20/08/2013

Prier la pluie pour nettoyer Genève, et Lausanne...

J'aimerais mieux parler d'autres choses. Mais voilà, ce sera pour une autre fois.

J'ai déjà fait un billet sur la propreté de Genève, qui concernait plus les déchets et les papiers. Sincèrement, ce n'est pas le top, mais il me semble que cela va mieux, tout comme pour les déjections canines. Le nouveau magistrat semble appuyer plus encore les volontés du précédent, ne boudons pas notre plaisir ni les remerciements. Jamais l'anonymat ne me plait plus que pour cela.

Cette fois, la problématique est autre. En effet, je me rends souvent dans l'un des centres commerciaux de mon quartier, en empruntant la même rue. Il y a tout le long de grandes traces par terre. Qui parfois, sentent. Des petits ruissellements d'urine de chien, d'autres plus grands, probablement d'hommes pas tout à fait humains. Ou aux endroits de dépôts de sacs-poubelles qui coulent, devant beaucoup d'allées. D'autres choses également bref, de vilaines traces partout.

À supposer que quelqu'un des services de la Ville lise ces lignes, il s'agit du quartier de Plainpalais, rue Prévost-Martin, la zone la plus sale étant sur le bout du rue amenant au passage de la Tour. Mais ces lignes n'ont bien sûr pas pour objectif de rendre plus propre les rues du quartier où, pour l'instant, j'habite. C'est un problème beaucoup plus général, qui s'explique facilement.

Il fut un temps, l'on voyait souvent (ou en tout cas, régulièrement), les camions ou les machines laver à grande eau les routes et les trottoirs. Bien souvent, je m'écartais moi-même pour que le conducteur n'ait pas besoin d'arrêter les jets, ce qui toujours déclenchait une sympathique réaction. Eh bien, de tout cet été, j'ai le souvenir d'en avoir vu une seule. Obsession de l'économie de l'eau oblige, tout aura été réduit au strict minimum, j'en suis sûr. Moins que ça, nous aurions des problèmes d'hygiène.

Il y a longtemps, je fus surpris d'un règlement interdisant de laver les trottoirs et les rues de je ne sais plus quels mois de l'année, peut-être d'octobre à avril. Pour les risques de gel... Non seulement ce règlement est d'une rigidité stupide, mais si l'on prend en compte, en plus, le fait qu'il peut y avoir des périodes où il fait 10 ou 15 degrés pendant ces mois, il est complètement dépassé. Allez savoir ce qu'ils y ont rajouté pour les économies d'eau.

L'eau se respecte, bien entendu. Mais s'en priver à ce point, qui plus est dans le pays qui en est le château en Europe, non ! Suivant où, c'est vraiment sale. J'hésite à sortir, filmer le tout et le mettre en ligne. J'aurais assurément d'autres choses à faire mais j'hésite, vraiment. Et ça me fait honte. Ah oui c'est vrai ! La pluie est annoncée pour demain samedi.

Qu'elle soit longue et intense.

 

 

(Initialement, ce texte se référait à Genève. Ayant vu pire à Lausanne, je le décris dans le quatrième commentaire, et en profite pour l'inclure dans le titre).

Commentaires

quel monde que le vôtre! chez moi, c'est pas du ciel que j'exige la propreté -:)

Écrit par : Pierre à feu | 23/08/2013

@PAF : ah super, trop cool :-)

Écrit par : PM | 24/08/2013

Venant de repasser aux endroits si sales la semaine passée, je puis confirmer que la pluie a fait son travail. La rue est propre, excepté les endroits protégés par des avant-toits où il reste les traces que je décrivais.

Comme quoi, il n'en faudrait pas beaucoup pour donner un sacré coup de nettoyage à cette ville...

Écrit par : Danijol | 26/08/2013

À Lausanne : Pire encore !

J'avoue, je n'en ai pas trop cru mes yeux. Ce serait tellement tout bien, tellement tout beau, Lausanne... on sait d'où provient la presse romande en tout cas. Mais ce matin, alors que j'avais un rendez-vous dans cette ville, j'ai été terriblement surpris. Voici :

Rue Étraz tout d'abord. Pas encore sorti de mon véhicule, un vélo arrive sur le trottoir. Sens montant (c'est comme ça que je me situe là-bas), donc pas trop vite. Mais une surprise tout de même.

Préparant des dossiers, soudainement, un autre vélo déboulant sur le trottoir, sens descendant cette fois. J'hallucinai. Déjà que je ne m'attendais pas à ça à Lausanne (c'est qu'à Genève que les cyclistes roulent sur le trottoir, selon les lumineux commentaires de la Tribune notamment), là, c'est la vitesse qui m'a surpris. Je n'ai tout simplement jamais vu de ma vie un vélo rouler aussi vite sur un trottoir!

Puis, patientant sur la place Benjamin-Constant et aux alentours, une saleté impressionnante par terre. Le même genre de traces que décrites dans mon billet, mais en plus grandes et nombreuses. Très dubitatif, je me suis dit qu'il fallait que je l'écrive aussi ici, ça. Voire même, que je change le titre de mon billet... Dont acte.

Enfin, mon rendez-vous s'étant prolongé, j'ai pris une amende, bien entendu. Dix minutes après la fin du ticket. Comme à Genève, on serre plus sur ça que sur ceux qui vous détroussent n'est-ce pas...

Pauvres villes.

Écrit par : Danijol | 02/09/2013

Oui je confirme, Lausanne ça devient dur, sale et tout.

Écrit par : CC | 02/09/2013

Venant de passer une semaine à Florence, je dois dire que nous avons malgré tout de la chance. Ici, c'est bien moins sale que là-bas. Dès que je le peux, je publie un billet qui tourne dans ma tête. À bientôt donc...

Écrit par : Danijol | 02/10/2013

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