26/03/2015

Sale type ou sales substances ?

Véritables collisions. Cet avion de Germanwings dans la montagne, mais aussi d'autres évènements similaires, avec une émission de télévision. Je vais m'expliquer, c'est fort.

Ainsi donc, ce copilote a décidé d'en finir avec sa vie. C'est un choix qui, pour dur qu'il soit, reste personnel. Toutefois, entraîner d'autres personnes dans cela est infâme. Je voudrais n'avoir aucune pitié, lui dire que c'est un sale type, l'insulter à titre posthume. Sauf que...

Sauf qu'hier soir, sur la RTS, collision de dates donc, passait l'excellente émission 36.9. Le sujet était les antidépresseurs, et les ravages qu'ils peuvent causer sur le cerveau. Initialement, je pensais suivre l'émission de loin, mais je suis resté rivé devant. Attachez vos ceintures, c'est mieux.

L'on y apprend que plusieurs personnes prenant ces pastilles sont devenues complètement folles, temporairement ou non. L'une a bu de l'essence avant de se faire exploser dans une voiture. L'autre, petit bout de femme pacifique, voulait soudainement tirer sur tout le monde. Des familles entières, massacrées par l'un des leurs. Parfois, après quelques jours de prise, déjà. Mais ce n'est pas tout.

Les soldats et vétérans des guerres américaines (vaste choix), sont généralement traumatisés. C'est sans doute le prix minimum à payer pour partir tuer, et l'on s'en réjouira. Mais ceux à qui l'on a prescrit des antidépresseurs ont sombré dans le suicide au point d'avoir cyniquement comptabilisé, en 2012, plus de morts que ceux tombés sur les champs de batailles du pays cette année-là !

Je me souviens aussi que le conducteur du car à Sierre rempli d'enfants qui a fini contre un mur, en prenait également. On s'est empressé de dire qu'à dose diminuée. Comme si de rien n'était, et on a fermé le dossier. Et n'oublions pas non plus l'avion de la Malaysian Airlines, il y a de troublantes similitudes avec celui d'hier. Même si pour lui, manifestement, nous ne saurons jamais.

Ces médicaments sont dangereux, c'est évident. Cependant, c'est difficile d'accuser, ceux qui l'ont fait ont vu se dresser contre eux la puissance du lobby pharmaceutique. Mais les fabricants ont été contraints, finalement, de mentionner certains risques sur les notices, c'est un signe, déjà.

Que ce copilote en ait pris ou pas, on ne peut l'affirmer, en l'état. Toutefois, son degré de folie devrait nous incliner à penser que oui. Mais à eux seuls, les autres terribles évènements suffisent, la voie de l'interdiction s'impose, et tant pis si l'on n'arrive pas à sauver d'autres candidats au suicide.

Car si c'est la médecine qui provoque les plus grandes tragédies...

Commentaires

@DJ: le médecin traitant qui n'est pas le toubib de l'entreprise, n'est pas forcément au courant du métier de son patient, à moins qu'il ne vérifie toutes les indications données par le patient lors de sa première visite.

Écrit par : grindesel | 01/03/2015

Société de drogués.

Écrit par : PDP | 27/03/2015

Bien vu. Je me posais des questions sur la monstruosité de l'acte, mais effectivement ces produits peuvent être un début d'explication. Vous avez sauf erreur travaillé pour le Quiqre ? Moi aussi. Vers 1989-1990. A cette époque, dans la trousse de médicaments distribuée à toute personne engagée sur le terrain, du Dormicum. Jamais touché cette saloperie mais je connais au moins deux histoires d'infirmières qui ont totalement déconné après la prise de ce somnifère, et qui le lendemain ne se souvenait de PLUS RIEN...
L'une d'elles a pris une ambulance de nuit à Huambo (Angola) pour se rendre à l'aéroport. Arrêtée par la garde (des Cubains...), elle a déclaré qu'elle venait chercher les blessés à l'avion. Il était une heure du matin et le couvre-feu était à 23 heures (22h pour les membres du CICR...). Les Cubains se sont arrangé pour la ramener à la maison, et le lendemain aucun souvenir...
L'autre avait provoqué un esclandre dans une autre ville du Planalto...

Écrit par : Géo | 27/03/2015

Comment être assez stupide pour croire qu'avaler de la chimie pour un corps humain puisse le guérir! C'est en effet devenue une société de drogués!

Écrit par : Corélande | 27/03/2015

@ Géo: Je ne sais pas ce qu'est le Quiqre et ne le trouve pas sur Google. Mais je n'ai pas travaillé pour qui que ce soit en lien avec la médecine.

Merci toutefois d'appuyer mes propos. C'est en effet absolument dingue ce que ces molécules hautement chimiques peuvent provoquer dans le corps, comme le dit Corélandre.

Que mon billet et nos échanges contribuent à en faire prendre conscience.

Écrit par : Danijol | 27/03/2015

Oups, je croyais que vous aviez travaillé pour le CICR, la crosse raide, le quiqre, etc...

Écrit par : Géo | 27/03/2015

J'ai regardé l'émission. Ça me fiche les chocottes et je pense que c'est juste d'oublier toutes ces bombes chimiques qu'on avale, en tout cas celles qui tapent dasn le cerveau.

Écrit par : E.M. | 27/03/2015

Juste par clarté, j'ai rajouté ce midi deux phrases à mon billet auxquelles je n'ai pas pensé cette nuit alors que je terminais ces lignes, épuisé.

Je mets en avant l'interdiction qu'il semble finalement pertinent et justifié de devoir faire avec ces médicaments.

Écrit par : Danijol | 27/03/2015

Parenthèse à propos de l'accident de Sierre : cette terminaison à 90° de la place d'arrêt, un peu dans l'ombre à l'entrée du tunnel, correspond paraît-il aux normes fédérales de construction des routes. Mais cela m'avait interpellé bien avant l'accident. Quelqu'un d'un peu endormi, mal réveillé, au petit matin au départ pour la Belgique, peut assez facilement prendre cette place pour une chaussée de droite, se rabattre et se payer le mur frontalement. Même pas besoin d'anti-dépresseurs pour ça...
Mais voilà, ce sont les normes fédérales. Nos brillants ingénieurs...

Écrit par : Géo | 27/03/2015

Moi qui suis au bout de l'espoir de retrouver du travail, je devrais prendre ces pastilles alors, ça me donnerait le courage ??!!

Écrit par : - | 28/03/2015

Non, le dernier interlocuteur, ne tombez pas dans le panneau, si je peux me permettre! Si vous êtes dans la déprime, prenez des gouttes de fleur de bach, c'est tellement simple et efficace, et vous aurez assez vite le moyen de retrouver courage, joie et envie de retrouver une nouvelle voie.

Vous avez des capacités, vous avez su les donner à votre/vos employeurs, et si vous pouviez les mettre aux services de clients qui seraient les vôtres et pas par l'intermédiaire d'un patron-proxénète!

Courage, ne baissez pas les bras, même si vous être arrivé au plus profond de l'abîme......un petit coup de pied et vous remontez ;-))))

Écrit par : Corélande | 28/03/2015

Corélande@ A mon avis, vous répondez à un commentaire bidon. C'est vous qui tombez dans le panneau...
Danijol@ Je viens de lire l'interview dans 24 heures (probablement aussi dans la TdG) de Philippe Jaffé, spécialiste en psychologie légale et en psychothérapie, professeur à l'université de Genève : pas un mot sur ces substances délétères que les médecins donnent aux dépressifs. Vous pensez qu'il est crédible que Jaffé ignore ce phénomène ? Pas moi...
Alors pourquoi ne le mentionne-t-il pas ?

Écrit par : Géo | 28/03/2015

ça y est, c'est confirmé : Lubitz prenait de nombreux médicaments pour traiter ses problèmes psychiques...(Forum sur RTS 18h15)

Écrit par : Géo | 28/03/2015

Pas besoin d'aller chercher plus loin, c'est bien ces foutus médocs. Je soutiens votre demande d'interdiction pleinement et sans réserve. L'OFSP nous lirait-il ??

Écrit par : A.G. | 29/03/2015

@ Géo: Je vous rejoins, continuer à ignorer la dangerosité de ces médicaments (ou le passer sous silence) est désormais extrêmement suspect. Puisse mon blog contribuer à secouer le cocotier, ça commence vraiment à bien faire.

Et tant pis si malheureusement on n'arrive pas à sauver d'autres candidats au suicide qui ne feraient du mal qu'à eux-mêmes.

Écrit par : Danijol | 29/03/2015

"Alors pourquoi ne le mentionne-t-il pas?"
Parce qu'il y perdrait une partie de ses juteux revenus!

Savez vous que les médecins entre eux se "commissionnent" en envoyant leurs patient(e)s les uns chez les autres et spécialement chez les chirurgiens?!!!!!

En ce moment je n'entends et ne voit que des femmes qui se sont faites enlevé un sein.....un vrai massacre et les salles d'attente sont pleines de
"potentielles candidates" :-(((((

Écrit par : Corélande | 29/03/2015

Et si l'on demandait son avis à un autre bloggeur du coin, le Dr. Buchs...?

Écrit par : A.G. | 29/03/2015

@ A.G. "Et si l'on demandait son avis à un autre bloggeur du coin, le Dr. Buchs...?"

Pourquoi?

Docteur Bertrand Buchs, rhumatologue.

C'est pourtant simple.

A chacun sa spécialité.

Iriez-vous demander à un restaurateur chinois ce qu'il pense de la blanquette de veau?

Et à un encadreur, lui poseriez-vous la question "quel type de film dois-je prendre pour faire des photos sur la plage : du TRI-X pan ou du Kodalith?

Voyons, A.G., avant de poser des questions, posez-vous la question : "est-ce que je m'adresse à la bonne personne?"

Écrit par : Keren Dispa | 29/03/2015

Je ne veux pas m'immiscer entre vous, Keren Dispa, et A.G., mais la proposition m'a parue bien, et j'hésite à le faire.

Car tous les médecins ont la possibilité de prescrire des antidépresseurs...

Mais si par impossible il nous lisait, son avis est d'ores et déjà le bienvenu. Quelque chose me dit que la médecine ne va pas pouvoir rester muette bien longtemps.

Écrit par : Danijol | 29/03/2015

J'aimerais dire encore ici que selon les évolutions, je republierai ce billet avec un titre autrement plus percutant.

Écrit par : Danijol | 29/03/2015

Vous avez pu constater lors de ce reportage de 36.9 que les psychiatres continuent de défendre les anti-dépresseurs en tous genres. A leur décharge, ils voient aussi les aspects positifs par rapport au passé de la psychiatrie...

Écrit par : Géo | 29/03/2015

"Car si c'est la médecine qui provoque les plus grandes tragédies...". Oui, on peut en effet craindre d'en être à ce stade. Ca fait longtemps que je suis extrêmement réservé sur les médicaments, mais en particulier ceux-ci, semble qu'il faut en prendre conscience une fois.... Mais ?

Écrit par : Damoon | 30/03/2015

En ce moment il y a une pub pour un médicament contre la fière qui est étonnante:
le beau môsieur dit bien que la fièvre est un mécanisme de défense du corps contre un virus; de la grippe notamment, mais bien sûr il faut prendre le dit médic pour faire baisser la fièvre....!!!
Ou comment se moquer et faire bouffer n'importe quoi aux gens, sans scrupules et pour du fric!

Écrit par : Corélande | 30/03/2015

Cela ne sert non plus à rien de remettre en cause la médication si l'on continue à s'obstiner de préserver le secret médical concernant les professions à haut risque comme pilote d'avion, cheminot ou chauffeur de car. Si le médecin avait l'obligation d'avertir l'employeur du pilote de ses problèmes psychiques et de son arrêt de travail que le pilote à volontairement caché on en serait pas là non plus.

D.J

Écrit par : D.J | 30/03/2015

@ D.J: Des professions à haut risques, il y en a d'autres...conducteur de bus, policiers, etc.

De plus, partant du principe que les antidépresseurs pris à un moment donné peuvent avoir des conséquences même une fois arrêtés...

Écrit par : Danijol | 30/03/2015

Il me semble absolument IMPOSSIBLE que les antidépresseurs ne puissent pas mentionner que la prise entraîne des effets secondaires, de la somnolence, des nausées, etc...

Toute cette catégorie de médicaments est très puissante et hautement toxique.

Le médecin-traitant du co-pilote ne pouvait pas ignorer que son patient était pilote, il lui a délivré un arrêt de travail, le co-pilote n'en a pas tenu compte.

A ce stade, devrait-on dire qu'il y a obligation d'informer : le médecin traitant aurait du envoyer un rapport à l'employeur !

Désormais on ne traitera pas un co-pilote avec des anti-dépresseurs sans avertir son employeur. Il aura fallu ce drame.

Écrit par : Keren Dispa | 01/04/2015

@ Keren Dispa & Grindesel: Excusez que je ne publie qu'aujourd'hui vos commentaires du 30.

@ K.D: Certes, tous les médicaments peuvent avoir des effets de somnolence ou similaire, et c'est toujours mentionné.

Le problèmes avec les AD, c'est les choses beaucoup plus graves. J'ai recherché plusieurs notices sur internet et l'on voit des choses genre "peut augmenter le risque de suicide, provoquer de l'automutilation" et d'autres joyeusetés...

Si c'est pas mauvais signe ça !

Écrit par : Danijol | 01/04/2015

"Le copilote avait une prescription pour un antidépresseur et un puissant anxiolytique". Nous y voilà.

Écrit par : Danijol | 02/04/2015

Si vous saviez ce que les industriels enfilent dans les plats "cuisinés" vous verriez que ce n'est même pas nécessaire d'aller dans une pharmacie !

Dans la bouffe, des tonnes d'agent "compresseurs" sont savamment introduits afin de devenir addictifs aux antidépresseurs !

Quand au copilote et son avion, ça a commencé par un mensonge de la BEA française, à partir de là, on peut tout imaginer !

Écrit par : Corto | 23/04/2015

Et avant que les industriels enfilent quoi que ce soit dans les plats cuisinés, les premiers concernés, c'est à dire les animaux dont la viande est manipulée et les végétaux aux pesticides et autres fertilisants sont déjà bien pourris de chez pourris.

N'importe quel morceau de bidoche du supermarché contient assez d'antibiotiques et d'accélérateurs de croissances pour transformer votre foetus en monstre avant même sa naissance!

Écrit par : Keren Dispa | 23/04/2015

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