07/07/2016

Prochain but : shooter...les Bilatérales

Profitons de l'occasion des nombreux shoots que nous vivons ces jours. Le plus beau d'entre eux étant, bien entendu, celui de l'Union européenne par les Britanniques. Mais ne nous arrêtons pas là.

Certes, la totalité des médias de ce coin de pays pleure les Britanniques. C'est surprenant, mais c'est ainsi. Les catastrophes nous sont annoncées les unes après les autres. Cela aussi, avec les medias, c'est habituel. D'autres personnes auront vu aussi l'intro de l'émission TTC post-Brexit, avant de vaquer à mieux, et se seront demandées si la journaliste Portier s'en est sortie. Comparés à elle, aux vestiaires les journalistes sportifs pleurant la défaite de leur équipes. Là, c'était la fin du monde.

Ils sont donc tous peinés, étourdis, et c'est bizarre. N'ayant pas caché mon appui au Brexit bien avant que l'on ne le vote, j'ai constaté, en effet, que bien des gens étaient pour aussi. D'autres, un peu comme les sondages, n'osaient pas dire leur vrai avis avant. Les pauvres. Mais en somme, la permanente césure gouvernements-medias d'un côté, et peuples de l'autre.

Justement, la Suisse politique s'empêtre et se couche à nouveau devant l'UE, avec les Bilatérales qu'elle a élevées au rang de sacrées. Quelque chose me dit que devant le peuple, puisque l'UE ne veut rien entendre des cris des peuples et n'accepterait aucune limitation, c'est encore une gifle qu'elle prendrait. Il est temps de tirer cela au clair, de voter. S'il s'est trouvé 50,2% des votants, en 2014, pour limiter l'immigration, avec les 300'000 personnes que nous avons dû encaisser depuis, ce sera plutôt un score britannique que nous aurons aussi. Préparez-vous, ça fera moins mal.

C'en serait fini, de ces dumpings salariaux que le Seco, toujours aussi brutto, vient d'avouer du bout des lèvres. De cette déferlante européenne. De l'impossibilité de se loger, ou de changer. De cette préférence internationale à l'emploi, à savoir les autres s'élisant entre eux ici, le dernier exemple en date m'ayant été servi hier, ce qui m'a d'ailleurs décidé à finir ces lignes et publier aujourd'hui.

C'en serait fini, de ces propositions du désespoir de devoir lisser la fréquentation des routes et transports publics avec des prix différents en fonction des heures, tant tout est saturé. Des bouchons bientôt permanents. Et j'en passe. Enfin, c'en serait aussi fini, des intrusions permanentes de ce politicien français de Saint-Julien aux noms pas très jeunes et à la censure lourde sur son blog. Oui, la Suisse à intérêt à shooter ces Bilatérales, quels que soient les cris d'orfraie que l'on va entendre.

Presque envie de dire, par pitié.

24/06/2016

Thank You !

Des bonnes nouvelles pareilles, de bon matin en plus, ça ne se refuse pas.

Ce résultat britannique, je m'y attendais. Il coulait presque de source. J'ai d'ailleurs à demi écrit ces lignes quelque part dans ma tête depuis un moment. J'ai même supposé, avec quelques personnes et collègues avec qui nous en avons parlé (étant bien seul à nouveau contre tous), qu'il serait un peu plus enthousiaste, de l'ordre d'au moins 53-54%. Car sur les sujets sensibles, les gens n'osent pas tous dire leur avis aux sondeurs, on en sait quelque chose avec les minarets, et l'immigration.

Je voudrais relever ici la puissance de la démocratie, et la grandeur d'un homme d'État, David Cameron. Il n'a pas peur, lui, de donner sa voix au peuple. Il a osé le faire avec l'Écosse, il a gagné. Il a aussi osé le faire avec le Royaume-Uni dans son ensemble, mais il a perdu. C'est un grand. Il partira sans doute avant que le cours de la vie ne l'y amènerait, mais cela ne lui enlèvera rien.

Ce résultat, non seulement je m'y attendais, mais surtout, je le souhaitais. Pour plusieurs raisons. Tout d'abord, à mon humble avis, les britanniques n'auraient jamais dû y entrer, en Europe. Je les ai toujours vus plutôt comme la 51ème étoile du drapeau des Etats-Unis, que comme n'importe quelle étoile européenne. Et l'on voyait bien, à de réitérées reprises, que leur cœur n'y étaient pas.

Ensuite, comme la Suisse, ils savent ce que c'est, le désastre migratoire. La Suisse a été la première à sonner ses autorités -non que d'autres pays ne le feraient pas, juste qu'ils n'en ont pas la possibilité- en voulant limiter ou stopper l'immigration absolument dingue qu'elle subit depuis si longtemps. Les Britanniques nous offrent ce résultat à cause de cela aussi, et peut-être même, surtout. Notez-le bien et savourez, Mesdames et Messieurs les irresponsables pro-immigration.

Certes, il va y avoir des problèmes, des difficultés. Certes, les "grands" de ce monde ont crié à la catastrophe. Jean-Claude Juncker et le Financial Times en tête, et d'autres. Rien qu'eux, et l'on peut déjà considérer, l'esprit paisible, que c'est plutôt bon signe de ne pas avoir suivi leur avis.

Désormais, d'autres peuples d'Europe vont vouloir suivre. Et certains suivront. Pas ceux qui n'ont fait qu'une chose dans cette fichue Europe : recevoir des milliards. Eux non, ils sont tristes. Tendre la main, c'est toujours plus facile. Et la Turquie qui a même osé, abjection suprême, se servir des migrants pour commencer son flirt européen. Les peuples vont fuir cela, espérons que le suisse aussi, vite. Et comme si tout ceci n'était pas assez réjouissant, la Suisse est désormais moins seule.

Que du bonheur, en somme.

11/05/2016

Plus près de (dans) toi, mon M2...

Vous souvenez-vous de l'emballement médiatique pour le M2 à Lausanne...? Avant sa création déjà, et après. Maintenant, avec les problèmes qu'il a, reparlons-en. Vous ne lirez pas ça ailleurs.

On le sait, le passage de pommade médiatique sur Lausanne (et plus ou moins tout ce qu'elle fait) est depuis longtemps à son paroxysme, un jour nous en parlerons peut-être aussi, et il va y avoir des grincements de dents. Comme il va y en avoir présentement, je sens. Mais rappelez-vous de la glorification de ce chantier. Cet exploit même, alors qu'une partie du trajet avait...130 ans. Les medias n'avaient assez d'air pour leur trompettes, et de baguettes pour leur tambours.

Certes, l'ensemble est une réalisation conséquente. Toutefois, j'ai toujours été très circonspect, réservé. Tout d'abord, quelques doutes sur la pertinence de métro en Suisse. Des arrêts toutes les minutes en gros, cela ne mérite pas d'enterrer les usagers des transports publics. Car c'est tout de même leur offrir des tunnels gris, ne l'oublions pas. Dans les grandes villes oui, c'est pertinent. En Suisse, non. Des RER souterrains comme Zurich et Genève les font oui, mais pas vraiment besoin de métro en tant que tel, sauf à vouloir jouer à la grande, me semble-t-il. Mais passons.

Surtout, mes doutes venaient du relief très montagneux de la ville. Avant, la "Ficelle" était robuste, à crémaillère, forcément. Un tel dénivelé, ça ne se sifflote pas, ça se gravit. Mon père qui y fut facteur à vélo m'en conta assez. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien qu'ici ou là, j'ai lu ou entendu le M2 appelé funiculaire et non pas métro, en particulier par des anglophones. Le retour aux sources.

Mais Lausanne a voulu joué les pionnières. Non seulement en ne mettant pas de conducteur dans les rames, ce qui lui confère, selon moi, un côté sinistre, et montre le respect pour l'emploi et la convivialité d'une ville de gauche. Mais surtout, en voulant abandonner la crémaillère et faire le métro le plus pentu du monde. Du coup, les problèmes s'accumulent, le système résiste mal. Et selon les relevés, le bruit des freins à certains arrêts dépasse même les limites de nocivité pour l'humain. Le résultat, courage à ceux qui se sont laissés suavement bercer par les medias : médiocre.

Des problèmes et pannes à répétition, des blocages récurrents à l'intérieur des rames, ce matin pour le dernier en date. La semaine passée, avec une abracadabrante excuse de la panne d'électricité de Genève. La mère des excuses ! Dûment relayée par les medias, comme il se doit. Mais rien que l'an passé, une cinquantaine de coupures de service, dont certaines jusqu'à 6 heures! Même les trams dans le trafic en surface ne doivent pas faire aussi mal. Ces quelques lignes donc, pour bien tempérer l'enthousiasme et les fiertés d'avant.

Et surtout, avertir des futures similitudes avec le M3.

26/04/2016

Radio-inactifs pour l'éternité?

Puisque aujourd'hui nous en sommes à 30 ans de Tchernobyl, je republie mes lignes du 24.09.15. Modeste contribution devant cette folie, la récurrente folie humaine.

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Un jour de mai 2011, je jubilai. Le gouvernement suisse décidait l'abandon du nucléaire. Un immense soulagement, une immense joie. Ce n'était pas pour tout de suite, mais quand même.

Ce jour-là, je fus fier du gouvernement de ce pays. Enfin une décision courageuse! Fier aussi de ces quatre femmes qui la prirent, peut-être épaulées -en tout cas je l'espère- par l'un de ces messieurs du conclave de l'époque, mais j'ai quelques doutes. Il faut dire que nous étions peu après Fukushima, accident qui a failli nous faire basculer dans l'apocalypse.

Car oui, puisque nous partageons temporairement nos idées par ici, c'était bien un sujet sur lequel je voulais m'exprimer. Et vu sa dangerosité, vu son imprescriptibilité, je ne vais pas prendre de pincettes: le nucléaire civil -et bien sûr le militaire- est la plus grande saloperie faite par l'Homme. Oh certes, on en n'est pas à une près avec lui, c'est sûr, mais là on dépasse la déraison. La civilisation du 20ème siècle sera certainement considérée comme la plus barbare de tous les temps.

Et voilà que le Conseil des États refuse aujourd'hui de fixer dans le temps cette sortie de l'atome, en particulier pour la centrale de Beznau qui se trouve être juste la plus ancienne centrale en fonction dans le monde. Mais que leur faudra-t-il? Encore une catastrophe, et peut-être par malheur, plus près de chez nous? Plus folle encore? Réagiront-ils, une fois?

Tout fartés d'honorables diplômes qu'ils sont, comprennent-ils seulement, ces conseillers, que le nucléaire empoisonne l'air, le sol et les eaux pour l'éternité? Et qu'en cas d'accident l'on prend rien moins que le risque de basculer dans l'indicible? Comment peut-on rester inactif devant un tel risque?

Me reviennent soudainement en tête quelques bribes des lignes que j'avais écrites lors d'un examen, j'étais bien jeune. C'était un sujet à choix, parmi trois, le nucléaire en était. Je le choisis sans hésiter, et criai ma colère, déjà. Tchernobyl ne s'était pas encore envolé des esprits, comme s'envola son mortifère nuage. La note fut maximale. Sans craindre la note cette fois, je voulais réagir à nouveau.

Et bien plus fort que dans ma jeunesse.

12/04/2016

Insécurité : L'armée en renfort, dernier espoir ?

Ces lignes sont nées voici une année. Aujourd'hui, je ne peux plus les retenir, qu'elles sortent, tant pis. Car c'est de pire en pire, je me demande ce qu'il leur faudra pour qu'ils se rendent compte.

Quand elles sont nées, en avril 2015, une maison à Veyrier venait d'être soufflée à l'explosif, pour le bancomat. La veille, une attaque à main armée à la Migros de la gare Cornavin. Puis, d'autres bancomats explosaient ici ou là. Auparavant, une bande de salopards écumait la Plaine de Plainpalais la nuit et y a attaqué et défiguré des passants. Même quartier, un patron de café égorgé car il surprit un voleur. Ne fuyez pas juste parce que cela vous heurte. Ne fermez pas les yeux.

Aux Urgences, une personne revint avec un sabre car elle estimait que l'on ne soignait pas assez vite sa connaissance. Cela en rappelle une autre similaire, l'attaque avec le même objet au boulevard du Pont d'Arve. Sans doute les chances de l'immigration que l'on nous dit, à moins qu'il y ait une région de Suisse où l'on sorte vite le sabre en cas de différend, mais elle m'était inconnue jusque là.

Tout cela, c'est ce que l'on sait. Le reste, allez savoir. Mais depuis lors, il y a eu d'autres attaques. Des séquestres et car-jacking. Et cette attaque à la Coop du Grand-Lancy où les voyous ont tiré, et blessé. Et cette étudiante italienne tuée, hier. C'est l'état actuel de cette ville, de ce pays. Car même si Genève est sur le podium pour l'insécurité, ailleurs en Suisse ce n'est de loin pas tout rose.

Et le problème, c'est qu'avec cette fichue ouverture des frontières, Schengen, le Printemps arabe qui est vraiment l'Hiver européen, on n'est pas près de s'en sortir. Un enfant comprendrait. Mais pas les libre-circulationnistes. Eux, ils veulent construire des prisons. Et encore, pas tous. En clair, les laisser commettre leurs délits, traumatiser, blesser, voire tuer. Et si par hasard on les chope, les enfermer et leur apporter des repas chauds, parfois à choix. Il y en aura du monde pour cela, soyez sûrs.

On ne peut plus laisser cela continuer sans réagir. Je ne suis pas militariste, plutôt le contraire même, mais je me demande donc si l'armée ne devrait pas être déployée à Genève, car en l'état, nous avons méchamment perdu. Un parti l'avait demandé pour les frontières, je soutiens, mais ce ne sera pas assez. Je sais bien, tous ceux qui n'en ont rien à faire de la sécurité me rétorqueront, comme d'habitude, que c'est impossible, que les soldats ne sont pas formés, que 1932, ou que sais-je. Mais s'il leur est déjà arrivé d'aller en France, à Paris, il y a quoi dans les stations RER et ailleurs ?

Car l'insécurité, ici, elle nous a gagné. Beaucoup de personnes en souffrent directement, de plus en plus dans leur chair. Dans leur tombes aussi, comme le meurtre du Jardin anglais. Ou comme cette brave étudiante italienne hier. Bouleversé, révolté, je suis. Qu'elle me pousse, d'où elle est, à ne plus garder ces lignes pour moi. Vu l'état de cette ville que je ne reconnais plus, de ce pays non plus d'ailleurs, je m'y colle, tant pis, il faut bien que quelqu'un ose, au moins poser la question.

On finit toujours par se réveiller des cauchemars.

26/03/2016

Appel national contre l'accueil de 50'000 réfugiés

Mon sang n'a fait qu'un tour. Il bout encore, je tremble, et ce n'est pas une image. Il faut dire qu'avec les nouvelles, ces jours, il faut s'accrocher. Mais voyez de quoi l'on est capable dans ce pays.

Alors qu'un peu partout en Europe les problèmes avec les réfugiés deviennent insurmontables, et que la Suisse est l'un des pays au monde avec la plus forte proportion d'étrangers...

Alors qu'une bonne partie d'entre eux reproduit sous nos latitudes tout ou partie de leurs us, coutumes, et généralement violences...

Alors que de fanatiques arabes (rarement assistés par des non-arabes) font des carnages dans les salles de spectacles, fusillent des journalistes, des dessinateurs et des gens sur les terrasses de Paris, et d'autres se font exploser un peu partout, désormais en Europe aussi...

Alors que les quartiers de Genève tombent les uns après les autres. Quand je dis "tomber", c'est qu'il y vit bien plus que 50% d'étrangers, ce qui est énorme, indécent, fou. Ceux des Acacias et de la Jonction en tout cas, et Plainpalais qui a aussi subi le même sort, et d'autres en Suisse...

Alors que le peuple a voté il y a 2 ans déjà une initiative pour limiter l'immigration (plus que) massive, et qu'il a dû encaisser, depuis lors, plus de 200'000 personnes et d'autres réfugiés, sans que le gouvernement ne semble vouloir l'écouter...

...eh bien l'on apprend au 19:30 ce soir que des gens naviguant à une hauteur folle et crasse viennent de lancer, tenez-vous bien, un appel national pour faire venir, encore...50'000 réfugiés de plus !

Il est complètement exclu que nous continuions dans cette voie. Moi aussi je vais lancer un appel national, ici, mais contre ces 50'000 réfugiés. Cette fois, c'en est trop. Chaque personne partageant cette colère, ces craintes, peut utiliser ces quelques lignes et les diffuser comme elle le souhaite.

Puisse l'Europe s'en inspirer aussi, dans ses proportions à elle, elle qui n'est plus rien d'autre qu'un gigantesque déversoir. Il va falloir réagir et se battre, c'est une question de survie de nos identités.

Vu l'état de notre continent, de notre pays, et de la ville d'où j'écris ces lignes, il n'y a plus le choix. Écrire ça soulage, ça fait du bien, déjà.

Mais je tremble encore.

08/03/2016

Le Jet d'eau pleure jaune

J'ai beau avoir dû développer à peu près autant de résistance contre les duretés et injustices de la vie que contre les microbes et virus qui nous attaquent en continu, ces morts-là, je ne m'y ferai jamais.

Marouane est parti, il y a quelques jours déjà. Marouane, c'est ce chouette petit garçon d'une dizaine d'années qui luttait contre un cancer, cette saleté. Il nous avait été présenté, avec d'autres, dans le puissant et déroutant reportage de Mise au point sur les enfants victimes de cette fichue maladie.

Il y a peu, à l'occasion de la journée des enfants victimes du cancer, le Jet j'eau avait été coloré en jaune. Qu'est-ce qu'il était beau, à la nuit tombée. Marouane était là. Toutes les causes valent, toutes les couleurs valent, celle-ci étant la plus belle selon moi. Mais désormais, le Jet d'eau, il pleurera jaune. Comme pour le rire, c'est plus dur quand c'est en jaune.

Le Petit guerrier, comme on l'appelait ici ou là, a donc perdu. Le cancer, ce grand faucheur. Et des mômes. Quelle colère! Les tyrans qui bombardent leur peuples, les guerriers de tout poil -les grands, cette fois- eux, ils ne le chopent pas, n'est-ce pas? Injustice, quand tu nous tiens.

Marouane vient donc allonger la triste liste des enfants qui partent méchamment trop tôt, et que je veux honorer ici, l'âme mélancolique, le cœur secoué. Je sais bien qu'il y en a d'autres, mais que voulez-vous. Dès que l'on connaît un peu plus, dès que l'on a un visage, c'est plus dur. Je ne pouvais me taire. Juste partager quelques lignes, pour lui, pour les autres, et quelques images.

Il est beau et fort, hein ?

 

http://www.rts.ch/play/tv/mise-au-point/video/le-courage-de-marouane?id=6918527

http://www.rts.ch/play/tv/mise-au-point/video/vous-prendrez-bien-la-suite--marouane?id=6918545

25/02/2016

La belle et les (pauvres) bêtes

Une femme courageuse. Parmi des bêtes. Et des pauvres bêtes.

Christine Bussat a donc claqué la porte du PBD, suite au tweet de son président relayant, certainement hilare, l'affiche anti-initiative pour le renvoi des criminels étrangers qui arbore rien moins...qu'une croix gammée. Depuis lors, elle circule beaucoup, cette affiche. Mais les CFF la retirent enfin aujourd'hui des gares. Dès que je l'ai vue, j'ai été dégoûté. Ces gens-là sont bêtes.

Comment peut-on en effet associer l'un des pires régimes de l'Histoire avec la mise au vote démocratique d'un texte demandant le renvoi des criminels étrangers? Déjà que l'Économie a sorti ses gros moyens pour lutter contre, comme si c'était honorifique et vital de se battre pour ceux qui commettent -et cumulent- des délits! On la savait déjà en pince pour les travailleurs lointains mais ça, fallait oser... C'est proprement hallucinant ce qu'il se passe dans ce pays.

Pour cette initiative, mon vote a balancé. Je n'avais même pas l'intention d'en parler, la loi d'application de la précédente serrant tout de même la vis et, paraît-il, durcissant même les sanctions pour certains crimes ou délits. Bref, quelque chose changera, en mieux, et il était temps. Mais au vu de ce qu'il nous est imposé de voir avec cette affiche, juste quelques mots.

Souligner donc ici le geste de cette femme, face à ce sinistre président de parti. Sinistre eu égard à ce tweet, mais aussi parce que chasseur. Un tueur d'animaux, donc. Comme il y en a beaucoup d'autres en politique, d'ailleurs, ce n'est pas étonnant. Pauvres bêtes. Elle fait bien de leur tourner le dos à ce type et à ce parti, cette femme qui, sans fusil et telle une colombe, obtint par deux fois déjà le soutien du peuple pour les initiatives Marche blanche.

Un signe pour dimanche ?

08/02/2016

Les victimes du vent de l'ouest

Il souffle fort, le vent d'ouest, ces derniers jours. Un magnifique catalpa en a payé le prix de sa vie, à l'avenue du Mail. Qu'on le remplace.

Mais le vent d'ouest ne fait pas tomber que les arbres. Des Genevois, aussi... Alors que je me déplaçais les matins à l'aube vers où l'on a bien voulu me donner du travail temporairement, au milieu du canton de Vaud, je constatai immédiatement que sur l'autoroute j'étais entouré de plaques françaises. Pas toujours, certes, mais parfois uniquement.

À Genève, c'est normal, disons habituel, mais j'ai été surpris en poursuivant. En particulier quand je voyais des plaques se terminant par 38, Grenoble donc, ou aussi 69, Lyon. Puis, passant les jonctions de Coppet et de Nyon, s'incorporaient des voitures immatriculées 39, c'est-à-dire, du Jura français. Le tout avant 7h. du matin, pour ceux qui voudraient nous affirmer qu'il s'agit de touristes. Les Verts qui sont tellement pro libre-circulation seront servis, la circulation, ils l'ont.

Dans ces claires nuits finissantes de janvier, je compris pourquoi et comment les Genevois sont chassés. En tout cas, ceux qui n'ont plus 35 ans, ou pas encore 25. Qu'ils doivent aller chercher du travail toujours plus loin, eux aussi poussés par le fort vent d'ouest qui a déjà bien soufflé sur la ville.

Me revinrent en tête les quelques braves jeunes gens que j'ai côtoyés, à diverses occasions, qui n'arrivaient pas à trouver de travail à Genève. Bien formés et de bonne tenue, certains avec trois langues, s'il vous plait. Me revint également en tête le chiffre si perturbant, pour tout être normalement sensible, des 4'000 habitants du canton qui arrivent en fin de droit chômage chaque année. Décoiffant, le vent. Il claque même sur les joues déjà rougies par le froid ou la gêne, je ne sais.

En revanche, dans cette petite société où j'étais, pas un frontalier. Pour la première fois de ma vie, pas un collègue frontalier! C'est donc possible? Non que j'aie une animosité substrate contre eux, mais j'en ai vu des belles, déjà. Comme par exemple il y a quelque temps, un service devenir entièrement français rien que parce que le chef l'était, et les engagements se faisaient en deux jours, en snobant tout office de l'emploi. Tout cela, je l'affirme. Parce que je n'aime pas. Et moi je roule sans la moindre hésitation pour ma ville, mon pays, au contraire de beaucoup d'autres.

Je confortai donc, chaque matin bien seul au volant de ma voiture, mon sentiment, ma logique, mon espérance qu'où les frontaliers sont nécessaires, irremplaçables, c'est avec plaisir et gratitude, presque fierté qu'on doit les accueillir pour travailler. Et ailleurs, qu'on les remplace. Pour notre niveau de vie, notre cohésion sociale, et l'environnement.

Si cela vous parle.

15/01/2016

Nous on t'aime, Matteo.

Mon petit Matteo, tu m'as bouleversé. Tu n'es plus de ce monde, tu as décidé de le quitter. Du haut de tes 13 ans. Comme un grand, déjà. La méchanceté humaine.

Je t'ai connu ce soir, lors de l'émission Temps Présent, sur les enfants victimes d'harcèlement scolaire. Les souffre-douleurs. Pour moi, tu es du côté des grands, des bons. Face aux petits, aux mauvais. Les connards, comme tu les as si justement nommés dans ta petite chanson.

Tu as décidé de partir parce qu'ils t'ont empoisonné la vie. Parce que tu es roux. Même pas autre chose, ils n'ont trouvé. Les misérables. Comme tu es beau, pourtant ! Mais j'ai un inestimable respect pour ton geste. À l'oreille, je te susurre même que je te comprends. Je sais à quel point c'est dur.

Moi quand j'avais ton âge, c'était parce que j'avais des lunettes, que j'étais un crapaud. Parce que j'étais un peu trop gros, que j'étais un lard. Je les cumulais, tu vois. Certains ne s'en sont toutefois pas sortis indemnes non plus. Et je sais que toi aussi, tu t'es fâché, j'espère que tu as gagné.

Tu vois, les hasards des moments durs me font apprendre que l'idole de ma jeunesse avait été rejeté par sa mère. Et qu'un écrivain actuel a été tellement convaincu par la sienne qu'il était laid, qu'il en a fait un livre. Rien de tout cela pour toi, heureusement, mais pour te dire qu'il n'y a pas que les garçons, les hommes, qui peuvent être méchants. Les filles, les femmes, aussi. Même des mamans.

Oui, l'humain est méchant. Le loup est assurément plus gentil avec lui que ne le sont ses semblables. Mais cela, tu t'en es rendu compte bien trop vite. Moi aussi, d'ailleurs. Et peut-être n'ai-je pas non plus toujours été gentil. En tout cas garçon, si tu croises Rousseau (tu sais, cet écrivain qui osa dire que l'homme naissait bon), demande-lui des comptes. Si tu n'oses pas, je m'en chargerai moi, sois sûr.

Laisse-moi te dire que je ne t'oublierai jamais. Que je te dédie ces quelques lignes à ces heures bien avancées de la nuit, la tête m'abandonnant, à toi et à tous les autres qui sont partis pour cela. Laisse-moi te dire que tous les hommes ne sont pas des connards.

S'il te plait Matteo, crois-moi.

 

http://www.rts.ch/play/tv/temps-present/video/harcelement-a-lecole-la-mort-dun-petit-garon?id=7415426

10/01/2016

Et vous, vous préférez 3'000 emplois ou 3'000 victimes ?

Ah ces politiciens! Certains peuvent vous faire partir au quart de tour aux premières lueurs d'un dimanche matin d'hiver, vous faire écrire alors que vous n'en aviez nulle intention.

Voici que Yannick Buttet, Conseiller national et président de Monthey (à moins que ce ne soit l'inverse, tant il est vrai qu'avec les doubles mandats on ne sait jamais lequel a les préférences de l'impétrant...), déclare concernant le transport de chlore par train qu'il y aurait 2'800 emplois menacés en Valais si on l'arrêtait. Et de s'élever de surcroit contre les municipalités de Lausanne, Renens et Prilly qui ont demandé cet arrêt.

L'occasion de dire ici un inestimable merci aux Verts qui, comme pour le nucléaire, mesurent à quel point certaines choses, substances ou créations humaines peuvent être dangereuses, et le disent. Partant, certaines municipalités aussi, au moins celles où passent ces trains de la mort et qui sont un peu plus respectueuses de leurs concitoyens que d'autres.

Car ce sont bien des convois de la mort. Ce gaz est funestement toxique, mortel. Il est utilisé comme arme chimique, c'est dire. En cas d'accident, certaines estimations donnaient jusqu'à 20'000 morts suivant les quartiers genevois traversés, sans que cela n'entraine le moindre décret d'interdiction immédiat d'une quelconque autorité politique ou sanitaire, alors que si un malheureux gamin devait se tuer sur un type de jeu d'enfant, dans les jours suivants ils seraient tous retirés du territoire.

Supposons que ce chiffre de 20'000 soit exagéré, ou que le maléfique convoi n'aurait pas la mauvaise idée de s'accidenter au pire endroit. Prenons donc déjà le chiffre de 3'000 personnes mises en danger, ce qui est déjà énorme, juste pour le mettre en rapport. S'alarmer de ces pertes d'emploi et ne pas avoir la moindre crainte concernant les personnes qui risquent leur vie est infâme, et je souligne le mot. Surtout de la part d'un politicien PDC qui ne devrait logiquement, pas avoir l'avortement en odeur de sainteté, par simple respect de la vie.

Mais ce respect, les enfants, les adultes et les vieillards aussi, le méritent.

07/01/2016

Fermons l'autoroute Genève-Lausanne !

Ils sont sortis du bois, c'était inévitable. Les bois leur seyant particulièrement bien, d'ailleurs. Ils rugissent d'arguments fallacieux. Ils vrombissent, sont passés du 0 à 100 en quelques secondes...

Ils, ce sont les opposants au tunnel du Gothard. Le routier, s'entend. Pour le ferroviaire, ça ne leur a pas posé de problèmes. Rien n'était même trop beau, il va coûter la folle somme de 10 milliards de francs. Juste envie de dire ici, pour quelques secondes d'apaisement personnel, que si j'avais été aux commandes, jamais l'on aurait commis une folie pareille, marchandage européen pour les camions et désidératas de Zurich compris. Pour le coût, bien sûr, et pour le fait que prendre un risque d'incendie dans un tunnel de 60 km est juste irresponsable.

Voilà donc que les opposants nous disent qu'il ne faudrait surtout pas construire le deuxième tube. Parce que le Gothard, voyez-vous, ce serait une petite route de province. Parce que cet argent manquerait pour les infrastructures romandes. Parce que trois ans de fermeture, ça ne devrait pas poser plus de problèmes que ça. Et attachons notre ceinture pour le pompon : parce qu'il serait dangereux! Je ne sais pas vous, mais moi, je bondis! Et je vais les déconstruire, leurs arguments.

Pour la route de province, vous repasserez. Il y a là une partie du trafic Nord-Sud. La jonction directe entre la Suisse-italienne et le reste du pays. Mais la mauvaise foi ne s'arrête pas là. Des écologistes s'inquiétant des bouchons sur les autoroutes urbaines! Pour peu, ils nous diraient qu'ils faudrait les élargir. Et des Romands osant venir dire que ce projet viendrait leur piquer l'argent pour leurs projets. Ce qui n'est pas vrai. Mais le summum, c'est qu'il serait dangereux! Les collisions frontales courantes dans le tunnel actuel, parfois mortifères comme en 2001, ne sont nullement dangereuses, sans doute.

Ce n'est pas la première fois que je prends parti dans ces colonnes et dans ma vie pour le Tessin, je ne lui faillirai pas non plus maintenant. J'ai même une proposition : fermons donc l'autoroute Genève-Lausanne jusqu'au dimanche du vote. Et pour faire bien les choses, celle entre Zurich et Bâle, et Zurich et Berne. Pour que l'on se rende compte. Qu'ils se rendent compte, ces égoïstes. Juste quelques semaines, cela devrait suffire pour réaliser.

Les trois ans, ce serait pour les Tessinois.

02/12/2015

Les claques perdues

La dernière fois que j'ai pris une claque, j'étais ado. Une sortie de classe, je n'arrivais à me taire. Sans doute comme maintenant je n'arrive à m'arrêter d'écrire. Elle résonna. Justifiée ou pas, je me tus.

Voilà que les fonctionnaires genevois ont remis leur grève. Déjà que pour la première, il fallait oser. D'où j'écris ces lignes, je les entends crier, hurler, siffler, taper sur de gros tambours. À la française ou à l'africaine, je ne sais. Ils ne manquent en tout cas pas d'air...car résumons la situation.

Je n'ai rien contre la fonction publique. Peut-être en ai-je été ou en suis-je, peu importe. J'affirme même que dans certains services, le stress est au moins aussi fort qu'ailleurs, pour ne pas dire plus grand. Mais il se trouve qu'elle fait partie de la mieux payée de Suisse, et carrément du continent. Je n'oserais dire du monde, ce serait un peu fort tout de même, mais lorsque l'on connaît un peu les salaires d'ailleurs, on n'en est forcément pas loin.

Puis, de par l'irresponsabilité de plusieurs ministres des finances genevois qui se sont succédés, et celle des autres bien libéraux qui n'ont eu de cesse de demander des baisses d'impôts, la dette est abyssale et elle nous empoisonne la vie. Et nous coûte l'horrible montant de 200 millions de francs d'intérêts par an. Nous avons encore de la chance, les taux sont bas. Sinon, je ne voudrais pas leur dire ce qu'il leur arriverait, aux fonctionnaires, ils ne réaliseraient pas.

C'est donc particulièrement difficile de devoir supporter ces revendications. Leur dire ici que c'est une honte. Qu'ils devraient avoir l'élégance de se faire discrets ou, en tout cas, de ne plus crier. Ou d'abandonner la fonction publique, si vraiment celle-ci ne devait plus correspondre à leurs attentes. Ils verraient, ensuite, ce que c'est,  d'être dans le privé. Et vu les masochistes accords bilatéraux, de douter d'oser encore articuler le chiffre de 4'000,- de prétention de salaire par mois.

Ce d'autant que personne n'a eu le courage, par ici, de prendre la seule mesure qui vaille et qui s'est prise dans à peu près tous les pays d'Europe, y compris dans certaines collectivités publiques suisses : une diminution de salaire. De minimum 3% pour les premiers salaires, à au moins 8% pour les gros, voire même plus. Immédiatement abandonnée quand (et si) la situation devait se stabiliser, mais tout aussi immédiatement appliquée. Ici, personne n'ose, personne n'osera. Genève.

Tout cela me rappelle donc cette claque reçue lorsque j'étais ado. Sur le moment, j'haïs cette professeure. Ce n'est toutefois pas à cause d'elle que je veux me venger aujourd'hui, même si je trouve que les professeurs se paient particulièrement la honte. Ce d'autant qu'il est quasiment impossible qu'elle me lise, cette brave madame Iten. Mais les claques, là, elles seraient justifiées.

Oh excusez-moi! Elle sont parties toutes seules.

22/11/2015

Forza Norman !

Je m'en veux, j'aurais dû déclarer ma flamme avant, déjà. Mais la folie humaine ayant encore frappé, je me suis noyé dans mes pensées et mes lignes qui resteront intimes, c'est mieux je crois.

Puisque le premier parti de Suisse vient de décider de présenter un candidat par région linguistique, et que pour la première fois de ma vie -tout arrive- je m'enthousiasme pour une candidature au Conseil fédéral, depuis ce bout de pays, j'ai envie d'apporter un vif soutien à une candidature provenant d'un autre bout du pays: la tessinoise. Pour plusieurs raisons, et des belles.

La première est bien entendu politique. Norman Gobbi sait ce que c'est, un canton durement frappé par plusieurs maux depuis que la Suisse a eu la folle idée de se fiancer avec l'Europe. Il sait ce que c'est, une déferlante migratoire qui débarque, surtout que son voisin du sud risque de bien mal tourner, comme notre voisin de l'ouest par ailleurs. Les imbéciles réagissent toujours trop tard. Lui pas. Quitte à en faire frissonner plus d'un, de ces irresponsables pro-immigration d'un peu partout.

Il sait ce que c'est, de tenir tête. Fût-ce à Rome. Cela aussi manque cruellement, à Berne. En particulier contre cette fichue Europe. À ce stade, foutue convenant mieux. Et dire que j'avais hésité lors de l'un de mes précédents billets...

Ensuite, il est Tessinois. Certes, en soi ce n'est pas assez, mais ils ont des gens de grande qualité. Même la gauche, là-bas, a réussi à redescendre sur terre et clamer haut et fort que ça n'allait plus. Par ici, elle navigue encore à haute altitude. Et cette belle région italophone du pays mériterait même, selon moi, une présence permanente au gouvernement. C'est l'occasion en tout cas d'y revenir.

Quant au ticket qui nous est présenté -enfin, juste à l'Assemblée fédérale-, j'aimerais rappeler qu'en particulier le zougois est du genre ultra-libéral, et l'on sait les dégâts que cela fait, l'ultra-libéralisme. En particulier avec l'aide de tous leur petits suppôts qui s'imaginent que de jolies "mesures d'accompagnement" vont tirer le tout vers le haut, nous laissant plus que le rire ou la colère.

J'ai entendu que l'arc lémanique se devait de soutenir Guy Parmelin, le voisin vaudois, et ce n'est pas bête. Je n'ai assurément rien contre lui, même si j'aurais préféré Yves Nidegger. Mais le seul entre tous pour qui je peux vraiment m'enthousiasmer, pour la première fois de ma vie donc, c'est Norman Gobbi. J'ai envie d'y croire, de le dire, même si je suis bien seul par ici et que je sais que ses chances ne sont pas des plus grandes.

Forza Norman ! Io ci credo !

10/10/2015

Prix nobel versus plainte noble

Depuis un moment, avec la crise migratoire, il faut une sacrée dose de patience pour contenir son calme, garder ses poings dans les poches. Mais il y a aussi, parfois, de bonnes nouvelles.

Rappelons-nous, même si c'est énervant. Il y a peu, le président du PDC déclara que la chancelière Merkel mériterait le prix Nobel de la Paix. Il était accompagné par d'autres, ici ou là. L'irresponsabilité des politiciens d'Europe, Suisse comprise, devient crasse, affolante et, surtout, dangereuse.

Ainsi donc, la plus irresponsable des chancelières allemandes depuis la fin de la guerre mériterait-elle ce prix? Celle qui a cassé l'identité allemande, partant l'européenne? Et qui a même eu l'élégance de nous en avertir? Celle grâce à qui désormais, les uns après les autres, vont flamber les scores des partis bien à droite en Europe? (les prochains, à Vienne ce dimanche, et en Suisse dans une semaine avec, vous verrez, l'UDC seule autour d'un tiers des voix).

Mais surtout, et là c'est plus gênant, celle par qui les quelques partis néo-nazis qui reviennent en Europe, vont grandir encore, certainement finir par s'unir et peut-être bien, par malheur, nous faire vivre à nouveau des choses déjà vécues? C'est l'une des raisons pour lesquelles je ne me tairai pas: seule une position ferme sur l'immigration peut nous éviter cela. Et si vous souriez, reparlons-en aux prochaines élections allemandes, lorsque le NPD se situera entre 10 et 20%.

Cependant, il y a donc une bonne nouvelle. Un autre parti allemand, "Alternative für Deutschland", qui a le vent bien en poupe aussi, a déposé plainte contre la chancelière pour traite d'êtres humains. Même si la cause est juste, il ne faudrait pas imaginer une quelconque condamnation. Toutefois la puissance du geste est saine, démocratique, noble.

Car de l'autre côté, c'est quasiment un incendie criminel de centre d'asile par jour qu'il y a, et un risque majeur de basculement dans l'extrême. Ainsi peut-être, réalisera-t-elle, comprendra-t-elle, cette maudite chancelière. Et avec elle, tous les irresponsables pro-immigration.

C'est ce parti qui mérite un Nobel.

28/09/2015

Un peu plus près de toi, beau CEVA...

Pour la deuxième fois depuis ta naissance, on a pu te connaître un peu plus ce week-end. Je t'avais déjà clamé mon amour ici la première, je veux continuer. Avec moi, ce sera pour toujours.

Tu grandis. Même pas quatre ans encore, mais ton ossature prend forme. Il reste du chemin à parcourir pour que tu deviennes adulte, mais le temps passant sans jamais hésiter, on y sera vite.

Je sais, tu es un peu triste, mais ne pleure pas. La télévision romande n'a pas daigné dire un mot de ça, mais c'est normal. Elle lèche un peu le sol du côté de Lausanne depuis un moment, si tu avais entendu le tintamarre et les trompettes pour ton petit frère le M2, alors que presque la moitié du parcours existait déjà depuis cent ans... Enfin, c'est ainsi.

Aujourd'hui, j'ai commencé par te voir à Lancy. Je ne savais pas à quoi m'attendre, puisque là-bas ton développement a commencé sur le tard. Eh bien, elle aura de l'allure, ta gare presque aérienne, recouverte de verre. Sans doute la plus lumineuse entre toutes, tu verras.

Puis j'ai été au Bachet où là, il faut que tu t'ouvres à nous, l'équivalent de quatre étages par escaliers! Je compte tout, ne m'en veuille pas. Quelle surprise! Une petite cathédrale. Et juste après, un puits de lumière, et un tunnel qui est déjà bien commencé, comme les autres.

J'ai continué par Chêne-Bourg où tu auras belle allure aussi là-bas, je t'assure. Puis par les Eaux-Vives, ta plus grande gare, où feront arrêt les trains d'une bonne partie de la Suisse romande. Quelle chance! Et j'en suis tout fier, je te dirai dans l'oreille pourquoi quand on se reverra. Enfin, un rapide tour à Val-d'Arve pour voir ton beau bras qui va s'élancer par dessus l'Arve entre deux tunnels, mais je t'observe solitairement et passionnément déjà depuis longtemps, là-bas.

Tu sais, j'ai vu tant de petits enfants enchantés aujourd'hui. Plus tard, vous serez potes, j'en suis sûr. Et aussi, des adultes et des gens bien âgés, tout fous, je te promets, j'en étais même surpris. En tout cas, ils t'ont choyé pendant ces deux jours, tous ceux qui ont si bien organisé cela. Je leur ai dit merci pour toi, souvent. J'ai même écrit quelques mots dans un des livres d'or qu'il y avait, tous remplis de jolis messages qui faisaient plaisir à lire. Comme ça tu te rappelleras de moi.

Quel dommage que tu aies redoublé une année! On t'attend vite dans le monde des grands, tu sais. T'emprunter et se laisser glisser sous toute la ville comme sur de la soie, en laissant le chaos au dessus, quel plaisir... Moi, je crois que j'ai fait tout ce que j'ai pu pour toi, et je continuerai. Je t'adore.

Tiens regarde comme tu es beau, déjà!

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/On-a-marche-sur-l...

 

20/09/2015

L'extase douteuse

Je sais bien que les médias font presque partout dans la glorification nationale collective. Il en est de même pour la Suisse, et en particulier en ce moment, jugez plutôt...

Depuis longtemps, le présentateur du 19:30, Darius Rochebin, fait spécialement fort à ce sujet. L'on ne compte en effet plus le nombre de fois où les questions posées aux invités sont recouvertes d'une couche de gloire nationale. L'on parle de réussite suisse, de miracle suisse, l'on a pas encore osé l'extase suisse, mais au train où vont les choses cela ne saurait tarder.

C'est également le cas dans son émission Pardonnez-moi, dernière en date avec Christine Lagarde. Et d'autres émissions de la RTS, aussi. Jeudi soir passé, une solide couche a été remise avec la présentation d'un livre, "La Suisse, le pays le plus heureux du monde" par un historien français, et en début de journal, s'il vous plaît. Un bouquin rouge et blanc, normal pour le pays, qui d'ailleurs correspond aux seules couleurs que l'on voit sur le plateau, avec le gris.

Et voici qu'aujourd'hui mon attention a été attirée par L'Hebdo qui titre "Le miracle suisse". Mêmes couleurs, mais ce sera un hasard, sans doute. Attention bonheur! Et les exemples fusent.

Pardonnez-moi à mon tour d'avoir perdu une certaine naïveté qui m'habitait, mais pour moi tout cela est très suspect. Nous sommes à quelques semaines des élections nationales, l'on nous a déjà promis une progression certaine du PLR. Ce serait étonnant, moi je n'y crois guère. Et encore moins depuis que son président shoota un malheureux scooter sans en savoir la cause. Même si cela peut arriver à tout le monde, ça la fiche mal, et nous a de plus appris qu'il roule Mercedes, tuné en plus.

Eh bien Mesdames et Messieurs des médias, au risque de couper net votre élan, ce n'est pas vrai. Il y a trop de gens dans ce pays qui souffrent, en voici un petit résumé. Les 250'000 personnes à l'aide sociale, chiffre jamais atteint. Tous les demandeurs d'emplois, enregistrés ou sortis des statistiques. Ceux qui triment mais ne bouclent plus leur mois. Les paysans qui la pilent. La violence récurrente dans les villes, et ailleurs aussi. Les vols et cambriolages toutes les 5 minutes qui, en général, ne vous rendent pas heureux, et j'en passe.

Que nous allions mieux par rapport à d'autres, c'est indiscutable. En revanche, nous sommes baladés. Je ne sais par qui, mais j'ai des doutes se situant dans les réunions à demi secrètes des groupes aux noms divers qui tiennent plus ou moins le tout, mais je sais pourquoi: les prochaines élections. Avant un vote, c'est toujours mieux, un peuple qui a été caressé, endormi. Il vote mieux, plus ouvert. Car peut-être qu'ils voient venir des surprises, les craignent.

Et en effet, il me semble qu'ils peuvent s'y préparer.

12/09/2015

Black Angel(a)

Normalement, la personne qui dirige un pays se doit de prendre soin de son peuple, en être son ange gardien. Mais parfois, c'est l'inverse qui arrive, et c'est un ange noir. Angela, ici.

La chancelière allemande avait mon estime. Comme femme gouvernante d'abord, dans la lignée des bons chanceliers que l'Allemagne a l'habitude de se choisir. C'était avant qu'elle ne capitulât devant les grecs avec une faiblesse incroyable, mais cela ne nous concerne guère. Avant, surtout, qu'elle ne commette l'irréparable avec l'appel à l'immigration plus que massive, ces jours.

Tout insignifiant blogueur que je suis, j'ai considéré que je devais taper des pieds et des mains pour exprimer mon désaccord, ma colère, et mes craintes. Mais il se trouve que Madame a eu l'élégance de le dire elle-même: cela va modifier durablement l'Allemagne. Partant, l'Europe. Au moins c'est clair, nous voilà avertis, et mes craintes n'étaient pas complètement infondées, tant s'en faut.

Tout d'abord, l'appel d'air est massif. Je vous confesse que si j'étais Syriens ou, plus simplement, en mauvaise situation économique, je n'hésiterais pas trop avant de franchir plusieurs pays, peut-être une mer, pour arriver dans un continent où j'aurais assurément une deuxième maman, ou une première, selon. Quand est-ce que cela va s'arrêter? Y a-t-il, peut-être, une limite?

Puis, il est assez fou de penser qu'un peu partout en Europe il y a des débats sur les femmes voilées, parfois virulents d'ailleurs. Et là, soudainement, nous recevrions un demi million de femmes voilées en un rien de temps? Incroyable, hallucinant d'irresponsabilité.

Ensuite, il est tellement logique, assuré même, que des personnes qui ont vécu la guerre vont être en proportion beaucoup plus violentes que celles qui n'ont pas eu ce malheur. Ça s'est vu avec les innombrables balkaniques arrivés en Suisse pendant leur guerre, et jamais repartis. Depuis lors, la Suisse a des problèmes de violence, alors que c'était un pays paisible auparavant. Préparons-nous à pire, sans parler des candidats au Jihad et autres illuminés qui sont d'ores et déjà bien nombreux.

Cela va faire mal, le jour où il faudra bien dire stop. Ou le jour où les néo-nazis allemands seront à 20%, ce que j'estime d'ores et déjà probable. Ils ont en plus des compagnons de route en Grèce et en Hongrie, déjà. Il serait pas mal qu'elle prenne cela en considération, la Dame, et les autres pontes européens sans plus aucune réalité du terrain. Comme en Suisse d'ailleurs, présidence en tête.

Cette chancelière a eu envie d'entrer dans l'Histoire comme une personne de cœur et généreuse. Je pense qu'elle y rentrera plutôt comme la personne qui aura infligé à l'Europe la plus grande invasion des temps modernes, et qui risque de très mal tourner. Dans son pays particulièrement, d'ailleurs.

En Allemagne, une certaine prudence semblerait s'imposer, tout de même.

08/09/2015

Ah la douce idylle migrants-médias...

Vous l'aurez certainement remarqué, l'idylle entre les migrants et les médias est puissante. À vous ficher une crise de jalousie de n'avoir jamais été aimé à ce point-là par vos relations...

Depuis un bon moment, la RTS nous propose continuellement des reportages sur les migrants. Avec en général femmes et enfants en zoom. Tous les journaux télévisés en parlent. En soi, c'est normal, nous sommes là devant une crise majeure. Mais toujours la même compassion pour ceux qui ont dû (ou décidé) de quitter leur pays, en traverser plusieurs autres pour arriver dans celui qu'ils ont choisi.

La presse écrite non plus n'est pas en reste. Et voici que ce matin, l'édito de la Tribune de Genève nous dit que la Suisse doit ouvrir sa porte! Il n'aurait pu en être autrement, bien sûr. En honorant au passage la chancelière allemande pour son acte, alors qu'au moins la moitié de l'Europe est révoltée par cette déferlante, ainsi que le montrent plusieurs sondages. Une chancelière qui, selon moi, a tout simplement perdu les pédales, et cela aura de lourdes conséquences.

Suivant des médias étrangers, certains parlent plus des réalités, comme vous devez bien dire ici, sans doute à votre corps défendant, qu'il a eu des bagarres générales au couteau entre migrants aux Tattes, aux Bastions, aux Pâquis ou ailleurs. Mais pourquoi ne dites-vous pas, par exemple, qu'il y a eu une centaine d'incendies criminels dans les centres de requérants en Allemagne ces derniers temps, presque un par jour? Vous, vous ne parlez que des haies d'honneurs dans les gares.

Savez-vous toutes les bagarres physiques qu'il y a en Italie entre locaux et migrants? Que j'ai vues de mes propres yeux et que j'ai entendues sur quelques médias locaux? Il y a quelques années déjà, donc bien avant la déferlante actuelle. Je n'ose imaginer maintenant. Pourquoi les cacher?

Et en Espagne, récemment, ce groupe de touristes se battant avec également des migrants? Ou les conflits presque journaliers avec les vendeurs ambulants tournant mal, amenant des dizaines de policiers en intervention dans les bouches du métro de Barcelone et alentours?  Et dans les iles grecques ou d'autres? Il faut vraiment qu'il y ait de gros problèmes pour que vous en parliez?

Vous devriez aussi donner la parole à ceux qui ne sont pas d'accord, ceux qui veulent avertir. L'insignifiant blogueur que je suis l'a, et soyez-en remerciés, mais je veux parler des personnages publics ou les simples quidams. Il doit y en avoir, même si l'on se demande si par votre condescendance vous avez réussi à endormir tout le monde.

Vous voulez que nous continuions dans cette voie, libre à vous. Mais informez justement, intégralement, en considérant aussi l'autre partie des gens qui n'est pas sur un nuage, ou qui avertit que cela risque de bien mal tourner. Ou pire, des problèmes et conflits qu'il y a, déjà, un peu partout.

La chute sera moins brutale.

05/09/2015

Aylan ou pas, c'est non.

Le monde entier s'émeut, paraît-il. Ils l'ont, leur image forte, leur image du siècle. Comme celle de la folie américaine au Vietnam il y a 50 ans. Mais ne vous laissez pas prendre.

Non que je ne m'émeuve point, oh non! Moi les enfants qui disparaissent, ça me brise le cœur. J'ai souvenir de cet enfant palestinien tué dans les bras de son père il y a des années, alors qu'ils étaient recroquevillés, l'un et l'autre, au pied d'un mur. Par, bien entendu, l'armée israélienne qui au niveau horreurs sur les enfants fait partie des pires de la planète, et pas seulement sur eux d'ailleurs.

Je suis aussi bouleversé par les enfants qui disparaissent du cancer, j'en avais pleuré un billet il y a quelque temps, et j'ai même soulevé ciel et terre pour arriver à offrir mon aide bénévole, leur lire un bouquin, rigoler avec, même si après c'est moi qui doit m'accrocher. Donc bien entendu, j'ai la même peine pour Aylan. Pauvre gosse, pauvre famille.

Mais sa terrible fin à lui, elle aurait pu être évitée. Si j'avais été son père, j'aurais certainement préféré aller perdre ma peau, seul, où il m'aurait paru le mieux pour tenter d'arrêter le cauchemar que ce peuple vit. Parfois devant la folie humaine, il ne faut pas avoir peur de la perdre, mais idéalement et assez logiquement sans prendre le risque pour celle de sa propre famille.

Les gens qui fuient les guerres, on se doit les aider. Sur place, ou à proximité. Et surtout, se rappeler à quel point l'être humain peut être une saloperie, pour qui ne l'aurait pas encore compris. Mais il est absolument impossible d'accueillir tout le monde, ni en Europe, ni en Suisse, et à fortiori encore moins des gens qui n'ont rien ou pas grand chose en commun avec nous et qui, eux non plus, ne repartiront pas. Donc confirmer que pour les Syriens, c'est non.

Même s'il semble qu'ils aient bien décidé où il veulent aller.