08/05/2017

Mon beau pays de France...

Juste écouter... c'est beau, puissant, et tellement prémonitoire...

https://www.youtube.com/watch?v=X2xh5GaOm3k

20/12/2016

L'heure des tribunaux a sonné. Merkel en tête de file.

Cela fait longtemps que je suis dégoûté par les politiques migratoires européenne et suisse. Là, nous allons en parler sans la moindre pincette, la situation devenant insupportable.

Pour l'immigration, nous sommes gouvernés à peu près dans toute l'Europe par, au mieux, des irresponsables, au pire, des hérétiques. J'y inclus la Suisse, car depuis les années 80, nous avons une succession de Conseils fédéraux destructeurs de l'identité de ce pays, nous y reviendrons plus factuellement sous peu. Depuis quelque temps, on peut craindre le drame terroriste ici aussi. 

Mais il y a pire dans le reste de l'Europe. Vous y trouvez des gouvernants qui envoient leurs soldats un peu partout dans les zones instables et saisies par les fous des dieux, et qui font subir de terribles représailles à leurs peuples par ici. Aucun risque en effet, qu'eux ne sautent dans des stations de métros, trains ou gares. Ça, c'est pour leurs concitoyens.

Vous y trouvez aussi des gouvernants qui ont estimé qu'il fallait, au mieux, accueillir une vague de réfugiés de tous ordres, au pire la faire venir, provoquant des chocs culturels fatals. Ils nous mettraient sans hésiter un brave couple de lesbienne au milieu d'enturbannés. Et désormais, les paisibles gens allant célébrer les nouvel-ans sont agressés, et d'autres sont fauchés sur les marchés de Noël. Tristesse ou colère incontrôlable, j'en ai les yeux mouillés en l'écrivant, je le jure.

Et puis vous avez le pire. Les gouvernants qui non seulement envoient leurs troupes dans les pays pré-cités, mais qui en plus font venir des masses de réfugiés de ces mêmes pays. La plus irresponsable entre tous, bien que Valls en France fît fort aussi, c'est Merkel, de son injuste prénom Angela, dont je donnai la couleur sous un autre billet. Elle, elle a fait les deux.

Eh bien, de la même manière que Trump a menacé Clinton pour des broutilles, il faut que quelqu'un s'occupe de l'amener vraiment en justice, elle. Si j'étais Allemand, je déposerais ce jour plainte pour mise en danger de la vie d'autrui, au minimum, comme des centaines de ses compatriotes le font. En tout les cas, vu l'état de la Suisse, si par malheur quelque chose de similaire arrivait ici, j'avise d'ores et déjà que je le ferai de suite.

Je crains que ce ne soit qu'une question de temps.

05/12/2016

Eh oh les Vaudois, ça suffira...

Ce n'est pas un sujet existentiel. Mais il va bien pour finir ce dimanche soir.

Depuis des années, des lustres même, j'entends les Vaudois critiquer Genève. Je crois savoir qu'ils font un peu la même chose avec les Valaisans, et les Français. Ce doit être par nature, mais quand c'est généralisé, c'est propre aux complexés, aux prétentieux, ou aux jaloux. Rien n'est beau.

J'ai la chance d'aimer toute la Romandie, et de bien connaître le canton de Vaud. J'y ai été tellement souvent, j'ai vécu dans sa capitale qui veut jouer à la capitale de tout. J'aime les habitants du canton, et connais les différences qu'il peut y avoir entre entre un Montreusien et un Sainte-Crix. J'aime donc le canton de Vaud, et Genève, chance que peu de Vaudois ont.

Mais voici qu'une flopée d'humoristes se paie Genève. Je rigole toujours de bon coeur mais là, je note de sales ressentiments. Nathanaël Rochat qui, énergique et vif comme à l'accoutumée, nous fait ses petits commentaires. Suivi par les deux compères de "26 minutes" qui, interviewés par Léman Bleu, avaient des mines déconfites et ont sorti les leurs. Et enfin, la star du moment Thomas Wiesel qui, à la Revue, ressasse. Ressasser c'est pas bon pour l'humour, disait-il lui-même justement.

Ce gars-là, je l'aime bien. Je fus tellement surpris par les similitudes de vie que l'on a eues lors de l'une de ses nombreuses interviews, que ça rassemble. J'aime son humour, sa vivacité d'esprit -réelle cette fois-. Si Lucky Luke tirait plus vite que son ombre, lui il tire avant son esprit. Mais l'entendre, lui aussi, répéter les mêmes choses sur Genève, déclenche mon ire. Il me décide donc ce soir.

Certes, Genève n'a pas toujours fait tout bien, ni tout juste. Mais ni Vaud ni Lausanne. Et si l'on croit faire rigoler en disant que le Jet d'eau est un problème technique, moi j'avance en français ce que j'ai entendu jusque là quelques fois en anglais : le M2 est un funiculaire. Humour ou pas, imaginez que ça prenne. Vous ne pourriez vous en prendre qu'à vous-même.

On ne se fichera plus de Genève aussi gratuitement. Cette ville je l'ai montrée, faite visiter à des centaines de personnes. Autant en privé que professionnellement, et d'un peu partout de Suisse et du monde. Toutes l'ont aimée, certaines adorée, au point de s'y établir. Donc les critiques vaudoises, récurrentes, lourdes, commencent à être difficilement supportables.

Surtout que plus de 20'000 d'entre eux viennent gagner leur pain à Genève.

22/11/2016

Ne votez pas fou !

Il y a deux choses qui peuvent tuer ce pays, l'immigration et le nucléaire. La première étant en phase de réussite, nous y reviendrons plus clairement. Parlons de la deuxième, car nous votons. Survie.

Habituellement plutôt dur sur les Verts et leurs théories de paisibles mal éclairés sur l'Humain, j'aimerais dire que jamais nous ne devrions autant les remercier que lorsqu'ils ont engagé, voici plusieurs décennies, leur combat contre le nucléaire. Comme contre les désastreux dégâts causés par l'Humain. Ce serait d'ailleurs l'occasion qu'ils mesurent un peu le niveau de sa folie, de sa violence, et qu'ils redescendent sur terre, et le considère à sa juste valeur.

Ils ont donc lancé une initiative, ce qui est presque étonnant pour eux, qui planifie une sortie de l'atome. Bien entendu, le lobby pro-nucléaire en a dit des belles, la Conseillère fédérale Leuthard en tête. Il faut dire que tout Argovien qui se respecte l'aime, le nucléaire, puisqu'ils ont la chance d'avoir trois centrales sur leur sol, et la grande chance que, jusqu'à cette heure, aucune n'ait explosé.

Le peuple va donc enfin pouvoir se prononcer sur la sortie de cette brève et nauséeuse expérience de quelques décennies. L'insignifiant blogueur que je suis a envie de prendre position seulement sur les sujets existentiels, avec le secret espoir, je confesse, de glaner quelques voix. C'en est.

Rappeler donc que si une centrale devait exploser en Suisse, un simple rayon de protection vous fait évacuer pour toujours une à deux grandes villes, tous les villages, et un tiers du pays. Rappeler aussi, que les déchets radioactifs sont contaminants pour des milliers d'années. Ce qui m'a fait penser, un jour, qu'à l'échelle de l'Histoire, notre civilisation du 20ème siècle pourrait bien être considérée comme la plus barbare de tous les temps.

De tout cela, il faut sortir. Ne pas écouter les cris des fous qui veulent prolonger les risques. Et malgré tout, mesurant les conséquences possibles, si vraiment nous devions avoir quelques coupures de courant ou problèmes, ce ne serait vraiment rien comparé à ce qui peut nous tomber dessus avec un accident, versions Tchernobyl et Fukushima. Pensez-y. 

Parfois, désespéré de tant d'inconscience humaine, je me dis qu'il en faudrait un pour comprendre, ou faire une visite dans les endroits précités. Les votes seraient tellement plus clairs, même si le gouvernement s'entête et veut jouer à la roulette russe, ou ukrainienne. Mais il me semble que la sagesse du peuple suisse va, comme pour l'immigration, à nouveau parler...

Et là plus que tout, ils auraient intérêt à respecter son choix.

18/11/2016

Genève et le bruit, l'horreur.

Aujourd'hui, c'est juste pour informer à nouveau de ce que l'on doit supporter au niveau bruit à Genève. Cette ville est la plus bruyante de Suisse, ce n'est pas pour rien. Écoutez plutôt.

Hier jeudi soir entre 22 heures et minuit, allez encore savoir pourquoi, les sirènes se suivaient les unes après les autres. Comme si nous n'en avions pas eu assez de toute la journée.

Minuit passé, j'aère et j'entends des klaxons. Par la magie des arrivées du monde entier, l'on se fait imposer les coutumes du monde entier. Désormais, les klaxons ici, c'est bientôt 24h sur 24h. Il est toujours préférable de rester les fenêtres fermées, même en été. C'est fantastique.

Ce matin vers 6h30, bien que toujours avec protection auriculaire, j'entends un camion se faire charger ou décharger, je ne sais. Vu le bruit, on ne posait ou déposait rien, on balançait. Sans tarder, les premières sirènes se font bien entendu entendre, les klaxons également. Cela sera pour toute la journée. Une merveille de réveil.

Peu après, le camion poubelle arrive et c'est le ramdam. Seules consolations, c'est partout dans le monde, et j'ai connu pire au niveau horaires.

Je pense aux enquêtes donnant la qualité de vie à Genève comme bonne. Amusant. Je pense aussi aux quelques personnes qui me confessèrent ne plus supporter ce bruit et être, pour en tout cas 2 d'entre elles, à la limite du pétage de plomb. Ou à celles ayant réagi à mes blogs précédents sur l'insupportable bruit des sirènes.

Je ne parle pas ici des bruits occasionnels comme des feux d'artifice, les canons de l'Escalade ou de la Restauration qui détonnent et réveillent la ville aux aurores. Les fêtes, c'est important. Et je suis trop attaché à cette ville pour m'en plaindre. Ni des voitures, que l'on n'entend bientôt plus avec le magnifique phonoabsorbant de plus en plus répandu. Une électrique a d'ailleurs bien failli me ramasser l'autre jour, je ne l'avais tout simplement pas entendu, elle glissait sur ce nouveau bitume.

Mais que tous ces bruits permanents cessent, de grâce. Et que fasse enfin quelque chose le Service cantonal contre le bruit.

Tout ce vacarme ne le réveille-t-il donc pas, lui ?

14/11/2016

La lune, l'animal, et l'homme...

Une seule envie, partager un moment de dur bonheur, et des doutes.

Je me trouve quelques jours dans un endroit reculé du Valais, en pleine montagne. La neige est fortement tombée ces jours. Durant la journée, alors que je jetais un œil depuis ma fenêtre sur le chemin pentu qui mène où je suis, j'aperçois un chien noir courir le long de celui-ci. Il y a des arbres, de la neige dessus. Je n'arrive pas à voir si des personnes sont en train de le balader, mais je le suppose. De loin, il a l'air énergique, heureux.

La journée avance et vers 20 heures, je sors pour tenter de voir la lune qui doit être si belle à son périgée, qui plus est depuis la montagne. Mais un épais et rageant brouillard est maintenant monté jusqu'à cette altitude, alors que toute la journée, la mer de brouillard avait sa limite bien 300 mètres en dessous, offrant l'un des plus beaux spectacles de la nature. La poisse.

Je prends avec ma voiture un chemin escarpé qui gravit la montagne, avec l'espoir que 100 ou 200 mêtres d'altitude en plus, m'offrent un ciel plus dégagé. C'est le cas. Mais je ne suis pas sur le bon versant, c'est d'en face que l'on peut la voir, la déesse lune. La poisse, encore. Je redescends.

Soudainement, je vois un animal courir sur cette petite route. Arrivé à sa hauteur, c'est un chien. Un beau chien noir. La neige est si haute sur les deux côtés de la route, qu'il est dur de croiser ne serait-ce qu'une moto. Au pas, je passe devant le chien qui me regarde, en pleine nuit, à travers la fenêtre. Ses yeux brillent. Je suis surpris. Je me demande si ce n'est pas celui que j'ai vu dans la journée.

Je rentre mais y repense sans cesse, et j'acquis la conviction que oui, ce doit être lui. Et qu'il est en recherche désespérée de nourriture. Je ne tiens plus en place. Je n'ai pas grand chose sous la main, mais je coupe un bon tiers du pain que j'ai, et prends une madeleine. Du sucre me dis-je, les chiens aiment. Je me remets donc sur ce chemin escarpé, le cherche. Je vais plus haut encore, mais l'état de la route devient trop mauvais. Avec résignation, je dois faire demi-tour.

Je continue mes recherches, sans plus trop d'espoir, partout dans le coin. Mais soudainement, sur une route bordée de quelques chalets, je revois au loin une ombre noire courir sur la route. Je retrouve espoir. Est-ce vraiment lui ? J'arrive à sa hauteur. Cette fois, il est à droite. Je lance par la fenêtre le pain et la madeleine. La route étant déserte, je peux m'arrêter et l'observer. Il a déjà mangé la madeleine, et dévore le pain. Un instant de bonheur indescriptible me saisis. Puis je rentre.

Je me questionne sur ce que j'aurais dû faire. M'en approcher ? Le prendre dans ma voiture ? Je me remplis de doutes. Mais je pense surtout qu'il n'a pas assez mangé. Je reprends donc la même chose, et repars à sa recherche. En vain. Je m'en veux, je me demande où il va dormir. S'il va survivre. Finalement, je dépose cette nourriture sur le chemin où je l'ai vu courir, on ne sait jamais. Demain, je repars à sa recherche, et m'en occuperai mieux. Et lui, bien que ce fût furtif, sûr qu'il reconnaîtra à son odorat l'homme qui lui veut du bien. Puissé-je le revoir.

Je viendrais assurement le dire ici.

09/11/2016

9 février, Brexit, Trump : la même lame de fond

Le peuple américain a voté. Et il a mis des claques aussi, en tout cas deux. Deux de plus devrait-on dire, car un peu partout dans le monde, l'on exprime son ras-le-bol. Il serait temps de le réaliser.

La première claque a été mise sur les instituts de sondage. Si ceux-ci paraissent assez crédibles quand il s'agit de savoir à quelle vitesse vous voulez rouler, ils sont dépassés sur tous les sujets sensibles, nous en savons quelque chose en Suisse. Les minarets, l'immigration sont de beaux exemples de plantées magistrales. Si j'étais responsable d'institut de sondage, je demanderais que toutes les réponses considérées sensibles reçoivent au minimum 3 points de plus que ce que les gens déclarent. Cela semble tellement logique. Sauf à vouloir tronquer.

La deuxième claque, elle a été pour ce mouvement mondial de globalisation, de libéralisme à outrance, d'immigrations. Il y a eu la Suisse avec le 9 février, puis le Brexit, puis ce vote au Tessin demandant que les locaux aient la priorité, et l'on attend d'ailleurs avec impatience d'autres initiatives cantonales allant dans le même sens. Car ce monde prônant intelligemment les légumes du coin mais encourageant toutes les autres choses et personnes provenant de loin, est absurde.

Et enfin, ce vote en faveur de Trump. Lui aussi, il est dû principalement à l'immigration de masse que subit les États-Unis. Sinon, que l'on m'explique pourquoi la Floride, qui fait partie des états-balance, ce serait-elle inclinée pour ce que les médias de masse annonçaient comme le pire candidat de tout ? C'est que tout simplement, là-bas, les Blancs deviennent minoritaires, l'anglais va passer au deuxième rang, et les taux de criminalité explosent précisément à cause des violentes bandes...latinos. L'Espagne en sait d'ailleurs aussi quelque chose.

Je m'empresse de préciser que bien que je m'attendais à une victoire de Trump, je ne le soutiens pas forcément pour autant. Je me fais désormais du souci pour les malades des États-Unis, pour la violence avec les armes dans ce pays, pour leur folle consommation des ressources naturelles. En revanche, je suis heureux qu'il y ait un coup d'arrêt à l'ultra-libéralisme, et semble-t-il à l'ultra-interventionnisme guerrier des États-Unis dans le monde. Et que la vague d'immigration que ce pays a connu s'inverse, nous savons ici aussi les dégâts que cela fait. Jolis motifs de réjouissances, déjà.

Cela se poursuivra aussi en Europe, le prochain épisode allant se dérouler en Autriche en décembre, où il semble bien probable que lors de la répétition des élections présidentielles, ce n'est pas 49,8 % que le candidat anti-immigration obtiendra cette fois, mais passera plutôt avec 50,02%, au minimum. Les quelques mois qui se sont écoulés suffiront. La lame de fond continuera, puissante.

Vu les cris d'orfraie pour Trump, autant qu'ils se préparent.

17/10/2016

Les sirènes, la plus grande nuisance de Genève

Dans ce blog, il va y avoir quelques sujets récurrents. Les sirènes en font partie. Nous avons en effet, là aussi, dépassé tout seuil de tolérance. Il n'y a pas de nuisance plus grande à Genève.

Vendredi passé fut une journée que l'on pourrait classer dans l'échelle de l'insupportable, comme noire. En tout cas pour les gens habitant au centre ville, respectivement dans le quartier le plus sinistré par les sirènes qui est, inévitablement, celui des HUG. En permanence, les unes derrière les autres, ou quasiment. Il pleuvait, il semble que l'on s'accidente bien plus gravement ces jours-là.

Samedi fut une journée relativement normale. Des sirènes, comme il y en a dans toute ville moyenne d'un demi-million d'habitants comme Genève. En revanche, dimanche fut à nouveau infernal. Et ce dès le matin. À devenir fou. Tout cela alors que c'est le jour où il y a le moins de trafic. J'aimerais donc répéter publiquement l'horreur que nous devons vivre par ici.

Ainsi que je l'ai dit dans mes précédents billets à ce sujet, il n'est pas question de remettre en cause le système de secours. Mais le bruit étant fondamentalement reconnu comme nuisible pour la santé, instrument de torture même, perdre sa santé pour celle des autres, il n'en est absolument pas question. A fortiori dans une ville de cette taille, bien qu'il ne m'échappe pas que tout est fait pour diminuer les espaces de circulation, bloquant du même coup les véhicules d'urgence.

Et avertir. Avertir que j'ai entendu parfois crier sur les sirènes, hurler même, à l'instant où elles étaient arrêtées. Dire, aussi, que, distribuant une lettre collective dans les boites aux lettres du quartier, on ne m'a jamais parlé pour me dire que ce combat était risible. Au contraire, pour me remercier et me confier son désespoir, sa colère, parfois même par écrit. Et au boulevard du Pont-d'Arve, une personne de me dire qu'elle se retenait pour ne pas faire un malheur, avec tout ce bruit. Depuis lors et par bonheur, le phono-absorbant y a été posé, mais les sirènes, elles, perdurent.

Et enfin, demander. Demander publiquement qu'un député exige des explications. Si je l'étais, je le ferais de suite, urgemment. Soit cette ville est en état de siège et l'on nous cache quelque chose, par exemple des bagarres récurrentes au couteau entre les nombreux indésirables qu'il y a par ici, soit le système de secours fonctionne mal. Car des urgences médicales aussi répétitives, vous me direz ce que vous voudrez, non. D'ailleurs, j'écris sans traîner et durant ce seul billet, rien moins que 6 sirènes.

Une forme de preuve.

20/09/2016

Bas les pattes, Chappatte !

Qu'est-ce que j'aime les dessins de presse ! Peu m'importe si le trait tape sur la gauche, la droite, la religion ou que sais-je. Mais il y a un dessinateur qui commence à me taper sur les nerfs.

Son talent de dessinateur est grand. J'en ai vu, de puissants dessins. Très politiques, c'est son droit. D'autres dessinateurs font eux, juste dans le puissant humour. Un salut ici à celui-ci qui aura sans doute fait le plus rire, Bürki. Il y a de rares fois où l'on regrette que la société ait créé la retraite...

Mais à part très politique, Chappatte est très médiatique. Souvent interviewé, en a-t-il d'ailleurs jamais refusé. Et systématiquement, à un moment donné, vous assisterez à une déblatération sur les gens qui ne seraient pas mondialistes, qui ne verraient pas le monde comme lui. Il va de soi que j'en fais partie et, au vu de l'état de nos sociétés suisse et européenne, de plus en plus fièrement, même.

La dernière en date était lors de l'agréable émission Geneva Show sur Léman Bleu, de vendredi passé. Bien entendu, ça n'a pas loupé. En gros, tous les votants qui expriment leur ras-le-bol, leur désespoir (les deux parfois), sont des gens qui manquent d'ouverture, des racistes, les fameux populistes, même des hérétiques. Et de l'Europe aux États-Unis, je vous prie. Monsieur a dit.

Je trouve extrêmement gênant de venir nous donner des leçons sur le manque d'ouverture et l'immigration, lui qui est précisément un produit de celle-ci. C'est assez courant d'ailleurs, nous avons encore eu à le supporter récemment avec la famille qui a dû retourner en Croatie, où elle avait déposé sa demande d'asile originelle. Eh bien, d'autres produits de l'immigration nous disaient ce que nous devions faire chez nous. Nos colères ne peuvent être que plus grandes encore.

Chappatte officie notamment dans Le Temps, journal tout aussi mondialiste s'il en est, dont je ne lui pardonnerai jamais d'avoir quitté Genève pour d'obscures raisons zurichoises (là aussi, là encore). En tout cas, après avoir dû encaisser ses remarques à répétition et l'extase médiatique inter pares pour ce dessinateur, sans l'affubler de trop de noms à mon tour, je veux lui dire ici que, désormais, il ne nous dénigrera plus si gratuitement, cet artiste.

Et qu'il reste sur ses planches.

14/09/2016

Oh comme je préfère Genève à Zurich, moi !

En voilà deux qui ont déjà eu l'honneur de mes quelques lignes, pour des motifs différents. Vu qu'elles se rencontrent, s'aiment, et commettent leur premier dérapage, reparlons-en.

La première est une femme politique qui, semble-t-il, a de l'avenir, Céline Amaudruz. Je souhaiterais la voir au Conseil d'État genevois aux côtés de Mme Emery-Torracinta, non pour leur condition de femmes, ni par méconnaissances politiques, ni pour de secrètes amours pour elles. Simplement parce que je pense qu'elles le méritent, et que nous pourrions sans hésiter laisser le destin de l'Instruction publique dans les mains de celle qui l'a, et confier la sécurité dans celles de l'autre.

La deuxième est Zurich. La sinistre Zurich, je n'en démordrai pas, j'expliquais pourquoi sur mon billet éponyme. Entretemps, elle nous en a refait des pas mal, avec les scandales de la FIFA qui, allez savoir pourquoi, est aussi par là-bas. Et a montré tout son bon goût en installant une grue maritime rouillée durant un an sur les quais, et construisant le plus grand silo de Suisse...en plein centre ville.

Mais voilà que la première a déclaré sa flamme pour la deuxième dans un quotidien de boulevard...zurichois. Non seulement sa flamme, mais également ses états d'âmes pour Genève. Plus de culture paraît-il à Zurich, plus de restaurants où l'on mangerait bien, plus de sécurité.

Si j'abonde dans le dernier point, j'aimerais tout de même rappeler ici les différences qu'il y a entre nos deux villes. Genève règle ou traite, depuis longtemps, à peu près tous les conflits du monde. Parole de Genevois, j'en ai vu des présidents ou des secrétaires d'états par ici, en vrai ou en cortège de limousines. Et en ai même pâti parfois, comme l'autre soir, bloqué à 23h sur le quai Wilson dans un bouchon digne des 17h, le temps qu'ils sortent de là où l'on arrêta par bonheur...le fils Kadhafi.

Tout cela, les ambassades et autres missions diplomatiques, occupe des centaines de postes de policiers, ce que Zurich n'a pas à faire. Je ne résiste d'ailleurs pas à répéter ici l'anecdote qui avait blessé Zurich jusqu'à la moelle, lorsque Barack Obama déclara qu'il voulait y passer pour...y skier. En plus, Zurich n'a pas la chance d'être entourée par une frontière, respectivement française, avec une Zone de sécurité prioritaire à moins de 10 kilomètres. Ça change la donne, quand même.

Pour la culture et les restaurants, j''ai plus que des doutes. Il est de notoriété publique qu'en ces deux domaines Genève fait pas mal. Tout en étant moitié plus petite. Donc ces critiques venant de Céline Amaudruz m'ont choqué, énervé. Un politicien, un peu comme un journaliste sportif qui enjolivera toujours l'équipe de son coin, a souvent tendance a flatter celles et ceux d'où il vient. C'est humain, normal. Il n'a en revanche quasiment pas le droit de les dénigrer. Surtout que dans absolument tous les classements de villes mondiaux, sans exception, Genève talonne Zurich.

Dans les premières places.

31/08/2016

"Ce soir il sort. Regardez derrière vous pendant quelque temps"...

Je me méfie des discussions du café du commerce, et des histoires racontées, l'on a tendance à dire des bêtises, ou à exagérer. Toutefois je reproduis celle-ci, avec colère. Accrochez-vous.

Elle m'a été racontée par un collègue, dont je ne vois aucune raison de penser qu'il pourrait l'avoir exagérée. Certains détails ne seront forcément pas exacts, et je demande par avance une certaine indulgence. Cependant, le fond est là, et je la reproduis fidèlement à ce que j'ai entendu.

Il y a peu, trois amis étaient en train de prendre un verre après le travail, dans un bar avec terrasse dans un quartier au dessus de la gare Cornavin. Soudainement, leur attention est attirée par un bruit venant de la rue. Un homme est en train de manoeuvrer une voiture, et a heurté le scooter garé derrière lui, qui tombe.

Les trois amis se précipitent et voient de suite que tout indique que l'homme en question est en train de voler la voiture. Il l'aura faite démarrer avec les techniques qu'il y a pour cela. Je n'ai pas eu tous les détails, mais l'homme commence à violemment se battre avec les trois autres. Les menaces fusent de sa part, que de toute façon "il va les crever une autre fois", et des choses de cet acabit.

La police débarque, le forcené continue à frapper mais est finalement maîtrisé. Il est mis torse nu, on trouve bien entendu un couteau sur lui. Il est embarqué. Les trois amis qui ont vraiment brisé leur apéro se rendent aussi au poste pour les déclarations. Soirée foutue. Foutue soirée allant aussi.

On leur apprend que l'homme en question, est Algérien. Qu'il ne sera pas coffré plus longtemps que la soirée, et encore moins expulsé, puisque la Suisse n'a pas d'accord avec ce pays. Je manifeste ma surprise, non pas pour la non mise au coffre immédiate pendant au moins 6 mois ou l'absence d'expulsion par la suite, cela fait longtemps que je sais dans quel malheureux pays je vis. Mais par le fait qu'il sorte si tôt, quand même.

Le collègue me confirme que c'est un policier qui le leur a dit. Et qu'il rajouta, "regardez tout de même derrière vous pendant quelque temps". Et voilà.

Genève, Suisse, 2016.

19/08/2016

Je suis Seelisberg !

On en a été des choses, ces temps. Charlie, Paris, Bruxelles, Orlando, Nice... Le fanatisme arabe nous en a donné bien l'occasion, et par malheur (et aussi notre faute), nous en donnera encore.

Mais il y a aussi d'autres raisons qui peuvent nous pousser à être ceci ou cela. Enfin, des bonnes, parmi cette déferlante migratoire qui nous est imposée, et que bien des gens n'arrivent plus à supporter, ni de près ni de loin. J'en suis, et je vais le dire fortement au fil des prochains billets.

Ainsi donc, une petite commune uranaise s'est braquée contre ses autorités, et celles du canton. Une séance avec la population a été très houleuse, il s'est passé des choses qu'il ne se passe habituellement pas en Suisse. Une Conseillère d'État qui, comme certainement tous les autres dans ce pays, est venu dire tout le bien qu'elle pensait, avec ses acolytes, d'envoyer 60 migrants dans une commune d'un peu plus de 600 âmes, a été chahutée et huée par l'assistance. Je m'en réjouis.

Devant un tel refus, sans doute les 80% du village hors de lui, les autorités viennent donc de renoncer. Cela devait sentir trop le roussi. Ou alors, elles y enverront bien moins de requérants par rapport à la population que ce qui était prévu. À mon avis, là-bas, c'est plutôt gagné pour les habitants, et c'est tout à leur honneur.

Ce n'est pas à Genève ou dans les autres villes suisses que l'on verrait cela. En tout cas, pour l'instant. Ici c'est plutôt "venez, il n'y a aucun soucis". On irait encore chercher le tapis rouge. Peu importe même l'état de la ville, ou si elle change de couleur, nous y reviendrons sous peu, d'ailleurs. Dans l'immédiat, depuis Genève groggy par l'immigration, soutien absolu à cette bourgade uranaise.

Et que d'autres suivent, de grâce.

28/07/2016

Si tu ne vas pas à Rio...

Je ne vais pas me faire des amis. Mais tant pis, je n'écris pas pour cela. Je voulais l'épingler depuis un moment, et l'occasion est trop belle. Lui, c'est Federer.

Je sais, nous avons en général tous besoin d'une référence, d'une idole. Qui plus est, quand elle agite des sentiments nationaux. Ainsi allons-nous. Roger Federer joue ce rôle en Suisse depuis des années. Avec d'autres. Bien sûr, comme pour l'olympisme, ce n'est pas ce que l'on souhaiterait voir disparaître en premier sur cette terre. Mais j'ai aussi envie de dire d'autres choses.

Passer sa vie à courir après des balles, vous m'excuserez, mais on a connu plus enthousiasmant comme programme. C'est valable pour d'autres sports, bien entendu. Personnellement, j'y ressentirais un vide gigantesque. Mais si l'on peut encore comprendre qu'une personne vive pour et par cela, que penser de celles qui les regardent ? Qui y passent leur journées, ou nuits parfois ?

De plus, ce monsieur est omniprésent. Je le vois partout. Dans les journaux télévisés ou papiers. Sur des affiches dans les rues, sur le site de ma compagnie téléphonique. Ne gagne-t-il pas assez d'argent ? Est-il en manque cruel de reconnaissance ? Est-ce un pantin qui se fait dicter sa vie selon les désidératas de ses sponsors ? Quelle tristesse. Certes, il y a eu pire encore, Martina Hingis. Elle nous faisait des pubs pour de la lessive. Comme quoi les poudres blanches elle, elle aimait décidément ça. Et j'ai eu ouï-dire que d'autres aussi les aimaient, plus actuels.

Les simplets diront que c'est de la jalousie, ce serait amusant. Car pour moi, vivre tranquillement, anonymement et sans millions, c'est un luxe inestimable. Tandis que vivre avec ce stress permanent pour tout, de jouer, de gagner, de perdre, de voyager, de gérer ses millions, son temps, pire encore, le perdre à faire des pubs, cela me ferait plutôt avoir honte, et envie de disparaître.

Monsieur ne pourra donc pas aller à Rio, son genou. Tout se paie. Je doute que l'on fredonne autant la chanson si l'on ne peut pas y aller que si l'on y va. Il n'en demeure pas moins que cela a l'air d'être un sujet vital: le deuxième titre des journaux télévisés suisses, je vous prie ! Et encore, si le monde n'était pas complètement dingue ces temps, ç'aurait été le premier. Mais il n'y ira donc pas.

De grâce Roger, si tu t'ennuies, ne nous commets pas une pub de plus.

26/07/2016

Les petits princes

Une nouvelle qui fait du bien. Avec ce qui se passe sur cette terre, prenons de l'air, il est bon.

À l'heure où des milliers d'avions civils volent chaque jour, avec pour chaque voyage des dizaines de milliers de litres de kérosène envoyés dans l’atmosphère...

À l'heure où des milliers d'avions et d'hélicoptères militaires volent chaque jour pour faire ce que l'Humain sait faire de mieux, tuer et s'entretuer, avec en bonus la même consommation folle...

À l'heure où les terro-touristes veulent voir chaque coin du monde, parcourant des milliers de kilomètres et voulant le faire au meilleur prix, et souvent par distances rallongées car moins chères...

À l'heure où l'industrie aéronautique est passée de la production d'avions à celle de véritables monstres, avec des écrans pour chaque passager sur les sièges de devant, et d'autres luxes que le commun des mortels n'a même pas besoin chez lui...

À l'heure où la planète crie tout ce qu'elle peut qu'elle n'en peut plus, et qu'elle le dit d'ailleurs de plus en plus souvent, et de plus en plus violemment...

Eux viennent d'y arriver. Il est 1h30 du matin, l'impressionnant et silencieux avion solaire est sur Abu-Dhabi, finissant ainsi son tour du monde sans consommation de pétrole. Puissant paradoxe, vu l'endroit. C'est magnifique, presque magique. Et en lien direct sur la page de Google, s'il vous plaît ! La RTS dort, pourtant hommes, technique et foi viennent de ce coin de pays. Vexant.

Eux, ce sont Bertrand Piccard et André Borschberg. Bien entendu, les chagrinés du progrès leur ont reproché toute l'infrastructure qu'il a fallu mettre en place, et faire voler aussi, avec carburant. Ils ne se rendent pas compte du pas qui a été franchi là. Comme pour la première voiture électrique, bien raillée et snobée, à ses débuts. Quelques décennies plus tard, un premier pays au monde vient d'interdire de vendre des voitures à essence, dès 2025. Un vrai bonheur.

Ils ont dû en endurer, des moments de puissante solitude, peut-être des doutes, des peurs. Mais aussi, des moments de joie inégalables. Ils ont dû en voir, des levers et des couchers de soleil. Et ils en ont assurément eu besoin, du  soutien du meilleur de ce qui se fait sur cette terre, autant au niveau technique qu'humain. Mais eux deux, pour moi, ils ne sont qu'une chose : des petits princes.

Et comme pour le premier, ils vont rester dans le temps...

17/07/2016

Accordez-vous aussi un instant de paradis...

Ces jours, l'on aurait plus envie de transformer sa plume en épée. J'ai voulu, ce n'est que partie remise. Mais là, j'ai envie de partager un instant de paradis. Il pourrait vous faire du bien, aussi...

Samedi après-midi finissant, Rues basses de Genève, 17 heures. Un soleil radieux, le ciel bleu, et une bise puissante qui vous offre de l'air à profusion. Qui nous a aussi privés, la coquine, du Jet d'eau, mais c'est normal. Enfant, où j'habitais, nous recevions parfois des gouttes d'eau sur les fenêtres en cas de gros temps, avant qu'ils ne l'arrêtent. Je ne me lasse pas de l'aimer pour cela.

C'est noir de monde, extraordinairement bigarré. Quelques orchestres ou musiciens jouent, ici et là. Le monsieur du chat aussi, pour qui connaît assez cette ville pour savoir de qui je veux parler. L'autre jour, il a eu ma pièce, ça faisait longtemps. L'ambiance est bonne, j'ai déjà atteint le plaisir.

La place du Molard est remplie, toutes les terrasses pleines. J'arrive vers les quais. Un banc de cygnes bien fiers joue aux plus réactifs pour ceux qui, du rivage, leur jetent du pain proche du débarcadère des Mouettes. L'une d'entre elles arrivant justement, les faisant se déplacer. Et les gens, parmi lesquels beaucoup de touristes, de sortir et se mêler à ceux à quai, avec des sourires.

Je longe le quai, du monde partout. Le glacier du bout, sans plus une table libre. Des gamins qui jouent. J'arrive au pont des Bergues, là où des sages ont mis de belles floralies, même si je ne peux m'éviter de penser aux loupés qui sont passés par là les saccager, l'autre nuit. Les vélos-taxis silencieux passent et repassent avec des touristes hagards. Je m'approche du bonheur.

J'arrive à l'Île Rousseau, où l'autre promeneur solitaire que je suis se rend à chaque occasion, passe devant les nombreuses personnes assises sur les sièges ou murets, discutant, contemplant, et pour les plus chanceuses d'entre elles, s'embrassant passionnément. J'y rêve aussi un moment, et repars.

Deux musiciens viennent de s'installer au milieu du pont, juste en face de l'île. Ils jouent des airs de jazz agréable et doux. Je m'appuie sur la barrière, en face de l'eau, belle et propre, au contraire de celles que l'on voit dans nombre de villes que l'on glorifie souvent. Le soleil réverbère dessus, c'est magnifique. L'odeur des fleurs blanches qui garnissent le pont parvient à mes narines. J'écoute les musiciens, puis leur donne ma pièce, joyeux. Nous échangeons un sourire. Je pars, presque triste.

Mais je me suis approché du paradis. Merci Genève.

10/07/2016

Les taureaux peuvent aussi tuer, par bonheur

Il n'y a pas que des mauvaises nouvelles dans ce bas monde. En voilà une bonne.

Cela s'est passé en Espagne, aujourd'hui. Dans l'une de leur sinistres comédies sanguinaires et mortuaires, au nom de corrida. Non que je les regarde, ne pensez pas. Juste que des nouvelles en ont parlé, et les présentateurs étaient déconfits. L'on comprend bien qu'ils ne pussent montrer une certaine joie mais là, ils avaient vraiment choisi leur camp.

Je doute que de jeunes gens parcourent ces lignes, mais s'il y en avait, c'est peut-être mieux qu'ils partent. Ils risqueraient d'avoir le même choc que j'ai eu, dans ma jeunesse, avec les bébés phoques, me faisant me demander où j'étais tombé, ce qu'était l'humain, et si j'avais vraiment ma place par ici. Questions d'ailleurs récurrentes par la suite, mais dois-je le dire.

Le taureau était donc torturé, depuis un moment. Il était ensanglanté, quelques harpons plantés sur lui. Par un homme. Enfin, un type. La foule était en chaleur, assoiffée de sang, à admirer ce spectacle. Elle a même payé pour cela, ne l'oublions pas. Mais soudainement, le taureau l'a touché à son tour, le type. Presque harponné, aussi. Et de le faire passer de vie à trépas dans les minutes qui suivirent, dans son beau costume coloré. Et sur le lieu des crimes.

Certes, le taureau a subi le même sort. Pensez donc, on n'allait pas le soigner, ni le gracier. Mais au moins, c'est toujours dur mais ça console quelque peu, on ne lui a pas coupé les oreilles et la queue, ou que sais-je, avant de l'occire, comme les milliers d'autres avant lui. C'était d'ailleurs déjà le troisième de l'après-midi, à cet endroit-là de Madrid. Pour quelques toréadors tués dans le pays, parfois, celui d'aujourd'hui étant le premier du siècle, les autres c'était avant, malheureusement.

Certes aussi, dans d'autres villes par là-bas, ce sont des gens qui s'offrent en pâture aux taureaux. Ils se font courir après, charger, souvent blesser, et parfois tuer. Cela indique tout de même le niveau qu'ont certaines personnes dans ce pays où, soit dit en passant, il y a plusieurs choses qui commencent à sentir mauvais, nous y reviendrons peut-être. Mais les corridas, elles, puent.

Je préférerais ne pas avoir à écrire cela. À faire autre chose de mon samedi minuit. Mais finalement, je suis infiniment et impitoyablement heureux de pouvoir partager cette bonne nouvelle sur la toile, avec le souhait qu'elle soit lue loin à la ronde.

Cela mérite une traduction...

Ce soir encore, le footoir suisse

Souvent, je traîne avant de lancer mes lignes sur le net. J'y pense, et il faut qu'elles soient mûres, ou je préfère abandonner. Là, je vais faire preuve de célérité, anticiper même.

Il faut dire que ce n'est pas difficile, car cela fait des années que ça continue. À chaque match, ou quasiment, le pays entier se fait empoisonner par les klaxons et autres virulents comportements des ressortissants de partout qui sont en masse ici. Certes, j'imagine et souhaite, que les petits villages reculés des montagnes soient à l'abri de cela, mais je ne sais. Les villes, elles, c'est le footoir.

Dans les endroits encore un tant soit peu civilisés où l'on essaie de contenir les excès humains (qu'ils en soient félicités), l'on a décrété une tolérance d'une heure après les fins de matches. C'est déjà gentil, mais sans doute ne pourrait-on, de toute façon, pas faire autrement. Et après tout, c'est bien.

Mais ailleurs, rien de tout ça. À Genève notamment. Pendant quelques heures, c'est la loi de la jungle. J'en témoigne, je vis sur une grande avenue. La Suisse que j'ai connue jeune a quasiment disparu depuis un moment, mais l'espace de quelques heures, elle est véritablement morte.

Cela a été plus loin encore, lors des demi-finales. Un cortège de supporters français s'est formé à l'improviste (les cortèges, ils connaissent), parcourant les Rues basses et, pour certains, provoquant et attaquant la police qui, comme d'habitude, est toujours en sous-nombre par ici. Et ce soir, deux cortèges peut-être? Un peu comme les Kurdes et les Turcs qui s'affrontèrent à Berne?

En tout cas, nous pouvons être sûrs que quel que soit le vainqueur, cela va être encore l'enfer, pour nous. L'on en demande décidément beaucoup, aux gens de ce pays. Serait-ce enfin l'occasion, pour ses innombrables fossoyeurs, qu'ils réalisent où la Suisse est tombée ?

Il serait plus que temps.

07/07/2016

Prochain but : shooter...les Bilatérales

Profitons de l'occasion des nombreux shoots que nous vivons ces jours. Le plus beau d'entre eux étant, bien entendu, celui de l'Union européenne par les Britanniques. Mais ne nous arrêtons pas là.

Certes, la totalité des médias de ce coin de pays pleure les Britanniques. C'est surprenant, mais c'est ainsi. Les catastrophes nous sont annoncées les unes après les autres. Cela aussi, avec les medias, c'est habituel. D'autres personnes auront vu aussi l'intro de l'émission TTC post-Brexit, avant de vaquer à mieux, et se seront demandées si la journaliste Portier s'en est sortie. Comparés à elle, aux vestiaires les journalistes sportifs pleurant la défaite de leur équipes. Là, c'était la fin du monde.

Ils sont donc tous peinés, étourdis, et c'est bizarre. N'ayant pas caché mon appui au Brexit bien avant que l'on ne le vote, j'ai constaté, en effet, que bien des gens étaient pour aussi. D'autres, un peu comme les sondages, n'osaient pas dire leur vrai avis avant. Les pauvres. Mais en somme, la permanente césure gouvernements-medias d'un côté, et peuples de l'autre.

Justement, la Suisse politique s'empêtre et se couche à nouveau devant l'UE, avec les Bilatérales qu'elle a élevées au rang de sacrées. Quelque chose me dit que devant le peuple, puisque l'UE ne veut rien entendre des cris des peuples et n'accepterait aucune limitation, c'est encore une gifle qu'elle prendrait. Il est temps de tirer cela au clair, de voter. S'il s'est trouvé 50,2% des votants, en 2014, pour limiter l'immigration, avec les 300'000 personnes que nous avons dû encaisser depuis, ce sera plutôt un score britannique que nous aurons aussi. Préparez-vous, ça fera moins mal.

C'en serait fini, de ces dumpings salariaux que le Seco, toujours aussi brutto, vient d'avouer du bout des lèvres. De cette déferlante européenne. De l'impossibilité de se loger, ou de changer. De cette préférence internationale à l'emploi, à savoir les autres s'élisant entre eux ici, le dernier exemple en date m'ayant été servi hier, ce qui m'a d'ailleurs décidé à finir ces lignes et publier aujourd'hui.

C'en serait fini, de ces propositions du désespoir de devoir lisser la fréquentation des routes et transports publics avec des prix différents en fonction des heures, tant tout est saturé. Des bouchons bientôt permanents. Et j'en passe. Enfin, c'en serait aussi fini, des intrusions permanentes de ce politicien français de Saint-Julien aux noms pas très jeunes et à la censure lourde sur son blog. Oui, la Suisse à intérêt à shooter ces Bilatérales, quels que soient les cris d'orfraie que l'on va entendre.

Presque envie de dire, par pitié.

24/06/2016

Thank You !

Des bonnes nouvelles pareilles, de bon matin en plus, ça ne se refuse pas.

Ce résultat britannique, je m'y attendais. Il coulait presque de source. J'ai d'ailleurs à demi écrit ces lignes quelque part dans ma tête depuis un moment. J'ai même supposé, avec quelques personnes et collègues avec qui nous en avons parlé (étant bien seul à nouveau contre tous), qu'il serait un peu plus enthousiaste, de l'ordre d'au moins 53-54%. Car sur les sujets sensibles, les gens n'osent pas tous dire leur avis aux sondeurs, on en sait quelque chose avec les minarets, et l'immigration.

Je voudrais relever ici la puissance de la démocratie, et la grandeur d'un homme d'État, David Cameron. Il n'a pas peur, lui, de donner sa voix au peuple. Il a osé le faire avec l'Écosse, il a gagné. Il a aussi osé le faire avec le Royaume-Uni dans son ensemble, mais il a perdu. C'est un grand. Il partira sans doute avant que le cours de la vie ne l'y amènerait, mais cela ne lui enlèvera rien.

Ce résultat, non seulement je m'y attendais, mais surtout, je le souhaitais. Pour plusieurs raisons. Tout d'abord, à mon humble avis, les britanniques n'auraient jamais dû y entrer, en Europe. Je les ai toujours vus plutôt comme la 51ème étoile du drapeau des Etats-Unis, que comme n'importe quelle étoile européenne. Et l'on voyait bien, à de réitérées reprises, que leur cœur n'y étaient pas.

Ensuite, comme la Suisse, ils savent ce que c'est, le désastre migratoire. La Suisse a été la première à sonner ses autorités -non que d'autres pays ne le feraient pas, juste qu'ils n'en ont pas la possibilité- en voulant limiter ou stopper l'immigration absolument dingue qu'elle subit depuis si longtemps. Les Britanniques nous offrent ce résultat à cause de cela aussi, et peut-être même, surtout. Notez-le bien et savourez, Mesdames et Messieurs les irresponsables pro-immigration.

Certes, il va y avoir des problèmes, des difficultés. Certes, les "grands" de ce monde ont crié à la catastrophe. Jean-Claude Juncker et le Financial Times en tête, et d'autres. Rien qu'eux, et l'on peut déjà considérer, l'esprit paisible, que c'est plutôt bon signe de ne pas avoir suivi leur avis.

Désormais, d'autres peuples d'Europe vont vouloir suivre. Et certains suivront. Pas ceux qui n'ont fait qu'une chose dans cette fichue Europe : recevoir des milliards. Eux non, ils sont tristes. Tendre la main, c'est toujours plus facile. Et la Turquie qui a même osé, abjection suprême, se servir des migrants pour commencer son flirt européen. Les peuples vont fuir cela, espérons que le suisse aussi, vite. Et comme si tout ceci n'était pas assez réjouissant, la Suisse est désormais moins seule.

Que du bonheur, en somme.

11/05/2016

Plus près de (dans) toi, mon M2...

Vous souvenez-vous de l'emballement médiatique pour le M2 à Lausanne...? Avant sa création déjà, et après. Maintenant, avec les problèmes qu'il a, reparlons-en. Vous ne lirez pas ça ailleurs.

On le sait, le passage de pommade médiatique sur Lausanne (et plus ou moins tout ce qu'elle fait) est depuis longtemps à son paroxysme, un jour nous en parlerons peut-être aussi, et il va y avoir des grincements de dents. Comme il va y en avoir présentement, je sens. Mais rappelez-vous de la glorification de ce chantier. Cet exploit même, alors qu'une partie du trajet avait...130 ans. Les medias n'avaient assez d'air pour leur trompettes, et de baguettes pour leur tambours.

Certes, l'ensemble est une réalisation conséquente. Toutefois, j'ai toujours été très circonspect, réservé. Tout d'abord, quelques doutes sur la pertinence de métro en Suisse. Des arrêts toutes les minutes en gros, cela ne mérite pas d'enterrer les usagers des transports publics. Car c'est tout de même leur offrir des tunnels gris, ne l'oublions pas. Dans les grandes villes oui, c'est pertinent. En Suisse, non. Des RER souterrains comme Zurich et Genève les font oui, mais pas vraiment besoin de métro en tant que tel, sauf à vouloir jouer à la grande, me semble-t-il. Mais passons.

Surtout, mes doutes venaient du relief très montagneux de la ville. Avant, la "Ficelle" était robuste, à crémaillère, forcément. Un tel dénivelé, ça ne se sifflote pas, ça se gravit. Mon père qui y fut facteur à vélo m'en conta assez. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien qu'ici ou là, j'ai lu ou entendu le M2 appelé funiculaire et non pas métro, en particulier par des anglophones. Le retour aux sources.

Mais Lausanne a voulu joué les pionnières. Non seulement en ne mettant pas de conducteur dans les rames, ce qui lui confère, selon moi, un côté sinistre, et montre le respect pour l'emploi et la convivialité d'une ville de gauche. Mais surtout, en voulant abandonner la crémaillère et faire le métro le plus pentu du monde. Du coup, les problèmes s'accumulent, le système résiste mal. Et selon les relevés, le bruit des freins à certains arrêts dépasse même les limites de nocivité pour l'humain. Le résultat, courage à ceux qui se sont laissés suavement bercer par les medias : médiocre.

Des problèmes et pannes à répétition, des blocages récurrents à l'intérieur des rames, ce matin pour le dernier en date. La semaine passée, avec une abracadabrante excuse de la panne d'électricité de Genève. La mère des excuses ! Dûment relayée par les medias, comme il se doit. Mais rien que l'an passé, une cinquantaine de coupures de service, dont certaines jusqu'à 6 heures! Même les trams dans le trafic en surface ne doivent pas faire aussi mal. Ces quelques lignes donc, pour bien tempérer l'enthousiasme et les fiertés d'avant.

Et surtout, avertir des futures similitudes avec le M3.