22/11/2015

Forza Norman !

Je m'en veux, j'aurais dû déclarer ma flamme avant, déjà. Mais la folie humaine ayant encore frappé, je me suis noyé dans mes pensées et mes lignes qui resteront intimes, c'est mieux je crois.

Puisque le premier parti de Suisse vient de décider de présenter un candidat par région linguistique, et que pour la première fois de ma vie -tout arrive- je m'enthousiasme pour une candidature au Conseil fédéral, depuis ce bout de pays, j'ai envie d'apporter un vif soutien à une candidature provenant d'un autre bout du pays: la tessinoise. Pour plusieurs raisons, et des belles.

La première est bien entendu politique. Norman Gobbi sait ce que c'est, un canton durement frappé par plusieurs maux depuis que la Suisse a eu la folle idée de se fiancer avec l'Europe. Il sait ce que c'est, une déferlante migratoire qui débarque, surtout que son voisin du sud risque de bien mal tourner, comme notre voisin de l'ouest par ailleurs. Les imbéciles réagissent toujours trop tard. Lui pas. Quitte à en faire frissonner plus d'un, de ces irresponsables pro-immigration d'un peu partout.

Il sait ce que c'est, de tenir tête. Fût-ce à Rome. Cela aussi manque cruellement, à Berne. En particulier contre cette fichue Europe. À ce stade, foutue convenant mieux. Et dire que j'avais hésité lors de l'un de mes précédents billets...

Ensuite, il est Tessinois. Certes, en soi ce n'est pas assez, mais ils ont des gens de grande qualité. Même la gauche, là-bas, a réussi à redescendre sur terre et clamer haut et fort que ça n'allait plus. Par ici, elle navigue encore à haute altitude. Et cette belle région italophone du pays mériterait même, selon moi, une présence permanente au gouvernement. C'est l'occasion en tout cas d'y revenir.

Quant au ticket qui nous est présenté -enfin, juste à l'Assemblée fédérale-, j'aimerais rappeler qu'en particulier le zougois est du genre ultra-libéral, et l'on sait les dégâts que cela fait, l'ultra-libéralisme. En particulier avec l'aide de tous leur petits suppôts qui s'imaginent que de jolies "mesures d'accompagnement" vont tirer le tout vers le haut, nous laissant plus que le rire ou la colère.

J'ai entendu que l'arc lémanique se devait de soutenir Guy Parmelin, le voisin vaudois, et ce n'est pas bête. Je n'ai assurément rien contre lui, même si j'aurais préféré Yves Nidegger. Mais le seul entre tous pour qui je peux vraiment m'enthousiasmer, pour la première fois de ma vie donc, c'est Norman Gobbi. J'ai envie d'y croire, de le dire, même si je suis bien seul par ici et que je sais que ses chances ne sont pas des plus grandes.

Forza Norman ! Io ci credo !