Ne pas se taire

  • Quand K.K.S. écrase S.K.

    Ainsi donc, un camp de migrants sur l'île de Lesbos est en état d'émeute, à nouveau. La population locale a dépassé toutes les limites du supportable, comme celle des petites îles italiennes. Voire, de toute la Grèce et d'Italie.

    Les destructeurs d'identité du Continent européen que sont la chancelière allemande et le président français actuels, ont clamé leur traditionnelle et inévitable rengaine de "solidarité".

    Leur deux pays, comme le nôtre, sont méconnaissables. La violence y devient folle, l'insécurité galopante. Les coups de couteaux qui avaient été généralement sortis du continent, y reviennent vitesse grand V. Le vivre-ensemble est bousillé depuis longtemps, comme chez nous. Il suffit d'ouvrir les yeux en marchant dehors, en particulier la nuit, pour se rendre compte de ce que nous avons, nous aussi et à cause de nos gouvernements, sur notre territoire.

    Hormis les deux maléfiques dirigeants précités, il se trouve qu'en Suisse, aussi, certains sont inévitablement apparus pour aller clamer leur belle "solidarité". Parmi eux, les villes suisses follement tenues par la gauche depuis longtemps. Sami Kanaan en tête. Au demeurant compétent, intelligent, mais fondamentalement imprégné par cette tendance à la solidarité destructrice. Il appelait, avec ses autres collègues impétrants, à faire venir encore et toujours plus de ces gens.

    Mais arriva un moment de bonheur. Oh, il n'a pas duré bien longtemps, mais fut puissant. La Conseillère fédérale en charge de l'immigration Karin Keller-Sutter, connue pour ses positions dures, leur a rappelé à toutes et tous, bien gentiment et avec le sourire, que la politique migratoire était de compétence fédérale. Point. Même si le gouvernement a dit qu'il accueillerait quelques dizaines de mineurs non-accompagnés, sur lesquels nous allons tomber nuitamment prochainement, (nous, pas le gouvernement avec ses gardes du corps), ce sera infiniment moins que ce que ces villes suisses de gauche auraient quémandé, heureusement. Mais cette Dame ne sera pas là éternellement, malheureusement. 

    Il ne fallait pas manquer une si belle occasion de la saluer.

  • Dal Busco trace ses routes. Il va m'y trouver.

    Ainsi que je l'ai annoncé, j'avais la ferme intention de monter en puissance contre ce conseiller. À la suite de l'interview qu'il a donnée au journal de Léman Bleu, il précipite l'affaire.

    Hormis ce qu'il a commis et dont nous avons parlé, il faut y rajouter que ce personnage est incompétent, de mauvaise foi et un menteur. Résumons.

    Pendant la période Covid, il a validé la condamnation de la voie d'urgence qui arrive aux HUG pour les ambulances, dont les sirènes font tant de ravages sur la santé par là-bas. En fermant la rue qui mène aux Urgences pour les voitures. Résultat : il a mis, là aussi, le chaos dans le quartier. Vous avez bien lu, la finalité était une voie d'urgence condamnée. Incompétence. Et la grande mode maintenant, c'est les boulevards à 30kh. Il valide, bien entendu. Stupidité.

    Puis, de manière dictatoriale, il a fait peindre des esplanades cyclables sur nombre d'avenues et boulevards de notre ville. Les personnes parlant encore de "pistes" cyclables devraient arrêter de se ridiculiser. Résultat, sortie de pandémie, les gens groggy se font briser les nerfs sur les routes. À Genève, nous avons des politiciens véritablement contre nous.

    Arrive ensuite cette interview où il vient nous dire, comme font tous les anti-voitures primaires, "que les autres villes font de même", et patati et patata. Eh bien non. En Suisse, seule Lausanne qui vote terriblement à gauche, a fait des aménagements similaires. Mais là-bas, personne n'est assez imbécile pour faire des esplanades de 5 ou 10 mètres de large comme ici. Et ailleurs dans le monde, non plus.

    Mal à l'aise et courroucé, il rappelle son diplôme d'ingénieur (sic...) et critique les "500'000 ingénieurs à Genève", et s'entête dans sa propre bêtise : il vient fanfaronner d'une augmentation de...15% des déplacement cyclistes. C'est comme passer de 10'000 à 11'500. Fichtre ! Et de rajouter qu'il ne ferait qu'appliquer la LMCE(*). Allez dire aux Genevois qu'ils ont voté pour diminuer les voiries routières de 50%. Mieux, faites-les revoter ! Mais alors, protégez vos joues, monsieur le conseiller.

    De plus, initialement annoncées provisoires, ça ne le sera plus. Il a juste voulu nous amadouer, un peu comme l'enveloppe des 10'000,- hein ? Menteur !

    Comme semble-t-il, ni la raison ni sa raison ne vont l'arrêter, il faut stopper ce personnage, et il y a des solutions. Puisque le Grand Conseil ne va pas non plus arriver à renverser la vapeur, PDC oblige, s'offrent à nous plusieurs solutions :

    - Une initiative d'abolition de l'IN 144. Puisqu'elle avait été acceptée par les poils, avec la situation actuelle, l'on peut d'ores et déjà espérer 55% de oui, voire bien plus, surtout que les électeurs de la Ville de Genève qui votent pourtant aussi terriblement à gauche, balayèrent les rues piétonnes. Que bien entendu les intégristes au pouvoir nous installent malgré tout les unes après les autres.

    - Une initiative exigeant le retour à la situation ante la bonne excuse Covid. Il ne faudrait pas avoir peur, les 17'000 parafes soutenant ces aménagements sont un plafond de verre. Il doit y avoir au moins 200'000 automobilistes à Genève qui pestent, fussent-ils, comme moi, surtout piétons.

    - Une initiative de destitution du personnage lui-même, avec mention dans le texte "au prochain dimanche électoral". En se postant au milieu des bouchons par lui créés pour la faire signer, nous pourrions le sortir avant la fin de l'année.

    Cela fait longtemps que l'envie d'intervenir sur les points que je ne supporte plus me démange. Commencer maintenant semble pertinent, si ce désastre n'est pas renversé. Le fait de poster ce billet tardivement dans une nuit de dimanche à lundi, alors que tôt demain le travail m'attend, pourrait bien démontrer ma détermination. Et si c'est pour faire tomber ce conseiller d'Etat qui semble être le pire de l'histoire récente de Genève, encore mieux.

    Et il tracera sa route.

     

    * "Loi pour une mobilité cohérente et équilibrée"

  • Le fascisme vert est à Genève

    Non, mesdames et messieurs aimables lecteurs, ce titre n'est pas un appât. Nous devons absolument en prendre conscience, le fascisme vert est à Genève.

    Certes, il n'a pas sorti les armes. L'occasion de rappeler que c'est avant tout une idéologie, de celles toutefois où les armes pointent leurs canons avec un certain empressement. Avec une forte exclusion de l'Autre.

    Cela a commencé avec l'hystérie, la haine, des végétariens du plus mauvais acabit. Souvenez-vous, les manifestations, les caillassages de boucheries. Des millénaires que l'animal mange l'animal, mais soudainement, ça devrait s'arrêter. Qu'ils aillent se poster devant l'eau transparente d'une rivière montagneuse canadienne, voir les ours attraper et couper en deux les fiers saumons ayant la malchance de passer par là ! Qu'ils aillent en savane ou plus simplement, que quelqu'un les informe que chaque seconde des milliards d'insectes, poissons et autres animaux sont avalés ! Cela devrait réfréner leurs incommensurables convictions.

    Certes, ils n'officiaient pas officiellement sous la bannière des Verts, mais personne ne m'enlèvera de la tête qu'une immense partie d'entre eux en provient, le trio écolo-végétaro-homo étant si courant. Mais il y a pire. Sans même que ce soient ces derniers, plusieurs personnes ont déclaré que par respect pour l'environnement, il ne fallait pas...faire des enfants ! Ils en sont là.

    Mais nous avons d'autres exemples encore. Je l'ai mentionné dans l'un de mes derniers billets, c'était lors du Grand conseil genevois. Une députée verte s'emporta, fit un discours de rejet de qui ne pensait pas comme eux d'une violence telle qu'elle me fit stopper net mes activités. Son nom doit être cité sans la moindre hésitation, afin que l'abcès crève et que, soit les électrices et électeurs se ravisent à la prochaine élection, soit nous pouvons d'ores et déjà nous préparer au pire. Je suis en train de le rechercher et l'ajouterai. *

    Puis, eh oui ce n'est pas fini, arriva l'action incroyable du conseiller Dal Busco. Qui fit peindre de nuit et sans concertation des esplanades cyclables sur nos avenues, toutes plus débiles les unes que les autres. La Rafle du Vel'd'Été. Cette action, là aussi, rejetant avec une telle violence une grande partie de la population, tend vers le fascisme vert.

    Prenons tous bien conscience de cet état de fait. Défendons-nous. Tout en respectant la nature, n'arrêtons jamais de leur rappeler que même dans le meilleur des cas, 80% des gens n'ont jamais voté vert. Quant au personnage précédemment cité, je vais rapidement revenir sur lui.

    Soyez-en sûr.

     

     

    * Grâce à l'aimable information d'un commentateur sur le fil de discussion ci-dessous, je suis dispensé de devoir regarder une séance entière de Grand conseil en streaming pour retrouver son terrible numéro. Il s'agit de la députée Paloma Tschudi.

  • Le duo fossoyeur de Genève

    A Genève, il peut y avoir de très bons politiciens ou politiciennes. Mais il peut aussi y avoir les pires du pays. Désormais, je ne laisse plus rien passer (et vous invite à faire de même), en voilà deux qui vont en prendre pour leur grade.

    Cela a commencé avec le Conseiller administratif Barazzone. Qui déclara il y a quelques années que "les Fêtes de Genève sentaient la naphtaline". Pour les avoir vécues, à fond et pendant des années, et avoir vu et ressenti des ambiances de joies et de folie, j'affirme qu'elles faisaient partie des meilleures fêtes en ville du Continent. Même l'impressionnant et tristement reclus Edward Snowden les a mentionnées dans une interview de la RTS avec D. Rochebin, confessant sa nostalgie d'elles. Oser toucher à cela, critiquer les choses qui marchent, peut-être les avoir tuées, seuls les êtres insensés peuvent le faire. Terrible pour Genève.

    Ce conseiller est aussi celui qui déclara que les migrants étaient bienvenus par ici. A voir l'état du pays, de notre ville, on peut le traiter de tueur d'identité. Il est également celui qui, à la Ville, a été le plus touché par les affaires des notes de frais. Sale image pour Genève, aussi. Très sale. Il va partir, par bonheur, avec les interrogations sur lui-même qu'il a lui-même confessées. Le premier des fossoyeurs.

    Du côté du Canton, nous avons un despote jouant le prévenant qui nous a imposé la pire folie que Genève ait connue dans son histoire récente. Alors que notre collectivité genevoise commençait à se relever avec peine de ce choc terrible que le virus lui a infligé, alors que l'économie semblait pouvoir légèrement tressaillir, et pour une fois que l'on circulait bien dans notre ville, il a commis cela.

    Cela, c'est de peindre de façon dictatoriale (nous y reviendrons), à la manière d'un sombre oiseau de nuit au regard carnassier, non pas des pistes cyclables, mais des esplanades cyclables larges de 5 à 10 mètres. Nulle part ailleurs dans le monde on doit voir ça. Tout cela pour ces quelque 5% de cyclistes que notre société s'entête à encenser, quitte à emmerder au plus fort du terme ceux qui ont décidé de se déplacer autrement.

    En annonçant que ceci serait provisoire. Ce qui n'est pas exclu mais qui, même effacé, laissera des traces bien marquées sur les rues de notre ville, y compris celles juste refaites tels le boulevard des Tranchées. Rajoutez-y la nuit et la pluie, et les gens n'ont plus aucune idée d'où il doivent rouler. Et hormis cela, les rétrécissements provoquent des conflits réguliers entre automobilistes, feront fuir les gens nous visitant. Les nerfs à fleur de peau, tout cela à cause d'un conseiller percevant des sommes astronomiques. Je tremble.

    Et qui lui aussi a eu, en plus, quelque maille à partir avec la justice. Une enveloppe de 10'000,- qu'il ne voulait accepter et qui fut finalement rendue après quelques mois, alors qu'avait éclaté entretemps l'affaire Maudet. Quel hasard, n'est-ce pas ? Mais cela et paralyser le trafic, quelle sale image pour Genève, là aussi. Le deuxième fossoyeur.

    Ces deux personnages dont notre République se serait bien passés ont des caractéristiques communes. Des origines italiennes. Heureusement que Sandrine Salerno est sortie indemne de la Cour des comptes et sort la tête haute de ses trois mandats, car sinon cette caractéristique devrait faire sonner toutes les alarmes. Mais ils en ont une autre. Ils sont du même parti, le PDC.

    Et de ça, souvenez-en vous.

  • Automobilistes, révoltons-nous !

    J'ai beau être majoritairement piéton, ces lignes risquent d'être les plus dures de celles que je n'ai jamais écrites ici, autant vous aviser.

    Le déconfinement, la malodorante excuse. Vous n'imaginez pas qu'ils se seraient privés d'elle… Après avoir malmené notre sécurité, noyé les finances du Canton à des profondeurs grecques, voilà qu'ils nous laminent le réseau routier. Dans le cas présent, il s'agit du conseiller d'Etat en charge des Transports, en juste noces avec le Gargamel de la Ville en fin de course, tous deux qui, par ailleurs, ont eu quelques soucis publics avec l'argent. Bref, de petits personnages, ne soyons pas assassins en début de billet.

    Il y a peu, ils ont mis des boulevards à 30kh, histoire de faire rouler les gens bruyamment en 2ème et consommation maximale. Ou alors, histoire d'envoyer en prison les policiers en intervention y passant à plus de 60 kh., voire même, puisque ces axes sont proche des HUG, d'y envoyer aussi des ambulanciers, et de ralentir en tout cas leur progression. Les urgences, hospitalières ou policières, pour eux, ça ne compte pas. La climatique en revanche, alors que la Suisse dans son ensemble contribue à 0,1% des émissions mondiales, ça oui.

    Et voilà qu'ils ont donc entrepris le laminage de la circulation. Déjà qu'en temps normal cela frôle la catastrophe, là c'est l'infâmie. Des voies entières supprimées au profit de vélos clairsemés, des bouchons monstres, déjà. Avec la fameuse et fumeuse excuse du déconfinement. Oh je sais bien, d'autres villes en Europe le font aussi. Un peu du même acabit, leurs dirigeants. Mais plus raisonnables. Et navrés de leur apprendre, à tous, qu'en terme de Covid, la voiture est infiniment plus sûre que des cyclistes respirant leurs expirations parmi.

    Mais ils croient avoir la Juste parole. Hier soir mercredi, j'entendais une jeune pousse verte du Grand conseil s'emballer, à tel point que je ressentis des bribes de fascisme vert. Et personne pour la remettre à sa place, pour lui rappeler que, bien que moins que la moitié du Parlement était dans la galaxie gauchiste, 80% des gens n'ont pas voté Vert. Tout de même.

    Jamais je ne n'ai été aussi proche de débouler, de créer un parti qui lutte sans merci contre cette politique, contre ces gens et bien entendu, les autres choses insupportables de notre société actuelle. Nous verrons. Mais en l'état, nous devons nous révolter, à tous les niveaux. Contacter sans relâche ces gens pour se plaindre. Ou aussi, bien que les klaxons et klaxoneurs m'irritent, l'on pourrait inviter ou convoquer des manifestions de klaxons partout où gisent ces aménagements imbéciles, et quasi déserts. Nous nous approchons de la légitime défense.

    Et notre réponse doit leur parvenir, cette fois.

  • Genève groggy (et moi aussi...)

    L'ambiance n'est vraiment pas au beau, et encore moins pour Genève.

    Tout d'abord, ce misérable virus qui circule et qui a eu comme terrible effet collatéral l'annulation du Salon de l'auto, avec d'autres. Depuis que j'existe, c'est la première fois que je vois cette première semaine de mars où d'habitude la ville se fait belle, sors ses drapeaux et se prépare à accueillir les presque 700'000 personnes qui nous honorent de leur visite, si repliée. Presque défensive.

    Non que j'en sois un visiteur régulier, oh non. Je n'y suis allé que quelques fois dans ma vie, gâmin et il faut bien le dire, sans autre choix. Mais je suis heureux que tant de personnes viennent chez nous. Visitent la ville. Remplissent à ras bord nos hôtels, bars et restaurants. Nous croisent, nous rencontrent même. Ce beau monde viendrait-il d'ailleurs pour un salon des fleurs, que j'en serais tout aussi heureux, voire plus.

    Mais rien de tout cela cette année. On a rangé l'enthousiasme, cassé le travail colossal qui doit être fait à Palexpo pour cela. Rangé les envies, les étoiles. Il est vrai que vu la masse de gens qui serait venue de partout, Genève aurait pu se convertir de suite en foyer de contamination mondial. Dans la ville de l'OMS, ça jette un fiévreux froid. Espérons que le Salon se remette de cela, et qu'il revienne plus beau encore l'année prochaine. Lorsqu'une étreinte est longuement désirée, elle n'en peut être que plus belle.

    Mais Genève peut pleurer pour autre chose. Voici que la RTS a décidé d'aller s'ériger dans les champs d'Écublens, pour partie du moins, puisqu'il s'agit de son service informatif. À côté d'une école qui reçoit beaucoup d'argent du pays mais fait scandaleusement rayonner son nom local, j'ai nommé l'EPFL. En faisant cela, elle donne un coup à la ville qui l'héberge. Qui se trouve être la première de Suisse romande, la deuxième de Suisse, tout comme la deuxième également des Nations Unies. Ville qui fête ces jours les 100 ans de son aéroport, et qui vient d'inaugurer un magnifique réseau ferroviaire en tunnel qui s'apparente à un vrai métro.

    Ainsi donc, quasiment toutes les nouvelles de la partie francophone de ce pays viendront de là-bas. Uniformisation. Paupérisation. Qui plus est, à proximité immédiate de notre beau Léman, mais qui a déjà produit plusieurs tsunamis documentés, dont le dernier remonte à longtemps et qui nous rapproche donc nécessairement et malheureusement du prochain. Il envoya à ce moment-là des vagues de 15 mètres de haut sur les flans lausannois, et d'une dizaine encore à Genève. Je frémis à cette idée, et me demande comment diable a-t-on pu penser à aller mettre une radio-télévision sur ce rivage, à supposer qu'une école fût déjà une bonne idée.

    Genève est donc groggy, et moi aussi. Ceux qui lui veulent du mal se réjouissent, en particulier ceux qui reçoivent de l'argent d'elle via la péréquation nationale, c'est dans la sale nature humaine. Ce jour, je reprends quelque écriture publique après une longue période de suractivité. Pour crier ma tristesse.

    Et ma colère.

  • Voir le CEVA et mourir

    Cette fin de semaine avaient lieu les dernières Portes ouvertes du chantier CEVA. Même si l'ensemble du réseau s'appellera Léman Express, le plus gros du chantier c'est bien lui, Cornavin Eaux-Vives Annemasse.

    Pour les avoir toutes faites, de la première qui eut droit à un billet ici à celle-ci, j'en suis ressorti à chaque fois impressionné. Mais jamais comme maintenant. Quelle merveille ! Qu'est-ce qu'il sera beau lorsqu'il fonctionnera, roulera, glissera. À l'instar des quelques villes qui ont adjoint leur noms à la célèbre phrase peu joyeuse, après plus rien n'aura d'importance. En voiture avec moi, depuis Cornavin, pour ce qui fonctionne déjà.

    Vous entrez dans le premier des tunnels et quelques encablures plus loin, vous traversez le viaduc de la Jonction, entre les deux pans de falaises boisées qui donneront aux visiteurs qui feront leur première, l'illusion que l'on a déjà quitté la ville. Puis, vous entrez dans le deuxième tunnel qui vous amène à la première station, Lancy-Pont-Rouge. L'impression n'est pas extraordinaire ici, c'est en surface, un peu gris, sans grande vie pour l'instant, un peu comme les tours d'affaires qui ont poussé juste à côté. Mais retour direct à l'urbanité.

    Poursuivons, à partir de là le futur s'impose. Vous arriverez à Lancy-Bachet, première des gares souterraines, et ici l'impression est déjà plus forte. En dessus, un grand pôle d'échange de transports publics en finition. Des quais en dessous pour le RER, des quais en dessus pour les tramways. Là, ça va fourmiller.

    Ensuite, vous resterez en tunnel jusqu'au passage sur l'Arve au moyen d'un très beau pont fermé en verre. Puis vous entrerez dans le tunnel qui vous amènera à la station Genève-Champel. Là, l'émerveillement m'a saisi. Vous êtes trois étages sous terre, il y fait très frais, des escalators gigantesques flanqués de néons vous donnent une impression de grandeur. Il y aura des commerces, et vous pouvez emprunter un tunnel qui vous amène au pied de la zone des HUG, avec de larges tapis roulants façon aéroport. Il est long, mais bien construit et éclairé. Avec un petit pincement au cœur pour des raisons qui me sont propres, je suppose que, bien qu'elle n'ait que le statut de station, et bien que les habitants du quartier luttèrent mordicus pour ne point l'avoir, ce sera me semble-t-il la plus allurée de toutes les haltes.

    Le train poursuivra dans le tunnel qui l'amènera à Genève Eaux-Vives. Elle aura le statut de gare, c'est-à-dire que les trains grandes lignes s'y arrêteront. Ce devrait même être la deuxième de Genève, avant celle de l'aéroport.  Quelle longueur ! Là aussi, une belle galerie de commerces arrivera. Impossible d'omettre qu'au-dessus, les immeubles sortent de terre parmi lesquels l'imposante Nouvelle comédie de Genève, qui elle aussi s'est laissée apprivoiser ce week-end. 

    Vous poursuivrez ensuite dans la tranchée couverte qui vous amènera à la station de Chêne-Bourg qui a une belle allure également. Et le quartier en dessus qui se métamorphose, avec une tour d'une vingtaine d'étage qui sera le phare de cette jolie petite ville qui n'a plus rien de bourg. Enfin, vous parcourrez les derniers kilomètres restants pour arriver à Annemasse, qui vit elle aussi, une sacrée métamorphose autour de sa gare.

    Entre ce méga projet finissant, la Nouvelle comédie qui se finira aussi, l'ouverture de la plage des Eaux-Vives il y a quelques jours et, plus tôt dans l'année, la fin des travaux au Grand Théâtre qui est magnifique lui aussi, nous pouvons dire une chose : Genève revient en force en 2019.

    Il était temps.

     

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  • Le combat de trop-Vélo

    Tout le monde a intérêt à ce que je ne déboule pas dans l'arène politique réelle, moi en premier. Mais comme j'aurais aimé en remettre à leur place, hier soir !

    À l'occasion d'un zapping entre des émissions intéressantes et le Conseil municipal de la Ville de Genève, où jouent pas mal de grands enfants, je tombai sur l'une des habituellement excitées de ce conseil parler, s'envoler même, pour une piste cyclable à la rue de la Croix-Rouge. Le combat de trop.

    Cette rue où fut filmé pour la RTS, juste avant les élections, un autre conseiller municipal sur son petit vélo, jouant le grand nerveux parmi les voitures pour dire, comme d'habitude, à quel point c'était une catastrophe le vélo à Genève. En oubliant de dire, bien entendu, que tous les boulevards alentours ont follement été refait pour leur y ajouter leurs incommensurables pistes cyclables, parfois presque aussi larges qu'une voie de circulation.

    Cette demande de piste cyclable a été acceptée par la gauche et le centre. Eh bien j'aurais aimé dire toute son imbécilité ! Il n'y a en effet tout simplement pas la place pour des pistes cyclables sur cette rue. Mais surtout, dans le parc des Bastions la jouxtant, passent tous les vélos à vive allure. J'en sais quelque chose pour le traverser régulièrement, et voyant des enfants qui y courent.

    Certes, ce n'est pas nouveau. Il y a déjà eu, tout récemment, le pont du Mont-Blanc où qui vous savez, tout juste remercié par le peuple, décida de faire les incroyables, moches et dangereuses pistes cyclables alors que le pont des Bergues le jouxtant aussi est lui libre de tout trafic.

    Le plus fort de leurs coups, à tous ces pro-vélo et pro-Vélo, en dehors de leur infâme "Critical mass", était sur une avenue menant à l'hôpital où les ambulances étaient bloquées suite à une suppression, là aussi, d'une voie de circulation. Ils ont bloqué le projet de déblocage pendant deux années jusqu'à ce que l'État, de guerre lasse, leur fasse une piste cyclable sur le trottoir du boulevard de la Tour, déboulant, je vous l'assure, à travers l'ilot piéton des Philosophes ! 

    Ces gens-là ont le vélo dans la tête alors que personnellement, je l'ai dans les jambes. Et personne ne les remet à leur place, ça en devient rageant. 

    Cela change quand ?!

  • Les flingueurs de boulevards

    Amateurs de sensations fortes navré, nous n'allons parler que de circulation. Un parcours matinal en voiture ce dimanche de Pentecôte peut nous expliquer pourquoi Genève a remisé Luc Barthassat.

    Il commence au boulevard Helvétique, dont le côté Philosophes a subi tout ce que l'on peut faire subir à un boulevard pour le martyriser : de nouveaux feux qui bloquent même les bus, une voie de circulation qui saute pour laisser la place à deux énormes pistes cyclables où même de petites voitures pourraient circuler et où il n'y a jamais de vélos, allongeant la file de voitures devant désormais attendre deux cycles de feux pour passer. 

    Il se poursuit à la rue Versonnex qui actuellement, a bien belle allure. Nous sommes dans une ville, et il y a trois voies de circulation dans le sens pont du Mont-Blanc. Un projet complètement fou voudrait, pour faciliter le "U lacustre", les réduire ici aussi. Fou et moche. Comme le pont du Mont-Blanc actuellement, où le chemin me mène.

    Qu'est-ce qu'il était beau, avant ! Trois voies dans chaque sens, rectilignes, de l'allure, de la place. Puis vint la voie de bus qui chamboula tout. Elle, est peut se comprendre et, pour être aussi parfois dans les bus l'empruntant, oui, elle est nécessaire.

    Mais voilà qu'un conseiller d'État s'est entêté d'y mettre aussi une piste cyclable ! Alors qu'il y a un pont piétonnier à une centaine de mètres ! Le résultat est affligeant. Il n'y a plus de place, un seul véhicule pas vraiment sur sa piste, et voilà les voitures et bus bloqués. De plus, les anciens marquages au sol apparaissent encore. Bref, on nous l'a bousillé, notre pont du Mont-Blanc. Et ça se paie toujours aux élections, je l'avais même dit à qui voulait l'entendre. J'ajouterais, bien fait !

    Le parcours se poursuit devant Notre-Dame, d'où je peux constater que le boulevard James-Fazy a lui aussi perdu une voie de circulation. Cela faisait d'ailleurs une année qu'il n'avait plus de marquage, peut-être qu'en Grèce cela se ferait-il plus vite. Mais en tout cas, une voie en moins ici aussi, donc.

    Commence ensuite le cheminement pour Meyrin. À la Servette, vous êtes arrêtés à tous les feux, sans exception. Même à ceux qui sont à cinquante mètres l'un de l'autre. Passé le Bouchet, vous êtes sur la large route de Meyrin où de lumineux technocrates ont considéré que la vitesse devait y être limitée à... 50kh. Oui, hors de tout, quatre voies de circulation et la tram au milieu, mais 50kh. Et là aussi, vous êtes arrêtés à tous les feux, jusqu'à Meyrin. Mon trajet Bastions-Meyrin a duré 32 minutes. Un dimanche matin de Pentecôte, je répète.

    Genève avait de beaux boulevards, comme toute ville qui se respecte. Avait, car une bande de flingueurs leur a fait la peau. Cela commença avec le boulevard Carl-Vogt. Il n'offre de salut qu'au prix d'un gymkhana par de petites ruelles. Un peu plus loin, le boulevard parallèle, St-Georges donc, a lui aussi subi le même sort et finit en cul-de-sac. Sans doute pour lui donner la même destinée que le cimetière éponyme.

    Il faut dire qu'elle avait fait fort, la Verte que les Genevois eurent la mauvaise idée d'élire avant de se raviser, dans un inestimable sursaut, dans les quatre ans qui ont immédiatement suivis. Elle venait de commettre une autre attaque sur le boulevard Carl-Vogt, où l'on ne pouvait quasiment plus aller nulle part, et sur le pont Wilsdorf qui perdit du jour au lendemain un sens de circulation.

    Fut ensuite élu un motard, de ceux qui ont besoin qu'on les entende. On pouvait au moins nourrir quelque espoir. Eh bien las ! Voilà le résultat. Il fit pas mal de communication sur les "ondes vertes" mais manque de chance, moi, même à une heure du matin je dois toujours m'arrêter quelque part sur "l'onde verte". Ou alors, la journée, on arrête un flot de cent véhicules pour immédiatement laisser traverser un piéton ou un vélo. C'est insupportable, même lorsque c'est moi le piéton ou le cycliste.

    Qui pour renverser enfin la vapeur, de grâce ?

  • La Fête des écoles et les fusils mitrailleurs

    Des beaux souvenirs à la colère noire.

    Traversant le parc des Bastions aux alentours de midi et voyant une horde de gens s'activer pour aménager les allées avec les tables réservées pour chaque école, je me réjouissais que la Fête des écoles puisse avoir lieu, que le soleil gagnait. Les Promotions, comme on disait avant.

    Je tentais de repérer les bancs de mon école, comme si c'était encore à mon tour, en vain. Mais je me souvins de ce jour-là pour moi, où l'on eut la mauvaise idée de me mettre en tête de cortège et de me faire porter tout au long du chemin la pancarte de mon école. Une chemise blanche et un nœud papillon bleu, les grandes occasions. Peut-être étais-je tout fier, mais en tout cas je tremblais.

    Le sirop de grenadine dans le parc nous consolait finalement, et tout se passait bien. Peut-être y avait-il quelques gendarmes ici ou là, je ne sais pas. Heureuse époque, heureux pays, heureuse ville. À ce moment-là, mais il n'y a pas si longtemps quand même.

    Repassant cet après-midi à l'heure du cortège, je commence par voir un bus articulé en travers de toute la chaussée au bas de la Corraterie. De loin, j'ai cru à un accident. Sur place, je constatais qu'il était soigneusement posé là pour épouser la courbe de la ligne 14 du tram, le laissant passer, mais bloquant tout autre véhicule voulant entrer dans les Rues basses. Bien entendu, le risque terroriste.

    Remontant direction place Neuve, toujours en chemise blanche mais ayant troqué le nœud papillon de mon enfance pour une cravate, je vois un policier portant un fusil mitrailleur en bandoulière qui me regarde approcher. Nous sommes sans doute tous des suspects, désormais. Plus loin, d'autres également. Et à chaque rue bordant le parc des Bastions, des bus et cars de police mis en travers de la chaussée, les barrières métalliques ne suffisant plus.

    Même si au fond de moi j'appuie ces mesures et me rend bien compte qu'aucun responsable de la sécurité ne pourrait en faire moins dans ce bas continent, je suis saisi d'un immense sentiment de tristesse, et de colère. Ce pays, cette ville ont été bousillés, en tout cas leurs âmes et leur quiétudes. Tout cela, en quelques décennies. Je parle d'un sentiment de colère, mais c'est plus fort encore.

    L'envie de demander des comptes. L'envie de dire à celles et ceux qui ont à ce point ouvert les portes de ce pays amenant tant de potentiels terroristes, comme je l'ai fait pour l'infâme chancelière allemande lors d'un précédent billet, qu'outre nos identités, ils nous ont aussi bousillé notre sécurité. Les informer, ces ténébreux personnages, que certains des enfants d'aujourd'hui côtoient ceux qui passeront à l'acte demain.

    Un défilé d'enfants joyeux entourés par des fusils mitrailleurs. Voilà l'état actuel de cette ville, de ce pays, et de ce continent. Souvent dans ma vie, j'ai essayé de lutter, d'écrire, de crier stop ici ou là, pour arrêter la folie migratoire qui nous est imposée, sans doute jamais assez fort. Je m'en veux, jamais comme aujourd'hui je le mesure.

    Pardonnez-nous, les enfants.

  • Mon beau pays de France...

    Juste écouter... c'est beau, puissant, et tellement prémonitoire…

    https://www.youtube.com/watch?v=X2xh5GaOm3k

     

    Le 8 mai 2017.

  • L'heure des tribunaux a sonné. Merkel en tête de file.

    Cela fait longtemps que je suis dégoûté par les politiques migratoires européenne et suisse. Là, nous allons en parler sans la moindre pincette, la situation devenant insupportable.

    Pour l'immigration, nous sommes gouvernés à peu près dans toute l'Europe par, au mieux, des irresponsables, au pire, des hérétiques. J'y inclus la Suisse, car depuis les années 80, nous avons une succession de Conseils fédéraux destructeurs de l'identité de ce pays, nous y reviendrons plus factuellement sous peu. Depuis quelque temps, on peut craindre le drame terroriste ici aussi. 

    Mais il y a pire dans le reste de l'Europe. Vous y trouvez des gouvernants qui envoient leurs soldats un peu partout dans les zones instables et saisies par les fous des dieux, et qui font subir de terribles représailles à leurs peuples par ici. Aucun risque en effet, qu'eux ne sautent dans des stations de métros, trains ou gares. Ça, c'est pour leurs concitoyens.

    Vous y trouvez aussi des gouvernants qui ont estimé qu'il fallait, au mieux, accueillir une vague de réfugiés de tous ordres, au pire la faire venir, provoquant des chocs culturels fatals. Ils nous mettraient sans hésiter un brave couple de lesbienne au milieu d'enturbannés. Et désormais, les paisibles gens allant célébrer les nouvel-ans sont agressés, et d'autres sont fauchés sur les marchés de Noël. Tristesse ou colère incontrôlable, j'en ai les yeux mouillés en l'écrivant, je le jure.

    Et puis vous avez le pire. Les gouvernants qui non seulement envoient leurs troupes dans les pays pré-cités, mais qui en plus font venir des masses de réfugiés de ces mêmes pays. La plus irresponsable entre tous, bien que Valls en France fît fort aussi, c'est Merkel, de son injuste prénom Angela, dont je donnai la couleur sous un autre billet. Elle, elle a fait les deux.

    Eh bien, de la même manière que Trump a menacé Clinton pour des broutilles, il faut que quelqu'un s'occupe de l'amener vraiment en justice, elle. Si j'étais Allemand, je déposerais ce jour plainte pour mise en danger de la vie d'autrui, au minimum, comme des centaines de ses compatriotes le font. En tout les cas, vu l'état de la Suisse, si par malheur quelque chose de similaire arrivait ici, j'avise d'ores et déjà que je le ferai de suite.

    Je crains que ce ne soit qu'une question de temps.

  • Eh oh les Vaudois, ça suffira...

    Ce n'est pas un sujet existentiel. Mais il va bien pour finir ce dimanche soir.

    Depuis des années, des lustres même, j'entends les Vaudois critiquer Genève. Je crois savoir qu'ils font un peu la même chose avec les Valaisans, et les Français. Ce doit être par nature, mais quand c'est généralisé, c'est propre aux complexés, aux prétentieux, ou aux jaloux. Rien n'est beau.

    J'ai la chance d'aimer toute la Romandie, et de bien connaître le canton de Vaud. J'y ai été tellement souvent, j'ai vécu dans sa capitale qui veut jouer à la capitale de tout. J'aime les habitants du canton, et connais les différences qu'il peut y avoir entre entre un Montreusien et un Sainte-Crix. J'aime donc le canton de Vaud, et Genève, chance que peu de Vaudois ont.

    Mais voici qu'une flopée d'humoristes se paie Genève. Je rigole toujours de bon coeur mais là, je note de sales ressentiments. Nathanaël Rochat qui, énergique et vif comme à l'accoutumée, nous fait ses petits commentaires. Suivi par les deux compères de "26 minutes" qui, interviewés par Léman Bleu, avaient des mines déconfites et ont sorti les leurs. Et enfin, la star du moment Thomas Wiesel qui, à la Revue, ressasse. Ressasser c'est pas bon pour l'humour, disait-il lui-même justement.

    Ce gars-là, je l'aime bien. Je fus tellement surpris par les similitudes de vie que l'on a eues lors de l'une de ses nombreuses interviews, que ça rassemble. J'aime son humour, sa vivacité d'esprit -réelle cette fois-. Si Lucky Luke tirait plus vite que son ombre, lui il tire avant son esprit. Mais l'entendre, lui aussi, répéter les mêmes choses sur Genève, déclenche mon ire. Il me décide donc ce soir.

    Certes, Genève n'a pas toujours fait tout bien, ni tout juste. Mais ni Vaud ni Lausanne. Et si l'on croit faire rigoler en disant que le Jet d'eau est un problème technique, moi j'avance en français ce que j'ai entendu jusque là quelques fois en anglais : le M2 est un funiculaire. Humour ou pas, imaginez que ça prenne. Vous ne pourriez vous en prendre qu'à vous-même.

    On ne se fichera plus de Genève aussi gratuitement. Cette ville je l'ai montrée, faite visiter à des centaines de personnes. Autant en privé que professionnellement, et d'un peu partout de Suisse et du monde. Toutes l'ont aimée, certaines adorée, au point de s'y établir. Donc les critiques vaudoises, récurrentes, lourdes, commencent à être difficilement supportables.

    Surtout que plus de 20'000 d'entre eux viennent gagner leur pain à Genève.

  • Ne votez pas fou !

    Il y a deux choses qui peuvent tuer ce pays, l'immigration et le nucléaire. La première étant en phase de réussite, nous y reviendrons plus clairement. Parlons de la deuxième, car nous votons. Survie.

    Habituellement plutôt dur sur les Verts et leurs théories de paisibles mal éclairés sur l'Humain, j'aimerais dire que jamais nous ne devrions autant les remercier que lorsqu'ils ont engagé, voici plusieurs décennies, leur combat contre le nucléaire. Comme contre les désastreux dégâts causés par l'Humain. Ce serait d'ailleurs l'occasion qu'ils mesurent un peu le niveau de sa folie, de sa violence, et qu'ils redescendent sur terre, et le considère à sa juste valeur.

    Ils ont donc lancé une initiative, ce qui est presque étonnant pour eux, qui planifie une sortie de l'atome. Bien entendu, le lobby pro-nucléaire en a dit des belles, la Conseillère fédérale Leuthard en tête. Il faut dire que tout Argovien qui se respecte l'aime, le nucléaire, puisqu'ils ont la chance d'avoir trois centrales sur leur sol, et la grande chance que, jusqu'à cette heure, aucune n'ait explosé.

    Le peuple va donc enfin pouvoir se prononcer sur la sortie de cette brève et nauséeuse expérience de quelques décennies. L'insignifiant blogueur que je suis a envie de prendre position seulement sur les sujets existentiels, avec le secret espoir, je confesse, de glaner quelques voix. C'en est.

    Rappeler donc que si une centrale devait exploser en Suisse, un simple rayon de protection vous fait évacuer pour toujours une à deux grandes villes, tous les villages, et un tiers du pays. Rappeler aussi, que les déchets radioactifs sont contaminants pour des milliers d'années. Ce qui m'a fait penser, un jour, qu'à l'échelle de l'Histoire, notre civilisation du 20ème siècle pourrait bien être considérée comme la plus barbare de tous les temps.

    De tout cela, il faut sortir. Ne pas écouter les cris des fous qui veulent prolonger les risques. Et malgré tout, mesurant les conséquences possibles, si vraiment nous devions avoir quelques coupures de courant ou problèmes, ce ne serait vraiment rien comparé à ce qui peut nous tomber dessus avec un accident, versions Tchernobyl et Fukushima. Pensez-y. 

    Parfois, désespéré de tant d'inconscience humaine, je me dis qu'il en faudrait un pour comprendre, ou faire une visite dans les endroits précités. Les votes seraient tellement plus clairs, même si le gouvernement s'entête et veut jouer à la roulette russe, ou ukrainienne. Mais il me semble que la sagesse du peuple suisse va, comme pour l'immigration, à nouveau parler...

    Et là plus que tout, ils auraient intérêt à respecter son choix.

  • Genève et le bruit, l'horreur.

    Aujourd'hui, c'est juste pour informer à nouveau de ce que l'on doit supporter au niveau bruit à Genève. Cette ville est la plus bruyante de Suisse, ce n'est pas pour rien. Écoutez plutôt.

    Hier jeudi soir entre 22 heures et minuit, allez encore savoir pourquoi, les sirènes se suivaient les unes après les autres. Comme si nous n'en avions pas eu assez de toute la journée.

    Minuit passé, j'aère et j'entends des klaxons. Par la magie des arrivées du monde entier, l'on se fait imposer les coutumes du monde entier. Désormais, les klaxons ici, c'est bientôt 24h sur 24h. Il est toujours préférable de rester les fenêtres fermées, même en été. C'est fantastique.

    Ce matin vers 6h30, bien que toujours avec protection auriculaire, j'entends un camion se faire charger ou décharger, je ne sais. Vu le bruit, on ne posait ou déposait rien, on balançait. Sans tarder, les premières sirènes se font bien entendu entendre, les klaxons également. Cela sera pour toute la journée. Une merveille de réveil.

    Peu après, le camion poubelle arrive et c'est le ramdam. Seules consolations, c'est partout dans le monde, et j'ai connu pire au niveau horaires.

    Je pense aux enquêtes donnant la qualité de vie à Genève comme bonne. Amusant. Je pense aussi aux quelques personnes qui me confessèrent ne plus supporter ce bruit et être, pour en tout cas 2 d'entre elles, à la limite du pétage de plomb. Ou à celles ayant réagi à mes blogs précédents sur l'insupportable bruit des sirènes.

    Je ne parle pas ici des bruits occasionnels comme des feux d'artifice, les canons de l'Escalade ou de la Restauration qui détonnent et réveillent la ville aux aurores. Les fêtes, c'est important. Et je suis trop attaché à cette ville pour m'en plaindre. Ni des voitures, que l'on n'entend bientôt plus avec le magnifique phonoabsorbant de plus en plus répandu. Une électrique a d'ailleurs bien failli me ramasser l'autre jour, je ne l'avais tout simplement pas entendu, elle glissait sur ce nouveau bitume.

    Mais que tous ces bruits permanents cessent, de grâce. Et que fasse enfin quelque chose le Service cantonal contre le bruit.

    Tout ce vacarme ne le réveille-t-il donc pas, lui ?

  • La lune, l'animal, et l'homme...

    Une seule envie, partager un moment de dur bonheur, et des doutes.

    Je me trouve quelques jours dans un endroit reculé du Valais, en pleine montagne. La neige est fortement tombée ces jours. Durant la journée, alors que je jetais un œil depuis ma fenêtre sur le chemin pentu qui mène où je suis, j'aperçois un chien noir courir le long de celui-ci. Il y a des arbres, de la neige dessus. Je n'arrive pas à voir si des personnes sont en train de le balader, mais je le suppose. De loin, il a l'air énergique, heureux.

    La journée avance et vers 20 heures, je sors pour tenter de voir la lune qui doit être si belle à son périgée, qui plus est depuis la montagne. Mais un épais et rageant brouillard est maintenant monté jusqu'à cette altitude, alors que toute la journée, la mer de brouillard avait sa limite bien 300 mètres en dessous, offrant l'un des plus beaux spectacles de la nature. La poisse.

    Je prends avec ma voiture un chemin escarpé qui gravit la montagne, avec l'espoir que 100 ou 200 mêtres d'altitude en plus, m'offrent un ciel plus dégagé. C'est le cas. Mais je ne suis pas sur le bon versant, c'est d'en face que l'on peut la voir, la déesse lune. La poisse, encore. Je redescends.

    Soudainement, je vois un animal courir sur cette petite route. Arrivé à sa hauteur, c'est un chien. Un beau chien noir. La neige est si haute sur les deux côtés de la route, qu'il est dur de croiser ne serait-ce qu'une moto. Au pas, je passe devant le chien qui me regarde, en pleine nuit, à travers la fenêtre. Ses yeux brillent. Je suis surpris. Je me demande si ce n'est pas celui que j'ai vu dans la journée.

    Je rentre mais y repense sans cesse, et j'acquis la conviction que oui, ce doit être lui. Et qu'il est en recherche désespérée de nourriture. Je ne tiens plus en place. Je n'ai pas grand chose sous la main, mais je coupe un bon tiers du pain que j'ai, et prends une madeleine. Du sucre me dis-je, les chiens aiment. Je me remets donc sur ce chemin escarpé, le cherche. Je vais plus haut encore, mais l'état de la route devient trop mauvais. Avec résignation, je dois faire demi-tour.

    Je continue mes recherches, sans plus trop d'espoir, partout dans le coin. Mais soudainement, sur une route bordée de quelques chalets, je revois au loin une ombre noire courir sur la route. Je retrouve espoir. Est-ce vraiment lui ? J'arrive à sa hauteur. Cette fois, il est à droite. Je lance par la fenêtre le pain et la madeleine. La route étant déserte, je peux m'arrêter et l'observer. Il a déjà mangé la madeleine, et dévore le pain. Un instant de bonheur indescriptible me saisis. Puis je rentre.

    Je me questionne sur ce que j'aurais dû faire. M'en approcher ? Le prendre dans ma voiture ? Je me remplis de doutes. Mais je pense surtout qu'il n'a pas assez mangé. Je reprends donc la même chose, et repars à sa recherche. En vain. Je m'en veux, je me demande où il va dormir. S'il va survivre. Finalement, je dépose cette nourriture sur le chemin où je l'ai vu courir, on ne sait jamais. Demain, je repars à sa recherche, et m'en occuperai mieux. Et lui, bien que ce fût furtif, sûr qu'il reconnaîtra à son odorat l'homme qui lui veut du bien. Puissé-je le revoir.

    Je viendrais assurement le dire ici.

  • 9 février, Brexit, Trump : la même lame de fond

    Le peuple américain a voté. Et il a mis des claques aussi, en tout cas deux. Deux de plus devrait-on dire, car un peu partout dans le monde, l'on exprime son ras-le-bol. Il serait temps de le réaliser.

    La première claque a été mise sur les instituts de sondage. Si ceux-ci paraissent assez crédibles quand il s'agit de savoir à quelle vitesse vous voulez rouler, ils sont dépassés sur tous les sujets sensibles, nous en savons quelque chose en Suisse. Les minarets, l'immigration sont de beaux exemples de plantées magistrales. Si j'étais responsable d'institut de sondage, je demanderais que toutes les réponses considérées sensibles reçoivent au minimum 3 points de plus que ce que les gens déclarent. Cela semble tellement logique. Sauf à vouloir tronquer.

    La deuxième claque, elle a été pour ce mouvement mondial de globalisation, de libéralisme à outrance, d'immigrations. Il y a eu la Suisse avec le 9 février, puis le Brexit, puis ce vote au Tessin demandant que les locaux aient la priorité, et l'on attend d'ailleurs avec impatience d'autres initiatives cantonales allant dans le même sens. Car ce monde prônant intelligemment les légumes du coin mais encourageant toutes les autres choses et personnes provenant de loin, est absurde.

    Et enfin, ce vote en faveur de Trump. Lui aussi, il est dû principalement à l'immigration de masse que subit les États-Unis. Sinon, que l'on m'explique pourquoi la Floride, qui fait partie des états-balance, ce serait-elle inclinée pour ce que les médias de masse annonçaient comme le pire candidat de tout ? C'est que tout simplement, là-bas, les Blancs deviennent minoritaires, l'anglais va passer au deuxième rang, et les taux de criminalité explosent précisément à cause des violentes bandes...latinos. L'Espagne en sait d'ailleurs aussi quelque chose.

    Je m'empresse de préciser que bien que je m'attendais à une victoire de Trump, je ne le soutiens pas forcément pour autant. Je me fais désormais du souci pour les malades des États-Unis, pour la violence avec les armes dans ce pays, pour leur folle consommation des ressources naturelles. En revanche, je suis heureux qu'il y ait un coup d'arrêt à l'ultra-libéralisme, et semble-t-il à l'ultra-interventionnisme guerrier des États-Unis dans le monde. Et que la vague d'immigration que ce pays a connu s'inverse, nous savons ici aussi les dégâts que cela fait. Jolis motifs de réjouissances, déjà.

    Cela se poursuivra aussi en Europe, le prochain épisode allant se dérouler en Autriche en décembre, où il semble bien probable que lors de la répétition des élections présidentielles, ce n'est pas 49,8 % que le candidat anti-immigration obtiendra cette fois, mais passera plutôt avec 50,02%, au minimum. Les quelques mois qui se sont écoulés suffiront. La lame de fond continuera, puissante.

    Vu les cris d'orfraie pour Trump, autant qu'ils se préparent.

  • Les sirènes, la plus grande nuisance de Genève

    Dans ce blog, il va y avoir quelques sujets récurrents. Les sirènes en font partie. Nous avons en effet, là aussi, dépassé tout seuil de tolérance. Il n'y a pas de nuisance plus grande à Genève.

    Vendredi passé fut une journée que l'on pourrait classer dans l'échelle de l'insupportable, comme noire. En tout cas pour les gens habitant au centre ville, respectivement dans le quartier le plus sinistré par les sirènes qui est, inévitablement, celui des HUG. En permanence, les unes derrière les autres, ou quasiment. Il pleuvait, il semble que l'on s'accidente bien plus gravement ces jours-là.

    Samedi fut une journée relativement normale. Des sirènes, comme il y en a dans toute ville moyenne d'un demi-million d'habitants comme Genève. En revanche, dimanche fut à nouveau infernal. Et ce dès le matin. À devenir fou. Tout cela alors que c'est le jour où il y a le moins de trafic. J'aimerais donc répéter publiquement l'horreur que nous devons vivre par ici.

    Ainsi que je l'ai dit dans mes précédents billets à ce sujet, il n'est pas question de remettre en cause le système de secours. Mais le bruit étant fondamentalement reconnu comme nuisible pour la santé, instrument de torture même, perdre sa santé pour celle des autres, il n'en est absolument pas question. A fortiori dans une ville de cette taille, bien qu'il ne m'échappe pas que tout est fait pour diminuer les espaces de circulation, bloquant du même coup les véhicules d'urgence.

    Et avertir. Avertir que j'ai entendu parfois crier sur les sirènes, hurler même, à l'instant où elles étaient arrêtées. Dire, aussi, que, distribuant une lettre collective dans les boites aux lettres du quartier, on ne m'a jamais parlé pour me dire que ce combat était risible. Au contraire, pour me remercier et me confier son désespoir, sa colère, parfois même par écrit. Et au boulevard du Pont-d'Arve, une personne de me dire qu'elle se retenait pour ne pas faire un malheur, avec tout ce bruit. Depuis lors et par bonheur, le phono-absorbant y a été posé, mais les sirènes, elles, perdurent.

    Et enfin, demander. Demander publiquement qu'un député exige des explications. Si je l'étais, je le ferais de suite, urgemment. Soit cette ville est en état de siège et l'on nous cache quelque chose, par exemple des bagarres récurrentes au couteau entre les nombreux indésirables qu'il y a par ici, soit le système de secours fonctionne mal. Car des urgences médicales aussi répétitives, vous me direz ce que vous voudrez, non. D'ailleurs, j'écris sans traîner et durant ce seul billet, rien moins que 6 sirènes.

    Une forme de preuve.

  • Bas les pattes, Chappatte !

    Qu'est-ce que j'aime les dessins de presse ! Peu m'importe si le trait tape sur la gauche, la droite, la religion ou que sais-je. Mais il y a un dessinateur qui commence à me taper sur les nerfs.

    Son talent de dessinateur est grand. J'en ai vu, de puissants dessins. Très politiques, c'est son droit. D'autres dessinateurs font eux, juste dans le puissant humour. Un salut ici à celui-ci qui aura sans doute fait le plus rire, Bürki. Il y a de rares fois où l'on regrette que la société ait créé la retraite...

    Mais à part très politique, Chappatte est très médiatique. Souvent interviewé, en a-t-il d'ailleurs jamais refusé. Et systématiquement, à un moment donné, vous assisterez à une déblatération sur les gens qui ne seraient pas mondialistes, qui ne verraient pas le monde comme lui. Il va de soi que j'en fais partie et, au vu de l'état de nos sociétés suisse et européenne, de plus en plus fièrement, même.

    La dernière en date était lors de l'agréable émission Geneva Show sur Léman Bleu, de vendredi passé. Bien entendu, ça n'a pas loupé. En gros, tous les votants qui expriment leur ras-le-bol, leur désespoir (les deux parfois), sont des gens qui manquent d'ouverture, des racistes, les fameux populistes, même des hérétiques. Et de l'Europe aux États-Unis, je vous prie. Monsieur a dit.

    Je trouve extrêmement gênant de venir nous donner des leçons sur le manque d'ouverture et l'immigration, lui qui est précisément un produit de celle-ci. C'est assez courant d'ailleurs, nous avons encore eu à le supporter récemment avec la famille qui a dû retourner en Croatie, où elle avait déposé sa demande d'asile originelle. Eh bien, d'autres produits de l'immigration nous disaient ce que nous devions faire chez nous. Nos colères ne peuvent être que plus grandes encore.

    Chappatte officie notamment dans Le Temps, journal tout aussi mondialiste s'il en est, dont je ne lui pardonnerai jamais d'avoir quitté Genève pour d'obscures raisons zurichoises (là aussi, là encore). En tout cas, après avoir dû encaisser ses remarques à répétition et l'extase médiatique inter pares pour ce dessinateur, sans l'affubler de trop de noms à mon tour, je veux lui dire ici que, désormais, il ne nous dénigrera plus si gratuitement, cet artiste.

    Et qu'il reste sur ses planches.

  • Oh comme je préfère Genève à Zurich, moi !

    En voilà deux qui ont déjà eu l'honneur de mes quelques lignes, pour des motifs différents. Vu qu'elles se rencontrent, s'aiment, et commettent leur premier dérapage, reparlons-en.

    La première est une femme politique qui, semble-t-il, a de l'avenir, Céline Amaudruz. Je souhaiterais la voir au Conseil d'État genevois aux côtés de Mme Emery-Torracinta, non pour leur condition de femmes, ni par méconnaissances politiques, ni pour de secrètes amours pour elles. Simplement parce que je pense qu'elles le méritent, et que nous pourrions sans hésiter laisser le destin de l'Instruction publique dans les mains de celle qui l'a, et confier la sécurité dans celles de l'autre.

    La deuxième est Zurich. La sinistre Zurich, je n'en démordrai pas, j'expliquais pourquoi sur mon billet éponyme. Entretemps, elle nous en a refait des pas mal, avec les scandales de la FIFA qui, allez savoir pourquoi, est aussi par là-bas. Et a montré tout son bon goût en installant une grue maritime rouillée durant un an sur les quais, et construisant le plus grand silo de Suisse...en plein centre ville.

    Mais voilà que la première a déclaré sa flamme pour la deuxième dans un quotidien de boulevard...zurichois. Non seulement sa flamme, mais également ses états d'âmes pour Genève. Plus de culture paraît-il à Zurich, plus de restaurants où l'on mangerait bien, plus de sécurité.

    Si j'abonde dans le dernier point, j'aimerais tout de même rappeler ici les différences qu'il y a entre nos deux villes. Genève règle ou traite, depuis longtemps, à peu près tous les conflits du monde. Parole de Genevois, j'en ai vu des présidents ou des secrétaires d'états par ici, en vrai ou en cortège de limousines. Et en ai même pâti parfois, comme l'autre soir, bloqué à 23h sur le quai Wilson dans un bouchon digne des 17h, le temps qu'ils sortent de là où l'on arrêta par bonheur...le fils Kadhafi.

    Tout cela, les ambassades et autres missions diplomatiques, occupe des centaines de postes de policiers, ce que Zurich n'a pas à faire. Je ne résiste d'ailleurs pas à répéter ici l'anecdote qui avait blessé Zurich jusqu'à la moelle, lorsque Barack Obama déclara qu'il voulait y passer pour...y skier. En plus, Zurich n'a pas la chance d'être entourée par une frontière, respectivement française, avec une Zone de sécurité prioritaire à moins de 10 kilomètres. Ça change la donne, quand même.

    Pour la culture et les restaurants, j''ai plus que des doutes. Il est de notoriété publique qu'en ces deux domaines Genève fait pas mal. Tout en étant moitié plus petite. Donc ces critiques venant de Céline Amaudruz m'ont choqué, énervé. Un politicien, un peu comme un journaliste sportif qui enjolivera toujours l'équipe de son coin, a souvent tendance a flatter celles et ceux d'où il vient. C'est humain, normal. Il n'a en revanche quasiment pas le droit de les dénigrer. Surtout que dans absolument tous les classements de villes mondiaux, sans exception, Genève talonne Zurich.

    Dans les premières places.