07/06/2018

Le combat de trop-Vélo

Tout le monde a intérêt à ce que je ne déboule pas dans l'arène politique réelle, moi en premier. Mais comme j'aurais aimé en remettre à leur place, hier soir !

À l'occasion d'un zapping entre des émissions intéressantes et le Conseil municipal de la Ville de Genève, où jouent pas mal de grands enfants, je tombai sur l'une des habituellement excitées de ce conseil parler, s'envoler même, pour une piste cyclable à la rue de la Croix-Rouge. Le combat de trop.

Cette rue où fut filmé pour la RTS, juste avant les élections, un autre conseiller municipal sur son petit vélo, jouant le grand nerveux parmi les voitures pour dire, comme d'habitude, à quel point c'était une catastrophe le vélo à Genève. En oubliant de dire, bien entendu, que tous les boulevards alentours ont follement été refait pour leur y ajouter leurs incommensurables pistes cyclables, parfois presque aussi larges qu'une voie de circulation.

Cette demande de piste cyclable a été acceptée par la gauche et le centre. Eh bien j'aurais aimé dire toute son imbécilité ! Il n'y a en effet tout simplement pas la place pour des pistes cyclables sur cette rue. Mais surtout, dans le parc des Bastions la jouxtant, passent tous les vélos à vive allure. J'en sais quelque chose pour le traverser régulièrement, et voyant des enfants qui y courent.

Certes, ce n'est pas nouveau. Il y a déjà eu, tout récemment, le pont du Mont-Blanc où qui vous savez, tout juste remercié par le peuple, décida de faire les incroyables, moches et dangereuses pistes cyclables alors que le pont des Bergues le jouxtant aussi est lui libre de tout trafic.

Le plus fort de leurs coups, à tous ces pro-vélo et pro-Vélo, en dehors de leur infâme "Critical mass", était sur une avenue menant à l'hôpital où les ambulances étaient bloquées suite à une suppression, là aussi, d'une voie de circulation. Ils ont bloqué le projet de déblocage pendant deux années jusqu'à ce que l'État, de guerre lasse, leur fasse une piste cyclable sur le trottoir du boulevard de la Tour, déboulant, je vous l'assure, à travers l'ilot piéton des Philosophes ! 

Ces gens-là ont le vélo dans la tête alors que personnellement, je l'ai dans les jambes. Et personne ne les remet à leur place, ça en devient rageant. 

Cela change quand ?!