13/06/2014

Police...insécuritaire

La scène s’est passée vers midi ce jour, à la place Claparède. Descendant le boulevard, je vois une camionnette à moitié sur le trottoir de la place, presque sur le gazon tout près d’un arbre, avec une voiture de police devant, tous feux allumés.

Sans curiosité excessive, j’essayai de comprendre ce qui avait bien pu se passer, et constatai qu’heureusement, à priori nul blessé n’attendait des secours. Je vois trois hommes en shorts discuter à côté. Je pensai que les policiers étaient à l’arrière, avec par contre peut-être un autre véhicule encastré ou quelque chose de plus grave.

Arrivant à cette hauteur, rien. Je commençai à m’interloquer, mais je n’avais pas pour autant à m’immiscer là-dedans, je continuai mon chemin. C’est alors que soudainement je compris. Je venais de voir deux fonctionnaires de police qui faisaient leur grève de l’uniforme, et le troisième homme était certainement le conducteur de la camionnette de déménagement. Tous en shorts, donc.

Las ! Ce n’était donc pas pour menacer ! Il existe vraiment à Genève des policiers qui considèrent que leur rémunération, qui est pourtant parmi les plus élevées d’Europe, ne peut pas être discutée ? Mon sang n’a fait qu’un tour. Quelle image ! Puis, y réfléchissant par la suite, je me disais, quelle contribution à l’insécurité ! En effet, déjà qu’avec la grève des amendes d’ordre -les grèves même, car ils n’en sont pas à leur coup d’essai- les sentiments d’impunité se généralisent. Si en effet l’on ne voit plus de policiers parce qu’ils ne portent plus l’uniforme, où notre pauvre Genève va-t-elle finir ?

Je ne serai jamais Conseiller d’État, et ils ont bien de la chance. Car avec moi, je leur ferais transmettre un ordre de service exigeant le port de l’uniforme à la réception de celui-ci. Sans quoi, mise-à-pied immédiate pour un temps, sans solde bien entendu, jusqu'au retour à plus de respect pour leur employeur et leurs concitoyens qui les paient. Mais j’adresse cette supplique au Conseiller d’État Maudet. S’il ose, ce dont je doute.

Car la police qui contribue à l’insécurité, ça, fallait le faire.

 

 

 

(N.B. : « Insécuritaire » n’est pas encore officiellement reconnu, mais il avance. Il mérite d’être aidé, je trouve…)