29/12/2013

Des confusions et de la censure de Maurice -Ruben Hayoun...

Je parcours très souvent l'espace blogs de la Tribune qui m'offre également une petite place. Vous le saurez, parfois vous tombez sur quelques lignes qui vous enchantent, parfois non, mais elles vous aèrent l'esprit et peuvent aussi vous faire du bien.

Il peut arriver que l'on se trompe en écrivant, ce d'autant que je suis sûr que tous ceux qui aiment écrire peuvent le faire parfois à 2 heures du matin parce que la tête le demande, parce que les idées grouillent et que vous avez la certitude qu'elles s'envoleront pendant la nuit. C'est mon cas.

Mais voilà, lorsqu'on se trompe, il faut laisser à la personne qui a pris la peine de vous lire et qui vient vous le signaler un petit espace pour le faire, via les commentaires. Il m'est arrivé de signaler une erreur à un blogueur particulièrement militariste et pro-américain du site. Eh bien, même si nous ne pourrions jamais refaire le monde ensemble, au grand jamais, le commentaire a été publié avec un mot d'acquiescement de sa part. Fair-play, pour utiliser un anglicisme qui ne doit pas lui déplaire.

Cependant, en début de semaine, je parcourais le billet du jour de Maurice-Ruben Hayoun. Grande personnalité s'il en est, érudit, plurilingue. Qualités que j'aime à souligner. Et je remarquai une confusion, une approximation, une erreur même. Le titre du blog était..."Mais à quoi sert le Conseil d’État ?" et la première phrase : "Je parle évidemment de la plus haute juridiction administrative suisse et non pas du gouvernement confédéral suisse. Ce n’est pas du tout la même chose."

Il vous aura sans doute aussi sauté aux yeux que le Conseil d'État en question n'est pas le suisse, mais bien le français. La plus haute juridiction française créée par le sieur Napoléon. Et qu'en ce qui concerne la Suisse, il n'y a pas de Conseil d'État national, mais une flopée de cantonaux. Et pour ce qui serait du plus haut conseil en revanche, ce serait le fédéral. Donc voilà, tout était erroné, faux.

L'empressement sans doute ou alors, la vue depuis la place Victor Hugo n'est pas la meilleure. J'ai voulu l'informer par un petit commentaire. Qui a été censuré. Il y a longtemps, j'avais déjà remarqué une autre erreur sur un sujet dont malheureusement je ne me souviens plus, et relire la totalité de son impressionnante production de billets pour la retrouver ne m'enchante guère, vous me comprendrez. Mais dont le commentaire envoyé avait connu, lui aussi, la même impitoyable fin.

Moi, ma position est claire. Si vous honorez les blogs de votre lecture et que vous vous donnez la peine de commenter quelque chose ou, mieux encore, de signaler une erreur - dans les formes, bien entendu - et que l'on vous censure, ne retournez tout simplement plus sur le blog. C'est ce que je vais faire pour lui, il sera tranquille.

Mais pas très joli tout cela, cher Monsieur.

20/12/2013

Stressé pour Noël? C'est vous qui voyez...

S'il devait y avoir un sujet que je prends de loin et de haut depuis des années, c'est bien celui de Noël. Je ne pensais même pas écrire quoi que ce soit dessus, me tournait en tête bien plutôt un billet sur le budget genevois juste adopté et l'insupportable dette. Nous y reviendrons.

Mais voilà. Au journal de la RTS ce soir, l'on nous dit que des gens seraient particulièrement stressés pendant cette période. On le savait. Raison principale, la course aux cadeaux. Soudainement, m'arrive donc une envie gigantesque de vous faire part de quelques réflexions. Il est encore temps.

Tout d'abord, difficile pour moi d'entrer en matière sur les origines de cette fête. Le petit bonhomme aux futures vertus surnaturelles dans une maisonnette avec les animaux pour le réchauffer m'a toujours amusé plus qu'autre chose. Mais je sais bien depuis longtemps que la capacité humaine de croire à n'importe quoi, et de suivre aveuglément, est infinie.

Puis, petit à petit, la vague des cadeaux est arrivée. Elle nous a submergés. Et petit à petit aussi, mon malaise. Certes, lorsqu'on est enfant, on attend Noël avec impatience. Mais par bonheur, dans ma famille, il n'y a jamais eu d'excès. Parfois même, il n'y avait rien. Ni sapin ni cadeaux. On en survit, croyez-bien, et pour le sapin c'est même mieux s'il n'y en a pas, en tout cas de naturels.

Mais j'ai connu l'autre extrême, adulte, chez les autres. Des montagnes de cadeaux. Des enfants qui les ouvrent sans même bien les regarder. Qui ne disent plus merci à ceux qui les leur ont offerts. Qui se frayent un chemin parmi les emballages déchirés. Là, souvent, je maugréais. Je ruminais. Et dire que dans certaines régions du monde une robe de poupée sans la poupée ferait déjà pleurer de bonheur la petite fille, convaincue qu'un jour la poupée lui arrivera aussi...

Donc est arrivé le moment où j'ai décidé que je ne ferais plus de cadeaux à Noël, ou très peu. Et ai dit que je n'en voulais plus non plus, bien sûr. Cette consommation effrénée, ce gaspillage, ne me plaisent pas du tout. Et puisque, en plus, il faut y rajouter le stress, n'en jetez plus, on arrête là la casse. Si je puis me permettre, prenez le temps de réfléchir, de vous demander pourquoi. Pourquoi faites-vous cela? Par obligation? Ne vous est-il jamais arrivé de prendre des décisions fortes dans votre vie? Pourquoi pas celle-ci alors? Si vous aimez, ne disons rien. Mais si vous êtes stressé, mal?

Je vous assure que l'on peut très bien vivre sans cadeaux à Noël, ou alors en les limitant au maximum. Un ou deux cadeaux par enfant par exemple, et non pas dix. Et pas de cadeaux aux adultes. Je sais, la première fois, c'est pas forcément facile. Mais vous verrez comme c'est bon, après. Essayez. Expliquez. Détachez-en vous.

Moi, je ne vais pas vous souhaiter un joyeux Noël. Mais une belle journée. Seul/e ou pas, peu importe d'ailleurs, il ne faudrait en tout cas pas considérer qu'elle ne pourrait être que mauvaise si elle est passée seul/e. Mais idéalement sans cadeaux, et sans stress.

Ni même avant. Cela n'en vaut vraiment pas la peine.

15/12/2013

Urgence genevoise : Dompter les klaxons !

Peut-être le remarquez-vous, peut-être l'entendez-vous, peut-être en souffrez-vous même : Les klaxons nous entourent à Genève. Nous empoisonnent la ville.

Je m'empresse de préciser que je ne suis pas anti-voiture, j'en ai une que j'utilise parfois. J'ai même en préparation un billet avec une liste de propositions pour tenter, autant que faire se peut encore, d'améliorer la circulation à Genève. Donc non, je n'ai rien contre les routes ni les boulevards, nous sommes dans une ville.

Mais l'on ne peut pas laisser perdurer comme cela le bruit que font ces automobilistes. Le klaxon, selon la LCR (Loi sur la circulation routière), ne doit être utilisé qu'en cas de danger. Non seulement la LCR le dit, mais aussi un minimum de décence et d'altruisme. Et je confirme qu'il est parfaitement possible de rouler sans l'utiliser. Mais je crains qu'au point où nous en sommes, les gens l'utilisent pour tout et rien et n'auraient probablement même plus le réflexe de l'actionner en cas de vrai danger.

On l'utilise donc pour tout : Si la personne devant vous ne démarre pas lorsque le feu passe au vert (alors qu'un petit appel de phare ferait parfaitement l'affaire, plus encore, la nuit), telle autre qui commet une infraction, volontaire ou non, ou si vous vous retrouvez coincé par une double-file. Pire encore, j'ai vu certains imbéciles klaxonner tout simplement parce qu'une voiture devant eux attendait qu'une autre sorte de sa place de parc. Imbéciles, il n'y a pas d'autres mots. Névrosés, en plus. Ce genre de personnes sont capables de détruire à elles seules la qualité de vie d'une ville, à l'instar de ceux qui roulent sur des motos qui peuvent crisper des quartiers entiers, démontrant du même coup que, décidément, il en reste à faire pour atteindre un minimum de civilisation.

Sommes toutes, il faudrait juste une campagne du TCS et une autre de la gendarmerie. Je suis convaincu qu'en quelques semaines les choses pourraient bien évoluer. Patrouiller à moto (non identifiées comme police bien entendu, sinon ça ne sert à rien), et poursuivre sans relâche ces automobilistes à la notion de vie en société si ténue. Outre de pacifier la circulation, cela calmerait également nombre d'automobilistes qui démontrent en permanence que, si l'être humain n'est probablement pas la chose la plus recommandable sur cette terre, lorsqu'il se met dans une voiture il se convertit clairement en la pire.

Peut-être me dira-t-on qu'il y a d'autres choses plus urgentes, que cela peut attendre. Et bien non. La santé publique, ça n'attend pas. La qualité de vie, non plus. Nous perdons déjà des points ailleurs (sécurité, fiscalité), il faut tout faire pour que cela ne soit pas le cas partout. Ce d'autant que d'aucuns voudraient, en plus, mettre en phase clignotante certains feux de la ville durant les heures creuses. Cela nous assurerait des coups de klaxons en permanence, puisque peu de gens savent encore comment fonctionne un carrefour lorsque les feux sont arrêtés. Si c'est faisable dans l'Europe du Nord disciplinée, ça n'est tout simplement pas -ou plus- le cas ici.

Vraiment, faisons quelque chose! Aussi belle soit-elle et quelles que soient nos similitudes historiques, n'acceptons pas que Genève devienne Rome. La douceur du climat en moins.

12/12/2013

Étoiles éteintes

Incroyable. Ils ont osé. Et ça ne passe pas.

Peut-être vous en souvenez-vous, il y a à peu près une année nous parlions ici de l'Ile Rousseau qui n'était plus illuminée car le Festival arbres et lumières était cantonné en Vielle-Ville, sans doute pour régaler ceux qui y travaillent ou y vivent. Quelques photos rajoutées en pied du billet de l'époque vous montrent l'Ile dans toute sa splendeur mais attention, les revoir peut vous arracher une larme...

J'avais proposé, vu l'endroit, que l'Ile Rousseau soit toujours illuminée en décembre. Je me doutais bien qu'un petit blogueur de la Tribune n'arriverait point à influencer les choix artistiques de la Ville, mais l'idée était lancée et je comptais sur quelqu'un qui possiblement lirait mes lignes pour s'en emparer. Le cas échéant, faire le plein de voix tant rendre une ville plus belle devrait payer.

Las! Non seulement cette proposition n'a pas été reprise mais, pire encore, le Festival a été supprimé pour, tenez-vous bien, des raisons budgétaires ! Apprendre des nouvelles comme ça, dans une des villes les plus riches du monde, celle qui offre les salaires parmi les plus élevés d'Europe, celle qui n'a pas peur de mettre des millions pour faire des aménagements incroyables pour vous compliquer la circulation, ça vous jette un froid. En ce qui me concerne, me glace.

Je sais bien, ce n'est pas parce que ce festival avait plus de dix ans que nous serions assurés de l'avoir pour toujours. Mais tout de même, le supprimer alors qu'il plaisait autant, alors que j'ai vu tant de gens - je parle de centaines de personnes - se faire photographier devant les œuvres qui, pour certaines, méritaient le terme de majestueuses, fallait oser.

Il est temps d'aller un peu plus loin dans les responsabilités. D'après l'article de la Tribune du 4 décembre, son budget a été supprimé par la Commission des finances du Municipal, et le magistrat qui s'occupe du dossier est M. Barazzone. Il dit qu'il lance une réflexion pour revoir le concept. Soit. Espérons qu'il en sorte quelque chose de plus beau car sinon, ce serait déjà clairement sa deuxième erreur politique après celle de vouloir aller siéger à Berne en restant magistrat ici.

Pourquoi ne pas l'appeler Genève Lumières, et le faire plus beau encore ? Voyez-vous, Lausanne vient de lancer sa deuxième édition, le concept a plu. Mais ici, après dix ans, on l'éteint. Je me demande même pour qui ils roulent ! Car des politiciens qui éteignent une ville méritent vraiment à leur tour d'arrêter de briller.

Fût-ce des étoiles montantes.