29/08/2015

Fichue Europe, oui !

Mon sang n'a fait qu'un tour. Comme lorsque je vis, il y a peu, le slogan du PLR "Par amour de la Suisse", alors qu'il aurait dû être "Par amour de la destruction de la Suisse"!

Voici donc que le PDC nous sort aussi son slogan. Lui, c'est "Réconcilier les Suisses avec l'Europe". Venant d'un parti qui comme le PLR est responsable du bourbier dans lequel nous sommes, parler de réconciliation! Ils doivent plutôt en payer le prix, comme ceux qui ont voulu ça. Expliquons-nous.

L'Europe, c'est ce monstre que peu de peuples aiment. Bien plus les récipiendaires que les pourvoyeurs de fonds, c'est logique. Mais les récipiendaires, ils osent se plaindre. Ils disent que cette saleté d'Allemagne a décidément bien du culot d'exiger des réformes avant de continuer à déverser ses milliards par brouettes. Je ne suis pas Allemand, mais j'ai bondi à chaque fois que j'ai entendu cela dans le sud de l'Europe, et je n'ai pas été tout doux.

L'Europe, c'est ce monstre pourtant aussi faible qu'un esseulé Schtroumpf devant la déferlante migratoire qui nous recouvre. Incapable de se protéger, incapable de fermeté, incapable d'expulser. Cela va mal tourner -ça tourne déjà mal dans pas mal d'endroits- mais nous y reviendrons bientôt ici.

L'Europe, c'est ce monstre qui veut être l'espace le plus libéral du monde. On a vu ce que ça a donné, le libéralisme, avec les marchés financiers, les marchandises, et les gens, défendant dur comme fer Le Principe De La Libre Circulation. Circulez, il y a tout à voir. Pour elle, c'est la même chose 100'000 Suisses qui s'y établissent, et le million d'Européens qui déferle sur nous. Et côté travail, les masses de résidents arrivant chaque année en fin de droits auront un droit, celui de le vivre dans leur chair.

L'Europe, c'est ce monstre qui impose ses vues et exigences à la Suisse. Nous risquons de gros problèmes financiers dans ce pays, parce qu'Elle, Madame, veut une autre forme de taxation de nos entreprises. Et bien entendu, la Suisse se couche, c'est une habitude. Et notez bien, cela peut tourner même carrément au désastre pour Genève et un ou deux autres cantons.

Mais l'Europe, elle a été sonnée par le peuple suisse en février 2014. Malheureusement pas shootée, mais quand même. Et puisque depuis lors, l'on aura dû encaisser 300'000 nouvelles personnes dans ce pays, qu'ils reviennent avec leur nouveau vote, et on verra ce que c'est, un peuple qui non seulement confirme son vote, mais l'amplifiera contre cette fichue Europe.

Et il y aurait même d'autres mots en "f" qui lui iraient mieux.

29/06/2015

Lausanne, capitale (du cauchemar) olympique

Puisque l'on "célèbre" ces jours les 100 ans de la présence olympique à Lausanne et que l'on apprend, aussi, que le futur stade de Tokyo coûtera 2 milliards de francs (sic), je republie ci-dessous mon billet de l'an passé sur le sujet, plus convaincu que jamais.

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Nous voici donc arrivés de nouveau à la période olympique. Celle où des milliers de femmes et d'hommes vont courir, concourir, jouer, se mesurer, jubiler, mais aussi endurer, souffrir, se démoraliser, se blesser, pleurer. Celle où ils vont chercher, quémander, supplier de gagner quelques millimètres ou quelques millièmes de secondes. Bref, celle où l'humain ne montre pas forcément ce qu'il a de pire, mais en tout cas pas ce qu'il a de mieux non plus.

Mais si ce n'était que cela! Car il y a aussi les énormes dépenses financières, les empreintes écologiques et le gaspillage énergétique gigantesques. Pour rien, ou presque. En effet, les sites olympiques ont ceci de gênant -on aurait envie de dire, de révoltant- qu'une fois les jeux finis il ne subsistent que les restes, inutilisables. Pour les avoir vus ailleurs, il me semble que c'est mieux que Sion ne fût pas choisi en 2006. Peut-être que pour les sédunois aussi, d'ailleurs, on vous aurait cassé votre ville. Et avec le recul on relativise tout, même les plus grandes défaites, vous savez bien.

On oublie cependant que si la Suisse a été relativement épargnée par ce gaspillage, elle n'en abrite pas moins le siège du CIO, en la ville de Lausanne. Ville voulant à tout prix être autre chose que la capitale du canton de Vaud et qui s'est donc profilée pour être capitale olympique, et qui l'a eu. On ne se demandera pas comment d'ailleurs, sachant depuis tout jeune que les votes olympiques sont particulièrement durs à interpréter et à comprendre...

Mais est-ce fondamentalement honorifique d'être la capitale d'une organisation dont le but premier est d'améliorer certains scores, comme nous le disions un peu plus haut, de quelques secondes, quelques centièmes de seconde ou de quelques millimètres? Et qui, pour ce faire, provoque de tels ravages sur les paysages et engloutit des milliards de nos monnaies fortes, ou des trillions des monnaies du reste du monde? Comble parfois, là où les populations locales sont dans la misère? Et qui plus est, qui pavoise avec ce titre, jusqu'à le mettre un peu partout et même sur la gare de la ville?

C'est personnel, mais moi j'ai envie de dire que non, ça ne l'est absolument pas. Donc cela risque de froisser, de froisser fortement même tant je sais que la moindre réserve ou critique sur cette ville déclenche des réactions nucléaires dont Genève pourrait s'inspirer, mais Lausanne est donc bel et bien la capitale du cauchemar olympique. C'est mon avis, depuis longtemps.

Qu'on me le passe, sportivement.

01/06/2015

Les sirènes empoisonneuses

Il nous en a pourtant déjà été infligé, jusque là. L'un de mes premiers billets en parlait déjà. Mais cette fin de semaine de mai bat tous les records. Les sales records.

Hier samedi, en particulier le matin, c'était puissant, déjà. À se demander où l'on était, ou si un bus avait flirté frontalement avec un arbre. À midi, la fatigue des sirènes se transformait déjà en dégoût, et rien à voir avec la mythologie. L'après-midi n'a pas été en reste. Une soirée à l'extérieur m'a par bonheur sorti de ce cauchemar. Mais ce n'est pas toujours le cas, ni pour tout le monde.

Aujourd'hui dimanche a été pire encore. Comme d'habitude, les bouchons qui ne sont vus que par les conducteurs et conductrices des ambulances. Des ambulances sans trafic à 20 à l'heure et avec la sirène, c'est habituel. Mais on ne peut s'y faire. D'ailleurs, à cette allure, elles convoient sans doute les patients qui vont attendre deux heures avant la prise en charge.

Il y a donc dû en avoir pas mal, des problèmes, en ce dimanche matin. Rajoutez à cela une à deux dizaines de voitures de police. Comme lors d'un souci à Champ-d'Ollon, si vous habitez sur une artère de la Rive gauche et que vous les voyez foncer dans la même direction, c'est sûrement à la prison. Lors des récentes émeutes, l'on savait quand elles avaient lieu. Cette fois, c'était pour l'hôpital.

Je compris aux nouvelles la raison de cette cafardeuse matinée. M. le Secrétaire d'État américain a chuté à vélo et a été héliporté aux HUG. Immédiatement, l'hôpital a été cerné de voitures de police. Toutes avec sirènes, vous pensez bien. Quand on aime, on ne compte pas, et là, pas de grève. Un nombre que n'ont certainement pas eu les malheureux attaqués de nuit sur La Plaine par une bande de salopards. En tout cas, les matins douillets et joyeux, ici ça n'existe pas, ni-même le dimanche.

L'occasion de répéter haut et fort que ces sirènes en permanence empoisonnent la ville, empoisonnent la vie. J'ai vu sur mon ancien billet sur le sujet des commentaires de gens à bout, et j'en ai entendu d'autres hurler soit aux fenêtres, soit dans la rue, je ne sais. Des insultes aux sirènes, pas des hymnes pour elles, bien entendu. Et lorsque je distribuais une pétition dans les boites du quartier, on m'a confié ici ou là son épuisement, son abattement, son dégoût.

Un jour, quelqu'un craquera, autant avertir. C'est malheureux, mais c'est obligé, presque logique. C'est déjà arrivé en Vielle-Ville pour des bruits dix ou cent fois moins forts, moins perturbants, moins pénétrants. À cause de ces sirènes, cette ville semble en état de siège, et le quartier des HUG sinistré. Bien des gens n'en peuvent plus. Je ne lâcherai donc pas le combat contre elles.

Ça évitera peut-être un drame.

26/04/2015

Noir et blanc à Genève pour construire à Lausanne ?

J'aime bien la RTS, presque envie de dire encore la TSR. Je ne fais pas partie des gens qui luttent contre elle. Mais il y a des choses sur lesquelles nous devons parler.

Je ne sais si vous le supportez, ce nouveau plateau du 19:30. Sa blancheur presque immaculée, clinique. Il y a bien quelques lignes de couleur, en général rouges, qui passent derrière, faisant subitement changer à chaque fois qu'elles apparaissent le teint de la personne qui présente. À part elles, tout est en noir et blanc, y compris les photos qui sont mises en arrière-plan. Sinistre. Et parfois les présentateurs de finir ce morne tableau en se vêtant aussi de blanc, de noir ou de gris...

Je ne m'y fais pas. Et laissons les rails pour les caméras que l'on voit à toutes les prises d'antenne, le générique bien hasardeux, mais il est vrai que ce n'est pas le premier de ce style. Par contre, je confesse regarder le 19:30 d'aussi loin que je me souvienne, et je qualifie le contenu de bon, parfois très intéressant, n'était ce que l'on peut habituellement reprocher aux médias.

Mais quelle est donc cette lubie d'aller construire des studios à Lausanne ? Je sais qu'il y un emballement médiatique sans précédent pour cette ville, qui mérite au minimum d'être réfréné. Le jour où je pose ici les quelques lignes qui me tournent en tête à ce sujet, vous verrez, ça va faire mal. Car actuellement, on en est au léchage de bottes, et on est déjà largement arrivé en haut de la botte.

Que l'on nous explique donc ce que la télévision va faire là-bas. Y mettre les cars de production, pour qu'ils n'aient plus à faire le trajet pour couvrir le reste de la Romandie, parait-il. Passe encore. Mais des studios ? N'a-t-elle donc pas vu, cette brave RTS, qu'il y a une fronde contre elle ? Que plein de gens considèrent que la redevance est déjà trop chère ? Construire, entretenir, gérer, ça coûte, non ?

La télé romande, elle est à Genève. L'alémanique, à Zurich. La suisse-italienne, à Lugano. C'est ainsi. Et que l'on ne vienne pas me dire que les régions seraient mal représentées, il y a en permanence des duplex de papotage de partout en Romandie. N'imaginez même pas la SRF perdre son temps avec ça dans ses journaux télévisés. Là-bas, pour le meilleur ou pour le pire, c'est Zurich.

Je me demande donc quelle peut bien être la raison de ce gaspillage. Une secrète envie des politiciens de s'épargner le trajet, et la RTS qui y accède ? Enregistrer les Infrarouge ou les émissions politiques là-bas, dans cette ville qui offre pour première caractéristique d'être plus centrée ? Si c'est cela, je ne trouve pas ça normal. Mais pour sûr que là-bas il y aura plus de couleur, vous verrez.

En tout cas, moi j'appelle cela un coup de poignard dans le dos de Genève.

26/03/2015

Sale type ou sales substances ?

Véritables collisions. Cet avion de Germanwings dans la montagne, mais aussi d'autres évènements similaires, avec une émission de télévision. Je vais m'expliquer, c'est fort.

Ainsi donc, ce copilote a décidé d'en finir avec sa vie. C'est un choix qui, pour dur qu'il soit, reste personnel. Toutefois, entraîner d'autres personnes dans cela est infâme. Je voudrais n'avoir aucune pitié, lui dire que c'est un sale type, l'insulter à titre posthume. Sauf que...

Sauf qu'hier soir, sur la RTS, collision de dates donc, passait l'excellente émission 36.9. Le sujet était les antidépresseurs, et les ravages qu'ils peuvent causer sur le cerveau. Initialement, je pensais suivre l'émission de loin, mais je suis resté rivé devant. Attachez vos ceintures, c'est mieux.

L'on y apprend que plusieurs personnes prenant ces pastilles sont devenues complètement folles, temporairement ou non. L'une a bu de l'essence avant de se faire exploser dans une voiture. L'autre, petit bout de femme pacifique, voulait soudainement tirer sur tout le monde. Des familles entières, massacrées par l'un des leurs. Parfois, après quelques jours de prise, déjà. Mais ce n'est pas tout.

Les soldats et vétérans des guerres américaines (vaste choix), sont généralement traumatisés. C'est sans doute le prix minimum à payer pour partir tuer, et l'on s'en réjouira. Mais ceux à qui l'on a prescrit des antidépresseurs ont sombré dans le suicide au point d'avoir cyniquement comptabilisé, en 2012, plus de morts que ceux tombés sur les champs de batailles du pays cette année-là !

Je me souviens aussi que le conducteur du car à Sierre rempli d'enfants qui a fini contre un mur, en prenait également. On s'est empressé de dire qu'à dose diminuée. Comme si de rien n'était, et on a fermé le dossier. Et n'oublions pas non plus l'avion de la Malaysian Airlines, il y a de troublantes similitudes avec celui d'hier. Même si pour lui, manifestement, nous ne saurons jamais.

Ces médicaments sont dangereux, c'est évident. Cependant, c'est difficile d'accuser, ceux qui l'ont fait ont vu se dresser contre eux la puissance du lobby pharmaceutique. Mais les fabricants ont été contraints, finalement, de mentionner certains risques sur les notices, c'est un signe, déjà.

Que ce copilote en ait pris ou pas, on ne peut l'affirmer, en l'état. Toutefois, son degré de folie devrait nous incliner à penser que oui. Mais à eux seuls, les autres terribles évènements suffisent, la voie de l'interdiction s'impose, et tant pis si l'on n'arrive pas à sauver d'autres candidats au suicide.

Car si c'est la médecine qui provoque les plus grandes tragédies...

24/03/2015

Chapeau bas pour le Haut !

Il y a un combat que j'admire. Qui n'a rien à voir avec les guignoleries que certains personnages de provenance lointaine du Municipal genevois nous infligent. Là-bas, c'est du sérieux.

Je veux parler du canton de Neuchâtel, et de ce que doit endurer une partie du canton, le Haut. Je n'ai nulle origine de ce coin de pays, n'y voyez pas de nostalgie. Juste que je le connais bien, et l'aime. Pour qui ne connaîtrait pas, avant de voler au bout du monde, goûtez au bonheur des petits trains rouges qui traversent le doux relief vert ou blanc du Jura, selon la saison. Mais je m'égare...

Il y a surtout, là-bas, rien moins que la troisième ville de Suisse romande, La-Chaux-de-Fonds, et une petite sœur à côté, Le Locle. Ensemble, c'est près de 50'000 habitants. Toute la région, bien plus. Et que veut-on leur faire ? Leur enlever l'hôpital ! Je trouve cela inacceptable, et eux aussi. Ils se rebellent, ils font bien. Tout ça, parce que le chef-lieu, en bas, au demeurant très joli aussi, le veut.

En Suisse, nous avons un bon réseau hospitalier. Il a peut-être été un peu dense, c'était l'époque où les moyens mobiles n'étaient pas aussi performants que maintenant. Il n'en reste pas moins qu'il subsiste actuellement, et j'espère pour toujours, par exemple, l'hôpital de Nyon et celui de Morges, entre les deux gros hôpitaux universitaires que sont ceux de Genève et Lausanne.

Comment diable oserait-on donc enlever à ces 50'000 habitants des Montagnes leur hôpital ? Si les villes étaient juxtaposées, aucun soucis, on n'en aurait même jamais construit deux. Mais entre eux, il y a justement...une montagne ! Si vous avez déjà été en situation d'urgence, vous mesurerez certainement à quel point c'est délicat de faire 30 km. pour arriver à l'hôpital. Mais là-bas, vous devez y rajouter que les routes sont peut-être bien couvertes de neige, et le tunnel possiblement obstrué.

Je considère que tout doit être mis en œuvre pour maintenir cet hôpital. Y compris, pourquoi pas, via des fonds structurels de la Confédération. Puisqu'elle subventionne beaucoup de choses, les routes et régions escarpées de ce pays notamment, elle pourrait aussi, surtout, s'occuper de maintenir un hôpital pour tant d'habitants isolés du Plateau.

Que l'on me permette donc, de loin, ce chapeau bas pour ce Haut qui se bat.

12/03/2015

Puisque c'est comme ça, moi je vais te laisser...

Venant de voir le Temps Présent consacré aux accidents ferroviaires en Suisse, dont celui de Granges-Marnand, je dédie au jeune conducteur tué mes lignes et les republie, avec émotion.

 

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(03/08/13) 

Je sais, tu es victime d'une mauvaise passe. Plusieurs éboulements, dont l'un provoqua un déraillement. Qui tous amenèrent de longues coupures, forcément. Je sais aussi, tu as transporté beaucoup de passagers depuis que tu existes. Mais maintenant, cette collision, c'en est trop, belle Ligne de la Broye.

Toi que j'ai connue quand j'étais petit. Quand je m'empressais de quitter la ville pour filer chez une grand-mère que j'adorais. La campagne, le grand air, la liberté. Ton départ sur ce bout de voie à Lausanne, numérotée 70, va savoir pourquoi mais peu importe. Puis, cette montée par le Lavaux et, tout en haut, l'émancipation de ta grande sœur à Palézieux pour entrer, toi aussi, dans ta vie d'adulte solitaire. Car tu es unique dans tous les sens, ne l'oublions pas.

Et les courbes qui s'enchaînent les unes après les autres, ce passage en pleine nature, presque sauvage, avant de s'engouffrer dans le tunnel sur lequel orne, à son entrée Nord, une effigie du général Guisan. Puis, après, le tronçon quasiment rectiligne où, toi aussi, tu veux montrer que tu aimes la vitesse, coursant la Broye et passant, justement, là où le sort t'a joué un très mauvais tour avant-hier. Et enfin, ton arrivée à Payerne rejoignant fièrement tes cousines de Fribourg et Yverdon. 

Savais-tu que je te connaissais et t'aimais à ce point? Sûrement pas. Mais voilà, tout a une fin. Les trains suisses m'ont pendant longtemps inspiré confiance. Quelque chose s'était déjà cassé lorsque les contrôleurs ont été retirés des petites lignes. À part contrôler les billets, ils étaient là, rassuraient. C'est sûrement pour ça, d'ailleurs, que je t'ai connue si jeune. Sans eux, les premiers temps, c'était dur, ça faisait bizarre. Cependant on s'habitue à tout, même à ce que l'on aime pas.

Mais je ne savais pas. Je ne savais pas que chaque fois que je montais dans un train chez toi, il y avait un risque qu'un autre arrive en face. Ou plutôt, je me convainquais que c'était impossible. Pas en Suisse! Eh bien oui. Malgré tout, avant-hier, on a encore eu de la chance. Les conducteurs ont pu freiner un peu, l'un a même eu le temps de s'arrêter. N'imaginons pas si cela avait été ailleurs, sur les courbes, dans le tunnel, de nuit. Mais une autre chose s'est cassée, la confiance.

Même si je ne viens plus chez toi que pour le plaisir, maintenant que je sais ça, je vais y réfléchir. Peut-être est-ce un aurevoir, peut-être un adieu. Je sais bien, le risque zéro n'existe pas et tu leur coûtes, à tes parents. Mais s'ils t'entretenaient mieux et t'offraient un système de sécurité moins archaïque, ce sera un aurevoir et l'on retrouvera notre passion de ma jeunesse.

Sinon tant pis, ne m'en veuille pas. Toi, je suis sûr que tu me comprendras.

07/03/2015

Réfugiés syriens : Le camp du non

Voilà. Le Conseil fédéral a décidé hier, sans tambours ni trompettes, d'accorder 3'000 autorisations de séjour supplémentaires pour les Syriens. Fussions-nous 20% ou 30% de la population, je veux absolument faire entendre ici le camp de ceux qui ne sont pas d'accord, le camp du non.

Il est indéniable que ce peuple souffre le martyre et les horreurs de la guerre. Mais sans cynisme, il faut prendre conscience que c'est une constante, de-ci de-là. Un jour écrirai-je peut-être ici ce que je pense de ce tueur invétéré qu'est l'Homme, ce que j'ai déjà écrit pour moi parfois, lorsque les nerfs en avaient l'impérieux besoin. Car de mon existence, il m'en a déjà été donné d'en voir, des conflits, parfois pas si loin de nous. C'était le cas avec les Balkans, c'est le cas en Ukraine, à peu près toujours autour d'Israël, et en Syrie. N'en rajoutons pas, le temps est au beau.

Tout d'abord, noter que la Suisse compte déjà 10'000 Syriens. Noter aussi, que le peuple suisse a donné, voici un peu plus d'une année, un signal d'arrêt vis-à-vis de l'immigration plus que massive que nous subissons. Les réfugiés font également partie de lui, doit-on le rappeler. Certes, un délai de trois ans fut malencontreusement, ou real-politiquement, introduit dans le texte, et nous n'y sommes pas encore. Pour autant que nous y soyons un jour, d'ailleurs. Mais le signal était clair.

Nous annoncer cela est éhonté. Oh certes, quelques illuminés ou inconscients de ce pays nous en proposaient rien moins que 100'000, il y a peu. C'est dire dans quoi nous devons nager. Mais ces 3'000, rajoutés aux 10'000 déjà présents, sont de trop s'ils ne repartent pas tous immédiatement après la fin du conflit. Car vous verrez, ils vont nous refaire le coup des Balkans : accueil à tour de bras et pour finir, il n'y a pas grand monde qui rentre une fois la guerre terminée.

Même si je n'en ferai pas l'argument majeur, il y a aussi les risques terroristes qui sont clairement existants, les gens qui nous en avertissent sont juste un peu moins inconscients que les autres. En tout cas, accueillir toute la folie et la misère du monde, en ce qui me concerne, c'est fini. Des villes à 50% d'étrangers, des quartiers à 60%, ce pays est en train de perdre jusqu'à son âme.

Ne le réaliseront-ils donc jamais ?

04/03/2015

Madame, Monsieur...

Je me réfère à votre annonce pour ce poste qui retient ma vive attention.

D'emblée, je puis vous dire que mon dossier a beaucoup de qualité, du moins cela m'a-t-il été dit de très nombreuses fois. Il n'est donc pas nécessaire de me le redire lors du probable retour.

En ce qui concerne les langues, je suis heureux de vous informer que je puis proposer les quatre que vous mentionnez. J'espère toutefois que vous ne m'en voudrez pas trop d'avoir non pas la troisième ou la quatrième, mais bien la troisième et la quatrième. Parfois je me demande si cela ne m'a pas joué de sales tours... Mais pour moi cacher une langue, c'est se cacher tout court, s'éteindre.

Et je vous l'assure, les diplômes relatifs sont bien réels. Lorsqu'on aime, on ne compte pas. J'ai même préféré consacrer une semaine entière, lors des deux dernières semaines de vacances que je me suis octroyé lorsque je le pouvais encore, à des cours intensifs dans le pays en question, et en obtenir un nouveau. Quitter la mer pour la ville, donc. Tout content, je l'ai eu. Tout fier, je suis rentré avec et l'ai vite glissé dans mon dossier, ça fait longtemps déjà. Pour rien. Je dois être bête.

Mes certificats de travail, ils sont bien réels aussi. Je me suis même enquis de savoir, auprès de gens compétents en la matière, s'ils n'étaient pas insidieusement codés. Que par exemple "nous ne pouvons que le recommander", ne veuille pas dire en fait "écartez-vous-en". On me confirma que non. Les propositions de retour dans des sociétés, à l'époque, ne vinrent donc pas par hasard.

Je sais bien, des dossiers, vous en avez reçu de très nombreux, de toute la région, et de toute l'Europe. De qualité aussi, bien sûr. Et avec l'immédiateté d'aujourd'hui, selon sa chance ou sa malchance, il est possible qu'un dossier provenant de 100 kilomètres arrive avant le mien. Car oui, j'habite à proximité, j'aurais presque envie de m'excuser. Trafic ou pas, et même avec un demi mètre de neige, moi j'arrive à mon poste à l'heure. Mais ça ne compte plus vraiment ça, n'est-ce pas ?

Ainsi que vous l'aurez vu, je suis capable d'un peu d'humour, aussi. Autodérision qui sauve de la colère ou, pour certains, du désespoir, c'est selon. Je vous rassure tout de suite, même si c'est dur, je ne vais pas grossir les chiffres des mal nommés accidents de personnes qu'il y a tous les trois jours sur les rails en Suisse, dont j'ai la terrible impression que la mise à l'écart du marché du travail entraine une bonne part. Ce n'est pas mon futur, oh non. Mais juste le dire. Hommage.

L'humour m'aide donc. J'ai tenté d'en glisser une pointe avec bonheur, dans une ou deux lettres pour les postes dans lesquels, parmi une dizaine d'autres exigences bien concrètes et sérieuses, il en était demandé aussi une solide dose. Mais sans plus de succès. Que risquais-je, de toute façon ?

Toutefois, il y a deux choses contre lesquelles je ne pourrai jamais rien. D'abord, si vous voulez à vos côtés une jolie demoiselle, je ne puis que m'incliner. Mais surtout, je ne suis plus dans la tant désirable tranche d'âge des 25-35 ans. Entre nous, c'est ça le problème, n'est-ce pas ? Je sais bien, vous en avez des milliers de toute l'Europe, prêts à venir. Et leur langues maternelles seront de toute façon mieux que celles que j'ai apprises moi, cela va de soi. Fût-ce à la place de la mer.

Néanmoins, veuillez trouver en annexe mon dossier. J'aime le compléter avec mon casier judiciaire, pour que vous soyez tranquille. Comme une cerise sur un gâteau. Mais là aussi, je dois être bête.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations préoccupées et passablement courroucées.

07/02/2015

Autrefois Genève

Je voulais m'entretenir avec vous de beaucoup de choses. Ça se bousculait même un peu, à dire la vérité. Mais voilà qu'un bienheureux zappe me fait tomber sur l'une des émissions que j'aime, que j'adore, que je chéris. C'est elle qui va avoir les honneurs, le cœur plus léger : Autrefois Genève.

Pour qui ne la connaîtrait pas, c'est une émission qui retrace le passé de Genève, voire un peu plus loin à la ronde. Elle passe à un rythme mensuel sur Léman Bleu, l'une des rares chaînes encore libre de violence et qui mérite donc un soutien. Elle arrive petit à petit à sa centième, déjà.

Ce soir, c'était une rediffusion. Le numéro 67, d'il y a 2 ans, je ne l'avais pas vu. Presque toutes m'ont plu jusque là, mais celle-ci m'a rivé sur l'écran. Ils nous ont présenté tout d'abord Champel-les-Bains, lorsque ce quartier foisonnait d'établissements de soins, et qu'étaient recommandées pour leurs vertus les eaux glaciaires et tumultueuses de l'Arve, vers lesquelles j'aime de plus en plus me rendre, d'ailleurs. Cela fait drôle croyez-moi, tout Genevois que je suis, de ne pas avoir su cela avant.

Puis ils nous ont présenté de très vielles images de la Rade gelée, en 1929. J'avais déjà vu dans une autre émission celles de 1956 mais là, vraiment, le tout début des films ! Ces gens se baladant sur le quai des Eaux-Vives -pas encore renommé Gustave Ador-, puis sur la jetée, avec leurs habits d'époque de loin pas tous adaptés, certains n'ayant pas assez d'argent pour correctement se vêtir, comme un intervenant le rappela. La Suisse était pauvre à l'époque, ne l'oublions pas.

Que de petits et de grands Genevois jouant sur la glace, traversant jusqu'aux Pâquis pour les plus téméraires ! Et les Mouettes qui existaient déjà, tentant de se frayer un chemin à travers la glace. C'était l'époque où l'on soulevait son chapeau pour se saluer poliment lorsque l'on se croisait. Époque accorte, bien lointaine déjà, disparue. Comme ont disparu, à peut-être une ou deux exceptions près, toutes les personnes filmées ce jour-là. Et de clore l'émission sur une superbe initiative rassemblant de vielles cartes postales. Le tout avec des fonds musicaux merveilleusement bien choisis. Nostalgie.

Nostalgie d'une époque inconnue, intrigante. Ce n'est pas la première fois que je ressens cela en regardant cette émission. Peut-être un jour y verrai-je mes parents comme je ne les ai jamais vus, bien avant qu'ils ne fissent leur fils. J'aurai un choc, mais ce sera beau. Comme il est possible que l'on s'y aperçoive, par exemple moi-même lorsque l'on avait eu la mauvaise idée de me mettre en tête du cortège de l'école de mon quartier, traversant la ville lors des promotions, môme gauche avec une pancarte, une chemise blanche et un nœud papillon bleu. Que de surprises possibles...

Vraiment, il est temps de le dire, bravo et merci pour cette émission. Une merveille.

27/01/2015

Agressions incessantes

Suite à mon billet de fin 2013 concernant les klaxons qui commencent à sérieusement nous empoisonner la vie à Genève et la situation ne bougeant pas, s'empirant même, voici la copie d'un message adressé il y a peu à la direction du TCS : 

"
Bonjour Monsieur,

Je reviens vers vous pour vous demander si vous avez des nouvelles à m'annoncer concernant notre échange de fin d'année passée.

Du quartier où je suis, j'entends en moyenne un klaxon toutes les 2 minutes depuis que j'ai bien dû enlever des bouchons auriculaires, avec regrets, au lever. Entre 7 heures et 11 heures, cela fait donc bien plus qu'une centaine de fois, déjà. Les nerfs ne tiennent plus et la qualité de vie est bien basse.

L'autre jour, sur une avenue proche de chez moi, il y a eu une scène incroyable : Une conductrice grillait son feu rouge et klaxonnait pour que celui qui était devant se colle davantage encore à celui qui le précédait. Une personne qui cheminait sur le trottoir et qui manifestement ne supporte plus cela non plus, est allée s'expliquer avec la conductrice.

Tout cela n'est plus tolérable, ni viable. Nous nous rapprochons toujours plus de Naples. Une campagne radio devrait selon moi être faite sans délai, déjà. Et au ton clair, car sinon c'est perdu. Et plus cette situation perdure, plus il y aura des gens anti-voitures.

J'hésite à transmettre ce courriel à M. Pierre Maudet également, mais vous pouvez le faire sans hésitation. La lutte contre la sécurité et les agressions est absolument souhaitable, mais de toute ma vie les seules agressions que j'ai eues à Genève sont les sonores, et elles deviennent incessantes.

Ce message est toutefois ajouté sur un blog, et le cas échéant votre réponse également.

Merci à nouveau de votre attention et veuillez agréer...

"

Le directeur du TCS s'est montré très réceptif à mon premier courriel et a confessé que la "klaxonite" à Genève était forte, et qu'il allait inclure ce problème dans un groupe de travail.

Je n'ai pas encore reçu de réponse pour ce deuxième message, peut-être lui arrive-t-il trop vite. Toutefois je n'attendrai pas sans bouger que l'on trouve un début de réaction d'ici un ou deux ans, si tout va bien. Une campagne radio pourrait être rapidement mise en place déjà, et très efficace, l'automobiliste lambda l'écoutant volontiers. Automobiliste lambda que je suis parfois aussi d'ailleurs, mais qui ne klaxonne pas sans danger.

C'est-à-dire quasiment jamais.

16/01/2015

BNS : Enfin !

Depuis hier, le monde économique est sens-dessus-dessous. La panique, l'exagération, les commentaires acerbes, à nouveau aussi depuis l'étranger. Du déjà vu, notamment le 9 février.

Personnellement, je veux dire bravo à la Banque Nationale. Toutefois, elle n'aurait jamais dû, selon moi, se mettre dans ce pétrin. Je ne dis pas cela pour faire bien, avec le recul, non. Depuis le départ, j'ai considéré qu'acheter des Euros dans une telle quantité était extrêmement risqué. Toute autre monnaie aussi, d'ailleurs. Peut-être parce qu'à 15 ans je considérais déjà qu'il était préférable de ne jamais avoir tous ses œufs dans le même panier, selon l'expression que l'on devrait mieux écouter.

Mais il était plus que temps qu'elle se retire de ce bourbier. La Chine aurait pu tenir, bien sûr, mais pas la Suisse. Cela va paraître dur, mais je me demande bien qui nous avons aux commandes dans ce pays. Entre un gouvernement qui, il y a peu, a offert à peu près tout ce que les autres pays lui demandaient, et depuis 3 ans une banque nationale qui croit qu'elle va pouvoir soutenir à elle seule la deuxième monnaie du monde... Il faut s'accrocher, je sais, mais ils font tous très fort, là. Trop fort.

Bien entendu, certaines branches peuvent souffrir. Mais ce n'est même pas sûr, si le taux se stabilisait de lui-même par exemple à 1,10, l'on peut dire sans hésiter que tout s'arrangerait vite. Mais même si ce n'était pas le cas, la politique monétaire d'un pays ne se fait pas pour les beaux yeux de l'industrie d'exportation, ni de ceux du tourisme. Cela fera peut-être finalement baisser les prix des hôtels en Suisse qui sont de tout temps beaucoup trop chers. Et augmentera leur occupation.

Arrêtons-nous quelques instants sur les divers commentaires qui ont été faits. À peu près tous, exagérés. Mais tout de même, une mention spéciale pour l'ancien Prix Nobel d'économie Krugman qui dit que la BNS a fait une "grosse erreur". On lui rappellera que la Suisse a les épaules bien moins larges que son pays, les États-Unis, tout de même. Et pour le directeur de l'Agefi France, Philippe Mudry, pour qui "la Banque centrale suisse embrase le marché des changes et met l'économie en risque". On lui rétorquera qu'il est plus risqué encore d'avoir un bilan avec 200 milliards d'Euros. 

Enfin, cette mesure provoquant une augmentation de 20% des salaires des frontaliers alors que, rappelons-le encore et toujours, de plus en plus de résidents suisses ne trouvent plus d'emploi et tombent à l'aide sociale, je propose et demande ici une taxe urgente ou un impôt supplémentaire, pour tous les frontaliers. Un taux de 20% du salaire, similaire donc à l'appréciation du franc, pour aussi longtemps que la situation sera ce qu'elle est, et à partir de ce mois. En affecter une grande partie à l'assurance-chômage semblerait pertinent, d'ailleurs. Sans être d'aucun parti, je le répète ici.

Mais je considère que c'est un geste nécessaire, apaisant. Un devoir d'équité, même.

09/01/2015

Ils (elles) ne sont donc pas Charlie...

Voilà déjà que plusieurs personnes se démarquent de cet élan peut-être pas mondial, mais en tout cas international. C'est leur droit, mais nous allons en parler.

Ça a commencé par un contact sur internet qui est venu me parler avec sa vignette "Je ne suis pas Charlie", alors que j'ai décidé de mettre la mienne dès qu'elle a circulé. Je connais cette personne, elle est anti-système, n'a jamais payé un franc de transports publics, croule sous les amendes qui ne lui arrivent même plus. Sur son texte de profil, elle a écrit "L'indignation sélective des marchands de mort", rien de moins. Le tout donne une idée de la première, qui n'était pas Charlie.

Ensuite, Tariq Ramadan invité du 19:30 d'hier et qui disait que, lui non plus, ne l'était pas. Ce n'était guère surprenant. Bien sûr, il a condamné le geste, sans doute avec sincérité, mais je ne suis pas dans sa tête. A-t-il été bouleversé par tant d'horreur, comme la plupart des êtres humains sur cette terre ? J'en doute. En tout cas, la RTS leur a bien donné la parole.

Puis, je vois le texte d'une blogueuse dans ces colonnes, qui a normalement fait exploser les records de lecture. Pour cela, pour son courage, pour son français soigné et accessoirement pour avoir vu aussi son billet sur les Jeux olympiques qui ont ramassé avec moi aussi, bravo. Mais voilà...

Toutes allaient de leurs ressentiments, de leurs petites rancunes. Vous comprenez, la Religion, les Dieux, leurs Disciples et autres Prophètes, ça ne se touche pas comme ça. Sous d'autres temps, toutes les religions nous l'ont bien fait savoir aussi, d'ailleurs. Avec ce qui est sorti par la suite, en particulier avec la catholique, on regrette de ne pas avoir eu le courage de les chatouiller plus tôt, même si l'on risquait pas mal avant, également.

Mais devant la folie et la barbarie de cet acte, cette émotion planétaire, ces millions de gens qui portent le deuil, celui de la liberté, la liberté d'écrire, de dessiner... devant ceux qui sont tombés sous les balles, dire ne pas être Charlie, selon moi, c'est minimalement excuser. Minimalement justifier.

Les deux tueurs non plus, ne sont assurément pas Charlie.

07/01/2015

Les fous des dieux

Ils ont frappé, encore. Je suis groggy. Pêle-mêle, je veux réagir, l'écriture me soulage. Il ne fait aucun doute que c'est eux. Et que l'attaque était dirigée contre le journal qui avait osé les caricatures. 

Je veux dire que ce sont des sauvages, des barbares. Déjà que les gens qui voient des âmes, des créatures ou, pire encore, des bonshommes dans l'espace, je n'ai jamais vraiment compris, mais alors imaginez quand ils deviennent fous à cause de cela. Des assassins illuminés de folie.

Je veux dire journalistes, dessinateurs de presse, tenez bon. Hommage à vous. On vous critique beaucoup habituellement, mais c'est vous qui tombez par-ci par-là dans le monde sans que celui-ci ne s'en émeuve plus que ça, sauf peut-être quelques instants lors de la glaçante publication de la statistique annuelle. Mais là, on a la terrible occasion de bien s'en rendre compte.

Je veux dire que j'en ai assez que la seule chose qui arrive à ces tueurs comme celui de Norvège dont je refuse d'écrire le nom, ou ceux-ci de Paris, pour peu qu'on les chope, c'est de les enfermer et leur apporter des repas chauds pendant leur séjour en prison. Pas de langue de bois, non, autant pour le premier que pour les autres, le seul séjour qu'ils méritent pour moi, c'est celui dans l'au-delà, et vite. Arriver au chevet de leur imagination, de leurs Guides. Ils seront bien.

Je veux dire qu'en ce terrible jour de janvier, ils auront réussi à amener Marine Le Pen bien plus proche du pouvoir que l'on ne pouvait encore l'imaginer, malgré plusieurs signes, déjà. S'en réjouira qui voudra, mais les autres doivent s'y préparer.

Je veux dire France, je t'aime. Pas toujours certes, mais jamais comme aujourd'hui.

05/01/2015

Les Chaumettes et le Mur de Genève

Petit sujet local en ce début d'année. Il faut dire que je viens de repasser devant et que cette fois, je craque. Et j'écris, c'est mauvais signe...

Les goûts et les couleurs sont dans la nature, je le sais bien. Comme je sais bien qu'il n'est pas très intelligent de dire que telle ou telle chose est moche, et encore moins telle ou telle personne. Car il s'en trouvera toujours d'autres qui vous contrediront, et c'est heureux. Surtout pour les personnes, d'ailleurs. Mais là il me semble qu'il ne va pas y avoir beaucoup de monde qui va venir croiser le fer avec moi. Nous allons parler du parc des Chaumettes, et de son mur.

Pour qui ne connaîtrait pas, c'est un nouveau petit parc en face des HUG (que les TPG s'obstinent d'ailleurs à dénommer Hôpital, comme s'il n'y en avait pas d'autres à Genève). Il n'a que quelques années. Avant, les voitures descendaient et passaient sous le pont, et les ambulances avaient un accès direct. Il y avait déjà un petit parc bien joli, avec quelques arbres de ceux qui par bonheur ne s'effeuillent pas en hiver. Et un horrible terrain vague de parking. Lui, on salue sa disparition sans cacher sa joie puisque dans ce coin les disparitions, tendanciellement on les pleure.

Après trois ans de travaux et une poussière folle dans le quartier, le trafic a été entièrement ramené juste devant les HUG, ce qui mérite un coup de chapeau, vous en conviendrez. Et les ambulances doivent faire un détour pour arriver à bon port, ce qui mérite aussi une mention. Et elles sont même bloquées sur l'une des rues d'accès, suite à son rétrécissement, ce qui mérite une médaille.

Mais surtout, Genève a désormais son mur. On hésite même à lui octroyer une majuscule. Pour qui, par bonheur, ne serait encore jamais passé devant, j'adjoins des photos en pied de page pour le montrer, pour vous faire une idée. Voulant rester beau joueur, je mets celles que j'ai prises avec un ciel bleu alors que je tentais de l'apprivoiser une journée de printemps, mais si je me fâche vraiment, je sors celles que j'ai prises cet après-midi d'hiver au ciel couleur mur.

Parfois dans la vie, on se sent bien impuissant. C'est mon cas chaque fois que je le regarde, le vois. Comment a-t-on pu faire ça ? Si quelqu'un devait le trouver joli, qu'il laisse un commentaire, je lui déroule le tapis rouge. Tout ça, dans une ville qui aurait arrêté le magnifique Festival Arbres et Lumières pour des raisons financières... Une ville qui a donc réussi à dépenser des millions pour faire ça, et enlever les faisceaux de lumières colorés dans ses arbres lors des nuits les plus longues.

Ça fiche un froid, non ?

 

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30/12/2014

Le 31, label du Maire...

Je dois dire que je suis bien surpris, et très déçu de cette nouveauté genevoise. Je veux donc le faire savoir, même si j'aurais préféré que mon cri pour la Palestine restât en vue, eût les honneurs.

Voici donc que le maire de la Ville de Genève a décidé de ne plus faire de fête du 31 sur un seul endroit, mais de la diviser par quartiers. Une dilution. Et non pas dans tous les quartiers, mais trois, assez improbables d'ailleurs, il faut bien le dire. Je suis très surpris donc que personne n'en parle, ne s'offusque, nulle part. En tout cas je n'ai rien vu. Réalise-t-on vraiment ?

Nous avons eu la fête en Vielle-Ville, très bien, même si forcément les voisins ont dû déguster, l'espace étant fort restreint. Je pense que l'on doit considérer que l'on a eu de la chance de l'avoir eue là-bas quelques années et que voilà, une page s'est tournée. Elle ne pourrait grandir, en plus.

Puis voici deux ans, la fête a migré sur la Plaine de Plainpalais. Excellente ! Le plus grand espace de centre ville en Suisse, magnifiquement rénové, accueillit tant de monde, après sa gigantesque répétition pour le passage à l'an 2'000 voici déjà 15 ans. Les commentaires pour la première édition ont été édifiants de positifs, et j'ai même conservé une photo de la Tribune que je mets en pied de page. Je n'en sais rien pour la deuxième édition, mais on ne s'arrête pas après deux fois.

Personnellement je n'y étais pas, je me bats souvent pour des choses qui m'échappent, c'est bête mais c'est comme ça. Mais je considère en effet que chaque ville qui se respecte doit avoir un lieu de fête le 31 décembre, et pérenne, même si je préfère éviter la foule et rester au chaud.

Que va-t-il se passer cette année, si seulement l'a-t-on imaginé ? Des fêtes de quartiers le 31 décembre ? Où iront les gens des autres quartiers ? Un feu d'artifice serait tiré d'où ? Que dire aux gens et aux touristes, de faire le tour des trois places ? Ou bien les gens se rassembleront-ils spontanément sur "leur" jolie Plaine, comme les deux années précédentes ?

Sans vouloir comparer Genève à New York, bien que ces villes soient toutes deux les sièges des Nations-Unies et qu'elles soient reliées quotidiennement par des avions, mais c'est comme si son maire ne faisait plus le 31 sur le bien nommé Square du Temps, mais dans chaque quartiers. Là-bas, il lui en coûterait politiquement, certainement ! Allez savoir ici, mais c'est bien possible, aussi.

Les fêtes à Genève, elles peuvent être absolument magnifiques, j'en sais quelque chose. Ce sont d'ailleurs parmi les plus importantes de Suisse. Mais dans ce cas, je considère que c'est une chute. Une plantée. Dans les médias, le maire répétait qu'il fallait "se réapproprier les quartiers". On l'avait déjà entendu dire cela pour d'autres thèmes. C'est donc bien le label du maire.

La belle du Maire, convenant mieux ici.

 

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(Genève-Plainpalais 31.12.12 - Image Tribune de Genève)

24/12/2014

Palestine meurtrie, mais bientôt reconnue !


Je n'aurai de cesse. J'y pense, en permanence. Au lever, durant la journée, et au lieu de dormir. Je veux t'écrire, Palestine meurtrie, en ce 24 décembre.

Parce que j'ai été révolté de ce qui t'est arrivé. Et moi, je n'oublie pas, jamais. Ta énième destruction, l'été passé. Par ton voisin, enfin celui qui a reçu son territoire clés en mains, lui. Celui qui est opulent mais qui reçoit encore de l'argent. Et de l'aide militaire, bien entendu. Celui qui maintient une bonne partie de ton territoire comme une gigantesque et honteuse prison à ciel ouvert.

Certes, des éléments de chez toi lui ont cherché noise, et ont servis de prétexte à ta destruction. Mais je sais bien que ce n'était que des fléchettes contre des missiles. Auparavant, c'était des cailloux contre des balles. Toujours le même rapport de force. Je ne suis pas capable de dire qui est arrivé en premier sur cette terre, ta terre, votre terre, je serais trop mauvais pour cela. Ce que je sais, par contre, c'est que tout est bien confus pour tout le monde, et que je rêve de vous voir les deux cohabiter en paix. Au point où vous en êtes, il n'y aurait plus que cela de bien à faire.

Mais ce voisin, le monde entier sait depuis un moment à quel point il est dangereux, meurtrier. Il est passé, de sa courte existence, dans et sur tous ses voisins aussi. À la manière de son cow-boy de grand frère, c'est à dire avec des bombes. Il en a détruits, des pays, et bien souvent plusieurs fois. Il a, aussi, envoyé une dizaine de ses agents secrets tuer, carrément à découvert, un cadre du Hamas dans un hôtel de Dubaï, avec des passeports de plusieurs pays européens, s'il te plait. Même les Anglais, qui ne sont pourtant pas non plus à une saleté près, se sont brouillés avec. C'est te dire.

Il a tué des gens pacifiques qui venaient sur une flottille vous apporter aide humanitaire et de quoi vous relever. Il a tué un ancien ministre palestinien. Un enfant dans les bras de son père. Et tant d'autres. Tuer, c'est son langage. Qu'il prenne garde, l'Histoire se renverse toujours. L'indifférence à laissé place à la colère, la colère à la rage, la rage à la haine. Je laisse tous ceux que ces propos effaroucheront voir leur familles et leur maisons pulvérisées par les bombes, et nous en reparlerons après. Et je sais que même chez lui des gens s'élèvent, se révoltent, pleurent avec toi. Des Justes.

Moi j'ai une requête à faire, à publier, à crier. Je veux que mon pays se mette dans la liste de ceux qui te reconnaissent. Bien d'autres l'ont fait déjà, nous ne serions pas des héros, pardonne-nous. Mais la liste s'allonge, elle devient belle, puissante. Mon pays l'a fait par la voie expresse pour le Kosovo, il peut le faire pour toi aussi, ce serait la moindre des choses.

Tu sais, c'est bien personnel mais laisse-moi te le dire, les petites histoires de dieux, moi je n'y crois pas. Et la jolie maison avec des animaux pour réchauffer le petit bébé, non plus. Mais c'est tellement joli, et cela vient de ta terre, de votre terre. Alors ce jour, je voulais te dire mon ressenti, et celui de beaucoup de gens par ici. Et ce voeu, cette volonté, même si je ne pense pas que je les verrai.

Mais un jour tu seras un pays, c'est sûr.

14/12/2014

American dr(e)am

Nous n'allons pas parler ici de l'Afghanistan, de l'Irak, du Vietnam, d'Hiroshima, de Nagasaki bref, d'à peu près tous les sales noms de l'Histoire auxquels ce pays a apporté, peu ou prou, sa noble contribution. Ni de drones qui tuent de la façon la plus lâche, ceux-ci ont eu l'honneur d'un autre billet il n'y a pas si longtemps. Ni de comment il fait pour être le plus gros pollueur de la planète. Non.

Mais ce pays n'étant jamais à une guerre près, à une folie près, à un drame près, nous allons parler des deux derniers en date. Pour les dreams, ça fait longtemps que c'est fini. Je veux parler bien sûr de ces pauvres gens, bien souvent Noirs, qui sont tués par une police complètement folle, et de la torture infligée à des prisonniers, ainsi que cela a été révélé récemment. 

Ces drames sont consternants, révoltants, dégoûtants. Près de 180 morts en 5 ans par la police rien qu'à New York. Mais entendons-nous bien ! Si quelqu'un tire partout, ou tue, pour moi son sort peut parfaitement être le même. En revanche, tant de fois les victimes n'étaient même pas armées. Et rien d'autre que des enfants, parfois. Bande d'assassins ! Et cette torture... Retour à des temps oubliés, en tout cas dans nos civilisations moyennement avancées.

Ce pays est pétri par la violence. Au cinéma, à la télévision, dans les jeux vidéos. Donc bien entendu, impossible qu'il en soit autrement dans la police, ni dans les écoles. Et dire que par ici, on se laisse empoisonner par cette culture. Inculture, devrait-on dire. Là-bas, ils se battent même pour empêcher que d'autres aient une couverture de santé. Meurent plus vite, pour le dire moins délicatement. Il contrôle et intercepte tout. Vos communications, mails, tout. Sachez-le.

Puis, n'oublions pas qu'ils sont passés dans bien des pays du monde, en général, avec des bombes. La liste serait trop longue à faire ici. Et ce n'est pas fini, ils ont le droit intérieur le plus extérieur qui soit. Il m'avait frappé de voir, à ma première déclaration d'impôts, la question "êtes-vous citoyen américain ?" Depuis, je ne suis plus surpris mais à chaque fois, toujours aussi courroucé. Toutefois, j'ai été réconforté de voir que certains Américains rendaient carrément leur passeport. Faut le faire.

Je ne veux cependant pas tomber dans l'anti-américanisme intégral. On y vit mieux qu'en Corée du Nord, c'est sûr. Et ils nous ont bien aidés, c'est vrai. Ils ont fait des choses bien, des choses belles, aussi. Mais les jeans, le coca, Walt Disney, Windows et les pastilles pour les hommes qui ne peuvent plus livrer la seule bataille qui vaille, l'amoureuse, ça n'efface pas le reste.

Ce pays est au minimum à éviter, et de préférence à contrer. C'est proprement hallucinant que certains le soutiennent encore, même s'ils sont petit à petit en voie de disparition. Il fait partie, selon moi, des deux pays actuellement les plus violents et meurtriers du monde, accompagné la main dans la main par, bien entendu, Israël qui est sur mes starting-blocks pour ramasser aussi.

Mais les drames américains, ça commence à vraiment bien faire.

30/11/2014

Youpie, 300'000 personnes annoncées en Suisse !

Le peuple a parlé. Il n'a pas voulu de l'initiative Ecopop, et sans équivoque.

Tentons rapidement d'expliquer les causes de ce rejet, c'est toujours intéressant. Tout d'abord, il faut reconnaître que tout le monde était contre elle. Le gouvernement, les partis, l'économie, les médias. J'ai encore en tête le perturbant titre de "24 Heures" quelques jours avant, histoire de ne pas relâcher la pression ou même comme piqure de rappel : "Craintes de pénurie de bouchers et d'ingénieurs". De sacrés et percutants arguments ! Mais en tout cas, ça en faisait du monde contre elle.

Puis, paradoxalement, je pense que sa meilleure ennemie a été l'initiative de l'UDC, acceptée elle, on s'en souvient, le 9 février de cette année. Le peuple avait donc déjà bien donné son avis, et on l'a assez réprimandé par la suite. Certes, ce ne peut être qu'une supposition, mais s'il n'y avait pas eu cette initiative, ou si elle n'était pas encore votée, Ecopop aurait pu être victorieuse, carrément. Mais dans ces conditions, il était juste impossible qu'elle ne passât.

Maintenant, il nous faut parler de l'avenir. Au rythme où vont les choses, c'est-à-dire avec entre 80'000 à 100'000 personnes de plus par année dans ce pays qui reste toujours aussi petit et toujours qu'à moitié habitable, (rien n'empêcherait 150'000, d'ailleurs), cela veut donc dire que plus ou moins 300'000 personnes arriveront en Suisse depuis le vote du 9 février avant de pouvoir envisager une possible stagnation dans trois ans, si le Conseil fédéral et l'Europe le veulent bien.

Possible, mais même pas assurée. Dans l'immédiat, cela se ressentira où tout va déjà bien, les transports, les routes, les logements improbables, le marché du travail pour les trentenaires de toute l'Europe plutôt que pour les gens du coin. Ecopop n'ayant pas ce délai, elle serait entrée en vigueur rapidement et nous aurait soulagés. Car je continue à penser que des chiffres pareils vont se retourner un jour ou l'autre contre nous, à peine réconforté qu'au moins cela sera sans ma voix.

Moment de solitude ce soir donc, amplifié par les quelques commentaires ici ou là, à nouveau, contre la liberté de lancer des initiatives. Ou plutôt, contre des initiatives qu'ils n'aiment pas. J'ai l'impression qu'il va sacrément falloir nous accrocher pour maintenir ce droit... Je veux donc absolument dire ici qu'ils n'y toucheront pas aussi facilement, et que notre démocratie directe est magnifique.

Y compris lorsque l'on perd.

26/11/2014

Ecopop : Soutien absolu

  

Peu de temps reste avant la votation du 30 novembre sur l’initiative « Ecopop » limitant à 0,2% le solde migratoire. Je n’oserais tenter le pari que j’avais tenté pour le texte sur l’immigration de masse du 9 février, texte pour lequel je m’étais battu. Mais je veux absolument lui apporter mon soutien.

Les initiants sont des écologistes avec qui je partage un respect, un amour pour la nature et les animaux. Toutefois pas au point, pour qui se souviendrait, de me réconcilier avec le WWF… Mais ce sont des écologistes donc, et ils tirent la sonnette d’alarme pour la surpopulation. Il en ont le droit. Je vais vous dire quelque chose qui vous paraîtra peut-être abrupte, mais toute personne censée ne peut qu’être d’accord avec cette crainte. Le seul élément qui change, c’est la limite fixée.

En effet, eux ils ont pris peur alors que nous avons dépassé les 8 millions d’habitants en Suisse, et qu’il y a un solde migratoire depuis dix ans de plus de 80’000 personnes par an. Mais le jour où nous serons dix millions, combien de gens actuellement opposés à Ecopop se ralieront-ils, secrètement ou non, à elle ? Et à 15 millions ? Nous leur devons le respect de préférer vivre dans un pays moins peuplé. Peu leur plairait un Plateau suisse du style Tokyo ou Mexico. Et à moi non plus, d’ailleurs.

Personnellement, ce n’est pas l’écologie qui me pousse à accepter cette initiative, en tout cas pas à ce stade, même si je pense que l’argument tient. C’est bel et bien cette immigration folle que nous avons en Suisse depuis si longtemps, et maintenant comme jamais. Tous les arguments que j’ai dit dans mes billets pour le 9 février restent valables. Si quelque chose a changé, c’est en pire. Et la classe aux commandes qui refuse toujours de voir les réalités en face, qui nous embobine dans le meilleur des cas, nous insulte dans le pire. Le tout avec la crapoteuse onction des médias.

Bien sûr, ce passage sur le contrôle des naissances dans les autres pays est discutable. Mais à lui seul, ce n’est pas un argument pour rejeter cette initiative ! Elle mérite de passer, que ce soit pour des craintes écologiques, ou pour des craintes de surpopulation étrangère. J’invite toute personne qui aurait encore des doutes sur cette réalité à revoir les quelques chiffres de celle-ci.

Il va de soi que cela pourrait faire tomber les bilatérales. Au point où en est la Suisse, où en sont ses habitants de la classe moyenne qui ne trouvent plus de loyers abordables, où les quarantenaires sont déjà bien souvent éjectés du marché du travail, et enfin, voyant ce que nous avons désormais sur notre sol, ce ne serait pas grave. Merci donc aux initiants d’Ecopop, et bonne chance à elle. Selon moi, l’on aurait même pu viser 0,1%, amenant 8’000 personnes de plus par année dans ce pays.

Le chiffre qui nous était avancé pour nous faire accepter les bilatérales…