29/01/2014

9 février : Préparez-vous au tremblement de terre !

Je sais, vous allez dire que je rêve. Ou que je prends mes rêves pour la réalité. Il n'empêche, c'est risqué mais je me lance à l'eau, j'ose : Conseil fédéral, Europe, médias, préparez-vous, il va y avoir un tremblement de terre politique le dimanche 9 février. Et voici mes arguments.

Tout d'abord, je n'entends pas beaucoup de voix autour de moi pour contrer l'initiative sur l'immigration. Je vous prie de croire même, aucune. Et dans mes précédents billets, une ou deux personnes sont venues contrer mes arguments, et je les en remercie. Mais tout le reste n'est qu'enthousiasme fort, envie, désir qu'elle passe. J'en ai été le premier surpris.

Puis, j'ai ressenti une certaine panique à bord au Conseil fédéral. Imaginez, un geste en faveur des locataires! Qu'un nouveau locataire connaisse le prix du loyer de l'ancien. Alors ça, on n'osait même pas l'imaginer dans nos rêves les plus fous. Et également, l'annonce des conditions d'octroi plus stricts des assurances sociales pour ceux qui viennent d'arriver. À peine croyable! Si cela ne s'appelle pas panique à bord, alors je ne sais plus...J'ai la conviction qu'il reçoit des sondages plus pointus -ce que tout bon gouvernement se devrait de faire- et qu'ils l'ont décidé à réagir pour éviter la déroute.

Ensuite, la presse qui parle enfin de la situation catastrophique du Tessin. Ils ont dû soulever des montagnes, nos amis tessinois, pour se faire entendre. Les Alpes, les vraies. Des salaires à 2'500,- désormais, quelle honte! Moi qui ai cherché des postes là-bas aussi, je comprends pourquoi je n'ai jamais obtenu de réponse, ni même dans les postes où trois langues dont le français maternel étaient impératives. Bravo pour votre combat en tout cas. Et le courage de la gauche tessinoise qui se met enfin du côté des gens qu'elle dit défendre. Bravo, bravo a voi tutti.

Puis, ce n'est pas fini, il faut rajouter les foutaises dites par le patronat. Je n'aime pas ce mot mais je le répète, foutaises. J'ai trop entendu de gens qui sont sur le carreau à cause de cette situation, je la vis trop moi-même pour me rendre compte. Les flots de travailleurs arrivent de partout et nous, nous restons sur le bas-côté de la route. Et, en plus, on a eu la merveilleuse idée de diminuer les prestations chômage pour nous. Statistiques trompeuses, statistiques tronquées. Colère.

Enfin, l'on devrait prendre en compte encore deux ou trois facteurs. Le premier est que les gens n'aiment pas avouer leur vote sur des questions sensibles. On l'a bien assez vu avec les minarets. Puis aussi, je pense que le Conseil fédéral s'en mord les doigts, mais il n'a sans doute pas réalisé que joindre à ce vote celui sur l'avortement allait amplifier les votes de droite. Ceux qui manqueront.

Pour moi, l'initiative sera donc acceptée. Je le pense, l'espère, mais surtout l'hume. Je peux me tromper bien sûr, mais je crois sentir la puissance de la lame de fond. Certains feraient bien de s'y préparer. Cependant, si ce ne devait malgré tout pas être le cas, elle s'approchera des 50%, voire obtiendra l'une des majorités, et de justesse peut-être pas la deuxième.

Mais ce serait déjà un tremblement de terre.

24/01/2014

Genève-Plainpalais, 2014 : 70% d'étrangers

Troisième des probables quatre billets que j'ai l'intention de publier en vue du vote du 9 février. Pour informer de certaines réalités. Le reste attendra, certains ont eu chaud, vous verrez qui bientôt...

Entrons un peu dans les chiffres. Il y a donc en Suisse, officiellement, à peu près 25% d'étrangers recensés. Dans les villes, beaucoup plus bien sûr, et à Genève plus encore. Selon les chiffres, nous arrivons à 40% pour le canton et autour de 50% pour la seule ville de Genève. Pour tous ceux qui sont contre l'initiative, ce n'est pas assez. Pensez-donc, 50% d'étrangers, ce n'est rien!

Cependant, ainsi que je l'avais dit dans l'un de mes précédents billets, cela dépend bien entendu des quartiers. Pour prendre le mien, Plainpalais (que j'adore en soi), il est bien en dessus, nous pouvons raisonnablement estimer 60%. Mais les chiffres qui nous sont donnés sont ceux des gens qui ont été civiquement s'enregistrer. Dans la rue, la réalité est tout autre. Et il faut en rajouter, du monde.

Tout d'abord, les irréguliers et les illégaux. J'estime que dans chaque ville ils sont de l'ordre de 5 à 10%, mais c'est dur à dire, par définition. Puis il faut rajouter les demandeurs d'asile, bien entendu. Et également les visiteurs, les travailleurs journaliers ou temporaires. Rajoutez-y les étudiants et les touristes (à qui, aux premiers comme aux seconds, je donne une cordiale bienvenue), les Roms autour de La Plaine, à la place des Augustins et ailleurs, je suis formel nous évoluons dans ce quartier avec environ 70% d'étrangers. Certainement la même chose aux Pâquis aussi, d'ailleurs.

Ainsi que je l'ai dit déjà, j'aime aussi l'ouverture, les contacts de partout. J'ai eu autour de ma table des gens d'une bonne partie du monde. Et petite confidence puisque nous nous connaissons un peu maintenant, ailleurs aussi, parfois. Mais je considère que nous ne pouvons plus continuer comme cela. Se rendre compte que l'on vit tous les jours dans une masse d'étrangers pareille, avec leur façon de vivre à eux, leurs codes, leur politesse bien différente à la nôtre, leur respect de la femme aussi, ça ne va plus. Il faut changer le cours des choses, en tout cas essayer.

C'est devenu une urgence.

16/01/2014

Un autre "FAIF" dans 15 ans, qui sera un vrai "FIVE"

Ainsi que je l'ai dit, je m'engage fortement en faveur de l'initiative contre l'immigration de masse. C'est exceptionnel, ce ne sera le cas que pour des objets d'importance majeure. Un vote sur le nucléaire par exemple. Mais là, je mettrais la plus puissante des énergies contre, soyez sûrs.

Ici, je voudrais informer, indiquer pour ne pas dire avertir les personnes qui voteraient non à l'initiative UDC (et qui, selon toute vraisemblance, voteront oui au "FAIF", Financement et Aménagement de l'Infrastructure Ferroviaire), qu'elles nous planifient par là d'ores et déjà un prochain vote ferroviaire. Nous devrons donc nous y préparer nous aussi d'ailleurs, bien que ce sera par la force.

En effet, d'après les statistiques de la Confédération, près de 800'000 personnes sont venues en Suisse depuis l'ouverture des frontières en 2002. Oui, vous avez bien lu, 800'000, alors qu'il y avait des freins les premières années! Il faut bien les mettre quelque part ces personnes, les faire circuler, que ce soit en train, en voiture ou même à pied. Cette arrivée massive, c'est une des raisons pour lesquelles toutes nos infrastructures sont actuellement saturées, pour ne pas dire l'unique raison.

Donc ce financement, s'il est voté, tentera d'améliorer la situation actuelle. Avec des résultats dans une dizaine d'années, au mieux. Au rythme où l'immigration va, un enfant comprendrait que nous n'y arriverons jamais. Bien entendu, je vois déjà venir certains me dire que les 800'000 personnes en dix ans c'était exceptionnel, que la conjoncture redescendra, et tout le reste.

Eh bien navré, c'est comme tirer au sort en étant sûr de gagner à l'avance. Car voyez-vous, ce qui peut arriver aussi, surtout, c'est que non seulement l'immigration continue à ce rythme, mais qu'elle soit même encore plus forte! En tant que telle, déjà, et aussi à cause de l'appel d'air que cela provoquerait en Europe si par malheur l'initiative était repoussée (partout les titres "les Suisses refusent de limiter l'immigration").

Il faudra donc s'armer de patience, encore, s'habituer aux bouchons permanents, aux trains en position debout aux heures de pointe, parer au plus pressé, préparer de nouveaux projets, le tout pour les vingt prochaines années, au bas mot. Coûts astronomiques, emprises sur le terrain et augmentation de la TVA en sus, bien entendu. Vous parlez d'un bonheur.

Donc après les quatre premiers plans ferroviaires Rail 2000, NLFA, ZEB, le probable FAIF et leur total gigantesque de plus de 40 milliards, il en faudra un cinquième qui sera un vrai FIVE, cette fois.

Le Fonds d'Investissement pour les Venus d'Europe. Ce n'est pas plus compliqué que cela.

09/01/2014

Pour moi, ce sera double ou quitte

Un mois. Voici ce qui nous sépare du 9 février, jour où le peuple votera sur l'initiative contre l'immigration de masse. Moi, je veux absolument m'engager pour ce vote, et voici pourquoi.

Je suis né dans une belle ville, Genève, il n'y a pas si longtemps tout de même. Tout n'allait pas forcément bien à ce moment là, bien entendu, mais ça allait. Très vite, j'étais entouré d'étrangers, à l'école ou ailleurs. Une rapide pensée d'ailleurs ici pour Stefan l'Allemand, Nadia et Yvano les Italiens, Daniel l'Hollandais, Alberto l'Espagnol, et j'en passe. Nous étions amis, parfois un peu moins, parfois bêtement rivaux, mais ça c'est une autre histoire. Ça allait bien.

Puis, j'ai voyagé, vécu à l'étranger. Je compte désormais plus d'amis en Europe qu'en Suisse. Je sais très bien qu'ils seront infiniment plus proches de moi en cas de problème que mes compatriotes. Je sais très bien, aussi, comment nous nous prenons dans les bras lorsque nous nous revoyons après longtemps. Rien à voir non plus avec mes compatriotes. Bref, je les aime, mes amis de l'étranger.

Ensuite, scrutins européens oblige, la Suisse s'est ouverte. J'ai voté oui, à tout. Cependant, j'aimerais dire ici à quel point je le regrette. Cette fois, c'est l'occasion de dire stop, j'aurais même envie de l'écrire en majuscules. Le pays et la ville où je suis né, je ne m'y sens plus chez moi. Que de gens d'ailleurs! D'autres coutumes, d'autres comportements, d'autres regards. Voyez-vous, j'estime que j'ai le droit de me sentir chez moi dans mon pays, de vivre avec des valeurs de base communes. Ici, dans une ville qui compte plus de 50% d'étrangers (n'oublions pas les illégaux et les réfugiés aussi), ce n'est plus le cas, comme d'ailleurs un peu partout en Suisse.

Nous les Suisses, nous sommes relégués. J'en ai connu tout de même quelques unes, des familles portugaises qui vivent à 5 dans un 2 pièces. Ou plus, même. Des appartements dont beaucoup de jeunes Suisses rêveraient, seuls. Tout nous file sous les yeux. Les emplois, tout. J'en sais aussi terriblement quelque chose. Bien se défendre dans plusieurs langues ne signifie pas que l'on veuille ne serait-ce que vous voir, pour les postes où on les demanderait. Vous comprenez, il y a tant de gens sur le continent européen qui en parlent plus que vous.

Moi, de tout cela, j'en ai assez. Et, en plus, nous serions racistes! Ou xénophobes, au moins. Nous l'entendons et le lisons déjà, il faudra l'encaisser sans s'énerver. C'est vrai quoi, nulle part ailleurs dans le monde l'on s'offusquerait qu'il y ait 25% d'étrangers dans un pays, plus de 50% dans les villes et donc plus dans certains quartiers. Eh bien tenez! (et vous savez que je ne suis pas ici pour raconter des sornettes) : un ami espagnol très engagé à gauche m'a dit lors d'une visite que "s'il y avait autant d'étrangers en Espagne qu'ici, ce serait la guerre civile". Imaginez-vous, c'était en 1999...

Quelle est leur limite, à tous ces gens qui nous traitent de racistes, si tant est qu'ils en aient une? 40% d'étrangers dans le pays? Plus encore? Posez-leur la question, aussi. Moi, je n'aurai de cesse de la leur demander. À continuer comme cela, on les atteindra bien vite, en tout cas. Et que penser du fait que la culture romanche historique de notre pays soit désormais reléguée bien derrière celles des Balkans? Tout le monde s'en ficherait-il donc? L'italienne est en passe de suivre.

Personnellement, je n'accepte plus cela. Je m'inclinerai bien entendu devant le résultat, mais je vais me battre pour l'influencer. Et j'en tirerai les conséquences. Si cette initiative n'obtient pas la double majorité, je songerai plutôt à quitter la Suisse. Double ou quitte, donc. Mais j'ai envie de vivre dans une communauté dans laquelle je puisse m'identifier, solide, soudée. Presque tous les autres pays d'Europe offrent encore cela, leur taux d'immigration est tellement plus faible, pour certains trois à quatre fois moindre, voire plus. Je préfère cela, c'est mon droit.

Mais ce n'est plus le cas dans mon pays, et encore moins dans ma belle ville.