25/01/2013

L'AVC (l'Accident Vasculaire de Champel)...

Dans la matinée du jeudi 24 janvier, vers 8 heures, je cheminais sur les trottoirs des rues des Clochettes et des Pléiades, petites rues irriguant le quartier de Champel dans lequel je me rendais. Je fus surpris de constater que celles-ci étaient bouchées. Entièrement. Plus aucune voiture ne pouvait bouger et les klaxons -geste stupide mais témoignant de la colère passée par certains- fusaient dans un quartier jusque là probablement épargné par eux. Puis, par effet cascade, les avenues Dumas et Peschier se bloquèrent aussi. Mauvais début de journée offert gratuitement pour bien des gens.

La cause? Aucune. Ou plutôt, aucune cause logique, compréhensible, tel un accident ou la chute d'un arbre sur la chaussée. Non. Tout simplement, les aménagements des places de parking en épis. Vous savez, cette grande mode. L'on dessine des places en épis tantôt à droite de la chaussée, tantôt à gauche. Vous pouvez croiser à certains endroits, et encore, si votre voiture est (très) petite et que par chance vous en croisez une autre qui le serait tout autant.

Toutes ces dites rues ayant été réaménagées ainsi, avec le trafic du matin et une ou deux personnes qui ne comprennent pas nécessairement qu'elles ne peuvent pas s'engager partout à tout moment (réalité qui devrait être en tout cas connue par les aménageurs publics) et voilà le résultat, tout se bloque. Accident circulatoire. Par bonheur, je n'ai pas entendu de véhicule d'urgence qui devait passer par là à ce moment car, croyez-bien, quelle que fût la raison de son intervention, un autre AVC par exemple, cérébral celui-là, quelqu'un en aurait assurément pâti.

Devant continuer mon chemin, je ne sais combien de temps tout cela a duré avant d'être résorbé, ni comment. En revanche, en ce frais mais joli matin hivernal, je ne pouvais malheureusement qu'être conforté dans ma conviction que la capacité dont l'être humain peut faire preuve pour compliquer la vie des autres est décidément sans limite.

Pour le coup, là, par la Direction de la mobilité.

Commentaires

Je dénonce depuis plusieurs années cette politique de la dissuasion par quelques élus, un peu allumés et pas vraiment visionnaires. C'est le serpent qui se mord la queue. En diminuant la fluidité des voitures, on paralyse tout le réseau, y compris les transports publics bien entendu. La fuite en avant implique de créer des sites propres pour les bus, les trams et les vélos.
Autant dire que nous allons dans le mur.
Les citoyens devraient sanctionner cette politique en octobre 2013, mais nous risquons d'être déçus car, bien que gauche et droite ne sont plus aussi distinctes que ça, c'est encore ce combat qui est mené aujourd'hui par les partis avec des alliances qui font parfois le grand écart.

Écrit par : Pierre Jenni | 28/01/2013

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