11/09/2014

Fiche le Temps!

Je suis fâché. Ca doit se sentir, moi qui me mets à écrire ces lignes à partir d'une heure du matin, ça faisait longtemps...

Voici donc que "Le Temps" part à Lausanne. Tout ça, parait-il, pour des collaborations avec "Edelweiss" et "L'Hebdo"... Mais surtout, nouveau groupe de presse, rachat, et validation par Dame Comco qui, comme pour le rachat de Denner par Migros, ne voit rien de bien gênant à ce qu'il ne reste en gros plus que deux groupes de presse en Suisse.

Décision zurichoise, il fallait bien qu'ils la fassent, ceux-là (vous rappelez-vous de mon billet "Sinistre Zurich" d'ailleurs...?) Et vlan! On envoie ce quotidien à Lausanne, aussi facile qu'une lettre par la poste. Comme si le journalisme était meilleur là-bas. Joli cadeau pour le Jeûne genevois, en sus.

Bien entendu, là-bas, ils ne vont pas se faire prier pour le recevoir, ce sera même le tapis rouge! Souvenez-vous, lors des discussions sur la fusion de la télévision et de la radio, le Conseil d'État vaudois parlait rien moins que de "catastrophe" si la radio quittait Lausanne. Mais cela ne le gênera nullement que quasiment toute la presse écrite soit chez lui, ça c'est sûr. Et on avait déjà eu un coup similaire avec Radio-Lac.

Moi, Le Temps, il m'arrivait de le lire. Pas toujours, mais souvent avec intérêt. J'ai constaté la lente disparition de tout ce qui faisait référence à Genève, déjà. Vous pensez donc, la deuxième ville de Suisse, la seule qui soit internationalement reconnue, celle où se prennent des décisions dont on n'imagine même pas les portées dans le monde, elle ne mérite pas que l'on parle un peu plus d'elle que les autres!

Certes, dans son histoire, il y avait un peu celle de la Gazette de Lausanne, et celle bien brève du Nouveau Quotidien. Mais surtout, il y avait celle du Journal de Genève. Pour moi, ce journal devait donc rester à Genève. Puisque c'est ainsi, fiche donc le camp! Désormais, je t'ignorerai. Et pour qui se souvient d'une chronique du Journal de Genève glissant vers sa fin, le bananier est vraiment mort, cette fois...Merci, Zurich. Merci, l'Économie.

Mais c'est tout vous.

Fiche Le Temps !

Je suis fâché. Ca doit se sentir, moi qui me remets à écrire ces lignes à partir d'une heure du matin, ça faisait longtemps...

Voici donc que "Le Temps" part à Lausanne. Tout ça, parait-il, pour des collaborations avec "Edelweiss" et "L'Hebdo"... Mais surtout, nouveau groupe de presse, rachat, et validation par Dame Comco qui, comme pour le rachat de Denner par Migros, ne voit rien de bien gênant à ce qu'il ne reste en gros plus que deux groupes de presse en Suisse.

Décision zurichoise, il fallait bien qu'ils la fassent, ceux-là (vous rappelez-vous de mon billet "Sinistre Zurich" d'ailleurs...?) Et vlan! On envoie ce quotidien à Lausanne, aussi facile qu'une lettre par la poste. Comme si le journalisme était meilleur là-bas. Joli cadeau pour le Jeûne genevois, en sus.

Bien entendu, là-bas, ils ne vont pas se faire prier pour le recevoir, ce sera même le tapis rouge ! Souvenez-vous, lors des discussions sur la fusion de la télévision et de la radio, le Conseil d'État vaudois parlait rien moins que de "catastrophe" si la radio quittait Lausanne. Mais cela ne le gênera nullement que quasiment toute la presse écrite soit chez lui, ça c'est sûr. Et on avait déjà eu un coup similaire avec Radio-Lac.

Moi, Le Temps, il m'arrivait de le lire. Pas toujours, mais toujours avec intérêt. J'ai constaté la lente disparition de tout ce qui faisait référence à Genève, déjà. Vous pensez donc, la deuxième ville de Suisse, la seule qui soit internationalement reconnue, celle où se prennent des décisions dont on n'imagine même pas les portées dans le monde, elle ne mérite pas que l'on parle un peu plus d'elle que les autres !

Certes, dans son histoire, il y avait un peu celle de la Gazette de Lausanne, et celle bien brève du Nouveau Quotidien. Mais surtout, il y avait celle du Journal de Genève. Pour moi, ce journal devait donc rester à Genève. Puisque c'est ainsi, fiche donc le camp ! Désormais, je t'ignorerai. Et pour qui se souvient d'une chronique du Journal de Genève glissant vers sa fin, le bananier est vraiment mort, cette fois. Merci Zurich, merci l'Économie.

Mais c'est tout vous.