux qui vont en prendre pour leur grade.

    Cela a commencé avec le Conseiller administratif Barazzone. Qui déclara il y a quelques années que "les Fêtes de Genève sentaient la naphtaline". Pour les avoir vécues, à fond et pendant des années, et avoir vu et ressenti des ambiances de joies et de folie, j'affirme qu'elles faisaient partie des meilleures fêtes en ville du Continent. Même l'impressionnant et tristement reclus Edward Snowden les a mentionnées dans une interview de la RTS avec D. Rochebin, confessant sa nostalgie d'elles. Oser toucher à cela, critiquer les choses qui marchent, peut-être les avoir tuées, seuls les êtres insensés peuvent le faire. Terrible pour Genève.

    Ce conseiller est aussi celui qui déclara que les migrants étaient bienvenus par ici. A voir l'état du pays, de notre ville, on peut le traiter de tueur d'identité. Il est également celui qui, à la Ville, a été le plus touché par les affaires des notes de frais. Sale image pour Genève, aussi. Très sale. Il va partir, par bonheur, avec les interrogations sur lui-même qu'il a lui-même confessées. Le premier des fossoyeurs.

    Du côté du Canton, nous avons un despote jouant le prévenant qui nous a imposé la pire folie que Genève ait connue dans son histoire récente. Alors que notre collectivité genevoise commençait à se relever avec peine de ce choc terrible que le virus lui a infligé, alors que l'économie semblait pouvoir légèrement tressaillir, et pour une fois que l'on circulait bien dans notre ville, il a commis cela.

    Cela, c'est de peindre de façon dictatoriale (nous y reviendrons), à la manière d'un sombre oiseau de nuit au regard carnassier, non pas des pistes cyclables, mais des esplanades cyclables larges de 5 à 10 mètres. Nulle part ailleurs dans le monde on doit voir ça. Tout cela pour ces quelque 5% de cyclistes que notre société s'entête à encenser, quitte à emmerder au plus fort du terme ceux qui ont décidé de se déplacer autrement.

    En annonçant que ceci serait provisoire. Ce qui n'est pas exclu mais qui, même effacé, laissera des traces bien marquées sur les rues de notre ville, y compris celles juste refaites tels le boulevard des Tranchées. Rajoutez-y la nuit et la pluie, et les gens n'ont plus aucune idée d'où il doivent rouler. Et hormis cela, les rétrécissements provoquent des conflits réguliers entre automobilistes, feront fuir les gens nous visitant. Les nerfs à fleur de peau, tout cela à cause d'un conseiller percevant des sommes astronomiques. Je tremble.

    Et qui lui aussi a eu, en plus, quelque maille à partir avec la justice. Une enveloppe de 10'000,- qu'il ne voulait accepter et qui fut finalement rendue après quelques mois, alors qu'avait éclaté entretemps l'affaire Maudet. Quel hasard, n'est-ce pas ? Mais cela et paralyser le trafic, quelle sale image pour Genève, là aussi. Le deuxième fossoyeur.

    Ces deux personnages dont notre République se serait bien passés ont des caractéristiques communes. Des origines italiennes. Heureusement que Sandrine Salerno est sortie indemne de la Cour des comptes et sort la tête haute de ses trois mandats, car sinon cette caractéristique devrait faire sonner toutes les alarmes. Mais ils en ont une autre. Ils sont du même parti, le PDC.

    Et de ça, souvenez-en vous.

  • Automobilistes, révoltons-nous !

    J'ai beau être majoritairement piéton, ces lignes risquent d'être les plus dures de celles que je n'ai jamais écrites ici, autant vous aviser.

    Le déconfinement, la malodorante excuse. Vous n'imaginez pas qu'ils se seraient privés d'elle… Après avoir malmené notre sécurité, noyé les finances du Canton à des profondeurs grecques, voilà qu'ils nous laminent le réseau routier. Dans le cas présent, il s'agit du conseiller d'Etat en charge des Transports, en juste noces avec le Gargamel de la Ville en fin de course, tous deux qui, par ailleurs, ont eu quelques soucis publics avec l'argent. Bref, de petits personnages, ne soyons pas assassins en début de billet.

    Il y a peu, ils ont mis des boulevards à 30kh, histoire de faire rouler les gens bruyamment en 2ème et consommation maximale. Ou alors, histoire d'envoyer en prison les policiers en intervention y passant à plus de 60 kh., voire même, puisque ces axes sont proche des HUG, d'y envoyer aussi des ambulanciers, et de ralentir en tout cas leur progression. Les urgences, hospitalières ou policières, pour eux, ça ne compte pas. La climatique en revanche, alors que la Suisse dans son ensemble contribue à 0,1% des émissions mondiales, ça oui.

    Et voilà qu'ils ont donc entrepris le laminage de la circulation. Déjà qu'en temps normal cela frôle la catastrophe, là c'est l'infâmie. Des voies entières supprimées au profit de vélos clairsemés, des bouchons monstres, déjà. Avec la fameuse et fumeuse excuse du déconfinement. Oh je sais bien, d'autres villes en Europe le font aussi. Un peu du même acabit, leurs dirigeants. Mais plus raisonnables. Et navrés de leur apprendre, à tous, qu'en terme de Covid, la voiture est infiniment plus sûre que des cyclistes respirant leurs expirations parmi.

    Mais ils croient avoir la Juste parole. Hier soir mercredi, j'entendais une jeune pousse verte du Grand conseil s'emballer, à tel point que je ressentis des bribes de fascisme vert. Et personne pour la remettre à sa place, pour lui rappeler que, bien que moins que la moitié du Parlement était dans la galaxie gauchiste, 80% des gens n'ont pas voté Vert. Tout de même.

    Jamais je ne n'ai été aussi proche de débouler, de créer un parti qui lutte sans merci contre cette politique, contre ces gens et bien entendu, les autres choses insupportables de notre société actuelle. Nous verrons. Mais en l'état, nous devons nous révolter, à tous les niveaux. Contacter sans relâche ces gens pour se plaindre. Ou aussi, bien que les klaxons et klaxoneurs m'irritent, l'on pourrait inviter ou convoquer des manifestions de klaxons partout où gisent ces aménagements imbéciles, et quasi déserts. Nous nous approchons de la légitime défense.

    Et notre réponse doit leur parvenir, cette fois.

  • Genève groggy (et moi aussi...)

    L'ambiance n'est vraiment pas au beau, et encore moins pour Genève.

    Tout d'abord, ce misérable virus qui circule et qui a eu comme terrible effet collatéral l'annulation du Salon de l'auto, avec d'autres. Depuis que j'existe, c'est la première fois que je vois cette première semaine de mars où d'habitude la ville se fait belle, sors ses drapeaux et se prépare à accueillir les presque 700'000 personnes qui nous honorent de leur visite, si repliée. Presque défensive.

    Non que j'en sois un visiteur régulier, oh non. Je n'y suis allé que quelques fois dans ma vie, gâmin et il faut bien le dire, sans autre choix. Mais je suis heureux que tant de personnes viennent chez nous. Visitent la ville. Remplissent à ras bord nos hôtels, bars et restaurants. Nous croisent, nous rencontrent même. Ce beau monde viendrait-il d'ailleurs pour un salon des fleurs, que j'en serais tout aussi heureux, voire plus.

    Mais rien de tout cela cette année. On a rangé l'enthousiasme, cassé le travail colossal qui doit être fait à Palexpo pour cela. Rangé les envies, les étoiles. Il est vrai que vu la masse de gens qui serait venue de partout, Genève aurait pu se convertir de suite en foyer de contamination mondial. Dans la ville de l'OMS, ça jette un fiévreux froid. Espérons que le Salon se remette de cela, et qu'il revienne plus beau encore l'année prochaine. Lorsqu'une étreinte est longuement désirée, elle n'en peut être que plus belle.

    Mais Genève peut pleurer pour autre chose. Voici que la RTS a décidé d'aller s'ériger dans les champs d'Écublens, pour partie du moins, puisqu'il s'agit de son service informatif. À côté d'une école qui reçoit beaucoup d'argent du pays mais fait scandaleusement rayonner son nom local, j'ai nommé l'EPFL. En faisant cela, elle donne un coup à la ville qui l'héberge. Qui se trouve être la première de Suisse romande, la deuxième de Suisse, tout comme la deuxième également des Nations Unies. Ville qui fête ces jours les 100 ans de son aéroport, et qui vient d'inaugurer un magnifique réseau ferroviaire en tunnel qui s'apparente à un vrai métro.

    Ainsi donc, quasiment toutes les nouvelles de la partie francophone de ce pays viendront de là-bas. Uniformisation. Paupérisation. Qui plus est, à proximité immédiate de notre beau Léman, mais qui a déjà produit plusieurs tsunamis documentés, dont le dernier remonte à longtemps et qui nous rapproche donc nécessairement et malheureusement du prochain. Il envoya à ce moment-là des vagues de 15 mètres de haut sur les flans lausannois, et d'une dizaine encore à Genève. Je frémis à cette idée, et me demande comment diable a-t-on pu penser à aller mettre une radio-télévision sur ce rivage, à supposer qu'une école fût déjà une bonne idée.

    Genève est donc groggy, et moi aussi. Ceux qui lui veulent du mal se réjouissent, en particulier ceux qui reçoivent de l'argent d'elle via la péréquation nationale, c'est dans la sale nature humaine. Ce jour, je reprends quelque écriture publique après une longue période de suractivité. Pour crier ma tristesse.

    Et ma colère.

  • Voir le CEVA et mourir

    Cette fin de semaine avaient lieu les dernières Portes ouvertes du chantier CEVA. Même si l'ensemble du réseau s'appellera Léman Express, le plus gros du chantier c'est bien lui, Cornavin Eaux-Vives Annemasse.

    Pour les avoir toutes faites, de la première qui eut droit à un billet ici à celle-ci, j'en suis ressorti à chaque fois impressionné. Mais jamais comme maintenant. Quelle merveille ! Qu'est-ce qu'il sera beau lorsqu'il fonctionnera, roulera, glissera. À l'instar des quelques villes qui ont adjoint leur noms à la célèbre phrase peu joyeuse, après plus rien n'aura d'importance. En voiture avec moi, depuis Cornavin, pour ce qui fonctionne déjà.

    Vous entrez dans le premier des tunnels et quelques encablures plus loin, vous traversez le viaduc de la Jonction, entre les deux pans de falaises boisées qui donneront aux visiteurs qui feront leur première, l'illusion que l'on a déjà quitté la ville. Puis, vous entrez dans le deuxième tunnel qui vous amène à la première station, Lancy-Pont-Rouge. L'impression n'est pas extraordinaire ici, c'est en surface, un peu gris, sans grande vie pour l'instant, un peu comme les tours d'affaires qui ont poussé juste à côté. Mais retour direct à l'urbanité.

    Poursuivons, à partir de là le futur s'impose. Vous arriverez à Lancy-Bachet, première des gares souterraines, et ici l'impression est déjà plus forte. En dessus, un grand pôle d'échange de transports publics en finition. Des quais en dessous pour le RER, des quais en dessus pour les tramways. Là, ça va fourmiller.

    Ensuite, vous resterez en tunnel jusqu'au passage sur l'Arve au moyen d'un très beau pont fermé en verre. Puis vous entrerez dans le tunnel qui vous amènera à la station Genève-Champel. Là, l'émerveillement m'a saisi. Vous êtes trois étages sous terre, il y fait très frais, des escalators gigantesques flanqués de néons vous donnent une impression de grandeur. Il y aura des commerces, et vous pouvez emprunter un tunnel qui vous amène au pied de la zone des HUG, avec de larges tapis roulants façon aéroport. Il est long, mais bien construit et éclairé. Avec un petit pincement au cœur pour des raisons qui me sont propres, je suppose que, bien qu'elle n'ait que le statut de station, et bien que les habitants du quartier luttèrent mordicus pour ne point l'avoir, ce sera me semble-t-il la plus allurée de toutes les haltes.

    Le train poursuivra dans le tunnel qui l'amènera à Genève Eaux-Vives. Elle aura le statut de gare, c'est-à-dire que les trains grandes lignes s'y arrêteront. Ce devrait même être la deuxième de Genève, avant celle de l'aéroport.  Quelle longueur ! Là aussi, une belle galerie de commerces arrivera. Impossible d'omettre qu'au-dessus, les immeubles sortent de terre parmi lesquels l'imposante Nouvelle comédie de Genève, qui elle aussi s'est laissée apprivoiser ce week-end. 

    Vous poursuivrez ensuite dans la tranchée couverte qui vous amènera à la station de Chêne-Bourg qui a une belle allure également. Et le quartier en dessus qui se métamorphose, avec une tour d'une vingtaine d'étage qui sera le phare de cette jolie petite ville qui n'a plus rien de bourg. Enfin, vous parcourrez les derniers kilomètres restants pour arriver à Annemasse, qui vit elle aussi, une sacrée métamorphose autour de sa gare.

    Entre ce méga projet finissant, la Nouvelle comédie qui se finira aussi, l'ouverture de la plage des Eaux-Vives il y a quelques jours et, plus tôt dans l'année, la fin des travaux au Grand Théâtre qui est magnifique lui aussi, nous pouvons dire une chose : Genève revient en force en 2019.

    Il était temps.

     

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  • Le combat de trop-Vélo

    Tout le monde a intérêt à ce que je ne déboule pas dans l'arène politique réelle, moi en premier. Mais comme j'aurais aimé en remettre à leur place, hier soir !

    À l'occasion d'un zapping entre des émissions intéressantes et le Conseil municipal de la Ville de Genève, où jouent pas mal de grands enfants, je tombai sur l'une des habituellement excitées de ce conseil parler, s'envoler même, pour une piste cyclable à la rue de la Croix-Rouge. Le combat de trop.

    Cette rue où fut filmé pour la RTS, juste avant les élections, un autre conseiller municipal sur son petit vélo, jouant le grand nerveux parmi les voitures pour dire, comme d'habitude, à quel point c'était une catastrophe le vélo à Genève. En oubliant de dire, bien entendu, que tous les boulevards alentours ont follement été refait pour leur y ajouter leurs incommensurables pistes cyclables, parfois presque aussi larges qu'une voie de circulation.

    Cette demande de piste cyclable a été acceptée par la gauche et le centre. Eh bien j'aurais aimé dire toute son imbécilité ! Il n'y a en effet tout simplement pas la place pour des pistes cyclables sur cette rue. Mais surtout, dans le parc des Bastions la jouxtant, passent tous les vélos à vive allure. J'en sais quelque chose pour le traverser régulièrement, et voyant des enfants qui y courent.

    Certes, ce n'est pas nouveau. Il y a déjà eu, tout récemment, le pont du Mont-Blanc où qui vous savez, tout juste remercié par le peuple, décida de faire les incroyables, moches et dangereuses pistes cyclables alors que le pont des Bergues le jouxtant aussi est lui libre de tout trafic.

    Le plus fort de leurs coups, à tous ces pro-vélo et pro-Vélo, en dehors de leur infâme "Critical mass", était sur une avenue menant à l'hôpital où les ambulances étaient bloquées suite à une suppression, là aussi, d'une voie de circulation. Ils ont bloqué le projet de déblocage pendant deux années jusqu'à ce que l'État, de guerre lasse, leur fasse une piste cyclable sur le trottoir du boulevard de la Tour, déboulant, je vous l'assure, à travers l'ilot piéton des Philosophes ! 

    Ces gens-là ont le vélo dans la tête alors que personnellement, je l'ai dans les jambes. Et personne ne les remet à leur place, ça en devient rageant. 

    Cela change quand ?!

  • Les flingueurs de boulevards

    Amateurs de sensations fortes navré, nous n'allons parler que de circulation. Un parcours matinal en voiture ce dimanche de Pentecôte peut nous expliquer pourquoi Genève a remisé Luc Barthassat.

    Il commence au boulevard Helvétique, dont le côté Philosophes a subi tout ce que l'on peut faire subir à un boulevard pour le martyriser : de nouveaux feux qui bloquent même les bus, une voie de circulation qui saute pour laisser la place à deux énormes pistes cyclables où même de petites voitures pourraient circuler et où il n'y a jamais de vélos, allongeant la file de voitures devant désormais attendre deux cycles de feux pour passer. 

    Il se poursuit à la rue Versonnex qui actuellement, a bien belle allure. Nous sommes dans une ville, et il y a trois voies de circulation dans le sens pont du Mont-Blanc. Un projet complètement fou voudrait, pour faciliter le "U lacustre", les réduire ici aussi. Fou et moche. Comme le pont du Mont-Blanc actuellement, où le chemin me mène.

    Qu'est-ce qu'il était beau, avant ! Trois voies dans chaque sens, rectilignes, de l'allure, de la place. Puis vint la voie de bus qui chamboula tout. Elle, est peut se comprendre et, pour être aussi parfois dans les bus l'empruntant, oui, elle est nécessaire.

    Mais voilà qu'un conseiller d'État s'est entêté d'y mettre aussi une piste cyclable ! Alors qu'il y a un pont piétonnier à une centaine de mètres ! Le résultat est affligeant. Il n'y a plus de place, un seul véhicule pas vraiment sur sa piste, et voilà les voitures et bus bloqués. De plus, les anciens marquages au sol apparaissent encore. Bref, on nous l'a bousillé, notre pont du Mont-Blanc. Et ça se paie toujours aux élections, je l'avais même dit à qui voulait l'entendre. J'ajouterais, bien fait !

    Le parcours se poursuit devant Notre-Dame, d'où je peux constater que le boulevard James-Fazy a lui aussi perdu une voie de circulation. Cela faisait d'ailleurs une année qu'il n'avait plus de marquage, peut-être qu'en Grèce cela se ferait-il plus vite. Mais en tout cas, une voie en moins ici aussi, donc.

    Commence ensuite le cheminement pour Meyrin. À la Servette, vous êtes arrêtés à tous les feux, sans exception. Même à ceux qui sont à cinquante mètres l'un de l'autre. Passé le Bouchet, vous êtes sur la large route de Meyrin où de lumineux technocrates ont considéré que la vitesse devait y être limitée à... 50kh. Oui, hors de tout, quatre voies de circulation et la tram au milieu, mais 50kh. Et là aussi, vous êtes arrêtés à tous les feux, jusqu'à Meyrin. Mon trajet Bastions-Meyrin a duré 32 minutes. Un dimanche matin de Pentecôte, je répète.

    Genève avait de beaux boulevards, comme toute ville qui se respecte. Avait, car une bande de flingueurs leur a fait la peau. Cela commença avec le boulevard Carl-Vogt. Il n'offre de salut qu'au prix d'un gymkhana par de petites ruelles. Un peu plus loin, le boulevard parallèle, St-Georges donc, a lui aussi subi le même sort et finit en cul-de-sac. Sans doute pour lui donner la même destinée que le cimetière éponyme.

    Il faut dire qu'elle avait fait fort, la Verte que les Genevois eurent la mauvaise idée d'élire avant de se raviser, dans un inestimable sursaut, dans les quatre ans qui ont immédiatement suivis. Elle venait de commettre une autre attaque sur le boulevard Carl-Vogt, où l'on ne pouvait quasiment plus aller nulle part, et sur le pont Wilsdorf qui perdit du jour au lendemain un sens de circulation.

    Fut ensuite élu un motard, de ceux qui ont besoin qu'on les entende. On pouvait au moins nourrir quelque espoir. Eh bien las ! Voilà le résultat. Il fit pas mal de communication sur les "ondes vertes" mais manque de chance, moi, même à une heure du matin je dois toujours m'arrêter quelque part sur "l'onde verte". Ou alors, la journée, on arrête un flot de cent véhicules pour immédiatement laisser traverser un piéton ou un vélo. C'est insupportable, même lorsque c'est moi le piéton ou le cycliste.

    Qui pour renverser enfin la vapeur, de grâce ?