13/06/2013

Céline Amaudruz, une bombe tout court ou une bombe à retardement?

Autant vous aviser tout de suite, ce billet sera l'un des plus courts de ceux que j'aurais écrits par ici, dans notre histoire d'un peu plus d'une année qui, semble-t-il, touche à sa fin.

Ainsi donc, Céline Amaudruz a été classée politicienne la plus sexy de Suisse par un site. Je ne sais si elle est juste une bombe ou si elle sera également une bombe à retardement plus tard comme Conseillère d'État, à supposer qu'elle gagne les élections, bien sûr. Mais félicitations en tout cas.

Moi, je n'aurais pas fait ce sondage. Mais je saute sur l'occasion pour dire ma colère vis-à-vis de cette surveillance américaine partout dans le monde, et de tout. Nos textes, nos e-mails, nos numéros, une liste de mots clés dans toutes les langues et tous les codes qui doit comporter des millions de mots. Bombe en premier, certainement.

Et si je suis bien la politique, je n'exclus pas que l'heureuse gagnante du sondage soit en colère pour cette surveillance, elle aussi. Si elle m'en veut, elle me le communiquera et je supprimerai ces lignes. Mais je me réjouis que les bombes de ce billet fassent sonner au minimum six alertes dans les déserts américains.

No worries guys, I was just talking about a (nice) local politician. Bomb in english, too.

Greetings from Geneva.

08/06/2013

Drones : La détestable arme du lâche

De tous les sujets dont j'ai voulu écrire quelques lignes jusqu'à maintenant, celui-ci est de ceux qui me révulsent le plus. Car il s'agit de guerre et de folie humaine.

Je veux parler des drones. Vous savez, ces avions télécommandés à distance dans des salles climatisées -pour maintenir à niveau le confort et les facultés des tueurs- qui sont envoyés dans plusieurs endroits du monde. Et qui tirent, détruisent, blessent, tuent. Pas certains dictateurs aux mains tant ensanglantées, non! Contre eux, j'applaudirais. Ni un éventuel nouvel Hitler dont on peut craindre la résurgence en permanence. Contre lui, je jubilerais.

Non, ce ne sont bien sûr pas eux qui sont visés. Mais des gens choisis par des hauts gradés, certainement étoilés mais en tout cas pas auréolés. Et même avec la bénédiction du président des États-Unis, parfois. Des gens choisis dont on suppose qu'ils ont des choses à se reprocher, mais cela est terriblement subjectif. Et aussi, surtout même, des victimes innocentes. Les collatérales comme on les appelle pudiquement. Bien souvent des familles, des enfants, des passants.

Mais le pire est encore à venir. L'être humain, qui n'a jamais réussi à éradiquer la faim dans son ensemble sur la terre, a cependant développé des trésors d'imagination pour tuer sans même prendre le risque d'être tué, et jamais il n'y est si bien arrivé. Avec ces drones, aucune possibilité de se défendre, de voir ou d'entendre venir quelque chose, rien, pas même la nuit. Sournoisement. Aucune chance. Pour moi, le dégoût absolu.

Certes, ils ne sont pour l'instant utilisés "que" par les pays les plus guerriers du moment. Qui se demandent d'ailleurs, naïveté suprême, pourquoi ils attirent des torrents de haine et des actes de folie chez eux. Pour l'instant, donc. Car la facilité de trouver une arme étant inversement proportionnelle à celle de trouver un peu de blé dans certains pays, les drones vont rapidement se répandre.

Afin de ne pas terminer sur une note trop sombre, j'aimerais rendre un hommage et lancer une proposition : hommage à la Commission des droits humains qui s'est penchée pour la première fois sur le sujet à la fin du mois de mai. Et relever la fierté que j'éprouve que ces organisations soient ici.

Quant à la proposition, la voilà : ne pas commettre la même erreur qu'avec les mines, les précurseurs du "Tuer au hasard". N'attendons donc pas qu'il y ait des drones partout pour interdire leur usage militaire, à tous le moins armé. Agissons avant, pour une fois! Le plus tôt sera le mieux...mais je confesse des doutes quant aux chances de succès, sans toutefois perdre tout espoir d'y arriver.

J'aurais au moins la mince consolation d'y avoir contribué.