11/09/2014

Fiche le Temps!

Je suis fâché. Ca doit se sentir, moi qui me mets à écrire ces lignes à partir d'une heure du matin, ça faisait longtemps...

Voici donc que "Le Temps" part à Lausanne. Tout ça, parait-il, pour des collaborations avec "Edelweiss" et "L'Hebdo"... Mais surtout, nouveau groupe de presse, rachat, et validation par Dame Comco qui, comme pour le rachat de Denner par Migros, ne voit rien de bien gênant à ce qu'il ne reste en gros plus que deux groupes de presse en Suisse.

Décision zurichoise, il fallait bien qu'ils la fassent, ceux-là (vous rappelez-vous de mon billet "Sinistre Zurich" d'ailleurs...?) Et vlan! On envoie ce quotidien à Lausanne, aussi facile qu'une lettre par la poste. Comme si le journalisme était meilleur là-bas. Joli cadeau pour le Jeûne genevois, en sus.

Bien entendu, là-bas, ils ne vont pas se faire prier pour le recevoir, ce sera même le tapis rouge! Souvenez-vous, lors des discussions sur la fusion de la télévision et de la radio, le Conseil d'État vaudois parlait rien moins que de "catastrophe" si la radio quittait Lausanne. Mais cela ne le gênera nullement que quasiment toute la presse écrite soit chez lui, ça c'est sûr. Et on avait déjà eu un coup similaire avec Radio-Lac.

Moi, Le Temps, il m'arrivait de le lire. Pas toujours, mais souvent avec intérêt. J'ai constaté la lente disparition de tout ce qui faisait référence à Genève, déjà. Vous pensez donc, la deuxième ville de Suisse, la seule qui soit internationalement reconnue, celle où se prennent des décisions dont on n'imagine même pas les portées dans le monde, elle ne mérite pas que l'on parle un peu plus d'elle que les autres!

Certes, dans son histoire, il y avait un peu celle de la Gazette de Lausanne, et celle bien brève du Nouveau Quotidien. Mais surtout, il y avait celle du Journal de Genève. Pour moi, ce journal devait donc rester à Genève. Puisque c'est ainsi, fiche donc le camp! Désormais, je t'ignorerai. Et pour qui se souvient d'une chronique du Journal de Genève glissant vers sa fin, le bananier est vraiment mort, cette fois...Merci, Zurich. Merci, l'Économie.

Mais c'est tout vous.

Fiche Le Temps !

Je suis fâché. Ca doit se sentir, moi qui me remets à écrire ces lignes à partir d'une heure du matin, ça faisait longtemps...

Voici donc que "Le Temps" part à Lausanne. Tout ça, parait-il, pour des collaborations avec "Edelweiss" et "L'Hebdo"... Mais surtout, nouveau groupe de presse, rachat, et validation par Dame Comco qui, comme pour le rachat de Denner par Migros, ne voit rien de bien gênant à ce qu'il ne reste en gros plus que deux groupes de presse en Suisse.

Décision zurichoise, il fallait bien qu'ils la fassent, ceux-là (vous rappelez-vous de mon billet "Sinistre Zurich" d'ailleurs...?) Et vlan! On envoie ce quotidien à Lausanne, aussi facile qu'une lettre par la poste. Comme si le journalisme était meilleur là-bas. Joli cadeau pour le Jeûne genevois, en sus.

Bien entendu, là-bas, ils ne vont pas se faire prier pour le recevoir, ce sera même le tapis rouge ! Souvenez-vous, lors des discussions sur la fusion de la télévision et de la radio, le Conseil d'État vaudois parlait rien moins que de "catastrophe" si la radio quittait Lausanne. Mais cela ne le gênera nullement que quasiment toute la presse écrite soit chez lui, ça c'est sûr. Et on avait déjà eu un coup similaire avec Radio-Lac.

Moi, Le Temps, il m'arrivait de le lire. Pas toujours, mais toujours avec intérêt. J'ai constaté la lente disparition de tout ce qui faisait référence à Genève, déjà. Vous pensez donc, la deuxième ville de Suisse, la seule qui soit internationalement reconnue, celle où se prennent des décisions dont on n'imagine même pas les portées dans le monde, elle ne mérite pas que l'on parle un peu plus d'elle que les autres !

Certes, dans son histoire, il y avait un peu celle de la Gazette de Lausanne, et celle bien brève du Nouveau Quotidien. Mais surtout, il y avait celle du Journal de Genève. Pour moi, ce journal devait donc rester à Genève. Puisque c'est ainsi, fiche donc le camp ! Désormais, je t'ignorerai. Et pour qui se souvient d'une chronique du Journal de Genève glissant vers sa fin, le bananier est vraiment mort, cette fois. Merci Zurich, merci l'Économie.

Mais c'est tout vous.

13/06/2014

Police...insécuritaire

La scène s’est passée vers midi ce jour, à la place Claparède. Descendant le boulevard, je vois une camionnette à moitié sur le trottoir de la place, presque sur le gazon tout près d’un arbre, avec une voiture de police devant, tous feux allumés.

Sans curiosité excessive, j’essayai de comprendre ce qui avait bien pu se passer, et constatai qu’heureusement, à priori nul blessé n’attendait des secours. Je vois trois hommes en shorts discuter à côté. Je pensai que les policiers étaient à l’arrière, avec par contre peut-être un autre véhicule encastré ou quelque chose de plus grave.

Arrivant à cette hauteur, rien. Je commençai à m’interloquer, mais je n’avais pas pour autant à m’immiscer là-dedans, je continuai mon chemin. C’est alors que soudainement je compris. Je venais de voir deux fonctionnaires de police qui faisaient leur grève de l’uniforme, et le troisième homme était certainement le conducteur de la camionnette de déménagement. Tous en shorts, donc.

Las ! Ce n’était donc pas pour menacer ! Il existe vraiment à Genève des policiers qui considèrent que leur rémunération, qui est pourtant parmi les plus élevées d’Europe, ne peut pas être discutée ? Mon sang n’a fait qu’un tour. Quelle image ! Puis, y réfléchissant par la suite, je me disais, quelle contribution à l’insécurité ! En effet, déjà qu’avec la grève des amendes d’ordre -les grèves même, car ils n’en sont pas à leur coup d’essai- les sentiments d’impunité se généralisent. Si en effet l’on ne voit plus de policiers parce qu’ils ne portent plus l’uniforme, où notre pauvre Genève va-t-elle finir ?

Je ne serai jamais Conseiller d’État, et ils ont bien de la chance. Car avec moi, je leur ferais transmettre un ordre de service exigeant le port de l’uniforme à la réception de celui-ci. Sans quoi, mise-à-pied immédiate pour un temps, sans solde bien entendu, jusqu'au retour à plus de respect pour leur employeur et leurs concitoyens qui les paient. Mais j’adresse cette supplique au Conseiller d’État Maudet. S’il ose, ce dont je doute.

Car la police qui contribue à l’insécurité, ça, fallait le faire.

 

 

 

(N.B. : « Insécuritaire » n’est pas encore officiellement reconnu, mais il avance. Il mérite d’être aidé, je trouve…)

20/02/2014

Lausanne, capitale (du cauchemar) olympique

J'aurais aimé publier ces lignes vendredi 7, jour de l'ouverture des Jeux olympiques. Mais ne voulant toucher aucun autre sujet dans la période du vote du 9 février, je ne le ferai que maintenant.

Nous voici donc arrivés de nouveau à la période olympique. Celle où des milliers de femmes et d'hommes vont courir, concourir, jouer, se mesurer, jubiler, mais aussi endurer, souffrir, se démoraliser, se blesser, pleurer. Celle où ils vont chercher, quémander, supplier de gagner quelques millimètres ou quelques millièmes de secondes. Bref, celle où l'humain ne montre pas forcément ce qu'il a de pire, mais en tout cas pas ce qu'il a de mieux non plus.

Mais si ce n'était que cela! Car il y a aussi les énormes dépenses financières, les empreintes écologiques et le gaspillage énergétique gigantesques. Pour rien, ou presque. En effet, les sites olympiques ont ceci de gênant -on aurait envie de dire, de révoltant- qu'une fois les jeux finis il ne subsistent que les restes, inutilisables. Pour les avoir vus ailleurs, il me semble que c'est mieux que Sion ne fût pas choisi en 2006. Peut-être que pour les sédunois aussi, d'ailleurs, on vous aurait cassé votre ville. Et avec le recul on relativise tout, même les plus grandes défaites, vous savez bien.

On oublie cependant que si la Suisse a été relativement épargnée par ce gaspillage, elle n'en abrite pas moins le siège du CIO, en la ville de Lausanne. Ville voulant à tout prix être autre chose que la capitale du canton de Vaud et qui s'est donc profilée pour être capitale olympique, et qui l'a eu. On ne se demandera pas comment d'ailleurs, sachant depuis tout jeune que les votes olympiques sont particulièrement durs à interpréter et à comprendre...

Mais est-ce fondamentalement honorifique d'être la capitale d'une organisation dont le but premier est d'améliorer certains scores, comme nous le disions un peu plus haut, de quelques secondes, quelques centièmes de seconde ou de quelques millimètres? Et qui, pour ce faire, provoque de tels ravages sur les paysages et engloutit des milliards de nos monnaies fortes, ou des trillions des monnaies du reste du monde? Comble parfois, là où les populations locales sont dans la misère? Et qui plus est, qui pavoise avec ce titre, jusqu'à le mettre un peu partout et même sur la gare de la ville?

C'est personnel, mais moi j'ai envie de dire que non, ça ne l'est absolument pas. Donc cela risque de froisser, de froisser fortement même tant je sais que la moindre réserve ou critique sur cette ville déclenche des réactions nucléaires dont Genève pourrait s'inspirer, mais Lausanne est donc bel et bien la capitale du cauchemar olympique. C'est mon avis, depuis longtemps.

Qu'on me le passe, sportivement.

11/02/2014

Je confirme mon vote et vous, calmez-vous !

Je m'attendais à pouvoir passer à autre chose, à ce qui pousse tous azimuts pour être enfin partagé avec vous. Or, au vu des réactions qui arrivent depuis dimanche, il va falloir réagir, encore.

Nous avons eu tout d'abord les réactions de l'Europe. Ca se comprend, ça la concerne au premier chef. Certains propos ne m'ont pas du tout plu, notamment celui sur "les instincts les plus bas" mais laissons, je risquerais d'être dur aussi. En tout cas, nous verrons bien leurs propos tremblotant en mai prochain lorsque, possiblement, 25% du Parlement européen sera composé de députés hostiles à l'Europe. Et lorsque Cameron fera son référendum sur la sortie du Royaume-Uni.

Puis, le Conseil d'État genevois qui monte au créneau. Déjà qu'avant la campagne il a donné de la voix, voilà qu'après aussi. Je peux le comprendre également, la Genève internationale est tout aussi chère pour moi que pour lui, mais il me semble qu'elle fonctionnait très bien, même avant le tout premier balbutiant flirt européen. Ce n'est pas très normal et avec ça il prend l'option de faire entrer en son sein, à la prochaine échéance, deux personnes réellement à droite. Libre à lui.

Ensuite, voilà le directeur de l'EPFL qui sort du bois. C'est bien normal aussi, remarquez. Si imbriqué qu'il est avec le gouvernement vaudois et l'Union européenne, et possible récipiendaire d'un milliard de francs. Qui ne le ferait pas... Toutefois, les écoles et les échanges fonctionnaient eux aussi bien avant l'Europe. Quant à Erasmus, ce serait dommage, mais si c'est la contrepartie à payer pour que des dizaines de milliers de personnes sur le carreau en Suisse ne le soient plus, tant pis.

Enfin, l'inévitable Cohn-Bendit est apparu également, ce n'est point une surprise. Toujours aussi respectueux des votes populaires, toujours aussi écolo-socialiste pour certaines choses et toujours aussi libéral pour d'autres. Je veux parler de la libre circulation, bien entendu. Il nous aurait manqué. Et tous les autres qui ont donné de la voix depuis dimanche, critiquant notre vote, s'étranglant.

À tous, j'aimerais vous dire que nous, gens qui avons voté oui, nous vous avons entendus. Mais que nous sommes heureux du résultat du vote. Certes, il y aura des problèmes, de l'adversité, mais d'ici quelques années nous devrions avoir enfin stabilisé le taux d'étrangers en Suisse (qui restera toujours trois à quatre fois supérieur à ailleurs, cela devrait encore vous aller), et il ne devrait plus être impossible de retrouver un logement, de trouver ou de changer d'emploi.

Je veux donc confirmer ici mon vote, quelles qu'en soient les conséquences. Cependant, rien n'est figé dans la vie, et encore moins dans notre belle démocratie. Rien n'empêche personne de proposer, construire un deuxième vote. Il me semble d'ailleurs que c'est ce que le Conseil fédéral finira par faire. Et à ce moment-là, nous y réfléchirons, en reparlerons et déciderons, en toute liberté.

Mais dans l'immédiat, vous encaissez ce résultat et vous vous calmez, s'il vous plait.

Chavannes - Versoix : 40 à 0 !

D'autres scrutins ont eu lieu dans la foulée du 9 février et qui m'ont interpellé, sur les constructions notamment. Parlons-en, même si cela ne va pas nous arranger, compatriotes genevois...

Il y avait donc trois enjeux concernant la construction ce jour-là. Tout d'abord, la loi sur les densifications, qui a été acceptée. Il me semble que c'est mieux ainsi, personnellement. Il y a une telle cohorte de gens qui s'opposent à la construction dans ce canton que l'on ne va pas se plaindre lorsque certains se font talquer. Pour le coup, là, c'est l'UDC et le MCG qui ont perdu leur référendum.

Il y avait aussi un référendum municipal à Versoix contre un plan de logements assez important, au centre ville, avec une tourelle de dix étages. Qui lui, a été refusé. Plus de 200 logements à la trappe! Cette fois, grâce aux Verts. Notre merci, lui, devrait être rouge vif. Un immeuble de 10 étages, quelle horreur! Alors qu'à Pont-Céard, quartier juste à côté, la plupart en ont huit. Enfin...c'est bien dommage pour Versoix. Et c'est bien dommage pour l'entrée dans le canton de Genève en train.

Mais sortons un peu de nos étriquées et frileuses frontières cantonales, direction Lausanne. Juste avant, vous avez Chavannes, petite ville comme Versoix, à moitié moins peuplée mais qui vient d'accepter, elle, un plan de logements similaire mais avec une tour de...quarante étages! Et confortablement, s'il vous plait, à plus de 60% des votants!

Personne ne demande cela à Versoix, bien entendu. Mais de voir que d'un côté une tour de 40 étages est quasiment plébiscitée et de l'autre, une tourelle de 10 sèchement refusée, cela me laisse songeur. Fâché, même si tous les votes se respectent. Mais pourquoi donc? Que se passe-t-il? Les Genevois ont-ils envie de décliner? Avec le WWF aux commandes, par exemple, au vu de ce qu'ils sont arrivés à faire avec la plage des Eaux-Vives?

Ou alors, encore un coup de la Coalition des Naufrageurs dont je parlais? Je n'en sais rien. Mais ce que je sais, c'est qu'avec des votes comme ça, petit à petit, on sait de quel côté va pencher la région.

Un peu à la manière de la tour de Pise...

03/02/2014

Lettre à un jeune citoyen suisse (version pour le "oui"...)

Un autre blogueur de la Tribune s'est fendu d'un billet t'invitant toi, jeune citoyen, à voter "non" à l'initiative contre l'immigration de masse. Du coup, j'ai envie de t'écrire moi aussi, mais pour le "oui".

Au contraire de mon collègue blogueur, moi je ne pense pas que tu considères tous les politiciens comme "pourris". Franchement, c'est peut être le cas dans d'autres pays, notamment dans ceux où j'ai vécu, mais en Suisse, nous nous tenons bien encore. Tout comme ceux qui sont plus au Nord que nous en Europe. Et je sais, aussi, que pas mal d'entre vous s'intéressent à la chose publique. Donc en fait, il ne pense pas beaucoup de bien de vous les jeunes, à priori, ce collègue.

Lui, il te dit des choses incroyables, je ne vais pas toutes les reprendre ici. Mais en gros, si tu votes oui, nous nous isolerions, tu perdrais tes droits d'aller étudier ailleurs, tu te sentirais mal à l'aise vis-à-vis des autres bref, tu serais cuit...N'écoute pas ce genre de bêtises. C'est exactement comme un autre parti de sa tendance, de l'autre couleur de la pastèque, qui nous a monté une comédie l'autre jour sur la place fédérale avec des barbelés et tout. Oui je te jure, des barbelés.

Je vais te donner plusieurs raisons de voter oui, moi. Avec des faits. Tout d'abord, tu auras vu que le nombre d'étrangers dans notre pays est très grand. Si tu as voyagé un peu, tu auras constaté que beaucoup plus qu'ailleurs, même. Peut-être ne veux-tu pas, non plus, que cela continue à augmenter. Car nous y arriverons vite, au moment où toutes les villes du pays auront 50% d'étrangers. Ou plus.

Pense aussi au logement. Tu en as cherché, déjà? Tes amis? Je suis sûr que oui. Tu auras peut-être vu, comme moi, des gens s'entasser dans des apparts. En ce qui me concerne, je le disais sur un autre billet, des familles portugaises à 4 ou 5 dans un 2 pièces (oui un 2 pièces, et genevois en plus, maman et papa dormant dans la cuisine). Avec 4 des membres qui travaillent, ça ramène au minimum 15'000,- nets par mois et ça permet la construction de jolies villas au Portugal. Mais entre-temps, ton chambre-cuisine à 1'000,- toi, tu ne l'auras pas. Dommage collatéral, dans ton pays.

Et l'emploi. Ca devient galère, pour nous. C'est qu'une bonne partie de l'Europe est heureuse de venir bosser en Suisse, elle peut demander la moitié moins que toi, et ça peut encore lui faire la moitié plus que d'où elle vient. Donc tu vois, toi... Et puis il y a aussi des Italiens (un des pays et une des cultures que je chéris, pour que tu voies comme je suis raciste), qui viennent faire des apprentissages en Suisse et y gagnent plus, en 3ème et 4ème année, que bien des ouvriers d'Italie. Là aussi, toi...

Voilà, quelques éléments que j'avais envie de te donner. Regarde un peu mes billets précédents si tu le souhaites, moi j'ai considéré qu'il fallait que je m'engage à donf. Et pour finir, voici la conclusion de mon collègue blogueur, seule chose que je partage avec lui :

"Vote avant le 9 février (en plus par internet, c'est facile !) et dis à tes copines et tes copains d'en faire autant ! Montrez-nous quelle Suisse vous voulez demain, car celle-ci vous appartient !"

C'est malheureusement ce dernier élément qui va changer, si tu votes non.

Amitiés.

29/01/2014

9 février : Préparez-vous au tremblement de terre !

Je sais, vous allez dire que je rêve. Ou que je prends mes rêves pour la réalité. Il n'empêche, c'est risqué mais je me lance à l'eau, j'ose : Conseil fédéral, Europe, médias, préparez-vous, il va y avoir un tremblement de terre politique le dimanche 9 février. Et voici mes arguments.

Tout d'abord, je n'entends pas beaucoup de voix autour de moi pour contrer l'initiative sur l'immigration. Je vous prie de croire même, aucune. Et dans mes précédents billets, une ou deux personnes sont venues contrer mes arguments, et je les en remercie. Mais tout le reste n'est qu'enthousiasme fort, envie, désir qu'elle passe. J'en ai été le premier surpris.

Puis, j'ai ressenti une certaine panique à bord au Conseil fédéral. Imaginez, un geste en faveur des locataires! Qu'un nouveau locataire connaisse le prix du loyer de l'ancien. Alors ça, on n'osait même pas l'imaginer dans nos rêves les plus fous. Et également, l'annonce des conditions d'octroi plus stricts des assurances sociales pour ceux qui viennent d'arriver. À peine croyable! Si cela ne s'appelle pas panique à bord, alors je ne sais plus...J'ai la conviction qu'il reçoit des sondages plus pointus -ce que tout bon gouvernement se devrait de faire- et qu'ils l'ont décidé à réagir pour éviter la déroute.

Ensuite, la presse qui parle enfin de la situation catastrophique du Tessin. Ils ont dû soulever des montagnes, nos amis tessinois, pour se faire entendre. Les Alpes, les vraies. Des salaires à 2'500,- désormais, quelle honte! Moi qui ai cherché des postes là-bas aussi, je comprends pourquoi je n'ai jamais obtenu de réponse, ni même dans les postes où trois langues dont le français maternel étaient impératives. Bravo pour votre combat en tout cas. Et le courage de la gauche tessinoise qui se met enfin du côté des gens qu'elle dit défendre. Bravo, bravo a voi tutti.

Puis, ce n'est pas fini, il faut rajouter les foutaises dites par le patronat. Je n'aime pas ce mot mais je le répète, foutaises. J'ai trop entendu de gens qui sont sur le carreau à cause de cette situation, je la vis trop moi-même pour me rendre compte. Les flots de travailleurs arrivent de partout et nous, nous restons sur le bas-côté de la route. Et, en plus, on a eu la merveilleuse idée de diminuer les prestations chômage pour nous. Statistiques trompeuses, statistiques tronquées. Colère.

Enfin, l'on devrait prendre en compte encore deux ou trois facteurs. Le premier est que les gens n'aiment pas avouer leur vote sur des questions sensibles. On l'a bien assez vu avec les minarets. Puis aussi, je pense que le Conseil fédéral s'en mord les doigts, mais il n'a sans doute pas réalisé que joindre à ce vote celui sur l'avortement allait amplifier les votes de droite. Ceux qui manqueront.

Pour moi, l'initiative sera donc acceptée. Je le pense, l'espère, mais surtout l'hume. Je peux me tromper bien sûr, mais je crois sentir la puissance de la lame de fond. Certains feraient bien de s'y préparer. Cependant, si ce ne devait malgré tout pas être le cas, elle s'approchera des 50%, voire obtiendra l'une des majorités, et de justesse peut-être pas la deuxième.

Mais ce serait déjà un tremblement de terre.

24/01/2014

Genève-Plainpalais, 2014 : 70% d'étrangers

Troisième des probables quatre billets que j'ai l'intention de publier en vue du vote du 9 février. Pour informer de certaines réalités. Le reste attendra, certains ont eu chaud, vous verrez qui bientôt...

Entrons un peu dans les chiffres. Il y a donc en Suisse, officiellement, à peu près 25% d'étrangers recensés. Dans les villes, beaucoup plus bien sûr, et à Genève plus encore. Selon les chiffres, nous arrivons à 40% pour le canton et autour de 50% pour la seule ville de Genève. Pour tous ceux qui sont contre l'initiative, ce n'est pas assez. Pensez-donc, 50% d'étrangers, ce n'est rien!

Cependant, ainsi que je l'avais dit dans l'un de mes précédents billets, cela dépend bien entendu des quartiers. Pour prendre le mien, Plainpalais (que j'adore en soi), il est bien en dessus, nous pouvons raisonnablement estimer 60%. Mais les chiffres qui nous sont donnés sont ceux des gens qui ont été civiquement s'enregistrer. Dans la rue, la réalité est tout autre. Et il faut en rajouter, du monde.

Tout d'abord, les irréguliers et les illégaux. J'estime que dans chaque ville ils sont de l'ordre de 5 à 10%, mais c'est dur à dire, par définition. Puis il faut rajouter les demandeurs d'asile, bien entendu. Et également les visiteurs, les travailleurs journaliers ou temporaires. Rajoutez-y les étudiants et les touristes (à qui, aux premiers comme aux seconds, je donne une cordiale bienvenue), les Roms autour de La Plaine, à la place des Augustins et ailleurs, je suis formel nous évoluons dans ce quartier avec environ 70% d'étrangers. Certainement la même chose aux Pâquis aussi, d'ailleurs.

Ainsi que je l'ai dit déjà, j'aime aussi l'ouverture, les contacts de partout. J'ai eu autour de ma table des gens d'une bonne partie du monde. Et petite confidence puisque nous nous connaissons un peu maintenant, ailleurs aussi, parfois. Mais je considère que nous ne pouvons plus continuer comme cela. Se rendre compte que l'on vit tous les jours dans une masse d'étrangers pareille, avec leur façon de vivre à eux, leurs codes, leur politesse bien différente à la nôtre, leur respect de la femme aussi, ça ne va plus. Il faut changer le cours des choses, en tout cas essayer.

C'est devenu une urgence.

16/01/2014

Un autre "FAIF" dans 15 ans, qui sera un vrai "FIVE"

Ainsi que je l'ai dit, je m'engage fortement en faveur de l'initiative contre l'immigration de masse. C'est exceptionnel, ce ne sera le cas que pour des objets d'importance majeure. Un vote sur le nucléaire par exemple. Mais là, je mettrais la plus puissante des énergies contre, soyez sûrs.

Ici, je voudrais informer, indiquer pour ne pas dire avertir les personnes qui voteraient non à l'initiative UDC (et qui, selon toute vraisemblance, voteront oui au "FAIF", Financement et Aménagement de l'Infrastructure Ferroviaire), qu'elles nous planifient par là d'ores et déjà un prochain vote ferroviaire. Nous devrons donc nous y préparer nous aussi d'ailleurs, bien que ce sera par la force.

En effet, d'après les statistiques de la Confédération, près de 800'000 personnes sont venues en Suisse depuis l'ouverture des frontières en 2002. Oui, vous avez bien lu, 800'000, alors qu'il y avait des freins les premières années! Il faut bien les mettre quelque part ces personnes, les faire circuler, que ce soit en train, en voiture ou même à pied. Cette arrivée massive, c'est une des raisons pour lesquelles toutes nos infrastructures sont actuellement saturées, pour ne pas dire l'unique raison.

Donc ce financement, s'il est voté, tentera d'améliorer la situation actuelle. Avec des résultats dans une dizaine d'années, au mieux. Au rythme où l'immigration va, un enfant comprendrait que nous n'y arriverons jamais. Bien entendu, je vois déjà venir certains me dire que les 800'000 personnes en dix ans c'était exceptionnel, que la conjoncture redescendra, et tout le reste.

Eh bien navré, c'est comme tirer au sort en étant sûr de gagner à l'avance. Car voyez-vous, ce qui peut arriver aussi, surtout, c'est que non seulement l'immigration continue à ce rythme, mais qu'elle soit même encore plus forte! En tant que telle, déjà, et aussi à cause de l'appel d'air que cela provoquerait en Europe si par malheur l'initiative était repoussée (partout les titres "les Suisses refusent de limiter l'immigration").

Il faudra donc s'armer de patience, encore, s'habituer aux bouchons permanents, aux trains en position debout aux heures de pointe, parer au plus pressé, préparer de nouveaux projets, le tout pour les vingt prochaines années, au bas mot. Coûts astronomiques, emprises sur le terrain et augmentation de la TVA en sus, bien entendu. Vous parlez d'un bonheur.

Donc après les quatre premiers plans ferroviaires Rail 2000, NLFA, ZEB, le probable FAIF et leur total gigantesque de plus de 40 milliards, il en faudra un cinquième qui sera un vrai FIVE, cette fois.

Le Fonds d'Investissement pour les Venus d'Europe. Ce n'est pas plus compliqué que cela.

09/01/2014

Pour moi, ce sera double ou quitte

Un mois. Voici ce qui nous sépare du 9 février, jour où le peuple votera sur l'initiative contre l'immigration de masse. Moi, je veux absolument m'engager pour ce vote, et voici pourquoi.

Je suis né dans une belle ville, Genève, il n'y a pas si longtemps tout de même. Tout n'allait pas forcément bien à ce moment là, bien entendu, mais ça allait. Très vite, j'étais entouré d'étrangers, à l'école ou ailleurs. Une rapide pensée d'ailleurs ici pour Stefan l'Allemand, Nadia et Yvano les Italiens, Daniel l'Hollandais, Alberto l'Espagnol, et j'en passe. Nous étions amis, parfois un peu moins, parfois bêtement rivaux, mais ça c'est une autre histoire. Ça allait bien.

Puis, j'ai voyagé, vécu à l'étranger. Je compte désormais plus d'amis en Europe qu'en Suisse. Je sais très bien qu'ils seront infiniment plus proches de moi en cas de problème que mes compatriotes. Je sais très bien, aussi, comment nous nous prenons dans les bras lorsque nous nous revoyons après longtemps. Rien à voir non plus avec mes compatriotes. Bref, je les aime, mes amis de l'étranger.

Ensuite, scrutins européens oblige, la Suisse s'est ouverte. J'ai voté oui, à tout. Cependant, j'aimerais dire ici à quel point je le regrette. Cette fois, c'est l'occasion de dire stop, j'aurais même envie de l'écrire en majuscules. Le pays et la ville où je suis né, je ne m'y sens plus chez moi. Que de gens d'ailleurs! D'autres coutumes, d'autres comportements, d'autres regards. Voyez-vous, j'estime que j'ai le droit de me sentir chez moi dans mon pays, de vivre avec des valeurs de base communes. Ici, dans une ville qui compte plus de 50% d'étrangers (n'oublions pas les illégaux et les réfugiés aussi), ce n'est plus le cas, comme d'ailleurs un peu partout en Suisse.

Nous les Suisses, nous sommes relégués. J'en ai connu tout de même quelques unes, des familles portugaises qui vivent à 5 dans un 2 pièces. Ou plus, même. Des appartements dont beaucoup de jeunes Suisses rêveraient, seuls. Tout nous file sous les yeux. Les emplois, tout. J'en sais aussi terriblement quelque chose. Bien se défendre dans plusieurs langues ne signifie pas que l'on veuille ne serait-ce que vous voir, pour les postes où on les demanderait. Vous comprenez, il y a tant de gens sur le continent européen qui en parlent plus que vous.

Moi, de tout cela, j'en ai assez. Et, en plus, nous serions racistes! Ou xénophobes, au moins. Nous l'entendons et le lisons déjà, il faudra l'encaisser sans s'énerver. C'est vrai quoi, nulle part ailleurs dans le monde l'on s'offusquerait qu'il y ait 25% d'étrangers dans un pays, plus de 50% dans les villes et donc plus dans certains quartiers. Eh bien tenez! (et vous savez que je ne suis pas ici pour raconter des sornettes) : un ami espagnol très engagé à gauche m'a dit lors d'une visite que "s'il y avait autant d'étrangers en Espagne qu'ici, ce serait la guerre civile". Imaginez-vous, c'était en 1999...

Quelle est leur limite, à tous ces gens qui nous traitent de racistes, si tant est qu'ils en aient une? 40% d'étrangers dans le pays? Plus encore? Posez-leur la question, aussi. Moi, je n'aurai de cesse de la leur demander. À continuer comme cela, on les atteindra bien vite, en tout cas. Et que penser du fait que la culture romanche historique de notre pays soit désormais reléguée bien derrière celles des Balkans? Tout le monde s'en ficherait-il donc? L'italienne est en passe de suivre.

Personnellement, je n'accepte plus cela. Je m'inclinerai bien entendu devant le résultat, mais je vais me battre pour l'influencer. Et j'en tirerai les conséquences. Si cette initiative n'obtient pas la double majorité, je songerai plutôt à quitter la Suisse. Double ou quitte, donc. Mais j'ai envie de vivre dans une communauté dans laquelle je puisse m'identifier, solide, soudée. Presque tous les autres pays d'Europe offrent encore cela, leur taux d'immigration est tellement plus faible, pour certains trois à quatre fois moindre, voire plus. Je préfère cela, c'est mon droit.

Mais ce n'est plus le cas dans mon pays, et encore moins dans ma belle ville.

29/12/2013

Des confusions et de la censure de Maurice -Ruben Hayoun...

Je parcours très souvent l'espace blogs de la Tribune qui m'offre également une petite place. Vous le saurez, parfois vous tombez sur quelques lignes qui vous enchantent, parfois non, mais elles vous aèrent l'esprit et peuvent aussi vous faire du bien.

Il peut arriver que l'on se trompe en écrivant, ce d'autant que je suis sûr que tous ceux qui aiment écrire peuvent le faire parfois à 2 heures du matin parce que la tête le demande, parce que les idées grouillent et que vous avez la certitude qu'elles s'envoleront pendant la nuit. C'est mon cas.

Mais voilà, lorsqu'on se trompe, il faut laisser à la personne qui a pris la peine de vous lire et qui vient vous le signaler un petit espace pour le faire, via les commentaires. Il m'est arrivé de signaler une erreur à un blogueur particulièrement militariste et pro-américain du site. Eh bien, même si nous ne pourrions jamais refaire le monde ensemble, au grand jamais, le commentaire a été publié avec un mot d'acquiescement de sa part. Fair-play, pour utiliser un anglicisme qui ne doit pas lui déplaire.

Cependant, en début de semaine, je parcourais le billet du jour de Maurice-Ruben Hayoun. Grande personnalité s'il en est, érudit, plurilingue. Qualités que j'aime à souligner. Et je remarquai une confusion, une approximation, une erreur même. Le titre du blog était..."Mais à quoi sert le Conseil d’État ?" et la première phrase : "Je parle évidemment de la plus haute juridiction administrative suisse et non pas du gouvernement confédéral suisse. Ce n’est pas du tout la même chose."

Il vous aura sans doute aussi sauté aux yeux que le Conseil d'État en question n'est pas le suisse, mais bien le français. La plus haute juridiction française créée par le sieur Napoléon. Et qu'en ce qui concerne la Suisse, il n'y a pas de Conseil d'État national, mais une flopée de cantonaux. Et pour ce qui serait du plus haut conseil en revanche, ce serait le fédéral. Donc voilà, tout était erroné, faux.

L'empressement sans doute ou alors, la vue depuis la place Victor Hugo n'est pas la meilleure. J'ai voulu l'informer par un petit commentaire. Qui a été censuré. Il y a longtemps, j'avais déjà remarqué une autre erreur sur un sujet dont malheureusement je ne me souviens plus, et relire la totalité de son impressionnante production de billets pour la retrouver ne m'enchante guère, vous me comprendrez. Mais dont le commentaire envoyé avait connu, lui aussi, la même impitoyable fin.

Moi, ma position est claire. Si vous honorez les blogs de votre lecture et que vous vous donnez la peine de commenter quelque chose ou, mieux encore, de signaler une erreur - dans les formes, bien entendu - et que l'on vous censure, ne retournez tout simplement plus sur le blog. C'est ce que je vais faire pour lui, il sera tranquille.

Mais pas très joli tout cela, cher Monsieur.

20/12/2013

Stressé pour Noël? C'est vous qui voyez...

S'il devait y avoir un sujet que je prends de loin et de haut depuis des années, c'est bien celui de Noël. Je ne pensais même pas écrire quoi que ce soit dessus, me tournait en tête bien plutôt un billet sur le budget genevois juste adopté et l'insupportable dette. Nous y reviendrons.

Mais voilà. Au journal de la RTS ce soir, l'on nous dit que des gens seraient particulièrement stressés pendant cette période. On le savait. Raison principale, la course aux cadeaux. Soudainement, m'arrive donc une envie gigantesque de vous faire part de quelques réflexions. Il est encore temps.

Tout d'abord, difficile pour moi d'entrer en matière sur les origines de cette fête. Le petit bonhomme aux futures vertus surnaturelles dans une maisonnette avec les animaux pour le réchauffer m'a toujours amusé plus qu'autre chose. Mais je sais bien depuis longtemps que la capacité humaine de croire à n'importe quoi, et de suivre aveuglément, est infinie.

Puis, petit à petit, la vague des cadeaux est arrivée. Elle nous a submergés. Et petit à petit aussi, mon malaise. Certes, lorsqu'on est enfant, on attend Noël avec impatience. Mais par bonheur, dans ma famille, il n'y a jamais eu d'excès. Parfois même, il n'y avait rien. Ni sapin ni cadeaux. On en survit, croyez-bien, et pour le sapin c'est même mieux s'il n'y en a pas, en tout cas de naturels.

Mais j'ai connu l'autre extrême, adulte, chez les autres. Des montagnes de cadeaux. Des enfants qui les ouvrent sans même bien les regarder. Qui ne disent plus merci à ceux qui les leur ont offerts. Qui se frayent un chemin parmi les emballages déchirés. Là, souvent, je maugréais. Je ruminais. Et dire que dans certaines régions du monde une robe de poupée sans la poupée ferait déjà pleurer de bonheur la petite fille, convaincue qu'un jour la poupée lui arrivera aussi...

Donc est arrivé le moment où j'ai décidé que je ne ferais plus de cadeaux à Noël, ou très peu. Et ai dit que je n'en voulais plus non plus, bien sûr. Cette consommation effrénée, ce gaspillage, ne me plaisent pas du tout. Et puisque, en plus, il faut y rajouter le stress, n'en jetez plus, on arrête là la casse. Si je puis me permettre, prenez le temps de réfléchir, de vous demander pourquoi. Pourquoi faites-vous cela? Par obligation? Ne vous est-il jamais arrivé de prendre des décisions fortes dans votre vie? Pourquoi pas celle-ci alors? Si vous aimez, ne disons rien. Mais si vous êtes stressé, mal?

Je vous assure que l'on peut très bien vivre sans cadeaux à Noël, ou alors en les limitant au maximum. Un ou deux cadeaux par enfant par exemple, et non pas dix. Et pas de cadeaux aux adultes. Je sais, la première fois, c'est pas forcément facile. Mais vous verrez comme c'est bon, après. Essayez. Expliquez. Détachez-en vous.

Moi, je ne vais pas vous souhaiter un joyeux Noël. Mais une belle journée. Seul/e ou pas, peu importe d'ailleurs, il ne faudrait en tout cas pas considérer qu'elle ne pourrait être que mauvaise si elle est passée seul/e. Mais idéalement sans cadeaux, et sans stress.

Ni même avant. Cela n'en vaut vraiment pas la peine.

15/12/2013

Urgence genevoise : Dompter les klaxons !

Peut-être le remarquez-vous, peut-être l'entendez-vous, peut-être en souffrez-vous même : Les klaxons nous entourent à Genève. Nous empoisonnent la ville.

Je m'empresse de préciser que je ne suis pas anti-voiture, j'en ai une que j'utilise parfois. J'ai même en préparation un billet avec une liste de propositions pour tenter, autant que faire se peut encore, d'améliorer la circulation à Genève. Donc non, je n'ai rien contre les routes ni les boulevards, nous sommes dans une ville.

Mais l'on ne peut pas laisser perdurer comme cela le bruit que font ces automobilistes. Le klaxon, selon la LCR (Loi sur la circulation routière), ne doit être utilisé qu'en cas de danger. Non seulement la LCR le dit, mais aussi un minimum de décence et d'altruisme. Et je confirme qu'il est parfaitement possible de rouler sans l'utiliser. Mais je crains qu'au point où nous en sommes, les gens l'utilisent pour tout et rien et n'auraient probablement même plus le réflexe de l'actionner en cas de vrai danger.

On l'utilise donc pour tout : Si la personne devant vous ne démarre pas lorsque le feu passe au vert (alors qu'un petit appel de phare ferait parfaitement l'affaire, plus encore, la nuit), telle autre qui commet une infraction, volontaire ou non, ou si vous vous retrouvez coincé par une double-file. Pire encore, j'ai vu certains imbéciles klaxonner tout simplement parce qu'une voiture devant eux attendait qu'une autre sorte de sa place de parc. Imbéciles, il n'y a pas d'autres mots. Névrosés, en plus. Ce genre de personnes sont capables de détruire à elles seules la qualité de vie d'une ville, à l'instar de ceux qui roulent sur des motos qui peuvent crisper des quartiers entiers, démontrant du même coup que, décidément, il en reste à faire pour atteindre un minimum de civilisation.

Sommes toutes, il faudrait juste une campagne du TCS et une autre de la gendarmerie. Je suis convaincu qu'en quelques semaines les choses pourraient bien évoluer. Patrouiller à moto (non identifiées comme police bien entendu, sinon ça ne sert à rien), et poursuivre sans relâche ces automobilistes à la notion de vie en société si ténue. Outre de pacifier la circulation, cela calmerait également nombre d'automobilistes qui démontrent en permanence que, si l'être humain n'est probablement pas la chose la plus recommandable sur cette terre, lorsqu'il se met dans une voiture il se convertit clairement en la pire.

Peut-être me dira-t-on qu'il y a d'autres choses plus urgentes, que cela peut attendre. Et bien non. La santé publique, ça n'attend pas. La qualité de vie, non plus. Nous perdons déjà des points ailleurs (sécurité, fiscalité), il faut tout faire pour que cela ne soit pas le cas partout. Ce d'autant que d'aucuns voudraient, en plus, mettre en phase clignotante certains feux de la ville durant les heures creuses. Cela nous assurerait des coups de klaxons en permanence, puisque peu de gens savent encore comment fonctionne un carrefour lorsque les feux sont arrêtés. Si c'est faisable dans l'Europe du Nord disciplinée, ça n'est tout simplement pas -ou plus- le cas ici.

Vraiment, faisons quelque chose! Aussi belle soit-elle et quelles que soient nos similitudes historiques, n'acceptons pas que Genève devienne Rome. La douceur du climat en moins.

12/12/2013

Étoiles éteintes

Incroyable. Ils ont osé. Et ça ne passe pas.

Peut-être vous en souvenez-vous, il y a à peu près une année nous parlions ici de l'Ile Rousseau qui n'était plus illuminée car le Festival arbres et lumières était cantonné en Vielle-Ville, sans doute pour régaler ceux qui y travaillent ou y vivent. Quelques photos rajoutées en pied du billet de l'époque vous montrent l'Ile dans toute sa splendeur mais attention, les revoir peut vous arracher une larme...

J'avais proposé, vu l'endroit, que l'Ile Rousseau soit toujours illuminée en décembre. Je me doutais bien qu'un petit blogueur de la Tribune n'arriverait point à influencer les choix artistiques de la Ville, mais l'idée était lancée et je comptais sur quelqu'un qui possiblement lirait mes lignes pour s'en emparer. Le cas échéant, faire le plein de voix tant rendre une ville plus belle devrait payer.

Las! Non seulement cette proposition n'a pas été reprise mais, pire encore, le Festival a été supprimé pour, tenez-vous bien, des raisons budgétaires ! Apprendre des nouvelles comme ça, dans une des villes les plus riches du monde, celle qui offre les salaires parmi les plus élevés d'Europe, celle qui n'a pas peur de mettre des millions pour faire des aménagements incroyables pour vous compliquer la circulation, ça vous jette un froid. En ce qui me concerne, me glace.

Je sais bien, ce n'est pas parce que ce festival avait plus de dix ans que nous serions assurés de l'avoir pour toujours. Mais tout de même, le supprimer alors qu'il plaisait autant, alors que j'ai vu tant de gens - je parle de centaines de personnes - se faire photographier devant les œuvres qui, pour certaines, méritaient le terme de majestueuses, fallait oser.

Il est temps d'aller un peu plus loin dans les responsabilités. D'après l'article de la Tribune du 4 décembre, son budget a été supprimé par la Commission des finances du Municipal, et le magistrat qui s'occupe du dossier est M. Barazzone. Il dit qu'il lance une réflexion pour revoir le concept. Soit. Espérons qu'il en sorte quelque chose de plus beau car sinon, ce serait déjà clairement sa deuxième erreur politique après celle de vouloir aller siéger à Berne en restant magistrat ici.

Pourquoi ne pas l'appeler Genève Lumières, et le faire plus beau encore ? Voyez-vous, Lausanne vient de lancer sa deuxième édition, le concept a plu. Mais ici, après dix ans, on l'éteint. Je me demande même pour qui ils roulent ! Car des politiciens qui éteignent une ville méritent vraiment à leur tour d'arrêter de briller.

Fût-ce des étoiles montantes.

13/11/2013

La plus grande des insécurités à Genève? La route

Nous y revoilà. Encore un. Ces lignes ont été écrites le jour des deux accidents de Châtelaine et de celui des scooters à Chantepoulet. Mais il est grand temps de les publier car à nouveau, un drame. 

Cette fois, à la rue de Lyon. Chaque semaine nous donne son triste lot d'accidents sur les routes, de tragédies. Des morts, parfois, comme l'autre jour, comme hier. Je sais, la société accepte un certain prix à la liberté de se déplacer, pour la Suisse c'est 300 morts par an. Je ne sais pas jusqu'à quand, mais pour l'instant, elle accepte. Je vacille, mais c'est comme ça. Où je n'accepte plus, mais alors vraiment plus du tout, c'est que bien des accidents peuvent être évités.

Ceux causés par des crétins d'un côté, et des chauffards de l'autre. Ces deux caractéristiques se rejoignant souvent, d'ailleurs. Combien de fois n'ai-je pas vu de manœuvres délicates, dangereuses, folles? De vitesses pas respectées? Je ne voudrais pas considérer que je fais tout bien, tout juste, ce serait prétentieux. Mais j'affirme que par rapport à ce que je vois, je ne peux que m'énerver.  

Tout le temps, partout. En conduisant, en marchant. Tenez, voici ce que j'ai vu, rien que ce matin, et je serais bien misérable si je disais des bêtises : Marcheur passionnel chaque fois que je le peux, je ralliais Conches à Plainpalais. J'ai vu au carrefour Athénée un scooter, sans casque. C'était rien moins qu'un ancien président du Conseil municipal, médecin de surcroit. Puis, à la hauteur de la place Claparède, deux vélos passant au rouge. Et enfin, alors que j'arrivais en son centre, où habituellement le Kebab diffuse de bonnes effluves, un autre scooter roulait sur le trottoir.

Tout cela indique que plus personne n'a rien à faire des règles. Entendons-nous bien, un jour arrivera un billet sur l'insécurité relative aux voyous, autant le dire tout de suite ce ne sera pas à l'eau de rose. Mais je n'en démords pas, la probabilité d'avoir un dommage physique par quelqu'un qui ne respecte pas la LCR à Genève est bien plus grande. Pour moi, souvent, c'était par des vélos circulant sur le trottoir. La dernière fois, un angle, j'y arrive, le vélo aussi mais bien plus vite. Seuls mes réflexes et un pas un arrière m'ont épargnés, mais je pense avec colère à la petite dame, au petit monsieur, à la personne triste regardant le sol en marchant, à l'enfant.

Je lance un appel pressant à M. Maudet pour qu'il sévisse aussi sur la route, vite. Chaque infraction à la LCR poursuivie. À commencer par les automobilistes qui klaxonnent et qui ont eu l'honneur d'un autre billet. Parce qu'outre empoisonner la vie de ceux devant qui ils passent, ils démontrent quel est leur niveau d'irrespect des autres, et ça se démultiplie vite, ça. Et j'affirme aussi qu'en roulant normalement, on n'a pas besoin d'utiliser son klaxon et on ne se fait pas klaxonner, j'en témoigne.

Toutes les infractions doivent être sanctionnées. Pas les 5kh en dessus de la limite ou les 10 minutes de stationnement en trop, cela on s'en fiche. Mais les autres, les conséquentes. Pourquoi ne pas engager, au minimum, une patrouille se relayant 24h/24h et circulant en permanence et partout, en véhicule banalisé bien entendu? Les policiers en congé doivent bien voir la différence par rapport à quand ils sont dans leur véhicule de police ! Notre sécurité n'en vaudrait-elle pas la chandelle?

Car si 15 morts par année, sans doute autant de chaises roulantes et des centaines d'autres blessés ne sont pas de l'insécurité, alors rien ne l'est.

04/11/2013

Retour sur une bien meilleure soirée télé...

Envie de m'entretenir avec vous sur beaucoup de sujets, mais valse-hésitation. Et soudainement, regardant Léman Bleu ce dimanche soir, notamment Le Grand Genève à Chaud, idée. Allons-y, ne nous privons jamais des bonnes nouvelles, ni de souligner les bonnes choses...

L'ouverture de ce blog avait été faite par un billet sur une soirée télé, au titre très similaire. C'était il y a presque deux ans, déjà. Ce soir, quelques protagonistes d'alors étant toujours de la partie mais dans de meilleures conditions, reparlons-en. Laissons pour l'instant le nouveau sale dérapage au Municipal, la circulation, Cornavin, Rive et tant d'autres sujets dont j'ai envie de vous faire part.

À l'époque, lors de cette émission, j'avais été très frappé par le ton du représentant du syndicat de police genevois. Il faut le dire, c'était le temps où la police de ce canton n'en faisait qu'à sa tête, ou pas loin. Ce soir, au contraire, le dialogue était bien différent, même si la symbiose du fond bleu du décor perdurait avec la cause... On n'était pas là pour parler de la réorganisation de la police qui avait, soi-disant, tous les défauts du monde, mais de l'intégrité physique des policiers qui, au vu de ce qui se passe ces temps en Suisse, devient préoccupante. Autrement plus préoccupante, même.

Avant de parler de la chaîne Léman Bleu, quelques mots sur le journaliste qui mena cette soirée et qui a tout de même eu l'honneur de mes premières lignes ici. Pour le suivre régulièrement, pour ne pas dire toujours, je pense que je le connais. Il a beaucoup de qualités, des défauts bien sûr. Mais qui n'en a pas ? Il se fait force pour équilibrer ses invités entre la droite et la gauche, avec tout de même un net avantage MCG me semble-t-il. Cependant il tient la route, il assure.

Venons-en maintenant aux bonnes nouvelles. Léman Bleu va revenir immédiatement à la rediffusion en boucle. Ouf ! Moi qui suis cette chaîne depuis sa création, quelle drôle de révolution elle nous a offerte il y a quelques mois ! Alors qu'avant vous saviez que l'émission que vous aimez passait toutes les deux heures et que vous pouviez même tomber dessus le week-end, là, plus moyen de savoir. Nombre de fois je me suis replié sur le pc vour voir telle ou telle émission, mais c'est démotivant.

Donc excellente nouvelle, tout comme l'augmentation des passages d'une émission que je qualifierais de merveilleuse et qui a dépassé déjà les 80 numéros : "Autrefois Genève", qui a d'ailleurs un succès bien mérité et qui pourrait, à mon avis, réconcilier qui que ce soit avec Genève ou vous apporter un peu de bonheur si vous étiez mélancolique. Une vraie merveille. Bref, l'occasion de dire à cette chaîne et à toute son équipe qu'on les apprécie, et merci.

Anonymement, pour ça c'est toujours mieux.

15/09/2013

Plus près de toi notre CEVA...

Cette fin de semaine avaient lieu les journées portes ouvertes sur quelques chantiers du CEVA. Pas de meilleur moment pour lancer un cri d'amour, qui me démangeait depuis un certain temps...

Ce RER va desservir rien moins que la moitié des Genevois, enfin. En effet, alors qu'en Suisse des petites villes de 5'000 ou 10'000 habitants ont obtenu d'être desservies par les CFF, la moitié des Genevois ne l'est toujours pas ! Absolument effarant. Tous les usagers des CFF qui doivent traverser la ville pour aller prendre leur train à Cornavin, ou en revenir bien sûr, gagneront du temps.

Imaginez...toute la région de Chêne-Bourg qui sera à Cornavin en une quinzaine de minutes. Ou de la gare des Eaux-Vives en moins de 10 minutes avec les trains sans arrêt pour Cornavin. Encore moins de Champel, Carouge ou Lancy. Et si l'on élargit à toute la région, c'est rien moins que bientôt un million de personnes dans un rayon de 30 km qui sont concernées. Avec les gares de Cornavin, Eaux-Vives et Aéroport, nous aurons enfin un maillage ferroviaire.

Mais il y en a eu, des oppositions ! Certes, l'on a le droit d'être contre tout ce que l'on veut. Mais là, ce n'était plus être contre, c'était des blocages, obstinés. L'exemple le plus parlant de la Coalition anti-Genève dont j'ai parlé sur un autre billet. Heureusement pour elles, les autres villes suisses n'ont pas ce genre de politiciens. Et je vais vous dire pourquoi elles ont été fortes, ces oppositions.

Pas parce que le CEVA serait trop cher, en tout cas. Le 1,5 milliard qui est estimé est pris en charge pour moitié par la Confédération. Donc 750 millions pour le canton de Genève. Quand on sait que la "simple" ligne de tram TCOB a coûté 320 millions et que le Stade de Genève, lui, doit arriver aux 150 millions, je suis désolé mais on ne peut dire que le CEVA est cher. Ni parce qu'il passe sous Champel, un peu plus de 4 habitants du quartier sur 10 ont voté oui au projet, tout de même.

Mais bien parce qu'il y a "Annemasse" dans le tracé. Et ça, c'est insupportable pour certains. Comme si ailleurs en Suisse les lignes s'arrêtaient à la frontière. À Vallorbe, Bâle, Schaffhouse, St-Margrethen ou Chiasso... De plus, certains croient que les voyous de cette ville vont avoir soudainement l'opportunité de venir à Genève commettre leurs délits. Imaginons-les donc prendre des billets, risquer des contrôles autant des CFF que des douanes, être filmés dans les wagons! Une mobylette ferait bien mieux l'affaire non? Bref, lourds et douteux, ces arguments.

Je sais cependant qu'il y a des risques au niveau du chantier, nous ne sommes nulle part à l'abri d'un incident ou d'un accident, c'était d'ailleurs arrivé à Lausanne avec l'effondrement d'une partie de rue. Je sais aussi que cela entraîne pour les voisins de grosses nuisances et du bruit. Mais au final, vous aurez cette chance incroyable de rentrer dans une gare à côté, et vous laisser glisser confortablement jusqu'à votre destination plutôt que dans la périlleuse circulation du dessus.

Je ne voudrais pas conclure sans remercier l'organisation de ces journées, intéressantes, bien faites et avec des gens accueillants, en espérant qu'il y en ait une autre. Et vous raconter cette image de ces jeunes gens, peut-être deux grandes sœur et deux petits frères, qui quittaient joyeusement le chantier de Champel devant moi avec force dépliants, ballons et sacs aux couleurs du CEVA, rentrant chez eux dans une allée toute proche. Pour eux, l'avenir. À Champel aussi...

La plus belle des images, en fait.

14/09/2013

Putains d'Harley-Davidson !

Ces lignes sont nées un peu après minuit, à Verbier. Avec le détestable bruit des Harley. Laissées de côté, elles ont été reprises un peu avant 8 heures du matin. Avec le détestable bruit des Harley, déjà.

Cela fait longtemps que je voulais parler du sujet mais je n'ai fait que l'effleurer jusque là. Le bruit infâme de ces motos qui peuvent vous réveiller des quartiers entiers en pleine ville. Nombre de fois, j'ai été irrité par ce son gênant, perturbant, à Genève ou ailleurs. En particulier par ce conducteur qui, près de chez moi, arrive le soir et n'oublie jamais de donner le dernier coup de gaz juste avant de...couper le moteur. Une recherche de virilité probablement. Une sacrée dose de bêtise en tout cas.

Mais là, venant pour la deuxième fois de ma vie à Verbier prendre quelques jours de repos et de calme, las ! Une réunion de Harley-Davidson. Pétaradantes, vous les entendez de loin monter la route pour accéder au village, ou en descendre et, bien sûr, y circuler. Dire qu'il y a peu, ici, c'était un festival de musique classique. Le choc frontal. La Belle et la Bête. Je recommande à tous ceux qui aiment le raisonnable d'éviter Verbier à ces dates, moi ça m'en a fait partir plus vite que prévu.

Je ne sais pas s'il est vraiment intéressant de faire une analyse du pourquoi l'être humain a plaisir à enfourcher ce genre d'engins si bruyants et fumants. Mais hier soir j'entendais au journal télévisé de la RTS qu'une grande marque de ventilateurs faisait tout pour rendre ses appareils plus silencieux encore. C'est fou, dans la vie, les paradoxes qu'il peut y avoir ! Des appareils discrets rendus plus discrets, et ça. Et c'est fou aussi de remarquer l'allure, la dégaine des gens qui conduisent ces motos. L'on peut sans rien perdre autant fermer ses yeux que l'on doit fermer ses oreilles.

Moi, depuis tout jeune, j'ai été irrité par ces bruits. Et je sais qu'énormément de gens aussi. Ici ou là, j'ai émis l'idée que des politiciens aient le courage de les interdire, tout simplement. Le rapport liberté individuelle-nuisances est indéfendable avec ce genre d'engins.

Fin de matinée, toujours aussi bruyante. Je n'aime pas ce mot, mais je le lâche : Putains d'Harley !

25/08/2013

Le bouchon nouveau est arrivé !

Vous l'aurez compris, ce n'est pas de vin dont nous allons parler. Mais bien d'un nouveau bouchon de circulation, juste créé, coulé, tout chaud, et dont il était absolument impossible qu'il en fût autrement.

Je l'ai de suite senti arriver, dès que j'ai vu le sujet au Grand Conseil sur Léman Bleu, il y a quelques années. J'en ai souvent parlé, ici ou là, pour avertir. Et maintenant, il est là. Il s'agit du nouveau giratoire sur l'avenue du Pailly, à Balexert. La rentrée n'a pas encore eu lieu que déjà, samedi en début d'après-midi, ça bouchonnait. Faisons un rapide historique.

Il y a dix ou quinze ans, peut-être un peu plus, je ne me souviens plus, nous avions là une grande route à quatre voies, suivant les endroits. Peut-être les automobilistes y allaient-ils un peu vite, c'est possible et contre cela je m'énerve aussi. Mais il y avait des moyens de ralentir le tout, personnellement j'aurais par exemple envisagé des feux et une glissière centrale. Celles que l'on attend toujours trop longtemps avant d'installer, à l'instar du quai de Cologny.

Puis, arrivant l'obsession de réduire la taille des routes et construire des pistes cyclables partout, même là où ne passent pas de vélos, l'on a fait tout cela sur cette route. Il ne subsistait plus qu'une voie de circulation dans chaque sens et tout l'espace central, au moins cinq mètres, était recouvert de lignes blanches en diagonale. Plus du tiers de la route et du pont pour rien ! C'est pas beau, ça ?

Et voilà que les pontes de la mobilité genevoise ont considéré qu'un giratoire s'imposait à cet endroit. Résultat, flux coupé. Un samedi après-midi de la fin du mois d'août, les voitures s'encolonnaient. Vous verrez comme ça va bouchonner ! Je n'ai pas peur d'avancer ici que, suivant les heures, le viaduc de l'Écu sera entièrement à l'arrêt dans le sens Pont Butin-Aéroport. Tout cela, dès demain lundi 26, sans doute. Alors qu'avant l'été nous circulions bien, là-bas.

En plus, dommage collatéral disons, une glissière étant posée maintenant alors que le trafic sera désormais à l'arrêt, les véhicules d'urgence circulant côté Salève seront bloqués aussi puisqu'il n'y a plus de place pour deux véhicules côte à côte. Je sais bien que bloquer les véhicules d'urgence ne gêne pas grand monde, au vu de la situation de la rue Lombard qui ne bouge pas malgré sa triste réalité. Mais chacun appréciera.

Ainsi donc, après quelques boulevards qui finissent depuis peu en cul-de-sac (Carl-Vogt et St-Georges), après la magnifique réorganisation des rues jouxtant le pont Wilsdorf, nous avons notre nouveau bouchon. Je ne sais pas si quelqu'un est content, heureux ou, peut-être même, fier de cela. Il en porte en tout cas une pesante responsabilité que je ne voudrais pas porter.

Moi qui peste contre les chauffards, les grosses cylindrées et les névrosés qui croient résoudre leur soucis de circulation en klaxonnant, ça, c'est pas loin de me dégoûter.