22/11/2016

Ne votez pas fou !

Il y a deux choses qui peuvent tuer ce pays, l'immigration et le nucléaire. La première étant en phase de réussite, nous y reviendrons plus clairement. Parlons de la deuxième, car nous votons. Survie.

Habituellement plutôt dur sur les Verts et leurs théories de paisibles mal éclairés sur l'Humain, j'aimerais dire que jamais nous ne devrions autant les remercier que lorsqu'ils ont engagé, voici plusieurs décennies, leur combat contre le nucléaire. Comme contre les désastreux dégâts causés par l'Humain. Ce serait d'ailleurs l'occasion qu'ils mesurent un peu le niveau de sa folie, de sa violence, et qu'ils redescendent sur terre, et le considère à sa juste valeur.

Ils ont donc lancé une initiative, ce qui est presque étonnant pour eux, qui planifie une sortie de l'atome. Bien entendu, le lobby pro-nucléaire en a dit des belles, la Conseillère fédérale Leuthard en tête. Il faut dire que tout Argovien qui se respecte l'aime, le nucléaire, puisqu'ils ont la chance d'avoir trois centrales sur leur sol, et la grande chance que, jusqu'à cette heure, aucune n'ait explosé.

Le peuple va donc enfin pouvoir se prononcer sur la sortie de cette brève et nauséeuse expérience de quelques décennies. L'insignifiant blogueur que je suis a envie de prendre position seulement sur les sujets existentiels, avec le secret espoir, je confesse, de glaner quelques voix. C'en est.

Rappeler donc que si une centrale devait exploser en Suisse, un simple rayon de protection vous fait évacuer pour toujours une à deux grandes villes, tous les villages, et un tiers du pays. Rappeler aussi, que les déchets radioactifs sont contaminants pour des milliers d'années. Ce qui m'a fait penser, un jour, qu'à l'échelle de l'Histoire, notre civilisation du 20ème siècle pourrait bien être considérée comme la plus barbare de tous les temps.

De tout cela, il faut sortir. Ne pas écouter les cris des fous qui veulent prolonger les risques. Et malgré tout, mesurant les conséquences possibles, si vraiment nous devions avoir quelques coupures de courant ou problèmes, ce ne serait vraiment rien comparé à ce qui peut nous tomber dessus avec un accident, versions Tchernobyl et Fukushima. Pensez-y. 

Parfois, désespéré de tant d'inconscience humaine, je me dis qu'il en faudrait un pour comprendre, ou faire une visite dans les endroits précités. Les votes seraient tellement plus clairs, même si le gouvernement s'entête et veut jouer à la roulette russe, ou ukrainienne. Mais il me semble que la sagesse du peuple suisse va, comme pour l'immigration, à nouveau parler...

Et là plus que tout, ils auraient intérêt à respecter son choix.

18/11/2016

Genève et le bruit, l'horreur.

Aujourd'hui, c'est juste pour informer à nouveau de ce que l'on doit supporter au niveau bruit à Genève. Cette ville est la plus bruyante de Suisse, ce n'est pas pour rien. Écoutez plutôt.

Hier jeudi soir entre 22 heures et minuit, allez encore savoir pourquoi, les sirènes se suivaient les unes après les autres. Comme si nous n'en avions pas eu assez de toute la journée.

Minuit passé, j'aère et j'entends des klaxons. Par la magie des arrivées du monde entier, l'on se fait imposer les coutumes du monde entier. Désormais, les klaxons ici, c'est bientôt 24h sur 24h. Il est toujours préférable de rester les fenêtres fermées, même en été. C'est fantastique.

Ce matin vers 6h30, bien que toujours avec protection auriculaire, j'entends un camion se faire charger ou décharger, je ne sais. Vu le bruit, on ne posait ou déposait rien, on balançait. Sans tarder, les premières sirènes se font bien entendu entendre, les klaxons également. Cela sera pour toute la journée. Une merveille de réveil.

Peu après, le camion poubelle arrive et c'est le ramdam. Seules consolations, c'est partout dans le monde, et j'ai connu pire au niveau horaires.

Je pense aux enquêtes donnant la qualité de vie à Genève comme bonne. Amusant. Je pense aussi aux quelques personnes qui me confessèrent ne plus supporter ce bruit et être, pour en tout cas 2 d'entre elles, à la limite du pétage de plomb. Ou à celles ayant réagi à mes blogs précédents sur l'insupportable bruit des sirènes.

Je ne parle pas ici des bruits occasionnels comme des feux d'artifice, les canons de l'Escalade ou de la Restauration qui détonnent et réveillent la ville aux aurores. Les fêtes, c'est important. Et je suis trop attaché à cette ville pour m'en plaindre. Ni des voitures, que l'on n'entend bientôt plus avec le magnifique phonoabsorbant de plus en plus répandu. Une électrique a d'ailleurs bien failli me ramasser l'autre jour, je ne l'avais tout simplement pas entendu, elle glissait sur ce nouveau bitume.

Mais que tous ces bruits permanents cessent, de grâce. Et que fasse enfin quelque chose le Service cantonal contre le bruit.

Tout ce vacarme ne le réveille-t-il donc pas, lui ?

14/11/2016

La lune, l'animal, et l'homme...

Une seule envie, partager un moment de dur bonheur, et des doutes.

Je me trouve quelques jours dans un endroit reculé du Valais, en pleine montagne. La neige est fortement tombée ces jours. Durant la journée, alors que je jetais un œil depuis ma fenêtre sur le chemin pentu qui mène où je suis, j'aperçois un chien noir courir le long de celui-ci. Il y a des arbres, de la neige dessus. Je n'arrive pas à voir si des personnes sont en train de le balader, mais je le suppose. De loin, il a l'air énergique, heureux.

La journée avance et vers 20 heures, je sors pour tenter de voir la lune qui doit être si belle à son périgée, qui plus est depuis la montagne. Mais un épais et rageant brouillard est maintenant monté jusqu'à cette altitude, alors que toute la journée, la mer de brouillard avait sa limite bien 300 mètres en dessous, offrant l'un des plus beaux spectacles de la nature. La poisse.

Je prends avec ma voiture un chemin escarpé qui gravit la montagne, avec l'espoir que 100 ou 200 mêtres d'altitude en plus, m'offrent un ciel plus dégagé. C'est le cas. Mais je ne suis pas sur le bon versant, c'est d'en face que l'on peut la voir, la déesse lune. La poisse, encore. Je redescends.

Soudainement, je vois un animal courir sur cette petite route. Arrivé à sa hauteur, c'est un chien. Un beau chien noir. La neige est si haute sur les deux côtés de la route, qu'il est dur de croiser ne serait-ce qu'une moto. Au pas, je passe devant le chien qui me regarde, en pleine nuit, à travers la fenêtre. Ses yeux brillent. Je suis surpris. Je me demande si ce n'est pas celui que j'ai vu dans la journée.

Je rentre mais y repense sans cesse, et j'acquis la conviction que oui, ce doit être lui. Et qu'il est en recherche désespérée de nourriture. Je ne tiens plus en place. Je n'ai pas grand chose sous la main, mais je coupe un bon tiers du pain que j'ai, et prends une madeleine. Du sucre me dis-je, les chiens aiment. Je me remets donc sur ce chemin escarpé, le cherche. Je vais plus haut encore, mais l'état de la route devient trop mauvais. Avec résignation, je dois faire demi-tour.

Je continue mes recherches, sans plus trop d'espoir, partout dans le coin. Mais soudainement, sur une route bordée de quelques chalets, je revois au loin une ombre noire courir sur la route. Je retrouve espoir. Est-ce vraiment lui ? J'arrive à sa hauteur. Cette fois, il est à droite. Je lance par la fenêtre le pain et la madeleine. La route étant déserte, je peux m'arrêter et l'observer. Il a déjà mangé la madeleine, et dévore le pain. Un instant de bonheur indescriptible me saisis. Puis je rentre.

Je me questionne sur ce que j'aurais dû faire. M'en approcher ? Le prendre dans ma voiture ? Je me remplis de doutes. Mais je pense surtout qu'il n'a pas assez mangé. Je reprends donc la même chose, et repars à sa recherche. En vain. Je m'en veux, je me demande où il va dormir. S'il va survivre. Finalement, je dépose cette nourriture sur le chemin où je l'ai vu courir, on ne sait jamais. Demain, je repars à sa recherche, et m'en occuperai mieux. Et lui, bien que ce fût furtif, sûr qu'il reconnaîtra à son odorat l'homme qui lui veut du bien. Puissé-je le revoir.

Je viendrais assurement le dire ici.

09/11/2016

9 février, Brexit, Trump : la même lame de fond

Le peuple américain a voté. Et il a mis des claques aussi, en tout cas deux. Deux de plus devrait-on dire, car un peu partout dans le monde, l'on exprime son ras-le-bol. Il serait temps de le réaliser.

La première claque a été mise sur les instituts de sondage. Si ceux-ci paraissent assez crédibles quand il s'agit de savoir à quelle vitesse vous voulez rouler, ils sont dépassés sur tous les sujets sensibles, nous en savons quelque chose en Suisse. Les minarets, l'immigration sont de beaux exemples de plantées magistrales. Si j'étais responsable d'institut de sondage, je demanderais que toutes les réponses considérées sensibles reçoivent au minimum 3 points de plus que ce que les gens déclarent. Cela semble tellement logique. Sauf à vouloir tronquer.

La deuxième claque, elle a été pour ce mouvement mondial de globalisation, de libéralisme à outrance, d'immigrations. Il y a eu la Suisse avec le 9 février, puis le Brexit, puis ce vote au Tessin demandant que les locaux aient la priorité, et l'on attend d'ailleurs avec impatience d'autres initiatives cantonales allant dans le même sens. Car ce monde prônant intelligemment les légumes du coin mais encourageant toutes les autres choses et personnes provenant de loin, est absurde.

Et enfin, ce vote en faveur de Trump. Lui aussi, il est dû principalement à l'immigration de masse que subit les États-Unis. Sinon, que l'on m'explique pourquoi la Floride, qui fait partie des états-balance, ce serait-elle inclinée pour ce que les médias de masse annonçaient comme le pire candidat de tout ? C'est que tout simplement, là-bas, les Blancs deviennent minoritaires, l'anglais va passer au deuxième rang, et les taux de criminalité explosent précisément à cause des violentes bandes...latinos. L'Espagne en sait d'ailleurs aussi quelque chose.

Je m'empresse de préciser que bien que je m'attendais à une victoire de Trump, je ne le soutiens pas forcément pour autant. Je me fais désormais du souci pour les malades des États-Unis, pour la violence avec les armes dans ce pays, pour leur folle consommation des ressources naturelles. En revanche, je suis heureux qu'il y ait un coup d'arrêt à l'ultra-libéralisme, et semble-t-il à l'ultra-interventionnisme guerrier des États-Unis dans le monde. Et que la vague d'immigration que ce pays a connu s'inverse, nous savons ici aussi les dégâts que cela fait. Jolis motifs de réjouissances, déjà.

Cela se poursuivra aussi en Europe, le prochain épisode allant se dérouler en Autriche en décembre, où il semble bien probable que lors de la répétition des élections présidentielles, ce n'est pas 49,8 % que le candidat anti-immigration obtiendra cette fois, mais passera plutôt avec 50,02%, au minimum. Les quelques mois qui se sont écoulés suffiront. La lame de fond continuera, puissante.

Vu les cris d'orfraie pour Trump, autant qu'ils se préparent.