16/01/2015

BNS : Enfin !

Depuis hier, le monde économique est sens-dessus-dessous. La panique, l'exagération, les commentaires acerbes, à nouveau aussi depuis l'étranger. Du déjà vu, notamment le 9 février.

Personnellement, je veux dire bravo à la Banque Nationale. Toutefois, elle n'aurait jamais dû, selon moi, se mettre dans ce pétrin. Je ne dis pas cela pour faire bien, avec le recul, non. Depuis le départ, j'ai considéré qu'acheter des Euros dans une telle quantité était extrêmement risqué. Toute autre monnaie aussi, d'ailleurs. Peut-être parce qu'à 15 ans je considérais déjà qu'il était préférable de ne jamais avoir tous ses œufs dans le même panier, selon l'expression que l'on devrait mieux écouter.

Mais il était plus que temps qu'elle se retire de ce bourbier. La Chine aurait pu tenir, bien sûr, mais pas la Suisse. Cela va paraître dur, mais je me demande bien qui nous avons aux commandes dans ce pays. Entre un gouvernement qui, il y a peu, a offert à peu près tout ce que les autres pays lui demandaient, et depuis 3 ans une banque nationale qui croit qu'elle va pouvoir soutenir à elle seule la deuxième monnaie du monde... Il faut s'accrocher, je sais, mais ils font tous très fort, là. Trop fort.

Bien entendu, certaines branches peuvent souffrir. Mais ce n'est même pas sûr, si le taux se stabilisait de lui-même par exemple à 1,10, l'on peut dire sans hésiter que tout s'arrangerait vite. Mais même si ce n'était pas le cas, la politique monétaire d'un pays ne se fait pas pour les beaux yeux de l'industrie d'exportation, ni de ceux du tourisme. Cela fera peut-être finalement baisser les prix des hôtels en Suisse qui sont de tout temps beaucoup trop chers. Et augmentera leur occupation.

Arrêtons-nous quelques instants sur les divers commentaires qui ont été faits. À peu près tous, exagérés. Mais tout de même, une mention spéciale pour l'ancien Prix Nobel d'économie Krugman qui dit que la BNS a fait une "grosse erreur". On lui rappellera que la Suisse a les épaules bien moins larges que son pays, les États-Unis, tout de même. Et pour le directeur de l'Agefi France, Philippe Mudry, pour qui "la Banque centrale suisse embrase le marché des changes et met l'économie en risque". On lui rétorquera qu'il est plus risqué encore d'avoir un bilan avec 200 milliards d'Euros. 

Enfin, cette mesure provoquant une augmentation de 20% des salaires des frontaliers alors que, rappelons-le encore et toujours, de plus en plus de résidents suisses ne trouvent plus d'emploi et tombent à l'aide sociale, je propose et demande ici une taxe urgente ou un impôt supplémentaire, pour tous les frontaliers. Un taux de 20% du salaire, similaire donc à l'appréciation du franc, pour aussi longtemps que la situation sera ce qu'elle est, et à partir de ce mois. En affecter une grande partie à l'assurance-chômage semblerait pertinent, d'ailleurs. Sans être d'aucun parti, je le répète ici.

Mais je considère que c'est un geste nécessaire, apaisant. Un devoir d'équité, même.

Commentaires

Une vraie folie cet achat d'Euros, et dire que certains disaient qui'l allait disparaître!

Écrit par : amo | 16/01/2015

Nos départements fiscaux vont devoir s'impliquer, nos legislateur, légiférer et appliquer nos lois, constitutionnelles cantonales, et fédérales:

Car, entre la volonté CH de verser un salaire sous contrat suisse déterminé en CHF, en UE au taux du jour, pour les frontaliers,
et celle des maires de communes frontalières de voir le doublement des rentrées fiscales par une double imposition des frontaliers, ayant déjà payé leurs impôts à la source sur leurs revenus,

et ce, à l'encontre de tout respect de souveraineté suisse par le système fiscal fr,

quand aucun Etat n'arrive à s'accorder, sauf à laisser les petits contribuables payer

faut savoir, qu'en tant que petit CH contribuable, à côté du CEVA et d'autres acteurs Veolia, RATP pour les transports, & autres acteurs fr dans les travaux engagés dans le Canton de GE,

... on n'est pas sorti de l'auberge où si tu veux consommer, faut l'apporter

Écrit par : genevois déshérité | 16/01/2015

Depuis le temps que la BNS supporte l'UE

Trop de temps écoulé: normal, ça fait mal

Écrit par : genevois déshérité | 16/01/2015

"je propose et demande ici une taxe urgente, ou un impôt supplémentaire, pour absolument toutes les personnes non domiciliées en Suisse mais y travaillant, d'au minimum 20% du salaire, aussi longtemps que la situation sera ce qu'elle est, et à partir de ce mois. En affecter une grande partie à l'assurance-chômage semblerait pertinent, d'ailleurs."

J'ai toujours cru qu'un salarié, quel que soit son domicile, était payé pour un travail qu'on lui demande d'exécuter. Je ne vois dès lors aucune raison de baisser le salaire ou de prélever des taxes ou impôts supplémentaires pour les gens qui n'habitent pas en Suisse mais qui y travaillent. Ils ne sont pas responsables des problèmes monétaires. Et pendant qu'on y est et selon votre proposition, je me demande s'il ne faudrait pas augmenter les droits de douane sur tous les produits que les Suisses résidents vont acheter en France voisine...

Moi-même, résident en France depuis plus de trente ans, je vais obtenir davantage d'euros avec ma rente AVS. Faut-il aussi prélever un impôt ? Une taxe ?

Bien à vous

Écrit par : Michel Sommer | 17/01/2015

Moi la taxe sur les frontaliers elle serait là depuis cette connerie de libre circulation.

Écrit par : E.M. | 17/01/2015

@ M. Sommer : Croyez-moi ou non, j'ai pensé à vous ce matin ! Je me suis dit c'est impossible qu'il ne vienne pas me contrer... Et voilà ! :)

Sur le fond, oui. Mais là nous sommes face à une situation exceptionnelle.

Je sais que ça ne vous gêne pas plus que ça, mais la Suisse a dépassé 250'000 personnes à l'aide sociale, un record. Maintenant que 5'000 francs vont valoir 5'000 euros -presque la moitié d'un salaire de ministre, en France-, que pensez-vous qu'il va arriver ? Imaginez-vous la pression qu'il va y avoir sur les Suisses ? Les CV débouler de toujours plus loin et en toujours plus grand nombre ?

Je refuse catégoriquement cet état de fait, et quelque chose me dit que bien des gens en Suisse en ont profondément ras-le-bol de ces injustices, eux qui ne peuvent plus boucler leurs fins de mois correctement.

Je ne savais pas cela de vous, mais pour moi c'est tout de même différent qu'un ressortissant suisse vivant à l'étranger gagne plus. Je m'en réjouis, même.

Salutations !

Écrit par : Danijol | 17/01/2015

On rappellera surtout à Philipe Mudry que la BNS n'imprime pas pour 200 milliards de papier cul tous les trimestres, et que contrairement au gouvernement Obama, nous ne sommes en rien responsable de la chute vertigineuse des cours du Brent, qui de facto, a accélérer la chute de l'Euro. La question désormais, est. La Grèce basculera-t-elle dimanche prochain dans une sortie programmée de l'Euro, voir de l'UE. Et Draghi a-t-il encore les moyens de faire passer un QE de 1000 milliards ce jeudi, pour ne rien résoudre à moyen terme, et faire plonger la monnaie européenne à 80 centimes suisse ? Merkel n'étant pas du tout d'accord, vu le passé peu glorieux de Weimar et du nationale socialisme au niveau de la planche à billet, cela risque de partir en cacahuètes à Davos.

Écrit par : Pascal Legendre | 17/01/2015

Oui je suis DEGOUTÉ. Mon salaire : 4'500 Net : 3'800 Mon loyer : 1'600 Mes impôts : 800 Mes assurances (toutes) : 600, mes charges (tel, etc. : 150, VOUS VOYEZ CE QU'IL RESTE POUR VIVRE ET TENTER D'ECONOMISER ??
Et tous ces Frouzes qui s'alignent des villas et des voitures. Je ne sais pas commen ça va finir, ça, moi j'en ai absolument non pas ras-le-bol mais ras-le-CUL

Écrit par : Révolte | 17/01/2015

Danijol, Micehel Sommer imagine très bien, il n'en a juste rien à cirer, Monsieur n'a jamais eu à travailler avec une dizaine de frontaliers alors que vous n'êtes plus que deux Suisses dans la boîte. Donc son avis ne vaut pas plus qu'un pêt sur une toile cirée, et je reste politiquement correct. Revotons sur Shengen et les billatérales de suite.

Écrit par : Laurent Lefort | 17/01/2015

Prenez en compte à nouveau les délires de Levrat, les socialos sont juste en dehors de toute réalité c'est juste dingue d'être plouc à ce point là, avec eux nous partirions en faillite.

Écrit par : PDP | 17/01/2015

@ L. Lefort : J'ai connu ça aussi, mais dans un service. Pour me remplacer, le chef français a réussi à passer son pote à la direction en 2 jours, Français bien sûr. Après mon départ, plus un Suisse dans le service (en Suisse, donc).

Écrit par : Danijol | 17/01/2015

Danijol, même aux RH du Contrôle de l'Habitant, c'est tout dire. Genève est gangrénée depuis lesdites billatérales et l'arrêt des contingentements. C'est une réalité, n'en déplaise aux hypocrites et aux autruches.

Écrit par : Laurent Lefort | 17/01/2015

DANS LE MEME BUREAU OU USINE, D'UN JOUR A L'AUTRE UNE AUGMENTATION DE SALAIRE DE 20% POUR CEUX QUI VIENNENT DE LOIN ?? ET VOUS CROYEZ QU'ON VA LAISSER PASSER CA COMME çA? CA COMMENCE A BIEN FAIRE CETTE MERDE.

OUI A LA TAXE, CA DISSUADERA DE FAIRE MAL, PEUT-ETRE.

Écrit par : A.G. | 18/01/2015

Je suis swissmade! C'est à notre tour! Les politiques n'ont pas pu le faire, nos entreprises doivent le faire et nous, jouons le jeu de la production et la consommation indigène!

Écrit par : Corélande | 18/01/2015

Avez-vous aussi entendu la RTS pleurnicher par avance sur les frontaliers ?

C'était dans (l'excellente) émission Mise au point de ce soir. Il y avait un sujet sur le franc fort.

La journaliste off disait que "si les frontaliers sont les bénéficiaires de cette appréciation du franc" eh bien... "ce seront peut-être aussi les premières victimes"...

Dites donc ! On craint déjà les éventuels et improbables problèmes de ceux qui vont clairement s'en mettre plein les poches ces temps !

On lui dira que les premières victimes, ce sont :

- Les résidents du pays qui ne trouvent plus d'emploi
- Qui ne verront pas leur salaires flamber de 20% d'un mois sur l'autre
- Et qui n'auront jamais votre douce compassion, Madame

Fallait le faire.

Écrit par : Danijol | 18/01/2015

Madame vient de là-bas, faut dire.

Écrit par : Géo | 19/01/2015

«une taxe sur les frontaliers s'impose»

Pourquoi vouloir faire chier des gens, parce que tout d'un coup leur vie serait devenue moins misérable.

Tous les frontaliers ne gagnent pas 10 sacs par mois. En tout cas pas cette ribambelle qui bosse dans l'hôtellerie. Et puis ces boulots de m. dans l'hôtellerie, très peu de résidents les acceptent.

Quant aux immigrés de l'UE, chacun sait qu'ils se serrent la ceinture et envoient une bonne partie de leur pognon dans leur famille restée au pays. Dans un premier temps, avec le même nombre de CHF ça fera plus d'EUR à envoyer au-delà de l'Andalousie ou du Piémont. Mais lorsque leurs patrons auront baissé leur salaire, ça reviendra au même comme avant.

Écrit par : petard | 19/01/2015

@ Petard : "Leur vie moins misérable" dites-vous ? C'est pour rire ?

J'ai toujours été entouré de frontaliers dont l'immense majorité avait une ou des...maisons.

Et 5'000 euros en France c'est quoi, 3-4 fois le smic ? Avez-vous vu les charges de la classe moyenne à Genève (voir le commentaire de Révolte).

Franchement là, vous n'auriez rien dû dire je trouve.

Écrit par : Danijol | 19/01/2015

En lisant les commentaires, je me dis que l'on est sorti de l'aspect purement monétaire pour ne s'en prendre qu'aux frontaliers qui, pas plus que les Suisses, ne sont responsables de la nouvelle donne.

Ma parole, c'est de la jalousie ! Prendre appui sur un problème économique pour vomir sur les frontaliers me paraît être un argument assez léger.

Que les gens qui souhaitent s'exprimer sur le problème monétaire actuel le fassent en apportant des éléments convaincants. Les autres peuvent toujours s'inscrire au MCG...

Écrit par : Michel Sommer | 19/01/2015

Ils nous vomissent à longueur de journée, dans notre propre pays, je ne vois pas pourquoi l'on tendrait l'autre joue ad vitam eternam, Michel. Mais si cela vous retourne tant que cela l'estomac, il vous reste encore les blogs du Dauphiné Libéré. Et vous avez une guerre de retard car personnellement je n'ai que faire du MCG ou d'autres partis de branquignols. Les gens s'expriment sur ce qu'ils veulent, champion, que cela colle à l'article, ou non. On est pas chez Pol Pot ici.

Écrit par : Laurent Lefort | 19/01/2015

@ Laurent Lefort
En premier lieu, vous mettez la totalité des frontaliers dans le même sac, ce qui relève d'une très mauvaise argumentation. Ensuite, parce que vous avez de violents ressentiments contre cette catégorie de salariés, vous les rendez responsables d'un phénomène auquel ils n'ont strictement rien à voir.

Au lieu d'être un peu moins épidermique dans vos réactions, vous auriez pu avancer comme argument qu'avec la chute de l'euro, les frontaliers augmentent leur pouvoir d'achet mais ne paieront pas d'impôt supplémentaire sur le revenu puisqu'il est prélevé à la source, en francs suisses ! Est-ce un crime.

Au fait, vous n'achetez jamais rien en France, vous n'allez jamais au restaurant en France ?

Cela dit et je suppose que c'est cela que vous souhaitez entendre, oui, il y a probablement des abus ici ou là avec les frontaliers. Oui il y a des frontaliers dont le seul intérêt helvétique est la dernière ligne de leur bulletin de salaire. Oui il y a des patrons - suisses - qui font de la sous-enchère salariale. Mais on ne prend pas des cas particuliers pour en faire une généralité.

Écrit par : Michel Sommer | 20/01/2015

Ce matin j'ai bien rigolé en lisant que l'essence était devenue moins chère dans les pays voisins et que le tourisme d'achat s'inversait. Pourquoi? Ne serait-ce pas tout simplement parce que les stations services n'ont pas répercuté intégralement la baisse des autres monnaies et qu'ils espèrent se sucrer au passage en augmentant leur marge? A Berne ou Zurich ce tourisme vers l'Allemagne coûterait de tout façon plus cher que de s'approvisionner localement. Que je sache les taxes sur l'essence en Suisse sont toujours moins élevées qu'en France ou en Allemagne... Non?

Écrit par : Johann | 20/01/2015

Michel, de violents ressentiments, c'est un doux euphémisme. Je ne peux plus les encadrer, c'est plus clair de cette manière ? Et non je ne vais jamais en France.

Écrit par : Laurent Lefort | 20/01/2015

@ M. Lefort
"Je ne peux plus les encadrer, c'est plus clair de cette manière ? Et non je ne vais jamais en France"

Oui, oui, c'est très clair ! Si vous continuez comme ça, vous êtes bon pour un ulcère à l'estomac. Si vous pouviez employer, ne serait-ce qu'une seule fois, "certains frontaliers" au lieu de "tous les frontaliers", je suis sûr que vous auriez moins de ressentiments et votre jugement global en serait nettement amélioré et vous amènerait vers un débat moins passionné et conséquemment plus positif !

A votre santé.

P.S.: Dommage que vous n'alliez jamais en France. Il y a tant de belles choses à voir et de gens passionnants avec qui discuter !

Écrit par : Michel Sommer | 20/01/2015

J'ai un bon jugement global rassurez-vous. Quant au genre de débat plus constructif et moins passionné, vous pensez à celui de certains employés TPG ? Ou encore au même genre de débat à propos d'une matu pro, dont la signification échappe semble-t-il, et comme mentionné dans mon antépénultième post. à la Française qui vous reçoit dans un service du bras armé de l'Etat. Je vous défie du reste, de me trouver un Suisse dans un post clé de l'administration française ou allemande. Donc vous avez raison sur un point, ils ne sont pas les seuls responsables. Nos conseillers d'Etat et nos élus, ont vendu leur République, au profit d'une autre et les ont installés, à une place, dont ils n'auraient jamais pu rêver sans l'aide de traîtres. Et en ce qui concerne l'ulcère à l'estomac, étant cantonné à l'aide sociale, et refusant toutes leurs mesures de retour à l'emploi, plus communément appelé esclavagisme moderne, il a tout le temps de s'installer gentiment. Mais comme j'ai bossé douze ans, j'estime ne pas vivre encore au crochet des autres. Encore une chose à propos desdits Tpg. J'y avais passé des tests lorsque j'étais encore au chômage. Meilleurs résultats sur trentes postulants et pourtant, jamais convoqué à un entretien, avec les habituelles excuses foireuses. J'avais fais une petit recherche utile en son temps, et avait là encore découvert, que le RH était frontalier. Alors lorsque vous avez été confronté à ce genre de cas parmi tant d'autres, il n'est plus possible de raison garder, surtout lorsqu'une majorité de ceux-ci, font preuve de suffisance à votre égard, et pensent que s'ils sont présents désormais en nombre, c'est uniquement parce qu'ils travaillent mieux que vous. Et lorsque les réflexions se font incessantes, cela peut déboucher sur des drames comme celui du Bachet-de-Pesay, entre un employé italien et son chef Français. Je pense être raisonnable en ne faisant que manquer cruellement du moindre début de respect à leur encontre. Et si ça peut vous amuser, je parlerais à l'avenir de certains frontaliers, en ayant bien à l'esprit, que j'estime que 90 % d'entre eux, n'ont que faire de la Suisse, et que seule la dernière ligne du bulletin de salaire les intéresse.

Écrit par : Laurent Lefort | 21/01/2015

Voilà que je suis d'accord avec vous, Michel Sommer. Cette attitude genevoise sur les frontaliers est totalement ridicule. Il y a un problème, on essaie de le traiter rationnellement et pas de tomber dans le délire haineux. Historiquement, en 1862, la Savoie aurait dû devenir suisse. Genève aurait eu un arrière-pays naturel sans ces distorsions administratives inhérentes aux grandes différences entre la Suisse et la France. Il est à craindre que la fin de la région Rhône-Alpes et son agrandissement à l'Auvergne complique encore la situation...

Écrit par : Géo | 21/01/2015

@ L. Lefort : J'avoue être particulièrement touché par votre dernier commentaire, le confirme, l'appuie globalement. Merci.

Quant à Géo, outre la problématique genevoise que tant vous commentez, n'oubliez pas qu'il y en a d'autres du nom de tessinoise, bien plus forte encore, et également bâloise, même si la presse se fait un doux plaisir de dire que tout irait bien pour eux. Moi j'ai parlé avec des gens qui en ont assez là-bas, aussi.

Et j'ai même entendu des personnes sur Vaud me dire que ça commençait à devenir galère, figurez-vous.

Écrit par : Danijol | 21/01/2015

"90% n'ont que faire de la Suisse et seule la dernière ligne du bulletin de salaire compte". Vrai. Rajoutez-y, "et une place de parc".

Écrit par : amo | 21/01/2015

Incroyable, ce fil est incroyable, décidemment je comprends mieux l'avènement d'un certain parti anti-frontalier lorsque je lis ces commentaires. Comme si les frontaliers pouvaient être responsables des fluctuations des taux de change et donc taxés lorsque celui-ci leur est favorable ??? Non mais Allo !!!

Personnellement comme pour la majorité des genevois, il doit y avoir à peut prêt 20 % de frontaliers dans mon entreprise et certains sont très sympas d'autres un peu moins, mais une chose est certaine dans l'ensemble ils sont nettement plus "rigole" que les bourbines....

Alors que les chômeurs détestent les frontaliers parce qu'ils sont persuadés que ceux-ci leur piquent leur boulot (comme si leur CV n'avait rien à voir), je peux à la rigueur le comprendre mais les autres… ??

Bref, ça m'échappe complètement et je trouve ces ressentiments parfaitement pathétiques....

Écrit par : Vincent | 21/01/2015

Tamoil en valais qui licencie 250 employés dont 180 frontaliers, cela fait aussi plaisir au bassin de population du lieu. Certes les politiques qui avaient délivrés des permis de construire à la pelle, ne trouve pas ça drôle. Mais la population indigène et les quelques 80 suisses ne seront pas longtemps au chômage.
Retrouver un peu de qualité de vie et avoir moins d'angoisse sur les routes, c'est bon à prendre! Merci la BNS! Elle a fait d'une pierre 3 coups!

Écrit par : Corélande | 21/01/2015

Je confirme, Laurent Lefort, c'est bien vrai.
Et ce dès le biberon ... boit du lait, mon petit c'est du lait FRANçAIS !
Pas du lait suisse ... qu'est-ce qu'ils sont chauvins ces français !

"Ils nous vomissent à longueur de journée, dans notre propre pays, je ne vois pas pourquoi l'on tendrait l'autre joue ad vitam eternam, Michel.
Écrit par : Laurent Lefort | 19/01/2015"

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 21/01/2015

@ Victor Liviu,
"Ils nous vomissent à longueur de journée, dans notre propre pays, je ne vois pas pourquoi l'on tendrait l'autre joue ad vitam eternam, Michel.
Écrit par : Laurent Lefort | 19/01/2015".

Qu'une personne ait une vision particulière d'une situation particulière - la sienne - je n'y vois pas d'inconvénient majeur. Tout le monde voit midi à son clocher.

Comment voulez-vous, toutefois, qu'une personne soit prise au sérieux lorsqu'elle transpose son vécu à l'ensemble d'une population concernée : "J'ai un problème avec un frontalier, donc tous les Suisses ont un problème avec tous les frontaliers !...Intellectuellement indéfendable.

Une chose me rassure. M. Lefort est passé de 100 % des frontaliers à 90 % des frontaliers qui seraient hostiles à leur pays d'accueil professionnel.

Et parmi les 90 % de frontaliers cités, il doit bien y avoir quelques binationaux, quelques étrangers à la France et à la Suisse. Avec un peu de bonne volonté, on doit bien arriver à ce qu'il n'y ait "que" 75 % de frontaliers détestables...Ah, j'allais oublier, il y a aussi les "que Suisses" qui ont émigré de l'autre côté et qui tout compte fait s'en déclarent satisfaits.

Ce qui me chagrine, c'est de constater les dégâts que peut provoquer une frontière. Imaginons une Savoie et un Pays de Gex suisses. Plus de ressentiment possible envers les frontaliers qui viennent manger le pain des Suisses ! Néanmoins tout autant de chômeurs, sauf que ce ne serait - peut-être - pas les mêmes.

Au fait, le thème de départ de Danijol n'était-il pas consacré à l'abandon par la BNS du taux plancher de 1,20 CHF par rapport à l'€ ? Aussi bien le ressentiment n'est-il pas bon conseiller et n'amène finalement qu'à radicaliser "l'autre" : il nous conduit à la violence. La voulons-nous ?

Écrit par : Michel Sommer | 21/01/2015

L'ironie c'est bien Victor, et encore mieux lorsque c'est un minimum drôle. Et si je saisi celle-ci correctement, dois-je donc en conclure que le lait français est bien moins digeste que le notre ? Ne vous êtes vous pas un peu marché dessus, pour le coup ?

Vincent, vu le temps perdu à répondre à nos commentairses pathétiques cet après-midi, je suppute que vous ne soyez pas un élément indispensable à la bonne marche de votre entreprise. Du reste personne ne l'est. Alors peut-être que les Suisses-allemands sont moins rigole, mais au moins ils ont l'air de bosser. Je serais profondément navré si de par notre faute, vous vous faisiez lourder en premier. Ce qui de toute manière, est une éventualité à envisager vu la conjoncture actuelle.

Écrit par : Laurent Lefort | 21/01/2015

Danijol, j'ai oublié de vous remercier pour votre "message".

Écrit par : Laurent Lefort | 21/01/2015

À l'instant me reviennent en tête les images de ces gens dépités du Locle dont on avait (enfin) parlé lors du 9 février, qui ne trouvent plus d'emploi et qui voient sous leur fenêtres passer des colonnes de voitures frontalières. Je sais que certains s'en fichent, mais je veux absolument dire que moi pas.

M. Sommer, la frontière vous chagrine... mais parfois elle peut protéger, aussi. Et le monde étant entièrement régulé et organisé avec elles, avec un peu d'humour je vous dis que j'espère que ce n'est pas trop dur à vivre...

Toutefois vous avez raison, le sujet de base était la BNS, seul un paragraphe de mon billet traitait des frontaliers. Mais je ne vous dis pas l'envie que j'ai, du coup, d'en faire un. Ça bout déjà pas mal dans ma tête...

Écrit par : Danijol | 21/01/2015

Nous pouvons toujours discuter de l'abolition du taux plancher sur un article consacré aux frontaliers, Danijol. Il n'est en effet pas inutile de rappeler lesdites images. J'avais presque plus d'empathie pour celui-ci que pour ma propre situation. Lui devait en plus supporter la vue de ce flot continu, en ayant l'impression que son pays l'avait oublié. J'avais d'ailleurs été très surpris que la RTS en parle.

Monsieur Sommer, si je vous ai heurté, je m'en excuse. La fatigue de ne rien faire, sans doute. Je vous remercie d'avoir gardé la tête froide et de vous être inquiété pour ma santé. Même si l'ironie pointait, tout n'était de loin pas à jeter. Je tenais à préciser que le sentiment qui m'habite, à juste titre, aujourd'hui, n'était pas présent il y a encore quatre ans. Lorsque les frontaliers étaient encore au nombre de 30'000, cela ne posait absolument aucun problème. Qui plus est dans le privé, puisque le patron est libre de choisir celui qu'il jugeait le plus à même pour le poste. C'est leur Nombre, avec un grand N, qui a complètement faussé la donne et exacèrbé très fortement les tensions, ainsi que leur intrusion dans des secteurs étatiques ou ils n'ont absolument rien à y faire. Cela aurait été bien sûr impossible sans un coup de main de ce que je ne nomme, la vermine intérieure. J'ai bien chercher d'autres qualificatifs pour les définir, mais en dehors de celui-là...Hormis les HUG ou je suis bien conscient que nous en avons besoin. Un gros bémol toutefois. Certaines infirmières nouvellement diplomées, de la Haute Ecole de Santé, reste sur le carreau par exemple. En vertu de quelle "idéologie", devraient-elles passer après celles de France voisine ? Sans compter que du coup, il n'y en a plus une seule pour soigner vos citoyens. Le problème est le même au DIP, ou l'on note la présence à la hausse, d'enseignants français, alors même que, sans vouloir vous froisser, les études PISA démontrent, que le niveau d'enseignement est qualitativement bien meilleur que chez vous. Le Conseil Fédéral en place depuis 99, est lui aussi coupable de n'avoir pris aucune mesure de régulation et d'avoir menti sciemment au peuple sur les effets réelles des billatérales 2. Donc la solution la plus adéquate qui me vienne à l'esprit, est de demander au peuple, si près de seize ans après, il est toujours prêt à suivre ses premiers choix. Et une votaption en ce sens se profile cette année si je ne m'abuse. A moins que, comme mentionné en début de forum, les Grecs ne se chargent dimanche, de couper un pied supplémentaire de la chaise déjà bien branlante, de l'URSS européenne.

Écrit par : Laurent Lefort | 21/01/2015

Rien que pour les 15 premiers jours de janvier, la BNS a dépensé 100 milliards de francs !! "Chaque jour, des milliards de francs ont été engloutis, sans perspective de fin», ajoute le numéro trois de la direction générale de la BNS" ainsi que le relate l'article de la TDG de ce jour.

Toute personne critiquant encore la décision de la BNS d'arrêter cette folie est juste irresponsable.

Écrit par : Danijol | 22/01/2015

@ Laurent Lefort
Oui, il y avait un peu d'ironie dans mes billets, non, vous ne m'avez pas heurté et il n'y a aucune raison que vous me présentiez des excuses. Nous échangeons des idées et des arguments et non des invectives personnelles. Vous défendez un point de vue alors que j'en défends un autre ! La discussion n'a jamais fait de mal à personne ! Ce qu'il faudrait éviter, lorsque l'on recherche des solutions à un problème, c'est d'y mêler l'émotionnel qui a tendance à tout emporter sur son passage.

Cela dit, et toujours à propos des frontaliers, j'ai pensé subitement à tous ces Suisses, officiellement et administrativement domiciliés en Suisse, mais qui habitent en France de façon permanente. Ceux-là aussi vont bénéficier d'un taux de change plus favorable. Ils sont frontaliers, mais ils trichent. Cela ne fait guère honneur à la Suisse.

Bien cordialement

Écrit par : Michel Sommer | 22/01/2015

@ MM. Lefort et Sommer : Chapeau bas, si tous les commentateurs de ce site pouvaient prendre exemple sur vous lors de désaccords !

Petite remarque conclusive à l'attention de M. Sommer :

Oui, les Suisses qui habitent en France voisine et qui n'ont qu'une adresse à Genève me heurtent aussi. Et j'ai aussi connu des Français établi à Genève rien que sur la boite aux lettres d'une de leur connaissance (ou conquête, dans un cas précis...).

Quel monde n'est-ce pas...

Écrit par : Danijol | 22/01/2015

Dis donc les petits c... (*) qui léchez le Q des frontaliers, vous vous rendez pas compte de la merde dans laquelle sont les Suisses ?!

Moi ça fait 2 ans que je cherche du boulot, plus de chômage, pas d'aide parce que j'ai encore un peu d'argent, 600 lettres, plusieurs langues, des bons certifs, et j'ose plus demander 4'000,- par mois, et vous allez soutenir les frouzes qui peuvent se permettre de demander moins du coup, VOUS ARRETEZ UN PEU OU QUOI ?!!!

OUI A CETTE TAXE !! Merci pour ce blog ça calme un peu !!!


(* rectifié)

Écrit par : Peu importe | 25/01/2015

J'oubliais, vous voulez savoir combien de fois j'ai pensé à en finir ?? Je vous dis que ça, si je ne trouve pas avant qu'il ne me reste plus d'argent, je n'irais jamais au social CE SERA DONC LE CAS, CA M'EVITERA AUSSI DE FAIRE DU MAL A QQN.

Écrit par : Peu importe | 25/01/2015

quand tant de suisses de Genève sans autre nationalité
se sont retrouvés depuis 2002- voir avant, à devoir subir et survivre, face à une masse de ... expates de multis UE / profiteurs des contribuables CH car exempts d'impôts, de new résidents frontaliers subentionnés car issus de l'UE,

Depuis 2000-2002
aucun des présidents de Grand Conseil de Genève n'a jamais pris la mesure du nombre de personnes venues de l'UE s'imposant en zones frontalières de nos cantons suisses,

ni en chiffres ni en impact sur le respect des droits des citoyens quant à l'accès au travail de tous suisses diplômés au chômage.

Nous sommes en 2015: Genève fait appel à employés étrangers.
La question est: Pourquoi Genève a-t-elle depuis des décaces, écarté tant de diplômés suisses de son marché?

Écrit par : genevois déshérité | 25/01/2015

C'est lamentable que nous ayons des gens comme "Peu importe", dans sa situation et que notre communauté patronale ait encore l'outrecuidance de s'obstiner dans des choix qui ne relèvent que de l'intérêt financier et aucunement de la qualité et compétence des employés indigènes.

Depuis 2010 en tout cas, des situations comme la sienne on en voit et on en entend tous les jours.

Franchement si on ne sait pas d'abord s'occuper des Siens, c'est vraiment que nous sommes des dépravés. L'intérêt à tout crin n'a aucun sens, les vraies valeurs sont ailleurs et nous devons faire bloc tous ensemble avant tout.

Mon message à -Peu importe-. Ne lâchez pas prise, mais peut être que vous pouvez envisager une autre orientation, un autre mode de vie et c'est ma foi surprenant de voir, quand la vie vous "éjecte de vos rails" que tout cela était pour vous guider sur un autre chemin.....bien plus heureux.
Ne restez pas seul et j'autorise Danijol à vous donner mon mail si vous le souhaitez!

Écrit par : Corélande | 25/01/2015

@peu importe
comment survivre après charettes de licenciements (dès 2015: nouvelles charettes à venir), en toute dignité, si citoyen suisse en Suisse?

Impossible.
car dans le canton de GE, son président & les contribuables favorisent le financement de soutiens à minorités immigrantes, majoritairement sans papiers, regroupement familial inclus.

Écrit par : genevois déshérité | 25/01/2015

Certes toute taxe s'impose dès que,
car et selon toutes lois
telles celles de ce migrant africain qui se nomme Gabor Fonyodi sur ces blogs:

"Le capitalisme est une invention des Rothschild au début du 19 ème siècle,
pour devenir les maîtres du monde grâce au fric et au pouvoir qu’il confère.

Écrit par : Gabor Fonyodi | 25/01/2015 "

Écrit par : genevois déshérité | 25/01/2015

Tout le monde le sait.

le max des soit-disant suisses non déclarés en zones frontalières sont, pour les 01 & 74,

des français cherchant à garder une bal en Suisse pour toucher un max d'allocs chomage & autres, des portugais, des espagnols etc trouvant tous appuis côté GTE, & un max de sans papiers nords-africains essentiellement issus de France vivant en sous-colocations dans tours genevoises

avec, et cela dure depuis +10ans sur toutes communes (Gex, Ferney, Ambilly, Ville-La-Grand, Gaillard, Annemasse, etc)
arrivés par camions, des packs d'albanais/ bulgares / roumains/ lituaniens etc
qu'employent au black sur GE depuis des années tous chantiers Ratp, Ceva, Veolia, Eiffage + Cie

Écrit par : genevois déshérité | 25/01/2015

Même message final que Corélande é l'attention de Peu Importe. Je n'ai plus Facebook depuis une année, donc Danijol peut s'en autre vous transmettre mon adresse e-mail également. Je pense que vous et moi aurions tout le temps de prendre un café.

Écrit par : Laurent Lefort | 26/01/2015

Entendu au journal de 19:30 que les salaires des frontaliers allaient peut-être être réduits. Non ! C'est une fausse voie !

Seule une taxe peut faire l'effet. Car si on leur diminue leur salaire, en plus d'être en mesure avec leurs charges d'accepter des salaires plus bas que les Suisses, ça va les rendre encore plus attractifs. Au vu du cynisme de l'économie, il y aurait 25% de plus de frontaliers d'ici 2 ans !

Et ça de moins encore de Suisses, bien entendu.

Écrit par : Danijol | 26/01/2015

"Et ça de moins encore de Suisses, bien entendu."
Cela d'autant plus que ce matin on apprend que nos autorités demandent, après et à cause bien sûr de la votation du 9 février, que les employeurs engagent DES REFUGIES!?!?!???

Franchement nous avons les dirigeants les plus bêtes et insolents qui soient!

Je suis Swissmade!

Écrit par : Corélande | 27/01/2015

@ Corélandre : J'ai eu la même réaction que vous ce matin pour les réfugiés. Colère, seyant mieux.

Écrit par : Danijol | 27/01/2015

Mais bon sang, que vous apporte cette hargne à taper sur les frontaliers ? Pensez-vous réellement que des frontaliers moins bien payés changeraient votre situation personnelle ?

N'oubliez pas une chose : baisser les salaires des frontaliers amènera tôt ou tard une baisse des salaires de tous les Suisses.

Vous vous trompez d'ennemis ! Si une catégorie doit être blâmée, ce n'est pas celle des frontaliers, mais bien celle des patrons qui engage des frontaliers.

Et surtout qu'on ne vienne pas me dire que le sort des chômeurs ne m'émeut pas, quelle que soit leur origine d'ailleurs. Je connais très bien la question. J'ai connu trois ans de chômage indemnisé au tarif français, au moment où l'Etat de Genève payait des formations et des reconversions à des frontaliers. J'aurais pu alors tous les haïr ! Mon statut n'en aurait pas pour autant été amélioré !

Se prendre en main, je sais, c'est plus difficile que de s'en prendre aux autres, mais c'est nettement plus efficace. La "preuve" ? J'ai fini par devenir indépendant. Beaucoup de travail, des revenus divisés par deux, mais quelle satisfaction personnelle d'avoir créé quelque chose...

Écrit par : Michel Sommer | 27/01/2015

@ M. Sommer :

J'ai quand même envie de vous dire 2 ou 3 choses suite à votre dernier message :

- Non, tout le monde n'est pas destiné à devenir indépendant. Ni mentalement, ni financièrement. Car même si vous m'aviez dit une fois qu'il ne vous avait pas fallu beaucoup d'argent, en général il en faut, et pas mal même. Ça me fait penser à ces pauvres gens qui se lancent dans la restauration, y mettent tous leurs avoirs -y compris leur 2ème pilier- et finissent parfois sur la paille

- En Espagne j'ai connu de nombreuses personnes qui ont perdu tout emploi et tout espoir, car des centaines de milliers de postes là-bas sont occupés par des Roumains et des Hongrois acceptant les désormais courants € 400,- par mois de salaire au lieu des € 800,- demandés par les Espagnols

- Enfin, j'espère que vous comprendrez que si tenter de devenir indépendant est la seule voie de secours pour les Suisses à partir de 45 ou 50 ans qui n'ont plus d'emploi, qu'il y ait alors de sacrés ressentiments contre les politiques actuelles liberticides en matière de circulation des personnes est juste parfaitement légitime, ici ou en Europe d'ailleurs.

Moi je les comprends, et plus que ça même. Voilà.

Écrit par : Danijol | 28/01/2015

A Danijol,

J'ai lu votre commentaire avec attention.
Vous avez raison : tout le monde n'a pas forcément envie de devenir indépendant. Je pense néanmoins qu'il vaut parfois mieux essayer avec le risque de "se planter" plutôt que se répéter "j'aurais dû essayer". Trop souvent, malheureusement, les gens se lancent sans étude sérieuse et cherchent des arguments pour ouvrir leur affaire plutôt que savoir si leur projet réunit les meilleures chances potentielles de succès. Et votre évocation de la restauration est un bon exemple de cette absence de vision.

Si je relis les commentaires laissés sur votre blog, je me rends compte qu'apparemment les problèmes nationaux sont toujours dus aux gens venus d'ailleurs. Chez nous les frontaliers et les étrangers sont les responsables de tous nos maux. En Espagne, vous citez les Hongrois et les Roumains. Et en France ? et en Allemagne ?

Je comprends parfaitement que les personnes qui n'ont pas de travail puissent se sentir flouées. Perdre son emploi est une épreuve ; accuser un étranger de l'avoir pris est une erreur. C'est l'employeur qui engage ! Nous vivons dans un monde libéral, capitaliste avec toutes les dérives qui vont avec.

Et finalement se laisser embobiner par les sirènes populistes qui veulent nous faire avaler qu'elles ont la solution à tous nos maux nous mènera dans le mûr.

Quel que soit notre niveau de compétences personnelles, nous ne pouvons pas toujours attendre des autres la solution à nos problèmes. Tout en reconnaissant que ce n'est pas facile. Pas impossible non plus.

Écrit par : Michel Sommer | 28/01/2015

"Les seniors sont fortement touchés par le chômage de longue durée". Hasard du calendrier, voilà la nouvelle vue à l'instant sur le site de la RTS (13h.).

Tristement joli comme hasard, n'est-ce pas ?

Écrit par : Danijol | 28/01/2015

@ M. Sommer : Je vois...donc si par malheur la Turquie entrait dans l'Union, comme certains le voudraient, et que le flot de jeunes Turcs déballe sur le continent en tirant obligatoirement tout à la baisse, les gens qui s'élèveraient (ou qui crieraient, comme moi) contre cela, seraient juste des populistes...? C'est fou quand même, vous savez.

Vous êtes beaucoup trop libéral pour moi.

Salutations !

Écrit par : Danijol | 28/01/2015

@Michel Sommer

qui parmi les élus de l'admin-de-la-ville-de-GE sait et prend compte les faits dont subissent les quelques derniers suisses de Genève?

se retrouvant bien sûr licenciés sans recours, puis sans emploi 10 ans avant l'âge de la retraite
à devoir survivre via jobs temporaires sous-payés de filières d'agences temporaires dont certaintes (Fr) de la place sont délinquantes

et ce depuis 2002-2004, dans le cadre de l'humiliation de suisses diplômés expérimentés polyvalents ne trouvant plus d'emploi dès 50 ans à Genève
Ce qui conduit à : perte de logement. recherche de logement en zones frontalières. pertes d'allocations chomage et absence de soutien au retour à l'emploi, voire blocage d'aides et de soutiens de retour à l'emploi par fr favorisant tous chomeur venu des fin-fonds de l'espace UE, et ce au détriment affiché de tout citoyen CH, bien que payeur d'impôts à 200% sur territoire fr frontalier.

Michel Somner, vous n'êtes décidémment pas informé du réel vécu par tout chomeur CH vivant en ces zones: où le grand Genève ne favorise que tous chomeurs venu de l'UE même nouveau-venu,

et déteste et réfute tous droits à tout CH vivant dans "ses zones susceptibles de lui rapporter du pognon suisse".

Écrit par : genevois déshérité | 30/01/2015

Une année que le franc a enfin été lâché. Dur pour certaines branches certes, mais pas de catastrophe comme annoncé. Et un taux plus proche des 1,10 que la parité bref, pas de quoi fouetter un chat, vraiment.

Par contre toujours rien pour la taxe de sur les frontaliers, personne n'osera n'est-ce pas? Ne pas froisser Dame Europe. Les Bilatérales.

Eh bien, répéter ici que des salaires de 4'500,- ou 5'000,- francs qui permettent juste de vivre par ici, convertis en euros en France et représentant 1/3 de salaire de ministre, c'est infâme, abject. Ne lâchons pas l'idée.

Écrit par : Danijol | 15/01/2016

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